NGTS, un réseau de télescopes pour traquer les exoplanètes

L’ESO s’est doté d’un réseau de 12 petits télescopes automatisés qui vont utiliser la méthode des transits pour détecter de nouvelles exoplanètes.

Il y a tout juste 20 ans que les astronomes Michel Mayor et Didier Queloz découvraient la première planète extrasolaire (51 Pegasi b). On en recense aujourd’hui plus de 2000, une quête qui motive de nombreux chercheurs et mobilise d’importants moyens.

En vidéo : qu’est-ce qu’une exoplanète ?

L’une des méthodes de détection des exoplanètes est celle des transits. Il s’agit d’une méthode photométrique consistant à mesurer de faibles variations périodiques de la luminosité d’une étoile qui correspondraient au passage d’une planète entre cette étoile et nous.

ngts

Cette méthode a deux limites : d’une part le plan orbital d’une exoplanète ne la conduit pas forcément à passer entre nous et son étoile. D’autre part un transit est d’autant plus rare que la période de révolution de cette exoplanète est importante.

C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’observer simultanément un grand nombre d’étoiles pour espérer surprendre le transit d’une exoplanète.

L’ESO a mis en service un nouveau réseau de petits télescopes chargés de détecter les transits exoplanétaires. NGTS (Next-Generation Transit Survey) est constitué de 12 télescopes de 20 cm de diamètre automatisés installés à l’Observatoire du Paranal au Chili à proximité du VLT. Comme l’explique cette vidéo, ces télescopes, capables de détecter des exoplanètes 2 à 8 fois plus grandes que la Terre, vont pouvoir surveiller en permanence des centaines de milliers d’étoiles .

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