L’amas des Pléiades au-dessus de l’étang

Le plus bel amas d’étoiles, celui des Pléiades, est un objet céleste incontournable des soirées de janvier. Partons à sa découverte.

La soirée s’annonce dégagée et vous avez envie de découvrir une curiosité céleste facilement identifiable à l’œil nu ? C’est le moment de partir à la découverte d’un très bel amas d’étoiles (celui des Pléiades) avant le retour de la Lune. À l’œil nu cet amas ressemble à une petite tache laiteuse (voir l’image plus bas) constituée de 7 étoiles relativement brillantes (elles ont des magnitudes comprises entre 3 et 5) qui sont Alcyone, Atlas, Mérope, Électre, Maïa, Taygète et Pléioné.

L’amas des Pléiades ressemble à une petite tache laiteuse. © Jean-Baptiste Feldmann

Les observateurs ayant une vue perçante parviennent à dénombrer jusqu’à 12 étoiles quand ils l’observent sous un excellent ciel sans aucune pollution lumineuse.

L’amas des Pléiades (également appelé Messier 45, la référence de cet objet céleste dans le catalogue qu’a établi au XVIIIe siècle l’astronome français Charles Messier) se situe à 444 années-lumière de nous dans la constellation du Taureau. Si vos yeux suffiront à l’admirer dans le ciel hivernal (en début de nuit il s’élève rapidement au-dessus de l’horizon NORD-EST), une paire de jumelles, une petite lunette astronomique ou une simple longue-vue permettent de mieux en apprécier la beauté. Utilisez un faible grossissement pour voir tout l’amas dans le champ de l’instrument car Messier 45 est un objet très étendu qui couvre sur le ciel une surface équivalente à quatre fois celle de la Pleine Lune.

Les étoiles de l’amas sont nées ensemble il y a une centaine de millions d’années et certaines sont encore entourées de nébulosités qui s’effilochent peu à peu et ne sont visibles que sur des photographies prises au télescope. Depuis leur naissance elles s’éloignent les unes des autres ; dans 250 millions d’années il ne restera plus rien de l’amas et les étoiles poursuivront solitairement leur évolution.

L’image qui illustre cet article représente une pose de 30 secondes à 6400 iso avec un boîtier Nikon D7100 et un objectif Samyang de 8 millimètres de focale ouvert à 5,6.

L’étoile brillante sous l’amas que l’on voit sur cette image est Aldébaran, la plus brillante de la constellation du Taureau. Son nom vient de l’arabe al dabaran qui signifie le suiveur, celui qui vient derrière (derrière les Pléiades).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *