Comment photographier les croissants de Lune

Vous avez envie d’immortaliser les jolis croissants de Lune ? Voici quelques conseils pour obtenir de belles photographies.

Quoi de plus apaisant que d’admirer les fins croissants de Lune en début de soirée et de les regarder glisser vers l’horizon ? En cette année 2019 qui marque le cinquantième anniversaire des premiers pas sur notre satellite naturel, prenons le temps d’admirer notre céleste voisine et pourquoi pas de lui tirer le portrait.

La photographie des croissants de Lune est à la portée de tous. © Jean-Baptiste Feldmann

Rappelons tout d’abord qu’en raison de son mouvement de révolution autour de la Terre et de son orientation par rapport au Soleil, la Lune présente des phases (expliquées ici) et résumées dans le graphique suivant :

On observe les croissants sur l’horizon OUEST le soir en début de lunaison (après la Nouvelle Lune) et sur l’horizon EST à l’aube en fin de lunaison (avant la Nouvelle Lune suivante). 

Pour photographier le croissant de Lune vous avez deux choix possibles : inclus dans un paysage ou en gros plan. Dans les deux cas il est très fortement conseillé de disposer d’un pied photo pour éviter que vos images ne soient floues en raison de l’allongement du temps de pose lié à la faible luminosité ambiante. Pour ne pas faire bouger le boîtier au déclenchement vous pouvez utiliser une télécommande ou simplement le retardateur de l’appareil.

Image d’un jeune croissant de Lune au-dessus du Tage à Lisbonne réalisée avec un simple compact installé sur un parapet bienvenu pour l’occasion ! © Jean-Baptiste Feldmann

Pour photographier le croissant dans un paysage n’attendez surtout pas qu’il fasse nuit (l’autofocus de votre boîtier n’arriverait plus à faire la mise au point !) : commencez à faire des images à partir du moment ou la Lune est assez contrastée sur le fond du ciel. L’importance du premier plan va de soi dans ce type de clichés : choisissez -le pour ses qualités esthétiques, qu’il soit éclairé ou en ombre chinoise.

Mise en scène avec un premier plan en ombre chinoise. © Jean-Baptiste Feldmann

Vous pouvez utiliser tous les types d’appareils (même un petit compact) ; si le mode automatique donne parfois des images sympathiques, il est conseillé de maîtriser le mode manuel pour intervenir sur certains réglages (il est parfois nécessaire de sous-exposer l’image pour avoir un ciel plus sombre). L’avantage avec les boîtiers numériques c’est que le résultat est immédiatement visible sur l’écran de contrôle et qu’on peut donc modifier les paramètres. Avec un peu d’habitude vous arriverez même à saisir la délicate lumière cendrée.

Choix d’un premier plan éclairé. © Jean-Baptiste Feldmann

De nombreux boîtiers possèdent un zoom impressionnant ce qui permet de faire des gros plans permettant de révéler les principaux paysages lunaires. N’abusez cependant pas de cette possibilité car en grossissant trop on augmente le risque d’avoir un image floue et on perd en netteté (la qualité des zooms se dégrade quand on utilise les focales les plus élevées).

En utilisant le zoom d’un appareil grand public on peut commencer à distinguer les principaux reliefs sur le croissant de Lune. © Jean-Baptiste Feldmann

Multipliez les essais et ayez de l’imagination, à l’instar du photographe Cyril Mayaud. Si vous avez des questions au sujet de ce type de photographies, n’hésitez pas à me les poser plus bas dans les commentaires, je me ferai un plaisir de vous conseiller !

2 réflexions sur “ Comment photographier les croissants de Lune ”

  1. Bonjour Jean Baptiste,
    J’adore vraiment le motif de la première ! La taille de la lune par rapport aux deux personnages et le contraste ombre couleurs bleue et violete ! Et les hautes herbes ! Un régal ! Tu étais à quelle distance ? 20-30 m ?

    Je t’envoie ma tentative de hier soir, sans modèles car ils étaient tous occupés… Mais ce n’est que partie remise !
    https://500px.com/photo/297535453/moonset-on-sovič-by-cyril-m

    Amitiés

  2. Bonjour Cyril, toujours aussi belles, tes images ! Pour la première photo je dirais que j’étais à une trentaine de mètres…

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