Archives pour l'étiquette Titan

La planète Saturne au plus près de la Terre

Ce 15 juin la planète Saturne est au plus près de la Terre. Voici quelques conseils pour observer le joyau du Système solaire.

Le 9 juin, à l’occasion de la Pleine Lune des fraises, vous avez peut-être remarqué un petit astre brillant (magnitude 0) qui a passé la nuit aux côtés de notre satellite naturel. Il s’agissait de la planète gazeuse géante Saturne (elle est 9 fois plus grande que la Terre). Ce 15 juin Saturne passe à l’opposition (elle est à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre) à 1,35 milliard de km. La géante gazeuse se situe dans la partie sud de la constellation d’Ophiuchus et une bonne carte du ciel (comme celle proposée par Stelvision) vous permettra de la localiser à l’EST d’Antarès, la plus brillante étoile de la constellation du Scorpion.

Que peut-on espérer voir sur Saturne au cours de cette opposition (la prochaine aura lieu le 27 juin 2018) ? Continuer la lecture

Zoom sur le Pôle nord d’Encelade, satellite de Saturne

Encelade est l’un des satellites qu’a longuement étudié la sonde Cassini, désormais en route pour son grand plongeon en direction de Saturne.

Toutes les belles choses ont une fin : le 15 septembre prochain la sonde américaine Cassini plongera dans l’épaisse atmosphère de Saturne, mettant fin à une extraordinaire mission commencée il y a 13 ans dans la banlieue de la sixième planète du Système solaire. Plus d’une décennie d’images étonnantes et de mesures inédites concernant Saturne et ses anneaux, bien sûr, mais également un grand nombre des quelques 60 satellites qui gravitent autour.

Cette image réalisée le 27 novembre dernier à une distance de 32.000 km nous permet de détailler le Pôle nord d’Encelade.   Continuer la lecture

Autour de Saturne : quand Titan éclipse Rhéa

Depuis 2004 la sonde Cassini nous fait découvrir Saturne et ses lunes, nous offrant d’exceptionnelles images comme cette éclipse de Rhéa par Titan. 

C’est une exploration qui dure depuis plus d’une décennie. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine Cassini poursuit inlassablement ses observations scientifiques, nous envoyant régulièrement d’incroyables images de la planète, de ses anneaux et de ses satellites. Cassini est l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle pèse 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. La sonde mesure près de 7 mètres de haut et 4 mètres de largeur et emporte 12 instruments scientifiques.

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Cette image, réalisée le 27 octobre 2009, nous montre Titan (5.150 km de diamètre) et Rhéa (1.528 km). Titan se trouvait alors à 1 million de km de la sonde Cassini alors que Rhéa était à 2,3 millions de km, ce qui explique sa petite taille. Continuer la lecture

En images : Cassini-Huygens explore Saturne et ses lunes

Depuis 2004 la sonde américaine Cassini nous fait découvrir Saturne et ses lunes, dont Titan qui a reçu la visite du module Huygens en 2005.

C’est une exploration qui dure depuis plus d’une décennie. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine Cassini poursuit inlassablement ses observations scientifiques, nous envoyant régulièrement d’incroyables images de la planète, de ses anneaux et de ses satellites. Cassini est l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle pèse 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. La sonde mesure près de 7 mètres de haut et 4 mètres de largeur et emporte 12 instruments scientifiques.

Quant au module Huygens (un peu plus de 300 kg), il a été largué le 14 janvier 2005  sur l’un des satellites de Saturne, Titan. C’est à ce jour le record d’atterrissage le plus éloigné de la Terre (1,2 milliard de km). Au cours de sa descente sous un parachute, le module Huygens n’a cessé de nous transmettre des données sur cet étonnant satellite naturel glacé sur lequel on a découvert des lacs de méthane et d’éthane liquide. Le module Huygens s’est posé sur un sol à -180°C, dont la consistance s’apparente à du sable gorgé de liquide, et a encore fonctionné pendant deux heures.

Titan croise Encelade derrière les anneaux de Saturne

Les archives de la mission Cassini regorgent de belles images prises dans la banlieue de Saturne, comme cet alignement des anneaux avec Titan et Encelade.

C’est une scène étrange que nous révèle cette photographie de la NASA réalisée en lumière rouge par le vaisseau spatial Cassini le 10 juin 2006. La sonde se trouvait alors à une distance d’environ 3,9 millions de kilomètres d’Encelade et 5,3 millions de kilomètres de Titan, les anneaux de Saturne venant s’intercaler entre Cassini et les deux lunes.

En vidéo : un sous-marin sur Titan, dans les profondeurs du lac Kraken Mare

À contre-jour, la fine atmosphère de Titan (5150 km de diamètre) devient particulièrement brillante en diffusant la lumière solaire. On sait que l’épaisseur de cette atmosphère varie de 200 à 900 km et qu’elle est principalement constituée d’azote moléculaire (95 à 98%) et de méthane (ainsi que quelques traces d’hydrocarbures).

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Le 14 janvier 2005 la sonde Cassini avait largué sur Titan le module Huygens qui photographia à sa surface des lacs de méthane et d’éthane.

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Hypérion, l’un des satellites de Saturne, en gros plan

Comme beaucoup de satellites de Saturne, Hypérion présente d’étonnantes caractéristiques. Il a été de nouveau survolé de près par la sonde Cassini.

