Nout, la divinité du ciel omniprésente dans l’Égypte antique

On la trouve dans les sarcophages ou gravée sur le plafond des tombes. Nout est l’une des plus anciennes divinités dans l’Égypte antique.

Neuf divinités régissent l’univers

Lorsqu’on se penche sur l’astronomie dans l’Égypte antique, on découvre de très nombreuses représentations de Nout, la divinité du ciel. Elle a le plus souvent la forme d’une femme nue couverte d’étoiles. Ses membres prennent appui aux quatre coins de la Terre. Ils symbolisent les quatre points cardinaux. Avec Atoum, Tefnout, Shou, Geb, Osiris, Isis, Seth et Nephthys, elle constitue l’ensemble des divinités à l’origine de toutes les forces présentes dans l’univers. On parle de l’« Ennéade » à propos de ce groupe de neuf dieux vénérés à Héliopolis, la capitale religieuse du pays.

Certains égyptologues voient en Nout une représentation de la Voie lactée.

Bien qu’aucun temple ne lui soit dédié, Nout a d’importantes fonctions dans la cosmogonie de l’Égypte antique.

Une divinité positive

En se déployant au-dessus de leur tête, Nout protège les Égyptiens. Elle dévore chaque soir le Soleil et le restitue chaque matin. Une activité qui en fait la divinité associée à la résurrection des morts. Les âmes de ces derniers sont représentées par les étoiles dans son corps. Voilà qui explique sa présence dans de nombreux sarcophages où eller est censée assurer la protection des défunts au cours de leur voyage vers l’au-delà.

La déesse pourrait également symboliser la Voie lactée, comme le laisse entendre le Livre des Morts. Ce livre sacré, qui a été découvert à Louxor en 1887,  se présente sous la forme d’un papyrus long de 23 mètres. L’assemblage de plusieurs clichés reproduisant l’arche complète de la Voie lactée offre une similitude troublante avec la représentation de la déesse (image ci-dessus).

De la Terre au ciel

Pour les Égyptiens le ciel semble avoir joué un rôle majeur dans la vie quotidienne dès l’Antiquité. Même si le culte de Nout était incontournable, les étoiles n’avaient pas seulement un caractère divin. L’orientation probable du corridor de la Grande Pyramide (dite de Kheops) en direction de l’étoile polaire de l’époque en est un exemple. L’observation du lever héliaque de Sirius un peu avant les crues du Nil en est un autre.

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