C’est le moment d’admirer la constellation de la Grande Ourse

La fin de l’été est la période idéale pour partir à la découverte de la célèbre constellation de la Grande Ourse une fois la nuit tombée.

Un célèbre chariot :

La Grande Ourse est une constellation circumpolaire comme celle de Cassiopée. Cela signifie qu’elle ne se couche jamais pour un observateur situé aux latitudes de la France. Pour la localiser, attendez que le ciel soit assez sombre. Aux alentours de 22 h temps local, portez votre regard en direction du nord-ouest. Vous pourrez la suivre toute la nuit. La rotation terrestre va l’entraîner au raz de l’horizon nord, passant de l’ouest à l’est.

La constellation de la Grande Ourse en début d’une nuit d’été. © Jean-Baptiste Feldmann

L’image ci-dessus a été réalisée devant l’entrée du château de Maillezais (voir également Jupiter étincelle au-dessus de l’abbaye de Maillezais) dans le Marais Poitevin. Une seule pose de 5 minutes à 200 iso avec un boîtier Nikon D7100. Objectif de 12 mm de focale.

La constellation de la Grande Ourse fait partie des 48 constellations identifiées par l’astronome grec Claude Ptolémée au 2ème siècle après J-C. Bien que très étendue, cette constellation est souvent réduite à ses sept étoiles les plus brillantes. Leur disposition évoque une grande casserole ou un grand chariot. Les étoiles du manche de la casserole sont Alkaïd, Mizar et Alioth, celles du récipient sont Megrez, Phecda, Merak et Dubhe.

Mizar-Alcor, un couple légendaire :

Une étoile de cette constellation retiendra notre attention : il s’agit de Mizar. Elle possède un compagnon très proche, Alcor. La légende veut que tout archer capable de distinguer les deux étoiles à l’œil nu était admis dans l’armée de Gengis Khan, le terrible chef mongol.

Mizar (Zeta Ursae Majoris) est une étoile de magnitude 2,27 ; Alcor (0 Ursae Majoris) est un peu plus faible (magnitude 3,99) et en est distante de 11,5 minutes d’arc, ce qui représente environ le tiers du diamètre apparent de la Pleine Lune. Ce couple d’étoiles se trouve à un peu moins de 80 années-lumière de la Terre. Un couple, est-ce vraiment certain ? C’est ce qu’on a cru jusqu’à l’apparition des télescopes. On sait aujourd’hui que le système Mizar-Alcor est en réalité constitué de 6 étoiles liées gravitationnellement…

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