L’année de la confusion

Selon le dictionnaire, le mot « confusion » désigne une situation embrouillée. Il a pour synonymes « désordre », « trouble ». Vous pensez probablement que l’année 2018 qui s’achève, avec ses gilets jaunes, sa Macronie en déroute, ses errements de Brexit, ses guerres commerciales, ses fantaisies trumpiennes et autres proliférations de moustiques, semble toute désignée pour faire l’objet du présent billet de nouvel an. Hé bien pas du tout ! Si le 1er janvier 2019 va bel et bien mettre fin à une année en effet plutôt confuse sur les plans politique et social (sans garantie aucune que la nouvelle année le soit moins !), je veux vous rappeler ici que le 1er janvier de l’an 709 du calendrier romain (soit le 1er janvier 45 av. J.-C.) a mis fin à une vraie année de totale confusion. Sous l’égide de Jules César, cette date-clé de l’histoire du monde a inauguré le calendrier dit julien, lequel a mis un peu d’ordre astronomique dans l’excessif désordre des affaires humaines. L’histoire est bien connue. Vous la trouverez fort bien racontée et dans tous ses détails sur divers sites web, mais je ne résiste pas au plaisir de vous en faire un petit résumé illustré.

L’année de confusion, soit l’an 708 du calendrier romain dit A.U.C. (de la locution latine Ab Urbe condita, qui signifie littéralement « à partir de la fondation de la Ville »), a compté non pas 365 jours mais 445 répartis en quinze mois, afin de compenser le décalage pris au fil du temps entre le calendrier romain et l’année solaire, fondée sur le rythme régulier des saisons. Comment en était-on arrivé là ?

Calendrier républicain romain

Aux premiers temps de Rome, la mesure du temps se fondait sur les cycles de la Lune. Celle-ci tourne autour de la Terre en environ 29 jours et demi, de sorte qu’il n’y a pas un nombre entier de mois lunaires correspondant à la durée d’une année solaire. Le calendrier romain républicain en usage à Rome depuis Numa Pompilius, comportait 355 jours en année normale, répartis en douze mois de longueur inégale, allant de 28 à 31 jours. L’année débutait le 15 mars (les fameuses « ides »), considéré comme le début du printemps. Le premier mois, Martius, était dédié au dieu de la guerre. Le troisième, Maius, à une amante de Jupiter nommée Maïa (les chrétiens ont astucieusement dédié ce mois de mai à la Vierge Marie, sans changement phonétique). Le quatrième, Junius, à l’épouse de Jupiter. Le onzième, Ianuarius (janvier) à Janus, le dieu à double face. Le dernier mois (février) était le mois des morts, consacré à des purifications ; réputé néfaste, c’était le plus court (de 24 à 28 jours). Le nom des autres mois – Quintilis pour juillet, Sextilis pour août, September, October, November, December – correspondait aux rangs 5, 6, 7, 8, 9 et 10 qu’ils occupaient après Mars.

Dans cette mosaïque romaine du IIIe siècle av. J-C. figurent dans la première colonne le symbole des saisons, suivi pour chacune ds trois mois correspondants. A l’époque l’année débutait en mars.

Toutefois, pour que l’année coïncide mieux avec le cycle solaire et respecte le rythme des saisons, il fallait compléter de temps à autre (environ tous les deux ans) l’année normale par un mois intercalaire de 27 jours appelé Mercedonius, qui faisait passer l’année à 377 ou 378 jours. Il fallait alors raccourcir le mois de février à 23 jours pour les intercalaires courtes ou à 24 pour les intercalaires longues. Cela paraît un peu compliqué mais, selon le célèbre philosophe du IVe siècle Macrobe, ce cycle d’intercalation était le meilleur possible puisqu’il permettait de ramener la longueur moyenne de l’année à 365,25 jours sur une période de 24 ans, très proche de l’année solaire connue depuis au moins Hipparque, au IIIe siècle av. J.-C. (Dans sa définition moderne, l’année solaire, dite aussi tropique, est le temps que met la Terre pour faire une révolution autour du Soleil, égal en l’an 2000 à 365,2422 jours).

Pourquoi donc Jules César entreprit-il de réformer le calendrier ? Parce qu’en pratique, le système compensatoire n’était pas appliqué avec rigueur ; les mois ou jours intercalaires, déterminés par les prêtres responsables du calendrier et appliqués par les consuls, étaient effectués de façon hasardeuse, soit par négligence, par concussion (les premiers jours de chaque mois, appelés calendes, étaient ceux où les Romains devaient payer les loyers ainsi que les intérêts de leurs dettes. Le mot « calendrier » en découle, mais il a d’abord désigné le registre où étaient inscrits les comptes), ou encore en raison de guerres durant lesquelles les intercalations étaient omises.

Scènes de la vie quotidienne à Rome (publicités pour les potages Liebig)

Malgré les deux mois complémentaires de janvier et février, l’année calendaire dérivait par rapport au cycle solaire et les « Pontifes », qui réglaient à Rome les affaires religieuses, devaient affiner le calendrier en ajoutant tous les deux ans quelques jours supplémentaires. Ils usaient de ce privilège en fonction de leurs intérêts, pour allonger ou raccourcir le mandat des consuls, ces derniers étant élus pour une année non renouvelable!

Jules César

C’est ainsi que peu à peu, le calendrier républicain romain devint incompréhensible. En l’an 708 A.U.C., il avait pris 90 jours d’avance sur le calendrier naturel des saisons. Cette année avait déjà été étendue par les pontifes de 355 à 378 jours, par l’insertion d’un mois intercalaire régulier de 23 jours en février. Mais cela ne suffisait pas à combler le décalage. En tant que pontifex maximus, Jules César avait la charge de fixer le calendrier. A son retour de sa campagne africaine et après consultation de l’astronome Sosigène d’Alexandrie, il décida d’en finir avec les fantaisies pontificales : il fallait corriger définitivement les défauts du calendrier romain en créant un nouveau calendrier permettant de rester en correspondance avec le cycle du soleil, et débarrassé de toute intervention humaine.

