Au sein de la nébuleuse planétaire Abell 78, la renaissance d’une étoile moribonde a provoqué une seconde éjection de matière.
Linceuls célestes :
Abell 78 fait partie du catalogue publié en 1958 par l’astronome américain George Ogden Abell. Elle est située à environ 5.000 années-lumière (AL) dans la constellation du Cygne. Toute petite (moins de deux minutes d’arc, le quinzième du diamètre apparent de la Lune), cette nébuleuse planétaire a une magnitude de 13. Elle symbolise une étape dans la vieillesse des étoiles de moins de huit masses solaires. En devenant des naines blanches, ces étoiles expulsent une coquille de gaz en expansion, comme dans le cas de la nébuleuse ESO 378-1 :
Une étude menée pendant une décennie a révélé un incroyable système stellaire binaire dans la nébuleuse NGC 1514.
Nébuleuse planétaire dans le Taureau :
NGC 1514 est surnommée la nébuleuse de la boule de cristal. Cette nébuleuse planétaire située dans la constellation du Taureau a été découverte en 1790 par William Herschel. Avec une magnitude de 11 et un diamètre apparent de deux minutes d’arc, elle est assez difficile à observer. On peut en découvrir deux dessins sur le blog de Bertrand Laville, à comparer avec l’image réalisée par l’astrophotographe Andrea Arbizzi :
À la différence de nébuleuses planétaires comme Abell 33 ou ESO 378-1, NGC 1514 n’a pas une forme sphérique. Les astronomes soupçonnaient donc la présence d’un système stellaire binaire en son centre, responsable de cette forme atypique. C’est bien ce qu’ils ont trouvé, mais leur surprise a été de taille. La plupart des binaires dans les nébuleuses planétaires tournent très vite l’une autour de l’autre (en une journée, voire moins). Dans NGC 1514, cette période de rotation est de … neuf ans, ce qui en fait, de très loin, la plus longue période connue ! Un résultat obtenu en analysant une décennies de mesures réalisées avec le spectrographe HERMES. L’instrument est installé sur le télescope Mercator à l’Observatoire du Roque de Los Muchachos aux Canaries. Continuer la lecture de NGC 1514 cache un étrange couple stellaire→
L’un des plus grands télescope du monde, le GTC, offre un accès libre à ses images pour les traiter. Avis aux amateurs !
Le géant des Canaries :
Les espagnols le surnomment GTC ou Gran Tecan (pour Gran Telescopio Canarias). Construit à 2.400 mètres d’altitude sur l’île de La Palma aux Canaries, le GTC est un télescope géant. Il fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos, adossé à la caldeira vertigineuse de Taburiente :
Au-dessus des nuages et de la pollution lumineuse, le Grand Télescope des Canaries bénéficie du meilleur ciel de l’hémisphère nord (moins de 20 jours de pluie par an). Avec ses 10,4 mètres de diamètre, c’est l’un des plus grands instruments actuellement en service. Son miroir primaire est composé d’une mosaïque de 36 miroirs hexagonaux d’une surface collectrice totale de 75,7 m². L’instrument (300 tonnes monture comprise), est installé sous une coupole de 32 mètres de diamètre. Il produit des images saisissantes depuis son inauguration en 2007 par le Roi d’Espagne :
Bien que très peu lumineuse, la nébuleuse planétaire PuWe 1 occupe une surface équivalente aux deux-tiers de la Pleine Lune.
La seconde plus grande nébuleuse planétaire :
PuWe 1 doit son nom à Alois Purgathofer (1925-1984) et Ronald Weinberger (né en 1948). Ces deux astronomes autrichiens ont repéré cette faible nébuleuse planétaire en 1980. Cette découverte (fortuite) a eu lieu en étudiant des relevés du Palomar Observatory Sky Survey. Leur nébuleuse (cataloguée également sous la référence PN G158.9+17.8) se situe à environ 1.500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Lynx. Son diamètre apparent est de vingt minutes d’arc, ce qui équivaut aux 2/3 de la Pleine Lune. Seule la nébuleuse de l’Hélice (NGC 7293) présente une taille apparente supérieure. Grâce au télescope Mayall de quatre mètres de diamètre, il est possible d’admirer cette faible nébuleuse avec un luxe de détails :
Comme toutes les nébuleuses planétaires, PuWe 1 a été créée par l’explosion d’une étoile géante rouge. Cette dernière, en fin de vie, a violemment expulsé les couches externes de son atmosphère. Il ne reste plus qu’un noyau stellaire extrêmement dense et chaud, appelé naine blanche. Le rayonnement ultraviolet (UV) de cette naine blanche centrale continue d’exciter le gaz expulsé, le faisant briller. C’est ce processus qui permet d’admirer la nébuleuse, que vous pouvez explorer en cliquant ici.
