L’activité solaire reprend, les aurores polaires s’intensifient

De belles taches ont fait leur apparition sur le Soleil depuis quelques jours. Elles s’accompagnent d’éruptions solaires qui déclenchent des aurores.

Le Soleil se réveille :

Le 25e cycle solaire a débuté en décembre 2019 et le maximum est prévu pour 2025. Jusqu’à présent l’activité de notre étoile était très modeste. Mais depuis le début du mois les choses se sont accélérées. Il y a eu un premier grand groupe de taches qui porte le numéro AR 2781. On a pu suivre son évolution au fil des jours sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

Taches solaires le 13 novembre 2020. © SDO / HMI

Alors qu’il est en train de rejoindre le bord opposé du Soleil, un autre groupe a fait son apparition, AR 2782. La présence de ces taches trahit une intense activité magnétique qui s’accompagne d’éruptions de matière ionisée.

La Terre aux premières loges :

Lorsque l’énergie stockée dans des champs magnétiques au-dessus des taches solaires est libérée, on assiste à une éruption solaire. Les particules énergétiques qui s’échappent alors peuvent venir frapper notre planète. Les scientifiques classent ces éruptions en fonction de leur intensité dans le domaine des rayons X. Ils distinguent trois niveaux de puissance : C, M, X, chacun noté de 1 à 9.

Une éruption solaire enregistrée le 11 novembre. © SDO / AIA

La classe C comprend les faibles éruptions avec très peu de conséquences sur les activités terrestres. Les éruptions classées M peuvent provoquer de brèves coupures de courant qui affectent les régions polaires sur Terre. Quant aux redoutables éruptions de la classe X, elles sont à l’origine de pannes électriques géantes.

Une aurore boréale se déploie sous les yeux d’un astrophotographe. © The Aurora Chasers
Fascinantes aurores polaires :

Les éruptions actuelles, modestes, sont de la classe C. Ce qui n’empêche pas le plasma solaire qui s’échappe à cette occasion de nous atteindre. Les particules énergétiques parviennent à briser les lignes du champ magnétique terrestre et s’engouffrent au niveau des pôles. Elles viennent exciter les atomes d’oxygène et d’azote présents dans la haute atmosphère terrestre, ce qui provoque des aurores polaires.

La Norvège est une destination très prisée par les chasseurs d’aurores. © Andrei Andritcu
À savoir :
  • Il semble que la plus ancienne observation avérée de taches solaires soit chinoise et remonte à l’an -28. Galilée fut le premier à les observer en 1612 avec une lunette astronomique. Ces taches sont numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, (National Oceanic and Atmospheric Administration), le numéro étant précédé par les lettres AR qui signifient Active Region.
  • les aurores polaires ont donné lieu à de nombreuses croyances, en particulier les aurores boréales qui ont une grande place dans la culture Inuit. On racontait par exemple aux enfants que les aurores pouvaient les emporter s’ils restaient jouer dehors trop tard et que si l’on sifflait très fort on pouvait les faire danser !

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