On sait peu de choses sur Sosigène ; il est cité dans L’Histoire naturelle de Pline l’Ancien et dans le Commentaire du Livre du Ciel d’Aristote de Simplicius. On y apprend que l’astronome d’Alexandrie s’opposait au système du monde d’Eudoxe, de Callipe et d’Aristote (basé sur des sphères homocentriques), en raison de son incompatibilité avec les variations d’éclat (donc de distance) entre la Terre, la Lune et les planètes. Ceci montre combien Sosigène s’inscrivait dans la tradition de rigueur expérimentale de son prestigieux prédécesseur Hipparque.

A la suite d’Hipparque (IIe siècle av. J.-C.), les astronomes de l’Antiquité accumulèrent des observations de plus en plus précises sur les mouvements de la Lune, du Soleil et des planètes.

Bref, tous calculs faits, Sosigène recommanda à Jules César qu’en cette année 708 A.U.C. il fallait ajouter 67 autres jours en intercalant deux mois intercalaires exceptionnels entre novembre et décembre. Elle dura donc au total 445 jours et fut appelée année de la confusion.

On pouvait dès lors repartir sur de bonnes bases : le 1er janvier de l’année 709 (45 av. J.-C.) marqua le début d’application du nouveau calendrier, dit julien. Ce même 1er janvier fut également désigné comme le premier jour des nouvelles années consulaires à la place du 15 mars (cette règle, tombée en désuétude à la fin de l’empire romain, ne s’imposa en Occident qu’au XVIe siècle).

Détail d’un calendrier julien

Le calendrier julien conservait les douze mois du calendrier romain, de longueurs inégales comprises entre 28 et 31 jours, de sorte que « l’année normale » comportait 365 jours. Pour réduire l’inévitable écart entre l’année julienne et l’année tropique, il fallait cependant ajouter un jour au calendrier une fois tous les quatre ans. Ce 366e jour fut introduit à la fin février : c’est la fameuse année bissextile !

En fait, tout ne fut pas aussi simple que cela (qui était déjà un peu compliqué). Pour remercier Jules César d’avoir réformé le calendrier, le Sénat de Rome proposa dans un premier temps de renommer Julius le cinquième mois de l’année (Quintilis) – c’est le Juillet de notre langue ou le July de la langue anglaise.

Buste de l’empereur Auguste portant la couronne civique (Glyptothèque de Munich).

Auguste, qui succéda à César après son assassinat, se pencha à son tour sur la réforme. Il supprima les années bissextiles sur une période de 12 ans afin de gommer un léger décalage entre le calendrier julien et le cycle solaire. Décidément flatteur, le Sénat donna son nom au sixième mois de l’année : Sextilis devint ainsi Augustus, notre mois d’août ! Mais dans le calendrier julien initial, ce mois avait 30 jours contre 31 pour Julius. Afin de mettre César et Auguste sur un pied d’égalité, on enleva donc un jour à février pour le donner au mois d’août. Et pour ne pas avoir trois mois de 31 jours à la suite, on ôta 1 jour à septembre, qui passa à 30, de même pour novembre, tout en faisant passer, pour l’alternance, les mois d’octobre et de décembre de 30 à 31.

Les tables récapitulatives ci-dessous sont empruntées à l’excellent blog de Sebastien Beaucourt Le ciel en questions :

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouf ! Il y a de quoi s’y perdre, entre les mois à 30, 31, 29 ou 28 jours. Mais tout le monde a en mémoire l’astuce mnémotechnique permettant de ne plus jamais se tromper sur le nombre de jours que peuvent contenir les mois. On ferme son poing (le droit ou le gauche, c’est indifférent), les bosses des phalanges correspondent aux mois de 31 jours du calendrier et les creux aux mois de 30 jours ou moins. Il faut lire de gauche à droite : on commence par une phalange, on est en janvier et il y a 31 jours ; arrivé à la dernière phalange (juillet) on recommence avec la première phalange (août), etc. Exercice de comptage idéal pour les enfants !

Cependant, aucun calendrier astronomique n’est parfait : l’année julienne moyenne de 365,25 jours est un peu plus longue que l’année tropique de 365,2422 jours. C’est cette différence qui conduira à la réforme du calendrier grégorien, initiée en 1582 dans les états pontificaux avant d’être généralisée – mais pas partout. Le calendrier julien reste utilisé dans la République monastique du mont Athos, dans les Églises orthodoxes de Russie, de Géorgie, de Macédoine, de Serbie et de Jérusalem, chez les Berbères du Maghreb et dans le calendrier rûmi en Turquie.

Le pape Grégoire XIII promulgue le nouveau calendrier le 15 octobre 1582 : le calendrier grégorien remplace le calendrier julien.

Ce petit casse-tête a au moins la vertu de nous rappeler que les mots du calendrier, que nous utilisons quotidiennement sans plus y penser, ont leur étymologie profondément ancrée dans l’histoire de l’Antiquité gréco-romaine.

Je souhaite bonne année à tous, qu’elle soit julienne, grégorienne, tropique, sidérale ou anomalistique.

30 réflexions sur “ L’année de la confusion ”

  1. Belle et bonne année tout simplement!

    Est-ce bien raisonnable, ce soir de réveillon de venir sur ce blogue ajouter à la confusion au lieu d’aller danser la java à quelques lieues de là, en levant nos verres pour fêter l’an nouveau? En tout cas, me voici atteler devant l’écran après avoir écouté les vœux du président (qui va écrire aux français), pris un bain et tenté en vain de piquer un somme, malgré la tisane de passiflore, palsambleu!

    Doit-on, bons messires et gentes dames, aduler ou maudire notre chevalier des étoiles qui, par je ne sais quel philtre extraordinaire, nous attire tout naturellement dans sa danse des mots où nous entrons sans crier gare? Libres nous sommes et donc à chacun de faire chère lie, là où il l’entend.