Près de 90 heures de poses auront été nécessaires pour imager deux faibles nébuleuses planétaires dans la constellation de Cassiopée.
Célèbre constellation :
La constellation de Cassiopée a la forme caractéristique d’un “W”. Elle a la particularité d’être observable toute l’année. On dit qu’elle est circumpolaire sous nos latitudes car elle ne passe jamais sous l’horizon. Avec Pégase et Persée, elle est l’objet d’une jolie randonnée céleste proposée par Stelvision. La constellation est surtout connue pour avoir hébergé une célèbre supernova, SN 1572. Elle fut observée le 11 novembre 1572 par l’astronome danois Tycho Brahe. Elle était alors plus brillante que Vénus ! Cette SN se situe à proximité de l’étoile Caph (Beta Cassiopeiae), qui marque l’extrémité droite du “W” :
Très délicate à photographier, HDW 3 est une nébuleuse planétaire de toute beauté située dans la constellation de Persée.
Célèbre constellation :
Pour les astronomes, Persée est une constellation bien connue pour ses trésors. On peut y admirer par exemple Algol, une étoile dont la variabilité est connue depuis l’Antiquité. C’est aussi dans cette constellation que se trouve un célèbre double amas d’étoiles, NGC 869 et 884, visibles à l’œil nu. Mais il est une autre merveille, autrement plus discrète : il s’agit de la nébuleuse planétaire HDW 3. Elle est tellement faible qu’elle n’a été dénichée qu’en 1983. Une découverte à mettre au crédit de Herbert Hartl, Johann Dengel et Ronald Weinberger. Pour nous la dévoiler, Peter Goodhew (Imagingdeepspace) n’a pas hésité à accumuler 71 heures de poses :
Dans Pégase, la nébuleuse planétaire Jones 1 fut découverte en 1941 par l’astronome Rebecca Jones en toute discrétion.
Découverte féminine :
Quand on cherche le nom de Rebecca Jones sur le Web, il est toujours associé à celui d’un astronome. On apprend qu’elle a par exemple travaillé avec l’astrophysicien Harlow Shapley sur les amas de galaxies. On la retrouve également aux côtés de Richard M. Emberson pour la découverte de la nébuleuse planétaire JnEr 1. Cette astronome américaine (décédée en 1966) a semble-t-il fait une carrière discrète dans l’ombre de plusieurs hommes de science. Au point de n’avoir jamais rien publié sur sa découverte en 1941 de la nébuleuse planétaire Jones 1 :
Lorsqu’elle repère cette nébuleuse sur une plaque photographique de la région de Pégase, elle se contente d’en informer l’astronome Rudolph Minkowski. Aucune publication ne paraît sur ce nouvel objet céleste, au point qu’en 1949 deux astronomes s’attribuent sa (re) découverte. Il faudra l’intervention de Rudolph Minkowski pour rétablir la vérité. Jones 1 prend alors son nom officiel. Continuer la lecture de Jones 1, la nébuleuse de la discrète Rebecca Jones→
Dans la constellation australe de la Grue, la petite nébuleuse planétaire IC 5148 continue de se dilater à une vitesse phénoménale.
Discrète NP :
IC 5148 (IC pour Index Catalogue) est une petite nébuleuse planétaire (NP) découverte en 1894 par Walter Frederick Gale. Ce banquier australien vouait une passion à l’observation du ciel. Tout comme Percival Lowell, il fut un ardent défenseur des canaux martiens. La nébuleuse, qu’on surnomme également la Roue de secours, se trouve dans la constellation de la Grue, juste à côté d’un autre oiseau céleste, le Toucan :
La nébuleuse planétaire NGC 6826 présente une curieuse particularité quand on l’observe au télescope : elle semble clignoter !
