Au sein de la nébuleuse planétaire Abell 78, la renaissance d’une étoile moribonde a provoqué une seconde éjection de matière.
Linceuls célestes :
Abell 78 fait partie du catalogue publié en 1958 par l’astronome américain George Ogden Abell. Elle est située à environ 5.000 années-lumière (AL) dans la constellation du Cygne. Toute petite (moins de deux minutes d’arc, le quinzième du diamètre apparent de la Lune), cette nébuleuse planétaire a une magnitude de 13. Elle symbolise une étape dans la vieillesse des étoiles de moins de huit masses solaires. En devenant des naines blanches, ces étoiles expulsent une coquille de gaz en expansion, comme dans le cas de la nébuleuse ESO 378-1 :
Poudroiement d’étoiles au milieu des nébuleuses du Cygne, l’amas ouvert IC 1311 offre un joli spectacle aux astrophotographes.
Dans l’aile du Cygne :
IC 1311 (IC pour Index Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars, dont la première version est parue en 1895) a été repéré le 6 octobre 1893. On doit la découverte de cet amas d’étoiles à l’astronome amateur anglais Thomas Espin. Il le décrivait alors comme un disque d’étoiles très faibles (diamètre apparent de 5 minutes d’arc), ce qui est assez normal puisqu’on estime sa magnitude à 13. L’amas compte près de 850 étoiles et on évalue son âge à environ 1,6 milliard d’années. Si l’envie vous prend de le localiser, il vous faudra plonger dans la constellation du Cygne, en choisissant la bonne aile. Celle qui se déploie en direction de Pégase est connue pour ses célèbres Dentelles. Mais IC 1311 se cache sous l’autre aile, celle qui s’étire au-dessus de la Lyre :
À première vue, les amas d’étoiles ouverts intéressent assez peu les astrophotographes. Sans doute leur préfère-t-on des nébuleuses colorées, comme celle du Trèfle. Mais IC 1311 a la particularité d’être entouré de jolis nuages de gaz ionisé. Ces derniers sont illuminés par le rayonnement ultraviolet de jeunes étoiles très chaudes. Il est d’ailleurs très probable que l’amas se situe très loin derrière ces nébuleuses. Quoi qu’il en soit, le résultat a de quoi motiver les esthètes à la recherche d’images originales ! C’est donc Robert Eder qui nous propose une magnifique vue de cette région céleste. L’image que voici a nécessité un peu plus de trois heures de poses au foyer d’un télescope de vingt centimètres :
Gageons que ce portrait photogénique va donner des idées à d’autres astrophotographes ! Signalons enfin que cette jolie région céleste a également été immortalisée par le télescope Mayall de quatre mètres de diamètre.
Traversant la constellation du Cygne en ce début d’année, la comète 12P/Pons-Brooks a croisé NGC 6888, la Nébuleuse du Croissant.
Comète franco-américaine :
La comète 12P/Pons- Brooks (dénichée le 12 juillet 1812) est l’une des nombreuses trouvailles de Jean-Louis Pons. Issu d’une famille modeste, Pons est entré comme concierge à l’Observatoire de Marseille en 1789. Analphabète mais passionné d’astronomie, il découvre sa première comète en 1801 avec une lunette de sa fabrication. Parallèlement, il suit des cours d’astronomie à l’observatoire. Son excellente vue et sa ténacité vont lui permettre d’être le premier à repérer 37 astres chevelus en 26 ans !
Cette comète a été redécouverte en 1883 par l’astronome américain William Robert Brooks, d’où son double nom. Il s’agit d’une comète périodique qui revient nous voir tous les 71 ans environ. Certains de ses précédents passages on été observés depuis l’an 1385, mais sa périodicité n’a été établie qu’au XIXe siècle. Continuer la lecture de La comète 12P/Pons-Brooks s’offre un croissant→
C’est un véritable bijou cosmique qui se cache dans la constellation du Cygne. Zoom sur l’étonnante nébuleuse planétaire NGC 7027.
Dans la queue du Cygne :
Si vous levez les yeux une nuit d’été, vous remarquez immédiatement la présence de trois brillantes étoiles qui constituent les jalons du Triangle d’été. L’un de ces astres est Deneb, une supergéante blanche qui marque la queue du Cygne. Les astrophotographes connaissent bien cette région céleste qui héberge de célèbres Dentelles. On y trouve aussi, bien que beaucoup plus discrète, une nébuleuse planétaire qui mérite le détour. NGC 7027, c’est son nom, fut observée pour la première fois en 1878 par Édouard Stephan :
La constellation du Cygne héberge Sh2-106, une nébuleuse dont l’aspect évoque un ange céleste aux délicates ailes gazeuses.