    Anomalie, dites vous? On peut à loisir prendre du bon temps dans la lumière et le vent pour éclairer le mot. Avec Monsieur Bontems, spécialiste de Gaston Bachelard, citant Georges Canguilhem, par exemple, ou d’autres encore qui en connaissent un rayon :

    « Relevons la distinction qu’établit ensuite Canguilhem relativement à certains concepts proches, mais non identiques. D’abord, l’anomalie ne s’assimile pas toujours à la pathologie. Par exemple, une anomalie morphologique doit être évaluée du point de vue de ses conséquences : si elle ne perturbe ni les fonctions vitales, ni la vie de relation avec tout ce que celle-ci peut comporter de relations sociales, elle ne saurait être considérée comme « pathologique ». De plus, si l’anomalie peut, certes, concerner des phénomènes physiologiques s’éloignant du type considéré comme normal (dans la forme ou dans la structure, interne ou externe), l’observation peut inversement montrer une anomalie dans le déroulement des phénomènes pathologiques eux-mêmes : ces derniers, en effet, sont supposés se produire suivant certaines lois ou certaines règles connues pour être propres à la pathologie observée. Et Canguilhem rappelle qu’au substantif ‘anomalie’ ne correspond aucun adjectif, puisque l’ « anomal » relève de l’anomie, c’est-à-dire de l’absence de droit. C’est ainsi que cherchant à connaître l’anomalie organique, nous nous heurtons à des éléments d’origine axiologique : déjà dans la terminologie. Et il faut inversement remarquer avec Canguilhem qu’à l’adjectif normal ne correspond aucun substantif véritablement approprié. » (Fin de citation)

    Ce cher Gaston dans ses intuitions n’emploie-t-il pas l’adjectif « atomistiques »?

    Dire que je m’étais promis, ce soir, de passer cette dernière nuit de l’année, à quatre devant « La flamme d’une chandelle » !
    Deux : un directeur de revue et sa secrétaire quelque part du côté de la capitale et un : votre serviteur sous son arbre. Tout ce petit monde disséminé en « présence » de Monsieur Gaston Bachelard. Ubiquité? Nenni, cher Guillaume! Anomalie, vous dis-je!

    Brisons là.

    Vous avez dit confusion? Et si l’on pouvait se comprendre et « se confondre » dans un travail, certes très difficile et pourtant joyeux, où les choses se rassemblent au lieu de se disperser, Monsieur Luminet? Confusion ou Babel, c’est du pareil au même, on le sait! Mais sait-on que cet inachèvement est aussi porte?

    Il y faut sans doute une sacrée complicité ou connivence avec et sans Michel Butor pour penser et vivre telle ouverture, n’est-ce pas?

    Allez, revenons à nous avec ce nouveau calendrier accroché depuis quelques petites minutes, quand minuit sonnèrent!

    Quel savoir dans ce billet qui prête à l’ordre des choses! Nous y voyons mentionné le grand-maître de la garde-robe de l’empereur Théodose qui, dans un dictionnaire historique des hommes qui se sont fait un nom, précède le favori, de l’empereur Tibère. Et que dire de cet astronome égyptien habile nommé Sosigènes? (Monsieur Luminet ne met pas le s final à ce nom) Rien de plus que la leçon du maître, pardi!

    Merci Monsieur l’astrophysicien de nous donner ce désir de vous lire pour essayer de vous comprendre.

    « Le facteur temps ». Trois mots en quatorze lettres. Pour ce premier janvier, avec ces mêmes quatorze lettres, le physicien et le pianiste, vous diront que « c’est l’âpre fumet »-

    « et c’est le parfum ». Vous avez dit bizarre ou ça sent si bon la France?

    Un jour, sous mon arbre, j’ai donné un calendrier des Postes à mon hôte de passage. Quelques lustres plus tard, dans la revue d’icelui, je trouve ces mots du rédacteur en chef :

    « (…) les meilleurs danseurs ne sont certes pas des automates (…) Et si le leader n’était rien d’autre que celui qui fait entendre sa petite musique dans le rythme des événements qui le dépassent, et nous dépassent? (…) Qui saura interpréter la Constitution comme Furtwängler la Septième? Allons plus loin : il semble parfois que le rythme d’une œuvre, d’un processus ou d’une situation historique jouisse d’une espèce d’autonomie qui s’impose non seulement à ses auditeurs ou spectateurs mais autant à son auteur, ses interprètes ou son « leader », littéralement emportés par quelque chose qui les dépasse mais requiert néanmoins leurs services. Cela s’observe, sans chef d’orchestre incarné, la musique des anges peut-être. Comme les idées qui « me viennent » on ne sait d’où, ce rythme-là nous est donné. On n’est plus dans l’asservissement mais plutôt dans la transcendance. A chacun d’y accéder, à son rythme. » (Fin de citation)

    A-t-on besoin d’astrolabe et d’un moderne Hipparque pour approcher tel territoire?

    Bonne nuit avec cette citation du « Musset des familles » en guise de marchand de sable :

    « L’espoir est comme le ciel des nuits : il n’est pas coin si sombre où l’œil qui s’obstine ne finisse par découvrir une étoile. »

    Garo

  2. Bonjour et bonne année à tous!

    Bonne année dans vos jardins ornementaux ou potagers et plein de bons légumes (au masculin) pour faire une bonne soupe roborative, qui vous tient chaud au corps.

    (Certaines au féminin – officielles cela s’entend! – se mangent entre elles, et ne sont donc pas concernées par les choux, navets, poireaux et autres potimarrons, palsambleu!, comme vous diriez cher Garo)

    Justement, tout empreinte encore des fragrances anagrammatiques du « facteur temps », je viens vous demander, au petit jour, Monsieur le second commentateur du billet sur l’année de la confusion, de m’éclairer un peu, car pour ne rien vous celer, je suis un peu perdue dans les allées labyrinthiques de votre jardin extraordinaire où vous ne manquez pas d’imagination…

    Je n’ai à ma disposition que le Dictionnaire encyclopédique universel et je me dois de vous dire que vos références masquées, je ne les trouve pas en un tournemain et pour mieux dire je ne les trouve pas du tout dans mon pauvre ouvrage, qui ne contient – excusez du peu – que 60 000 noms communs et 20 000 noms propres et 3500 illustrations.

    Je ne connais pas le grand-maître de la garde-robe de l’Empereur Théodose et si vous voulez faire allusion à Macrobe (le grammairien, auteur des Saturnales, plutôt début V ème Siècle que IV ème), sachez que le nom propre qui suit est celui d’un poète hongrois, à des années-lumière de quelque empereur romain.

    Quant à Sosigène, je confirme l’orthographe de J-P Luminet, il n’y a pas de s final dans mon dictionnaire.

    Quel est donc ce mystérieux rédacteur en chef qui a le rythme dans le sang?

