Archives pour l'étiquette Soleil

Coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi

En choisissant bien son emplacement, un photographe a immortalisé le Soleil couchant  en train de passer derrière l’Observatoire du Pic du Midi.

C’est depuis le village d’Esperce, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse, que le photographe Michel Boutet (membre du club d’astronomie Les Pléiades) a saisi le 1er novembre le coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi (OMP) situé à un peu plus de 100 km à vol d’oiseau.

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Construit à 2.877 mètres d’altitude, au sommet du pic du Midi de Bigorre, l’observatoire est né à la fin du XIXe siècle de la volonté de deux hommes, Charles du Bois de Nansouty et Célestin-Xavier Vaussenat qui décident dans les années 1870 de créer une station météorologique dont les premiers bâtiments sont achevé en 1882.

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En 1901 le directeur de l’Observatoire de Toulouse, Benjamin Baillaud, séduit par la qualité du ciel du Pic du Midi, lance l’idée d’un observatoire astronomique et le fait équiper progressivement en lunettes et télescopes.

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Festival d’aurores polaires après une tempête géomagnétique

Des aurores polaires ont illuminé les cieux nocturnes de l’Arctique et de l’Antarctique le 25 octobre suite à une tempête géomagnétique de niveau G3. 

Les astrophotographes installés dans les régions polaires étaient en alerte après l’avis de tempête géomagnétique lancé par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) pour les 25 et 26 octobre (le spectacle pourrait dont se répéter pendant quelques nuits). L’arrivée sur Terre d’une bouffée de vent solaire (échappé d’un trou coronal observé à la surface du Soleil) se déplaçant à plus de 700 km/sec a provoqué une série d’aurores polaires.

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Elles ont été observées aux deux extrémités de notre planète comme le prouvent les images obtenues en Alaska par Marketa S. Murray et en Tasmanie par Rebecca Brogan.

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Cette tempête géomagnétique était de niveau G3 sur une échelle d’intensité définie par la NOAA et qui s’échelonne de G1 (mineure) à G5 (extrême). Continuer la lecture

Changement de saison le 22 septembre, jour de l’équinoxe

C’est le 22 septembre que débute l’automne dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.  

L’équinoxe du 22 septembre annonce un changement de saison qui n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens nord-sud et se fera dans le sens inverse le 20 mars 2018, date de l’équinoxe de printemps.

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Désormais le Soleil (que l’on voit ici se lever presque dans l’axe du beffroi de Nuits-Saint-Georges en Côte-d’Or) va traverser le ciel au sud de l’équateur céleste : c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud. Continuer la lecture

Un nouveau filament géant observable sur le Soleil

Astronomes amateurs et observatoires professionnels suivent depuis quelques jours le développement d’un très grand filament solaire.

Les  filaments se composent de matière solaire (hydrogène, calcium et quelques métaux sous forme gazeuse), environ 100 fois plus froide et plus dense que le reste de la couronne solaire, cette dernière n’étant visible qu’au moment d’une éclipse totale.

Ces filaments sont maintenus en suspension par de puissants champs magnétiques, de telle sorte qu’un hypothétique observateur placé à la surface du Soleil verrait ces filaments comme un mur.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

On ne peut observer les filaments solaires que dans certaines longueurs d’onde, comme la célèbre raie H alpha (centrée sur 656,3 nanomètres), caractéristique de l’hydrogène ionisé. C’est ce que fait en continu l’observatoire spatial SDO (Solar Dynamics Observatory) qui photographie notre étoile dans différentes longueurs d’onde depuis qu’il a été placé en février 2010 sur une orbite géosynchrone (36.000 km au-dessus de la Terre).

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Il existe des lunettes équipées de filtres H alpha qui permettent aux astronomes de suivre ces filaments. Celui qu’a photographié  Mike Taormina le 3 septembre dernier mesure 450.000 kilomètres de long, bien plus que la distance qui nous sépare de la Lune.   Continuer la lecture

Une éclipse annulaire de Soleil pour l’île de la Réunion

Ce jeudi 1er septembre une éclipse annulaire de Soleil sera observable depuis une petite partie de l’Afrique et quelques îles de l’océan Indien. 