La sonde Cassini explore Saturne et ses lunes depuis 2004, une aventure qu’aime évoquer l’astrophysicien André Brahic. Quand l’orbiteur n’est pas en train de traquer les aurores polaires ou de scruter les anneaux, il se tourne vers les satellites de la sixième planète du Système solaire pour leur tirer le portrait. Et on n’est jamais déçu !

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Japet, le satellite noir et blanc, Titan et ses îles mystérieuses, ou encore Mimas et Rhéa ont déjà reçu la visite de la sonde, qui s’est approchée d’Hypérion le 29 mai dernier après un premier survol en septembre 2005.

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Japet, le curieux satellite noir et blanc de Saturne

Quand on parle des satellites de Saturne, on pense immédiatement à Titan, le plus gros, dont les océans d’hydrocarbures nous fascinent, et qui a reçu la visite du module Huygens il y a une décennie. D’autres lunes de Saturne intéressent beaucoup les scientifiques, à l’image de Japet.

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Japet, troisième satellite de Saturne par la taille (après Titan et Rhéa) a été découvert en 1671 par l’astronome Jean-Dominique Cassini. Les mesures de densité indiquent que ce satellite est composé principalement de glace et d’environ 20 % de matière rocheuse.

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Des croissants de lunes autour de Saturne

Il ne se passe pas une semaine sans que la mission Cassini-Huygens ne nous envoie de nouvelles images de Saturne et de ses lunes, et avouons qu’elles sont toujours aussi étonnantes, plus d’une décennie après la mise en orbite de la sonde Cassini autour de la planète géante aux anneaux.

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En voici un nouvel exemple avec ce cliché réalisé le 25 mars dernier et reçu sur Terre 4 jours plus tard. Il s’agit d’une image qui sera traitée ultérieurement par la NASA mais qui a déjà été mise à disposition du public sur le site de la mission et qui a été colorisée par Val Klavens.

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Autour de Saturne, des anneaux et des lunes

Bien que les quatre planètes gazeuses du Système solaire soient entourées d’anneaux, Saturne nous offre les plus beaux, loin devant Jupiter, Uranus et Neptune. Il suffit pour s’en convaincre de plonger dans les archives de la mission Cassini-Huygens.

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Même si elle date du 28 avril 2006, l’image ci-dessus  reste encore aujourd’hui l’une des plus belles photographies révélant la beauté du monde de Saturne.

Détaillons cette image en partant du premier plan. Nous voyons d’abord un anneau très fin (moins de 500 km de large), l’anneau F, qui est encadré par deux satellites bergers, Prométhée et Pandore (invisibles sur la photo).

Vient ensuite l’anneau A, large de 15 000 km. La bande sombre qui le partage est la division de Encke, à 133 500 km du centre de Saturne. Cette division (325 km de large) porte le nom de l’astronome allemand  Johann Franz Encke (1791-1865). La division de Encke est produite par le petit satellite Pan (32 km de diamètre) qui orbite à l’intérieur (invisible ici).

Épiméthée, un gros caillou de 110 km de diamètre qui navigue à 151 000 km de Saturne, est visible sur l’image au-dessus du plan des anneaux.

En arrière-plan on peut enfin admirer Titan, le plus grand satellite de Saturne (5150 km de diamètre), lequel circule à plus de 1,2 million de km de la planète gazeuse. Les contours flous de Titan trahissent l’existence d’une atmosphère composée de diazote, de méthane et d’éthane.

Quand elle a pris cette photographie, la sonde Cassini se trouvait à une distance d’environ 667 000 km d’Épiméthée  et 1 800 000 km de Titan. L’échelle de l’image est de 4 km par pixel sur Épiméthée et 11 km par pixel sur Titan.

Huygens sur Titan, c’était il y a 10 ans

Le 14 janvier 2005 la sonde Cassini (6 tonnes) a largué le module Huygens (un peu plus de 300 kg) sur l’un des satellites de Saturne, Titan. C’est à ce jour le record d’atterrissage le plus éloigné de la Terre (1,2 milliard de km).

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Au cours de sa descente sous un parachute, le module Huygens n’a cessé de nous transmettre des données sur cet étonnant satellite naturel glacé.

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Des îles mystérieuses sur Titan

Titan, le plus grand satellite de Saturne avec un peu plus de 5000 kilomètres de diamètre, a été découvert par l’astronome Christian Huygens en 1655.

Entouré d’une épaisse atmosphère, Titan n’a révélé sa surface que depuis une dizaine d’années grâce à la mission américano-européenne Cassini-Huygens (Cassini est l’orbiteur qui survole Saturne et ses satellites depuis 2004, Huygens est la sonde qui s’est posée sur Titan en janvier 2005). On a alors découvert sur ce satellite de grands lacs d’hydrocarbures (éthane et méthane).

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C’est sur ces vastes étendues liquides et glacées (il fait en moyenne -180° C à la surface de Titan) que les chercheurs ont repéré ces dernières années deux formes inconnues. D’après les données fournies par le spectromètre Vims (Visible and Infrared Mapping Spectrometer) de l’orbiteur Cassini, il pourrait s’agir de vagues ou d’îlots de débris.

En attendant une nouvelle campagne d’observations début 2015, les scientifiques ont déjà baptisé ces zones Magic Island, les îles magiques.