    Quid de ce « Musset des familles »?

    Je peux comprendre que vous vouliez garder la distance ou le voile avec telle ou telle personne vivante en conservant leur anonymat.

    Cependant, je ne serai pas la seule en telle hétairie à me réjouir d’un peu plus de précision et de clarté sans pour autant vouer l’obscur aux gémonies.

    Merci d’avance, Garo, de bien vouloir exaucer ce vœu de lectrice, en ce premier jour de l’an deux mille dix-neuf, sous les boules de gui et de houx vert.

    A vous relire et peut-être aussi à découvrir le lien promis du plongeur dans le Tartare du Phédon.

    Roxane

  3. Dame, exaucer votre vœu est une chose, exhausser la réflexion en est une autre!

    Ma référence encyclopédique pour m’aider dans la compréhension de billets du blogue est entre autres sacro-saints dictionnaires, celui « Historique » ou Biographie universelle par F.- X. De Feller (1849)

    Et là, je trouve effectivement Macrobe suivi de Macron (qui n’est pas le machiavélien et jeune président de la République française)

    Pour Sosigènes le s final est dans cet ouvrage de rigueur. Si cela peut vous consoler, je me dois de vous dire que je n’ai oncques entendu un badaud passant près de mon arbre, s’inquiéter de la graphie exacte de l’inventeur de l’année julienne, palsambleu!

    Faut-il le regretter ou bien en rire tout bonnement?

    Le rédacteur en chef s’appelle Paul Soriano (Voir revue « Médium », n° 41, pages 187 et 188)

    Pour le « Musset des familles », il s’agit d’Octave Feuillet. Est-ce par hasard si son nom était Hazard, comme Poquelin Molière?

    Tout est relatif…Je pense à des amis dont l’un figure dans « Le Livre des savoirs – conversations avec les grands esprits de notre temps –  » de Constantin Von Barloewen. Ils ouvriront l’année nouvelle avec un livre d’une ouvrière d’usine, femme de ménage et paysanne qui a ressenti le besoin d’exprimer les peines et les joies de sa vie. Elle habite à quelques lieues de mon arbre.

    Je pense aussi à ce paysan localisé, à la page d’un livre d’un brillant helléniste entre Aron, Debray, Abel, Macron, Sartre, Althusser, Sophocle, Platon, Lacan, Durand, Jung, Deleuze et Foucault. Quèsaco? Il y a de l’écrit dans la nature…Peut-être sont-ils nécessaires, ces écrits, pour contribuer à atténuer les cris de la vie. Qu’en pensez-vous Roxane, Monsieur notre Maître et les autres?

    J’attends moi aussi le lien promis par notre aimable interlocuteur si perspicace.

    Bonne journée à tous

    Garo (sous l’arbre de janvier)

  4. Bonjour à tous, bonne année avec la santé surtout!

    Je viens de lire ce billet intéressant et les commentaires aussi.

    Dieu(x »), quelle avalanche de connaissances et d’érudition!

    Comment ne pas se laisser submerger par toutes ces choses du savoir qui roulent, qui roulent?

    Mon propos sera des plus pragmatiques avec d’autres choses en rapport avec le réel pur et dur.

    Pour mon Noël (on est tous des enfants), j’ai commandé par un groupe de vente par correspondance nommé AMAZON,

    un petit livre dont le titre attire ma curiosité. Il y est question du fils de Philoxène (Aristophane) ou du père de Philoxène (Plutarque) L’auteur, depuis quelques années, publie ses livres en auto-édition par les services de ce groupe.

    Commande confirmée et date de livraison mentionnée avec n° de facture et n° de suivi du colis.

    Les jours passent et pas de livre. Les recherches de la Poste confirment un n° de suivi inexistant.

    Amazon contacté moult fois par téléphone, vu l’insistance du client et après avoir donné de fausses informations, admet finalement qu’ils ont fait une faute.

    A cette anomalie, quel Endios, bonnes gens, saisirait, je ne sais quel ridicule excédent de bagage pour poursuivre dans l’Amazonie tout entière la voix du bout du fil?

    A complies, « Le livre d’heures » sous le coude, je vais de ce pas sonner les cloches!

    Jacques

  5. Alors je suis dans le Tartare du Phédon ?
    Bien !

    J’ai mis hier avant le réveillon à la suite du billet précédent non pas un lien mais le texte en entier. Il m’avait paru déplacé de le mettre en début de ce nouveau billet, car en début de billet il vaut mieux qu’on parle du billet, n’est-ce pas ?
    pour faire suite aux réformes des comptages temporels, j’ai ouï dire qu’on nous supprimerait peut-être l’heure d’été ou l’heure d’hiver d’ici un à deux ans. Personnellement cela me plairait.
    https://www.20minutes.fr/societe/2328691-20180831-changement-heure-pourquoi-commission-europeenne-veut-supprimer

  6. Bonjour!

    Faire la bombe, un soir de réveillon, Monsieur Bardou, quelle idée explosive!

    En telle circonstance, on ne parle pas, on chante avec Michel Fugain et « Les sept sceaux » de Nietzsche, palsambleu!

    Vos neuf muses sont ainsi accompagnées par des voix.

    Un nonette pour fêter à temps et à contretemps la fin de l’année deux mille dix-huit et l’arrivée du nouvel an, quels transports d’allégresse, laissant dans ses basses régions, les idées fixe et ronronnante, celle qui dort, celle qui ronfle!

    Alors en avant la musique ! _ :

    « L’éternité…par Léo Ferré

    L’onde amère… par Keren Ann

    L’union fait la force…par les Enfantastiques de Belgique

    Au café des délices…par Patrick Bruel

    L’existence… par Rika Zaraï

    La formule un…par Charles Aznavour

    La source…par Isabelle Aubret

    Masculin singulier…par Sylvie Vartan

    Est-ce par hasard?… par Dave »

    Mais me direz-vous, où est la science Garo, dans ces élucubrations chantantes?

