Un nouveau trou coronal déclenche des aurores polaires

Un trou coronal à la surface du Soleil a libéré une bouffée de particules à l’origine d’une nouvelle série d’aurores polaires.

Les astrophysiciens savent que la surface du Soleil est parcourue par des champs magnétiques. La plupart sont des champs fermés qui sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin,  formant ainsi une boucle. Mais sans que l’on ne sache encore vraiment pourquoi, certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas et laissent place à un trou coronal qui libère des gaz chauds.

aurore

Ce vent solaire s’échappe alors à des vitesses de 600 ou 700 km/sec, trois fois plus vite qu’en temps normal. Si le trou coronal fait face à la Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique qui déclenche des aurores polaires.

l’alerte lancée par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) pour les 7 et 8 décembre a mobilisé les astrophotographes qui séjournaient dans les régions polaires, leur permettant d’admirer de belles draperies vertes (comme sur l’image ci-dessus réalisée le 9 décembre en Finlande par le photographe Mika-Pekka Markkanen).

Connaître les mécanismes à l’origine de la formation des trous coronaux est important à une époque où des astronautes (comme Thomas Pesquet) séjournent en orbite terrestre à bord de l’ISS.

Heureusement cette tempête géomagnétique était de niveau G1 sur une échelle d’intensité définie par la NOAA et qui s’échelonne de G1 (mineure) à G5 (extrême) ; elle a donc eu un impact négligeable sur les occupants de la Station spatiale internationale.

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