Trois astres d’éclat sensiblement identique jalonnent le ciel en fin de nuit, comme le montre ce cliché.
Jupiter est le plus brillant (magnitude -1,9) : la planète géante gazeuse se rapproche de nous et sera à l’opposition le 6 février 2015. Jupiter est actuellement dans la constellation du Cancer, non loin de l’amas ouvert d’étoiles Messier 44.
Messier 44 est un amas ouvert d’étoiles (situé dans la constellation du Cancer) dont l’éclat général est plus faible que l’amas des Pléiades. M 44 est également appelé Praesepe, la Crèche ou la Ruche.
Cet amas compte plus d’un millier d’étoiles mais seules les plus lumineuses sont perceptibles sans instrument et nous montrent l’amas comme un objet nébuleux.
C’est devenu un rituel : chaque début de lunaison, Saturne et la Lune entament un flirt.
Le 31 août dernier les deux astres n’étaient qu’à 0,4 degré apparent l’un de l’autre. Hier soir l’écart était plus conséquent. Comme la planète aux anneaux a une magnitude de 0,6 elle n’est apparue qu’une fois le ciel bien sombre.
L’observation du Soleil nécessite la construction de télescopes spéciaux.
Pour éviter l’échauffement et la turbulence préjudiciables à la bonne qualité des images, la plus grande partie du trajet effectué par les rayons lumineux à l’intérieur des tours solaires se fait sous vide.
La constellation de Cassiopée a la forme caractéristique d’un “W”. Elle est actuellement haute dans le ciel en début de nuit en direction du nord, mais on peut l’observer toute l’année puisqu’elle est circumpolaire sous nos latitudes (elle ne passe jamais sous l’horizon).
En prolongeant l’axe Schedar-Navi on tombe sur l’étoile polaire, et si l’on décide de descendre sous l’axe Sagin-Ruchbach on trouve le radiant de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides.
Ce matin à 2 h 29 TU a eu lieu l’équinoxe de septembre.
C’est le moment où le Soleil coupe le plan de l’équateur terrestre dans le sens nord-sud et change d’hémisphère céleste. Sur Terre c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud.
C’est une belle lumière cendrée qui accompagnait le fin croissant de Lune ce matin dans un ciel où les nuages avaient été chassés par le vent du nord (La lumière cendrée était également visible sur mes clichés pris la veille : Jupiter domine la Lune) .
La Nouvelle Lune se produira mercredi 24 septembre à 6 heures 14 puis nous retrouverons le fin croissant en soirée à partir du vendredi 26 septembre.
Alors qu’hier matin j’avais trouvé Jupiter et la Lune dans le brouillard, les deux astres bénéficiaient ce matin d’un ciel relativement pur au-dessus d’un des étangs de Saule Guillaume en Côte-d’Or.
Cette image a été réalisée avec un boîtier Nikon D 3200 et un objectif 18-105 mm ouvert à 4,2. La pose a été de 6 secondes à 800 iso.
Cette opération de sensibilisation est destinée à mieux faire connaître la biodiversité nocturne et le ciel étoilé, bien malmenés par la pollution lumineuse.
Même si je peste souvent contre la pollution lumineuse, elle revêt parfois un aspect esthétique.
En témoignent ces images réalisées en fin de nuit dans le brouillard qui recouvrait la Côte-d’Or. Nous sommes à Marey-lès-Fussey, une petite commune située sur les hauteurs du canton de Nuits-Saint-Georges.
Bien que chargé de nuages, le ciel de ce matin permettait de suivre le lent rapprochement apparent entre Jupiter (à gauche du château de la Tour) et la Lune décroissante (la Nouvelle Lune se produira le 24 septembre). Les deux astres seront au plus près (5 degrés d’écart) à l’aube du samedi 20 septembre.
Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire, se trouve actuellement à un peu moins d’un milliard de kilomètres de la Terre.
Voici encore un triste exemple de pollution lumineuse. Un projecteur mal orienté et c’est tout un pan du ciel nocturne qui est affecté.
Il suffirait pourtant d’un peu de bon sens pour réduire ce gaspillage énergétique : privilégier les éclairages orientés du haut bers le bas (et pas l’inverse), ajouter des déflecteurs pour canaliser les rayons lumineux et éteindre les lumières inutiles à partir d’une certaine heure, autant de pistes pour faire des économies et rallumer les étoiles.
Chez les Grecs Orion était un chasseur vaniteux qui prétendait pouvoir tuer tous les animaux, ce qui ne l’empêcha pas de se faire piquer par un scorpion.
C’est actuellement en fin de nuit que se lève la plus belle constellation du ciel dont les étoiles Bételgeuse (la rouge) et Rigel (la bleue) sont les plus brillantes balises.
J’ai eu la chance d’aller visiter l’Observatoire du Gran Tecan aux îles Canaries. Son instrument principal est un télescope géant de 10,40 mètres de diamètre mais le site abrite d’autres installations astronomiques comme par exemple le MAGIC télescope.
MAGIC signifie Major Atmospheric Gamma Imaging Cherenkov. Il s’agit de deux télescopes identiques de 17 m de diamètre (chacun étant constitué d’une mosaïque de petits miroirs) destinés à étudier les sursauts gamma.
Le 9 septembre j’avais réalisé un cliché des nouvelles taches visibles sur le Soleil, la plus spectaculaire étant répertoriée sous le matricule AR 2158.
Cette tache, que l’on voit presque au centre du disque solaire sur l’image ci-dessus, est entrée en éruption le 10 septembre.
Depuis toujours les hommes cherchent à mesurer l’écoulement du temps et à connaître l’heure, indispensable pour signaler les moments des travaux et ceux des prières.
Il était donc assez logique qu’on pensa très tôt à utiliser le Soleil et sa course apparente quotidienne dans le ciel comme marqueur de temps.