    Eh bien les muses, vous répondrai-je, ont voix au chapitre de la science, si j’en juge par ces correspondances que m’envoie par estime, un homme lige qui s’y connaît en la matière! Lisez plutôt ces échanges électroniques :

     » À : 9MUSES@muses.org
    De : APOLLON.MUSAGETE@mont_olympe.gov
    Objet : Muse de la science ?
    Muses, mes neuf soeurs,
    Voici la requête que m’adresse la Pythie.
    >À : APOLLON.MUSAGETE@mont-olympe.gov
    >De : PYTHIE@oracle_delphes.com
    >Objet: Muse de la science ?
    > Ô brillant Apollon,
    > Frère et conducteur des Muses,
    > Inspirateur de mes vaticinations,
    > Quel oracle rendrai-je en réponse à ces mortels qui m’interrogent ainsi :
    >>À : PYTHIE@oracle_delphes.com
    >>De : MUSÉE.SCIENCES@science_en_culture.edu
    >>Objet: Muse de la science ?
    >> Sombre Pythie,
    >> Désirant que la science soit pour les humains une source de sagesse
    >> et d’illumination, nous souhaitons lui consacrer un édifice où elle
    >> pourra être vénérée et fêtée.
    >> Mais ce mouseion, à laquelle des neufs Muses devons-nous le dédier ? (fin de citation)

    A somptueux festin de Monsieur Bardou, un invité sans robe nuptiale serait-il bien inspiré de citer Karl Marx, à l’instar d’Edgar Morin dans sa préface à « L’avenir de la vie » de Michel Salomon? Comment ce marginal pourrait-il être jeté dans les ténèbres extérieures en disant « qu’il ne suffit pas que l’idée aille vers le réel; il faut aussi que le réel aille vers l’idée… »?

    Lui aussi apporte sa pierre à l’édifice.

    A l’édifice des idées qui ont leur habitat, leur vie, leurs mœurs, leur organisation.

    Avec ce cher Edgar nous avons besoin de la connaissance noologique pour civiliser l’idée. C’est le problème de chacun et de tous.

    La bombe de Guillaume est feu d’artifice qui nous en met plein les yeux. La fête terminée, il faut se rendre à l’évidence :

    « Toute vie n’est qu’acide nucléique. Le reste, ce sont des commentaires.”de Isaac Asimov Extrait de La relativité à tort, 1988

    Le commentaire qui suit l’explosion, celui de Monsieur Mathieu Le Cleac’h, se réfère à ces objets denses dont le physicien et l’artiste nous disent qu’ils « sont irrésolus » Dans ces deux derniers mots en treize lettres on trouve exactement les mêmes treize lettres qui forment « Les trous noirs ». Je n’invente rien, je constate. Puisque la messe n’est pas dite aux noces transcendantales de l’espace et du temps, peut-être peut-on, d’ores et déjà, transformer les vingt-quatre lettres de « la courbure de l’espace-temps » en « superbe spectacle de l’amour »…

    Bien sûr qu’il nous (Monsieur Luminet et les autres…) intéresse au plus haut point sans négliger les méta-points de vue, cet article de Monsieur Le Cleac’h!

    Si cet universitaire chevronné pouvait venir jusqu’à mon arbre, il en apprendrait des choses tout au long du chemin.

    Il verrait nos campagnes devenues des déserts inhabités, inhabitables… Toute la laideur de la civilisation industrielle dans les républiques des âmes mortes, diplômées ou non. Alors sous mon arbre, où l’on peut habiter en poète, je lui proposerai de lire un excellent ouvrage de Theodore Roszak, qui s’intitule « L’Homme Planète ». Un jour, l’ami Régis Debray m’avait demandé de lui envoyer quelques pages photocopiées de ce beau et bon livre. Un autre jour dans le clos attenant, peut-être, ce Rimbaud de la médiologie, pensait-il à ce « vide » quand son amie me posait une question sur Étiemble…

    Peut-être, la lettre aux français qui doit paraître prochainement va-t-elle apporter dans les chaumières de la doulce France disparue, un peu de baume au cœur et au corps dans la vallée des larmes des déracinés qui attendent leur fin dans les mouroirs de la société des hommes.

    L’impétrant peut-il par un titre, un livre ou un simple commentaire faire lever des vivants dans ce champ de cendres?

    On rêve d’un lecteur ou d’une lectrice qui saurait nous fredonner autrement ces mots dont vous connaissez le refrain :

    « Viens à la maison, y’a les oiseaux qui chantent »

    S’orienter sur la carte du territoire de l’imaginaire, si loin des villes laides, n’est point chose aisée…

    Et si c’était possible!

    Garo

  7. Bonjour!

    Ne m’en voulez pas, Monsieur Bardou, pour cette référence quelque peu nébuleuse au Tartare du Phédon!

    Piquer un somme, piquer une tête, c’est aussi parfois aller au fond des choses où l’on peut faire quelque pêche miraculeuse…

    Le dialogue – Platon oblige! – peut aussi être une galère vide, si l’on se fie trop aux apparences dans notre incapacité à se dépouiller de nos oripeaux. Au fond du gouffre, ce n’est pas forcément l’enfer!

    Et, peut-être, Monsieur Bardou, voyez-vous se refléter au fond de la piscine « les orbites célestes » qui, avec leurs dix-huit lettres, forment de « très belles sociétés » si l’on croit à la possibilité d’un ailleurs, selon les renversantes anagrammes du physicien et du pianiste.

    En pull marine ou en jaune gilet, on a du pain sur la planche…Encore faut-il se retrousser les manches, palsambleu!

    Penser le travail social, s’investir, frais émoulu des universités, dans la question sociale de l’habitat, observer, comprendre et accompagner les actions pour les transformer en savoirs expérimentiels…Bien, bien, très bien!

    Mais dans les faits, ça veut dire quoi, au juste, mes bons amis? On aimerait bien dans nos campagnes françaises qui se vident à toute allure, que des « gens d’ailleurs » viennent avec des actions d’homme pour changer tout ça, loin des tables rondes à n’en plus finir, des mots creux et des carabistouilles de gens qui vendent des outils et qui ne s’en servent pas!

    A quand la manne tombant du ciel si ardemment désirée par tant de gens ici-bas qui n’en peuvent plus?

    Cher Monsieur Bardou, nos murs de lamentations, ici dans la France oubliée, sont aussi des murs humains où la pratique du sport et de la méditation ne règle pas tous les problèmes, comme toutes les pratiques dites culturelles, d’ailleurs!