Qu’est-ce qu’une éclipse annulaire ? Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés, il se produit une éclipse de Soleil pour les Terriens placés dans le cône d’ombre de la Lune. Mais le jeudi 1er septembre la Lune sera proche de son apogée et donc un peu trop éloignée de nous pour masquer complètement notre étoile. On pourra donc observer au mieux une éclipse annulaire, notre satellite naturel étant entouré d’un anneau de Soleil.

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Pour observer cette éclipse annulaire les astronomes devront se rendre en Afrique (les pays concernés sont le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Mozambique) ou dans les îles de Madagascar et de la Réunion.

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À la Réunion, qui n’a pas connu d’éclipse totale depuis 1902, on se prépare à admirer le phénomène qui plongera l’île dans la pénombre en début d’après-midi et qui ne se reproduira pas avant 2267.

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L’observation d’une éclipse annulaire nécessite de prendre les mêmes précautions que dans le cas d’une éclipse partielle puisque le Soleil n’est jamais totalement occulté : au maximum de cette éclipse annulaire 94 % du Soleil sera caché par la Lune mais les 6 % restants seront très dangereux pour les yeux. Continuer la lecture

27 août : Vénus et Jupiter ont rendez-vous au crépuscule

Ce soir le ciel nous offre un nouveau rendez-vous planétaire à repérer dans les lueurs du Soleil couchant, un baiser entre Vénus et Jupiter.

Souvenez-vous : il y a un peu plus d’un an, le 30 juin 2015 exactement, les planètes Vénus et Jupiter passaient à 22 minutes d’arc l’une de l’autre au crépuscule, une distance inférieure au diamètre apparent de la Pleine Lune. Un spectacle que les astrophotographes avaient immortalisé aux quatre coins du monde (voir les plus belles images du rapprochement Jupiter-Vénus) pendant que je faisais de même depuis la cour du domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée (entre Dijon et Nuits-Saint-Georges), au pied d’une statue.

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Ce soir les deux planètes les plus brillantes du Système solaire se donnent à nouveau rendez-vous au crépuscule (simulation sur l’image ci-dessus) mais cette fois-ci beaucoup plus bas sur l’horizon ce qui compliquera un peu leur repérage. Continuer la lecture

Levez les yeux pour admirer les rayons crépusculaires

Ils nous surprennent parfois après le coucher du Soleil (ou avant son lever). Les rayons crépusculaires nous offrent un étonnant spectacle.

Regardez le Soleil se coucher : si aucun obstacle n’entrave leur déplacement, les rayons solaires sont diffusés dans toutes les directions et nous ne les remarquons pas. Mais ils rencontrent parfois des obstacles (nuages, montagnes) : on observe alors une alternance de bandes sombres (qui correspondent aux rayons lumineux bloqués) et d’autres rendues lumineuses par la réflexion de la lumière solaire sur les particules en suspension dans l’atmosphère (poussières volcaniques ou industrielles, aérosols, gouttes d’eau…).

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Ces bandes lumineuses qui émanent toutes d’un seul point, le Soleil, sont appelées des rayons crépusculaires. Ils sont imprévisibles, ce qui rend leur observation aussi aléatoire que spectaculaire. Pour espérer les voir scrutez régulièrement le ciel quand le Soleil est sous l’horizon et/ou qu’il joue à cache-cache avec les nuages… et gardez toujours à portée de main un appareil photo ! Continuer la lecture

La Pleine Lune du cerf dans la ceinture de Vénus

Retour sur le lever de Pleine Lune du 19 juillet qui nous permet de découvrir la ceinture de Vénus, une étonnante bande de ciel rose au-dessus de l’horizon.

Si vous avez suivi le lever de la Pleine Lune du cerf dans la soirée du mardi 19 juillet, peut-être avez-vous remarqué que le ciel présentait différentes teintes sous forme de bandes horizontales. Je vous propose de les découvrir à partir de l’image ci-dessous que j’ai réalisée environ 20 minutes après le coucher du Soleil.

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En commençant au ras de l’horizon on voit une bande foncée (appelée couche sombre ou segment sombre) qui est en fait la projection de l’ombre de la Terre sur son atmosphère (elle devient visible quand le Soleil est passé sous l’horizon opposé). Continuer la lecture

Deux grosses taches solaires font face à la Terre

Apparues depuis quelques jours, deux imposantes taches solaires viennent nous rappeler que notre étoile n’est jamais calme bien longtemps.

