Au sein de la nébuleuse planétaire Abell 78, la renaissance d’une étoile moribonde a provoqué une seconde éjection de matière.
Linceuls célestes :
Abell 78 fait partie du catalogue publié en 1958 par l’astronome américain George Ogden Abell. Elle est située à environ 5.000 années-lumière (AL) dans la constellation du Cygne. Toute petite (moins de deux minutes d’arc, le quinzième du diamètre apparent de la Lune), cette nébuleuse planétaire a une magnitude de 13. Elle symbolise une étape dans la vieillesse des étoiles de moins de huit masses solaires. En devenant des naines blanches, ces étoiles expulsent une coquille de gaz en expansion, comme dans le cas de la nébuleuse ESO 378-1 :
Pour d’autres NP, l’expansion du gaz est contrariée, ce qui leur donne un aspect beaucoup plus tourmenté. Il suffit de regarder par exemple un cliché de l’étrange nébuleuse planétaire NGC 5189 pour s’en convaincre.
Deux nébuleuses en une :
Mais dans le cas de Abell 78, ne dirait-on pas que les deux processus se sont superposés ? Sur l’image réalisée par l’astrophotographe Bob Fera, on distingue parfaitement une structure tourmentée au sein d’une bulle de gaz :
Les astronomes expliquent cet aspect par une renaissance de l’étoile mourante. Il semble en effet que certaines naines blanches, une fois qu’elles ont expulsé leur coquille de gaz, connaissent une nouvelle phase explosive. C’est au cours de cette seconde réaction thermonucléaire que se forme alors l’étrange structure interne observable dans la nébuleuse. Avec au centre la naine blanche, dont l’agonie est interminable, probablement plus longue que l’âge de l’Univers.
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