    A coup de livres, peut-on vraiment les franchir? La réponse de là-bas se fait attendre…

    Pour l’heure, cette heure de janvier, en cette vigile d’épiphanie, j’ai bien envie d’aller faire un tour à la pharmacie de Platon (alias Leclerc) pour acheter un tube de « sérotonine »…Est-ce bien raisonnable, messieurs les mages de la connaissance?

    Puisse votre bonne étoile guider mes pas de vilaine sur le chemin de demain, chaussée de mes spartiates d’hellène, patinées par les hectomètres.

    Au bon heur de vous relire

    Roxane

  8. GARO :
    « Il verrait nos campagnes devenues des déserts inhabités, inhabitables… Toute la laideur de la civilisation industrielle dans les républiques des âmes mortes, diplômées ou non (…) la vallée des larmes des déracinés qui attendent leur fin dans les mouroirs de la société des hommes »

    ROXANE :
    « À coup de livres, peut-on vraiment les franchir? (les problèmes) La réponse de là-bas se fait attendre (…) j’ai bien envie d’aller faire un tour à la pharmacie de Platon (alias Leclerc) pour acheter un tube de « sérotonine » »

    RoOO-xane…et GARO, je ressens toutes ces choses que vous ressentez. Devant la pure sincérité il n’y a qu’à se taire et l’admirer. Je ne veux en rien en diminuer l’intensité, qu’elle soit douleur ou plaisir, car elle est lucidité. Je ne veux pas agir à votre place, j’ai déjà quelque mal à agir à ma propre place.

    j’ai lu ceci approximativement ceci d’écrit sur une pancarte dans une piscine, c’était pour des enfants, dans le bassin des petits nageurs, mais je ne suis pas sûr qu’un enfant puisse en comprendre la justesse :

    « Montre-moi ce que je dois faire
    Ne le fais pas à ma place
    Mais soi présent »

    Et alors j’ai pensé que j’avais toujours souhaité pouvoir parler ainsi à quelqu’un. Donc nous pouvons quand même nous aider par personnes ou événements interposés.

    NB 1 : il y a un problème à cesser de se développer comme isolé du reste. le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne peut comprendre que ce que l’on fait soi-même, et que ça commence par un potentiel d’oubli

    NB 2 : La progression de l’humanité est devenue surtout technologique, tout le reste piétine.

    NB 3 : Bien que la très grande majorité de ce qui se perçoit n’ait rien de sincère, et donc participe par le mensonge à la souffrance des petits et grands (et à leurs dégradations), on notera cependant que la sérotonine est un produit qui se transmet dans les livres avant de devenir concrètement une solution antidépressive… comme quoi c’est la preuve d’une puissance efficiente venant d’autour des livres qui passe par les livres. Ce genre de constatation étant plus important (mais n’empêche pas) le bien-être que vous pourriez tirer d’un cache-douleur, d’un cache-vérité)

    NB 4 : Plus besoin de descendre aux enfers pour boire l’eau du Léthé et renaître

    NB 5 : pour montrer ce que peut faire l’existence passant par « l’oubli-augmentation », mon prochain lien sera un lien véritable vers un document .pdf, car il s’agira de mathématiques (en effet, au bout de l’austérité, la dernière porte dans le couloir est faite dans ce langage espiègle et déraisonnablement complice). J’espère donc présenter quelque chose de juste et d’intéressant (pas mon livre dont je ne vois pas la fin et qui me déborde mais un des sujets traités que je limiterai à quelques pages).
    Et j’attends que certaines personnes bien plus cultivées que moi en la matière aient la gentillesse de me faire part de ce qu’elles en penseront.

  9. Bonjour!

    Je suis sûr que Roxane et Garo répondront à leur manière bleue à la beauté nonpareille du dernier commentaire de Guillaume.

    Ne sachant qu’en dire je me tais, ce qui n’est pas très courageux de ma part, mais bon!

    J’aimerais, en ce jour d’épiphanie, m’adresser plus particulièrement à Monsieur Jean-Pierre Luminet;

    J’habite un petit village ignoré quelque part au fin fond de la France profonde et, à quelques hectomètres de chez moi, naquit sous le régime de la Monarchie de Juillet, un fils de gendarme qui apprenait fort bien, quitta mon village et devint prêtre.

    Sous la Troisième République et le gouvernement de Jules Dufaure, la chambre des députés vota une subvention pour financer une expédition en Afrique de l’Est de ce jeune ecclésiastique d’un évêché normand, qui connaissait parfaitement le copte et l’arabe Il mourut, le pauvre, d’un coup de soleil près du lac du Tanganyika, en décembre 1879 (1878 selon la BNF)

    A cette époque, fut créée la Société de géographie de Marseille où se rassemblaient les gens en vue et cultivés de la ville. L’explorateur de mon village y fut bien accueilli et encouragé notamment par le Consul Alfred Rabeau, qui fut le premier président de ladite société savante.

    Le ministre de l’instruction publique de ce temps-là, Monsieur Bardoux, apporta au jeune explorateur tout son soutien.

    Je me suis entretenu au téléphone, hier, avec le dernier président de la Société de géographie de Marseille qui me confirma ce que venait de m’écrire non sans aménité, quelques heures plus tôt, l’Office du Tourisme de Marseille, à savoir que la société a été dissoute en deux mille treize.

    Je subodore que vous êtes au courant du travail réalisé par cette société savante depuis des années, M. Luminet.

    Aussi, j’aimerais vous poser une question si vous êtes disposé à l’écouter ou plutôt à la lire.

    Peut-on, aujourd’hui, imaginer un groupe de personnes en mesure de réfléchir sur la possibilité d’une géographie mentale où une apocalypse tranquille prendrait tout son sens? Une société faite pour l’école pourrait peut-être s’y aventurer…Qu’en pensez-vous, Monsieur Luminet, né le 3 juin 1951 à Cavaillon, astrophysicien, conférencier, écrivain et poète français, spécialiste de réputation mondiale des trous noirs et de la cosmologie?