L’ activité solaire a été faible ces derniers mois mais les choses pourraient bientôt changer. Après AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur que je vous invitais à suivre au mois d’avril, voici deux grands groupes de taches qui sont actuellement bien visibles au milieu du disque solaire, comme le montrent les images réalisées par l’astronome amateur Alain Brodin le 17 juillet à l’aide d’un télescope de 150 millimètres de diamètre : il s’agit de AR 2565 à droite et AR 2567 dont une partie s’est séparée.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par laNOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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N’oubliez pas que comme à l’occasion d’une éclipse de Soleil, l’observation des taches nécessite une filtration particulièrement efficace pour ne pas subir de graves lésions oculaires. On trouve des filtres solaires à installer à l’avant d’une lunette astronomique, d’un télescope ou d’un appareil photo dans tous les magasins de matériel astronomique.

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Vous pouvez également suivre l’évolution de ce groupe de taches sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

La sonde STEREO photographie la Terre entre Saturne et Mars

Depuis son orbite héliocentrique, l’une des deux sondes STEREO a réalisé une étonnante image des planètes Saturne et Mars encadrant la Terre.

Conçues pour étudier le Soleil, les deux sondes jumelles américaines STEREO A et B (Solar TErrestrial RElations Observatory) ont été lancées fin 2006 . Ces deux satellites de 620 kg s’éloignent l’un de l’autre sur une orbite héliocentrique de façon à fournir des vues stéréoscopiques de notre étoile. Depuis février 2011 les deux satellites se trouvent en opposition par rapport au Soleil, une position qui leur permet de fournir une image complète de cet astre.

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Si les sondes STEREO sont dédiées en priorité à l’étude du Soleil elles enregistrent également d’autres phénomènes. Elles sont par exemple arrivées à photographier la queue gazeuse de Mercure ainsi qu’un spectaculaire transit lunaire devant notre étoile. Elles ont en outre confirmé la déformation de l’héliosphère qui avait déjà été mise en évidence par les sondes Voyager. Continuer la lecture

Les Pléiades et Vénus visibles dans le coronographe de SOHO

Très proches du Soleil, l’amas des Pléiades et Vénus sont visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : le transit de Mercure vu par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (Lasco signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, des comètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

Rencontres Astronomiques de Printemps du 5 au 8 mai 2016

Plus de 200 astronomes amateurs vont participer à la dix-huitième édition des Rencontres Astronomiques de Printemps du 5 au 8 mai en Haute-Loire.

Les habitants de la petite commune de Craponne sur Arzon en Haute-Loire (900 m d’altitude) s’y sont habitués : chaque année, à l’occasion du weekend de l’Ascension, ils voient affluer les amoureux des étoiles et leurs drôles d’instruments. Pendant 4 jours et 3 nuits, télescopes et lunettes astronomiques scrutent le ciel à condition que la météo soit clémente, le tout dans une ambiance joyeuse et décontractée comme le montre cette vidéo des RAP 2007.

Dans un site préservé de la pollution lumineuse (la commune de Craponne sur Arzon éteint l’éclairage public pendant ces 3 nuits) au moment de la Nouvelle Lune (elle se produit le 6 mai), les astronomes amateurs viennent non seulement observer le ciel (le Soleil en journée et la voûte étoilée la nuit) mais également échanger sur leur passion à l’occasion d’ateliers, de conférences et de discussions informelles. Continuer la lecture

9 mai : suivez le transit de Mercure devant le Soleil

Le 9 mai vous pourrez observer pendant un peu plus de 7 heures le transit de Mercure devant le Soleil en prenant un certain nombre de précautions.

Le lundi après-midi 9 mai vous serez sans doute très nombreux à suivre l’un des rares passages de Mercure entre la Terre et le Soleil (on compte entre 13 et 14 transits de Mercure par siècle). Ce sera l’occasion d’admirer avec un filtre le petit point noir de la première planète du Système solaire devant le disque éclatant de notre étoile, un spectacle qui nous rappellera le transit de Vénus du 6 juin 2012.