Stewart Sharpless, l’astronome qui aimait la Voie lactée :
Sh2-106 est un objet céleste du catalogue Sharpless. Il s’agit d’une liste de nébuleuses en émission établie par Stewart Sharpless dans les années 1950. Cet astronome américain (1926-2013) consacra la plus grande partie de sa carrière à répertorier les vastes régions d’hydrogène ionisé (H II) qui parsèment la Voie lactée. Actuellement, le catalogue Sharpless compte 313 régions H II situées dans le ciel boréal. La liste australe (catalogue Gum, 85 entrées) fut établie par l’astronome australien Colin Stanley Gum (1924-1960) à la même époque.
La constellation du Cygne héberge une étoile double aux couleurs particulièrement contrastées, Albiréo. Un joyau à découvrir au télescope.
Oiseau d’été :
La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le Sud. La queue du volatile est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été. C’est à l’opposé que se situe l’étoile Bêta Cygni (Albiréo), à la limite de la constellation du Petit Renard. La position d’Albiréo lui vaut parfois le surnom d’étoile du bec.
En octobre, la Voie lactée semble s’échapper du château de la Tour en début de nuit, alors que les vignes se sont parées d’or et de pourpre.
C’est au pied du château de la Tour, pas très loin du château du Clos de Vougeot en Bourgogne, que je me suis rendu le 17 octobre en début de soirée. Ayant loué pour quelques jours un nouveau boîtier photo (Nikon D 5300), je souhaitais le tester avant de l’emmener dans la réserve de ciel étoilé d’Alqueva au Portugal où je me rends le weekend prochain.
En 1838 l’étoile 61 Cygni fut la première dont l’astronome Friedrich Bessel mesura la distance, un résultat qui bouleversa notre vision de l’Univers.
La constellation du Cygne, appelée aussi la Croix du Nord (par comparaison à la Croix du Sud) ressemble à un grand oiseau qui traverse la Voie lactée les nuits d’été et se dirige vers le sud : la tête du volatile correspond à l’étoile Bêta Cygni (Albiréo) à la limite de la constellation du Petit Renard alors que la queue est marquée par Alpha Cygni (Deneb), l’une des composantes du Triangle d’été.
L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée, jalonnée par trois brillantes étoiles qui marquent le Triangle d’été : Deneb, Véga et Altaïr.
Si vous observez le ciel en début de nuit depuis un endroit préservé des effets néfastes de la pollution lumineuse, vous remarquerez sans peine au-dessus de votre tête la Voie lactée, cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud et qui représente notre Galaxie vue par la tranche, le Système solaire étant situé à la périphérie de ce disque d’étoiles.
La constellation du Cygne héberge un immense rémanent de supernova particulièrement photogénique. Plongée au cœur des Dentelles du Cygne.
Il y a environ dix mille ans, la constellation du Cygne a connu un cataclysme. Une étoile à l’agonie a littéralement volé en éclats dans un violent soubresaut, devenant particulièrement lumineuse (c’est ce qu’on appelle une supernova) en même temps qu’elle projetait sa matière dans l’espace.
Cette matière continue de s’étendre en se diluant dans l’espace et forme aujourd’hui un réseau complexe de filaments d’oxygène et d’hydrogène illuminés par le passage de l’onde de choc issue de la supernova (tout comme SNR 0519 dans la constellation de la Dorade).
Le rémanent de supernova du Cygne représente actuellement une coquille gazeuse située à 1.500 années-lumière de nous, dont les différentes parties s’étendent sur une surface apparente d’une dizaine de degrés carrés (pour mémoire la Pleine Lune représente 1/2 degré carré). On distingue principalement la Grande Dentelle (NGC 6992, NGC 6995 et IC 1340) et la Petite Dentelle (NGC 6960). Continuer la lecture de Des Dentelles dans la constellation du Cygne→
L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée, cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud et qui représente notre Galaxie vue par la tranche, le Système solaire étant situé à la périphérie de ce disque d’étoiles. Trois étoiles brillantes observables au zénith en début de nuit forment le triangle d’été.
Deneb est la plus brillante étoile de la constellation du Cygne (magnitude 1,25). C’est une supergéante blanche de 110 rayons solaires, l’une des plus grosses étoiles connues. On estime sa distance à 1500 années-lumière.
Tout le monde sait (ou devrait savoir) que la Terre tourne sur elle-même d’ouest en est en un peu moins de 24 heures. Un des moyens de s’en convaincre est de photographier le ciel nocturne pendant quelques minutes en direction du nord.