Dans l’aile du Cygne :
Avez-vous envie de dessiner la nébuleuse planétaire NGC 6826 comme le fait Bertrand Laville sur son blog ? Pour la localiser, plongez dans l’aile du Cygne, mais choisissez la bonne. L’aile qui s’étire en direction de Pégase est connue pour ses célèbres Dentelles. Pour dénicher NGC 6826, soulevez l’autre aile, celle qui se déploie au-dessus de la Lyre :
C’est un véritable bijou cosmique qui se cache dans la constellation du Cygne. Zoom sur l’étonnante nébuleuse planétaire NGC 7027.
Dans la queue du Cygne :
Si vous levez les yeux une nuit d’été, vous remarquez immédiatement la présence de trois brillantes étoiles qui constituent les jalons du Triangle d’été. L’un de ces astres est Deneb, une supergéante blanche qui marque la queue du Cygne. Les astrophotographes connaissent bien cette région céleste qui héberge de célèbres Dentelles. On y trouve aussi, bien que beaucoup plus discrète, une nébuleuse planétaire qui mérite le détour. NGC 7027, c’est son nom, fut observée pour la première fois en 1878 par Édouard Stephan :
Les premières images du JWST ont dévoilé la beauté en infrarouge de la nébuleuse planétaire NGC 3132 dans la constellation des Voiles.
Nébuleuse planétaire australe :
Cataloguée sous le nom de NGC 3132 (ou Caldwell 74), la nébuleuse de l’anneau Sud est le pendant austral de la célèbre nébuleuse de la Lyre. C’est une nébuleuse planétaire, le linceul d’une étoile mourante située à environ 2.500 années-lumière de la Terre. L’étoile moribonde à l’origine de cet anneau de gaz et de poussière n’est pas celle que l’on voit briller intensément au centre. Elle apparaît faiblement juste à côté, noyée dans la lumière d’un des pics de diffraction (flèche rouge sur l’image suivante) :
Vouée à devenir une naine blanche, l’étoile mourante éjecte des coquilles de gaz et de poussière depuis des milliers d’années. Son mouvement orbital autour de sa brillante voisine a donné lieu aux structures complexes de la nébuleuse (présentée dans l’APOD). Cette dernière s’étend sur une superficie d’environ 0,5 année-lumière. Continuer la lecture de En vidéo : plongée dans la nébuleuse planétaire NGC 3132→
Les astronomes ont mesuré la température impressionnante de l’étoile centrale dans la nébuleuse du Masque : plus de 130.000°C !
Nébuleuse planétaire australe :
La nébuleuse du Masque (CVMP 1) est une nébuleuse planétaire (NP) située à environ 6.500 années-lumière. Elle s’est formée il y a plus de 12.000 ans dans la constellation australe du Compas. Lorsqu’une étoile géante rouge arrive en fin de vie, elle explose. En projetant dans l’espace ses couches externes, elle crée une bulle gazeuse en expansion. Le gaz de la nébuleuse se met à briller sous l’action du puissant rayonnement ultraviolet émis par l’astre géniteur. C’est le spectacle que nous observons actuellement dans la nébuleuse du Masque :
Au fil du temps, l’étoile centrale se refroidit et le gaz de la NP se dilue dans l’espace. C’est ce qui explique l’existence éphémère (à l’échelle de l’Univers) des nébuleuses planétaires : quelques dizaines de milliers d’années tout au plus. Continuer la lecture de Une étoile torride fait briller la nébuleuse du Masque→
La nébuleuse planétaire Hen 2-437 déploie délicatement ses ailes dans la constellation du Petit Renard, telle une libellule cosmique.
Deux astronomes pour une nébuleuse :
La modeste constellation du Petit Renard se situe sur le bord Est du Triangle d’été. Bien que cet astérisme ne compte aucune étoile brillante, il est très connu des astronomes pour héberger Dumbbell. Sa petite sœur Hen 2-437 est une autre nébuleuse planétaire, une catégorie d’objets célestes qui intéresse beaucoup les astronomes (lire à ce sujet Moisson de nébuleuses planétaires pour deux amateurs).