    L’année de votre naissance fut celle de la parution d’un très beau livre de Gaston Bachelard qui parle du destin de connaissance. Je rouvre le livre jauni et je lis à la dernière page :

    « Il faudra bien en effet se rendre à l’évidence et reconnaître que l’homme a un destin de connaissance »

    La possibilité d’une île comme dirait l’auteur, sans nom affiché dans les précédents commentaires, qui parle d’un médicament faisant le titre de son dernier livre…

    « Et les particules élémentaires » qui, dans leurs vingt-sept lettres… »tissèrent l’espace et la lumière », sont-elles de nature à guider nos pas?

    Bonne route illuminée, à vous tous

    Jacques

  10. Bonjour!

    Une fois n’est pas coutume mais comme nous sommes dans le wagon de la confusion nous avons, Roxane et moi, décidé de confondre nos pensées pour répondre à Guillaume sans pour autant oublier le chef d’orchestre et frère Jacques, palsambleu!

    A propos de l’auteur de « Sérotonine », on dira qu’il est par là où nous pouvons goûter « L’arôme des mots à l’infini ». Autrement dit avec les mêmes vingt et un lettres de l’expression entre guillemets, on peut écrire « Les éditions Flammarion » où pour le clin d’œil, c’est la dernière anagramme renversante dans le beau petit livre de Messieurs Klein et Perry-Salkow.

    Bien sûr une présence, une surenfance aussi, dans l’effort impératif du « sois toi-même » en ce monde où tout et lié et où il nous faut vivre notre propre altérité et en même temps la cultiver pour qu’elle fleurisse la saison venue.

    Point de Tartare mais la vision de Dante avec ses deux ruisselets ! Le Léthé avec son eau d’oubli et l’Eunoé avec son onde sacro-sainte génératrice. Tout empreints de l’eau et les rêves, on voit les ruisseaux dans les pâtures, arrosant ou drainant, selon les saisons… Et si ce liquide élément pouvait étinceler au sommet des montagnes…Il serait alors phénix. Introduire une poétique d’icelui par un livre est une chose, la vivre en est une autre…

    Nous attendons de lire dans un état silenciaire le sujet du livre à paraître de Monsieur Bardou…Qui ne rêve pas d’une porte au bout du couloir où une présence inattendue vous tire de là?

    Quand la physique mathématique fait de la résistance, on ne sait jamais, les amis!

    A bientôt

    Roxane / Garo

  11. Bonjour!

    Une fois n’est pas coutume mais comme nous sommes dans le wagon de la confusion nous avons, Roxane et moi, décidé de confondre nos pensées pour répondre à Guillaume sans pour autant oublier le chef d’orchestre et frère Jacques, palsambleu!

    A propos de l’auteur de « Sérotonine », on dira qu’il est par là où nous pouvons goûter « L’arôme des mots à l’infini ». Autrement dit avec les mêmes vingt et un lettres de l’expression entre guillemets, on peut écrire « Les éditions Flammarion » où pour le clin d’œil, c’est la dernière anagramme renversante dans le beau petit livre de Messieurs Klein et Perry-Salkow.

    Bien sûr une présence, une surenfance aussi, dans l’effort impératif du « sois toi-même » en ce monde où tout et lié et où il nous faut vivre notre propre altérité et en même temps la cultiver pour qu’elle fleurisse la saison venue.

    Point de Tartare mais la vision de Dante avec ses deux ruisselets ! Le Léthé avec son eau d’oubli et l’Eunoé avec son onde sacro-sainte génératrice. Tout empreints de l’eau et les rêves, on voit les ruisseaux dans les pâtures, arrosant ou drainant, selon les saisons… Et si ce liquide élément pouvait étinceler au sommet des montagnes…Il serait alors phénix. Introduire une poétique d’icelui par un livre est une chose, la vivre en est une autre…

    Nous attendons de lire dans un état silenciaire le sujet du livre à paraître de Monsieur Bardou…Qui ne rêve pas d’une porte au bout du couloir où une présence inattendue vous tire de là?

    Quand la physique mathématique fait de la résistance, on ne sait jamais, les amis!

    A bientôt

    Roxane / Garo

  12. Bonjour!

    Tout est relatif, écrivait Garo, le premier janvier, répondant à Roxane…

    Et si ce n’était pas vrai? Qui pourrait contredire les chroniques d’Étienne Klein dans La Croix?

    Tout n’est pas relatif dans le titre du livre de cette personne qui pense qu’à la façon des théories d’Albert Einstein, notre quotidien est lui aussi sous-tendu par des invariants et des absolus qu’il importe d’identifier.

    Allez plus loin que l’actualité, l’événement, résister aux pages du journal et revivre plus fort sous son arbre…

    Peut-être pour mieux comprendre ces sous-ensembles flous bien cachés et en même temps liés à la parade du jour.

    Résister au bruit, comme toujours!

    Bonne nuit calme

    Jacques

    8 janvier 2019

  13. Bonjour!

    Merci pour la leçon, Frère Jacques.
    Accompagné de ma lyre, à défaut d’un cistre, je vais, sous mon arbre méditer sur « la théorie de la relativité restreinte » et des trente-trois lettres de la petite phrase en faire ,pour mon for intérieur, une « vérité théâtrale et loi intersidérale », comme il est écrit sur la partition du pianiste.
    J’avais noté sur le calendrier, la contribution à venir de Monsieur Bardou…Elle se fait attendre et nous piétinons d’impatience…
    Pourvu, Grand Seigneur, qu’elle ne soit point renvoyée aux calendes grecques, palsambleu!
    Bonne après-midi

    Garo

  14. Bonsoir!

    Guillaume reste muet et c’est son droit!

    J’avoue ma surprise, hier soir, en regardant « La Grande Librairie » à la télévision.

    J’en connais plus d’un – peut-être aussi M.Luminet – qui ont dû jubiler en écoutant le pianiste des anagrammes et les références à Lucrèce, Cyrano de Bergerac avec Michel Onfray qui connaît la philosophie du panache et chérit certains penseurs romains.

    Ce qui n’est peut-être pas du goût de M.Bardou dont la préférence pour les grecs n’est pas dissimulée dans sa littérature.

    Surprise, car dans le commentaire du même jour qui précédait l’émission, il y avait quelque chose de la soirée littéraire à venir…

    Pur hasard, sans doute!

    Puisque tout est-lié, est-il indiscret de vous demander si le grand débat annoncé, verra votre participation?

