Vénus, Mercure et le massif du Mont-Blanc

Alors que le froid s’est installé en Bourgogne, je suis parti à l’aube en quête de deux planètes. Elles se sont dévoilées au-dessus du massif du Mont-Blanc.

6 heures : le thermomètre affiche -4° et la voiture est couverte de givre. Hier soir le ciel s’est enfin dégagé, laissant le chasseur Orion prendre peu à peu possession du ciel d’hiver, non loin des Pléiades et de la comète 46P/Wirtanen qui passera à proximité de cet amas d’étoiles le weekend prochain. Mais ce matin j’ai rendez-vous avec Vénus et je l’espère Mercure. Après avoir gratté mon pare-brise, je m’éloigne de la pollution lumineuse et je gagne les hauteurs entre Dijon et Beaune.

Le 12 décembre Vénus brille à la verticale du Mont-Blanc. © Jean-Baptiste Feldmann

Plein EST, je sais que je vais pouvoir admirer les deux premières planètes du Système solaire et peut-être même la silhouette du massif du Mont-Blanc à l’horizon (240 kilomètres m’en séparent à vol d’oiseau).

Si Vénus est immanquable (on peut même deviner les ombres que projette ce phare céleste dont la magnitude est de -4,7), Mercure, beaucoup plus près de l’horizon et moins brillante (magnitude 0,5) demande un peu d’attention pour être repérée à l’œil nu. Cette image permet de voir la différence d’éclat entre ces deux astres :

Vénus et la discrète Mercure à l’aube du 12 décembre. © Jean-Baptiste Feldmann

Comme ce fut le cas lorsque j’ai photographié la vieille Lune du 13 février, la silhouette du massif du Mont-Blanc se découpe sur l’horizon. Le 22 décembre prochain Jupiter (qui revient lentement à l’aube après sa conjonction avec le Soleil le 26 novembre) se trouvera juste à côté de Mercure.

Ces images ont été réalisées avec un boîtier Nikon D7100, un zoom 18-105 mm ouvert à 5,6 et une sensibilité de 1600 iso (temps de pose variables).

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