Cependant, Hen 2-437 est beaucoup plus discrète que Dumbbell. Avec une magnitude de 15, elle est indécelable dans un télescope d’amateur ! Un éclat aussi faible explique sa découverte assez récente, en 1946, par l’astronome germano-américain Rudolph Minkowski. Vingt ans plus tard, elle prenait place dans le catalogue créé par Karl Gordon Henize. Cet astronome américain touche-à-tout fut également astronaute à bord de la navette Challenger en 1985. Il mourut en 1993 (à l’âge de 66 ans) au cours d’une ascension du mont Everest. Continuer la lecture de Hen 2-437, une libellule cosmique au milieu des étoiles→
Un groupe d’astronomes amateurs vient de révéler l’existence d’une immense nébuleuse planétaire dans la constellation d’Andromède.
Gigantesque bulle de gaz :
La constellation d’Andromède est surtout connue pour sa galaxie Messier 31. Cette spirale située à un peu plus de deux millions d’années-lumière est le seul objet extragalactique visible à l’œil nu, pour peu qu’on s’éloigne de toute pollution lumineuse. Mais des astronomes amateurs viennent de découvrir dans cette constellation un autre objet particulièrement impressionnant par sa taille. Patchick-Strottner-Drechsler 9 (PN-G : 140.4-21.2) est une probable nébuleuse planétaire. Probable, car il faudra attendre la confirmation de son statut par spectroscopie.
Si c’est le cas, PaStDr 9 (que ses découvreurs ont surnommé The Titan Nebula) deviendra l’une des trois plus grandes nébuleuses planétaires connues. Elle a en effet une taille apparente de 90 minutes d’arc, l’équivalent de trois fois la Pleine Lune ! On estime sa taille réelle à 27 années-lumière pour une distance d’un peu plus de 1.000 années-lumière.
Travail d’équipe :
Elle a été découverte par un groupe d’astronomes amateurs composé de Dana Patchick (USA), Marcel Drechsler (Allemagne) et Xavier Strottner (France).
Début 2021, ils ont identifié une potentielle naine blanche sur des images prises par le télescope spatial GALEX. En recherchant l’astre dans un autre catalogue, le Digitized Sky Survey, ils ont remarqué la présence de faibles nébulosités. Il fallait ensuite faire appel à un astrophotographe chevronné pour faire des clichés plus détaillés de cette portion du ciel. C’est l’Allemand Andreas Zirke qui a accepté de photographier PaStDr 9.
Il lui a fallu pas moins de 129 heures de poses cumulées pour révéler les moindres détails de cette probable nébuleuse planétaire. Preuve qu’il est encore possible de faire de belles découvertes en astronomie !
Découverte il y a 36 ans, EGB 9 devrait être reclassée comme nébuleuse planétaire grâce à la persévérance d’un groupe d’astronomes amateurs.
Une beauté oubliée :
EGB 9 : voilà un nom bien ingrat pour une aussi jolie nébuleuse ! Cet objet céleste situé dans la constellation du Petit Chien a été déniché en 1984. Il a fait son entrée à la neuvième place dans le catalogue de ses découvreurs : Glen L. Ellis, Earl T. Grayson et Howard E. Bond. À l’époque de sa découverte, EGB 9 semblait un bon candidat au statut de nébuleuse planétaire (NP). Rappelons au passage que ces nébuleuses doivent leur nom uniquement à leur aspect circulaire. Dans leurs télescopes imparfaits, nos aïeux les prenaient pour des planètes. Il s’agit en réalité d’enveloppes gazeuses éjectées par des étoiles très chaudes devenues instables en fin de vie, lorsqu’elles atteignent le stade de naines blanches.
Deux décennies seulement auront suffi pour révéler la spectaculaire transformation d’une nébuleuse planétaire, Hen 3-1357.
Linceul pour astre mourant :
Les nébuleuses planétaires n’ont rien à voir avec les planètes. Ces nuages cosmiques ont été appelés planétaires parce qu’ils paraissaient ronds à travers les premiers télescopes. Les observations récentes ont montré qu’en réalité cette coquille est circulaire dans moins de 20% des cas. Nous savons qu’il y a des étoiles mourantes au centre de ces nébuleuses. C’est l’astre moribond qui a créé cette coquille en soufflant ses couches externes.