En vidéo : revivez le transit de Vénus du 6 juin 2012

Mercure et Vénus circulant entre la Terre et le Soleil, il leur arrive de passer devant notre étoile. Si elles orbitaient autour du Soleil dans le même plan que la Terre, le plan de l’écliptique, nous assisterions à un transit lors de chaque conjonction inférieure, soit tous les 116 jours dans le cas de Mercure.

Mais en raison de l’inclinaison de leurs orbites les transits sont plus rares. Le dernier transit de Mercure visible en Europe a eu lieu le 7 mai 2003 et le prochain se produira le 11 novembre 2019.

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En France métropolitaine le  transit de Mercure du 9 mai 2016 débutera à 13 h 15 et s’achèvera aux alentours de 20 h 40 (heures locales). Remarquez comme notre pays est bien placé sur la carte de visibilité proposée par l’IMCCE. Mercure représentera un point noir environ 160 fois plus petit que le disque solaire qu’un montage de Pete Lawrence permet de comparer à la tache  AR 2529.

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Suivez AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur

Apparue depuis quelques jours, une très grosse tache solaire en forme de cœur numérotée AR 2529 est visible à l’œil nu avec un filtre.

Observée pour la première fois sur le bord de notre étoile le 9 avril, la tache AR 2529 est actuellement surveillée par de nombreux télescopes solaires. C’est d’abord sa taille qui attire l’attention : actuellement cinq fois plus grande que la Terre, AR 2529 est visible sans instrument à l’aide d’un filtre.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Si l’horizon est assez absorbant vous la verrez peut-être même au lever ou au coucher du Soleil sans filtre. Mais attention, c’est une observation à tenter uniquement si la lumière solaire est considérablement atténuée et que l’éclat de notre étoile ne vous éblouit pas !

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Notez que depuis le 13 avril cette tache a une jolie forme de cœur qui va sans doute se modifier progressivement.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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Vous pouvez suivre sans danger l’évolution de la tache AR 2529 sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

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AR 2506, un petit groupe de taches solaires

Même si le Soleil est actuellement assez calme, on peut y voir quelques taches comme le groupe AR 2506 photographié le 28 février.

Depuis 2013, date du dernier pic d’activité solaire (pic considéré par les scientifiques comme le plus faible depuis un siècle), les taches sur le Soleil se font de plus en plus discrètes. On peut suivre actuellement un petit groupe nommé AR 2506 (AR signifie Active Region, les numéros étant attribués par ordre d’apparition des taches par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration).

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Les taches sur le Soleil sont des régions d’intense activité magnétique pouvant générer des éruptions solaires avec éjection de masse coronale qui s’achèvent en beauté sur Terre par des aurores boréales.

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Si vous ne disposez pas d’un instrument astronomique protégé par un filtre (n’observez JAMAIS le Soleil sans un filtre protecteur), il vous est possible de suivre l’évolution de cette tache solaire sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory). Continuer la lecture

Les plus beaux rendez-vous astronomiques de 2016

Si la météo est aussi clémente en 2016 qu’en 2015, les amoureux du ciel nocturne profiteront d’une nouvelle série de rendez-vous astronomiques.

L’année 2015 est terminée, vive 2016 ! Le ciel va nous gâter cette année encore avec de nombreux spectacles astronomiques observables pour la plupart à l’œil nu. En voici un petit aperçu :

Janvier : maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Quadrantides le 4 janvier

Conjonction serrée le 9 janvier avant l’aube entre Vénus et Saturne (séparation apparente de seulement 0,1°) non loin de l’étoile Antarès

La comète C/2013 US10 Catalina passe au plus près de la Terre le 17 janvier ; elle se situe alors dans la constellation de la Grande Ourse (magnitude entre 5 et 6)

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Mars : opposition de Jupiter le 8 mars ; la planète gazeuse géante se trouve à 664 millions de km de la Terre, son diamètre apparent est de 44,4 sec d’arc

Eclipse totale de Soleil le 9 mars visible depuis l’océan Pacifique

Avril : occultation de Vénus par un très fin croissant lunaire le 6 avril au matin, observation délicate avec le Soleil distant de 16°

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En vidéo : l’effet Novaya Zemlya, un étonnant mirage solaire

Classé dans la famille des mirages, l’effet Novaya Zemlya a la particularité de permettre d’observer le Soleil à l’horizon alors qu’il est déjà couché.

