La sonde Osiris-Rex fonce désormais vers l’astéroïde Bennu

Après avoir survolé la Terre le 22 septembre, la sonde américaine Osiris-Rex a enfin pris la direction de l’astéroïde Bennu qu’elle rejoindra courant 2018. 

Osiris-Rex (Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer) est une mission de la NASA qui prévoit l’étude de l’astéroïde Bennu (fin 2018) et le retour d’échantillons sur Terre en 2023. C’est la troisième sonde spatiale du programme New Frontiers après New Horizons (qui se dirige vers l’astéroïde 2014 MU69 après avoir survolé la planète naine Pluton et son compagnon Charon en 2015) et Juno (en orbite autour de Jupiter depuis l’été 2016).

Lancé le 6 septembre 2016 depuis la base de Cap Canaveral à l’aide d’une fusée Atlas, Osiris-Rex avait besoin d’une impulsion supplémentaire fournie par la Terre pour se diriger vers Bennu.

Le 22 septembre (jour de l’équinoxe), à un peu plus de 17.000 km au-dessus de l’Antarctique, juste au sud du Cap Horn au Chili, la sonde a réussi la manœuvre indispensable pour modifier sa trajectoire et repartir en direction de Bennu. Pendant les deux semaines qui viennent les instruments à bord de la sonde vont être allumés et calibrés en visant la Terre ou la Lune.

Puis Osiris-Rex poursuivra sa route jusqu’à Bennu, un astéroïde de type Apollon qui s’approche de la Terre tous les 6 ans et avec laquelle il pourrait entrer en collision entre 2175 et 2196. La sonde se mettra en orbite autour de Bennu à partir de l’été 2018 pour l’étudier pendant 2 ans puis se posera à sa surface en juillet 2020 pour en prélever des échantillons attendus sur Terre en septembre 2023.

Ce sera la troisième tentative pour ramener des échantillons d’astéroïdes : en juin 2010 la sonde japonaise Hayabusa avait rapporté une trop faible quantité de particules prélevées sur l’astéroïde Itokawa pour faire l’objet d’une étude scientifique complète. Une autre sonde japonaise, Hayabusa 2, vole actuellement en direction de l’astéroïde Ryugu pour y récupérer un peu de matériau en 2018 à l’aide du robot franco-allemand Mascot et le ramener sur Terre deux ans plus tard si tout se passe comme prévu.

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