Les astronomes ont toujours su que ces nébuleuses étaient temporaires. Ils pensaient à juste titre qu’elles s’estomperaient au fil du temps. Ils étaient loin d’imaginer que deux décennies seulement suffiraient à montrer ces transformations. C’est ce que révèlent les images de Hen 3-1357 réalisées par le télescope Hubble en 1996 et 2016. Continuer la lecture de La métamorphose d’une nébuleuse n’a pris que 20 ans→
Découverte en 2011 par un astronome amateur français, la nébuleuse planétaire du Calamar (Ou4) est un objet cosmique très original.
Objet céleste discret :
Pour découvrir la nébuleuse du Calamar (Ou4), l’astronome amateur français Nicolas Outters avait posé près de 40 heures en juin 2011 avec une lunette de 106 millimètres de diamètre. Cela représente une accumulation de poses réalisées sur plusieurs nuits avec différents filtres. Autant dire que l’observation de cette nébuleuse planétaire n’est pas à la portée de tous. Depuis une décennie, les astronomes amateurs disposent de caméras CCD qui leur permettent de traquer les astres particulièrement faibles. Les plus chevronnés de ces passionnés se consacrent à la recherche de nouvelles nébuleuses planétaires.
Ou4 est la nébuleuse planétaire la plus étendue à ce jour (à lire sur arXiv). Connue sous le nom de nébuleuse du Calamar géant (Giant Squid Nebula), c’est une nébuleuse bipolaire qui s’étire sur une longueur vertigineuse de 50 années-lumière. Cela représente plus d’un degré apparent sur le ciel, soit deux fois le diamètre de la Pleine Lune. Continuer la lecture de Que cache Ou4, l’énigmatique nébuleuse du Calamar ?→
La recherche de nébuleuses planétaires sur les images digitalisées du ciel est devenue la spécialité de certains astronomes amateurs méticuleux.
Agonie stellaire :
Les nébuleuses planétaires (NP) portent un nom qui peut prêter à confusion. On le doit uniquement à leur aspect circulaire qui les faisait passer pour des planètes dans les télescopes imparfaits de nos aïeux. Il s’agit en réalité d’une enveloppe gazeuse éjectée par des étoiles très chaudes. Elles deviennent instables en fin de vie, lorsqu’elles ont atteint le stade de naine blanche. Les astronomes estiment que notre Galaxie pourrait compter 30.000 NP dont seulement 10% ont été découvertes à ce jour.
Le vingt-septième objet de Messier, la nébuleuse planétaire Dumbbell, est une merveille à découvrir dans la constellation du Petit Renard.
Une nébuleuse cachée dans un Triangle :
La constellation du Petit Renard est perdue au milieu du Triangle d’été. Elle n’attire guère l’attention des observateurs nocturnes avec ses faibles étoiles (aucune ne dépasse la magnitude 4). C’est pourtant là, à 1.300 années-lumière de la Terre, que se trouve la plus belle nébuleuse planétaire. On l’appelle Messier 27, Dumbbell ou encore l’Haltère. Mais quand on l’observe dans un grand instrument, son aspect rappelle plutôt celui d’un trognon de pomme !
Le grand télescope de l’ESO a réalisé une magnifique image de la nébuleuse planétaire australe du Hibou, une bulle de gaz crachée par une étoile mourante.
Les astronomes voulaient peut-être éviter de faire des jaloux quand ils ont décidé de nommer une nébuleuse du Hibou dans chaque hémisphère céleste. Dans le ciel boréal il y a Messier 97 à environ 2000 années-lumière dans la constellation de la Grande Ourse qui fut découverte en 1781 par l’astronome français Pierre Méchain. Tout comme la célèbre nébuleuse de la Lyre, Messier 97 fait partie de la grande famille des nébuleuses planétaires.
En vidéo : voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre
L’autre nébuleuse du Hibou, celle du ciel austral, se trouve à 3500 années-lumière dans la constellation de l’Hydre ; elle porte la référence ESO 378-1 dans un atlas photographique réalisé entre 1971 et 1998 par une télescope de 1 m de diamètre installé par l’ESO à La Silla au Chili. L’image ci-dessous a été réalisée avec l’un des Very Large Telescope.
Lorsqu’une étoile pas trop grosse (moins de 8 masses solaires) arrive en fin de vie, elle projette dans l’espace ses couches externes qui forment une bulle gazeuse en expansion.