Novaya Zemlya est le nom russe d’un archipel de l’océan Arctique. C’est là que les deux bateaux d’une expédition commandée par l’explorateur néerlandais Willem Barentsz furent pris par les glaces pendant l’hiver 1596. Le journal de bord de l’expédition relate un étrange phénomène : en janvier 1597 l’équipage vit deux fois le Soleil sur l’horizon, alors qu’à cette latitude il n’était pas visible du 6 novembre au 8 février en raison de la nuit polaire.

Bien que l’observation de ce phénomène fut contestée à l’époque, on a fini par comprendre que les marins de l’expédition avaient observé un mirage auquel on donna par la suite le nom d’effet Novaya Zemlya.

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Un photographe sous les aurores boréales

Les aurores boréales font partie des plus beaux spectacles célestes. Ceux qui bravent le froid pour les admirer en Alaska en reviennent subjugués. 

La région de Fairbanks, la seconde ville de l’état de l’Alaska, semble attirer les chasseurs d’aurores boréales. C’est là-bas que l’astrophotographe coréen Sangku Kim  avait réalisé une vidéo de la danse des aurores boréales que je vous avais présentée il y a quelques mois.

Il faut dire que cette ville de plus de 30 000 habitants est située au nord du 64ème parallèle, le point de départ idéal pour aller à la découverte de ces draperies célestes. Il suffit de s’enfoncer dans le Grand Nord et de laisser derrière soi la pollution lumineuse de la ville pour se retrouver sous un ciel étoilé de toute beauté.

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Le photographe Ronn Murray est arrivé à Fairbanks il y a quelques années et y a découvert la beauté des aurores boréales. Il s’est alors spécialisé dans la photographie de ce phénomène et a commencé à organiser des expéditions pour faire partager cette passion, ce qui lui a valu de rencontrer Marketa Stanczykova, une photographe islandaise qui est depuis devenue sa femme.

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En vidéo : pourquoi les étoiles sont-elles magnétiques ?

Observées depuis Galilée, les taches solaires trahissent l’existence d’un champ magnétique, un phénomène également présent sur de nombreuses étoiles.

Pour les astronomes amateurs qui n’ont pas envie de passer leurs nuits dehors, il existe un domaine d’observation pendant la journée : en filtrant correctement leurs télescopes, ils peuvent surveiller les taches solaires, ces zones sombres à la surface de notre étoile révélatrices d’anomalies magnétiques. Parfois ces taches laissent s’échapper de la matière coronale dans l’espace, des particules énergétiques qui produisent les merveilleuse aurores boréales quand elles entrent en contact avec l’atmosphère terrestre.

Le Soleil n’est qu’à 150 millions de km de nous et les télescopes solaires nous permettent d’observer de très fins détails dans les taches pour mieux comprendre les phénomènes magnétiques en jeu. Mais l’opération est impossible dans le cas des étoiles, beaucoup trop éloignées. Comment savoir si certaines ont également un champ magnétique ?

Les astronomes ont contourné ce problème de distance en étudiant les variations du spectre des étoiles pendant leur rotation. On sait en effet qu’un champ magnétique provoque la polarisation de la lumière dans les raies spectrales, un phénomène connu sous le nom d’effet Zeeman (cette découverte a valu le prix Nobel de physique en 1902 au physicien néerlandais Pieter Zeeman).

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Un filament circulaire géant s’est formé sur le Soleil

Les astronomes suivent depuis le 11 novembre le développement d’un immense filament en arc de cercle à la surface du Soleil. 

Le premier à avoir donné l’alerte est le satellite solaire SDO (Solar Dynamics Observatory) qui observe le Soleil sans interruption dans différentes longueurs d’onde depuis 2010.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Les images prises le 11 novembre par SDO en H-alpha (une raie centrée sur 656,3 nanomètres caractéristique de l’hydrogène ionisé) ont révélé la présence sur le bord solaire d’un filament (voir photo ci-dessous réalisée le 12 novembre) inscrit dans un cercle dont la circonférence approche actuellement 1 million de km.

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Un filament solaire est un « mur » de matière solaire incandescente (un plasma d’hydrogène et de calcium) maintenu en suspension dans la chromosphère par de puissants champs magnétiques.

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