    Roxane

  15. Oh mais mon article viendra, et pas aux calendes grecques.
    Il est déjà à moitié écrit. Ma vraie personne réclame à l’artisan poseur d’enseigne et au plongeur moyen, à l’oiseau, au ruminant … encore un peu de temps. une dizaine de jours maxi.
    (de plus j’ai le trac )

    Roxane aurait-elle jeté un coup d’œil à quelques romans d’une période de ma vie trop imaginaire ? Des livres très inutiles…mais que je n’ai pas le courage de détruire.

    Salut à Jacques (prénom de mon défunt papa), qui par une tentative de ressusciter ce qui disparaît s’est fait peut-être l’ultime porte-parole de la Société Géographique de Marseille…
    mais le dévoilement (ἀποκάλυψις ) se joue de toutes sortes de terminaisons, c’est un Phénix.

  16. Bonjour!

    Intermède ou prélude?

    En attendant la fugue magistrale de notre compositeur artisan-plongeur, Monsieur Guillaume Bardou, revenons, s’il vous plaît, à notre ziggourat pour éviter toute confusion, palsambleu!

    Oui, revenons au calendrier et voyons ce que nous pouvons en faire.

    Je pense à cet ami dont je viens de recevoir à l’instant un petit message qui me parle de mort et de résurrection, thème du prochain n° de la revue que le brave homme dirige.

    Revenant de chez Louis (Julien Gracq) et de sa sœur Suzanne, l’aventurier des rives est venu, un jour d’été, me saluer sous mon arbre.

    Il est reparti avec « Confiteor » et un almanach des postes. Non pour calculer le temps mais pour se guider sur les chemins du département.

    Aujourd’hui, enfin depuis un lustre à peine, le facteur ne passe plus proposer son calendrier. A l’intérieur une carte bien sûr, où désormais les petites communes ont complètement disparues, laissant la ville hégémonique dominer le territoire réel et imaginaire.

    Alors, bonnes gens, si un beau jour vous voulez venir jusqu’à mon arbre, laissez le calendrier accroché au mur.

    Comptez plutôt sur votre bonne étoile, que diantre!

    Ce matin aux aurores, je reçois un long message d’une amie argentine. Son prénom et son nom ont une fragrance qui sent bon la France à inventer…Elle m’entretient longuement d’un passionnant sujet, à savoir le calendrier mexicain. Cette gente personne qui a fait ses études universitaires en France, écrit parfaitement notre langue. Un matin d’hiver quittant dès potron-minet mon arbre, je l’ai rencontrée sous un chapiteau de la Porte de Versailles à Paris, une atmosphère pleine de facticités à vous faire vomir. A deux pas, alors que nous déjeunions en ce Tartare moderne censé jouer la carte de la nature, Gérard Depardieu tournait une séquence du film « Saint Amour ». Pauvre France!

    Bien vite, je suis retourné au pied de mon arbre.

    Voyons ce que nous dit cette correspondante du bout du monde :
    « Si!!! Un brin de fraîcheur est arrivé avec tes mots! Il a beaucoup plu chez moi et forcément le temps a changé.
    Parlons du temps, de la maîtrise du temps, par tous les calendriers, solaires, lunaires, juliens et autres. J’ai lu le billet de Jean Pierre Luminet, certes très intéressant et plein de connaissance. J’ai pensé au calendrier Maya. Les Mayas, qui faisaient jouer les cycles de temps dans trois cercles homocentriques, comptaient avec un calendrier solaire, un lunaire et un vénusien, ce dernier étant de grande transcendance pour ce peuple observateur des astres. Une fois, un très bon ami Normand, m’avait dit : « celui qui maîtrise ton temps, maîtrise toute ta vie », et la lecture du billet de Luminet plus le souvenir des Mayas a multiplié la force de cette phrase dite par mon ami. En effet, c’étaient les prêtres qui étaient chargés du calendrier; chez les Mayas ils étaient les seuls à étudier les mouvements des astres et chez les romains les prêtres réglaient le temps pour favoriser les consuls….
    (…) je me suis dit que tu t’intéresses (du moins dans ce moment) sur ce qui sort du « normal », sur ce qui peut produire du désordre. Mais après j’ai été un peu surprise parce que vous tous, vous vous êtes tellement éloigné du sujet de ce billet…. mais ce doit être la difficulté de traiter, de parler et de comprendre, ce qui nous excède autant: le temps et l’espace, car sont des sujets porteurs de chaos, de désordre et pour cette raison nous revenons toujours à notre centre humain et à la fin de la lecture je me suis rendue compte oh! combien du malaise qu’on peut ressentir dans ce temps terrestre, temps difficile entraînant un grand mal de vivre ( besoin de sérotonine?)  » Fin de citation

    Dieu(x), j’attends le facteur qui doit m’apporter de la pharmacie Flammarion, le médicament offert sans présentation de carte vitale ou autre!
    Mais voyons un peu ce calendrier appelé « Tonalamatl » constitué de combinaisons de nombres et d’images. Un jour, à Cordoue, dans un colloque voulant réunir les deux lectures de l’univers, un psychologue analytique a présenté la chose avec moult explications et discussions pour terminer sur une note finale, une citation de « Mysterium Conjunctionis » de Carl Gustav Jung, qu’il me paraît de bon aloi de reproduire ici :
    « Pour parvenir à une telle expérience, il faut être simple, très simple » (L’expérience de l’Unus Mundus, dont l’attribut principal est le numen, nous donne un sens plus profond de ce qu’est la vie). Aussi, dit ce psychologue, nous pouvons aussi déduire – à partir d’une constellation archétype ou de ces représentations que l’on essaye d’obtenir par les méthodes divinatoires – que le SOI confère la possibilité intuitive de ramener à la conscience cette série constante de synchronicités.
    Dans son pays , au Mexique, Monsieur Zavala nous dit qu’il est obligatoire pour les médecins de faire une année de service social dans un petit village qui manque de tout. Et c’est là qu’il s’est aperçu que les gens qui n’ont pas fait d’études, pensaient parfaitement de façon synchronistique. Nous en sommes loin aujourd’hui, bonnes gens! Pour faire venir ces messieurs et dames dans nos campagnes, il faut leur donner presque tout, cabinet médical, maison principale et terrain de golf! On nous dit qu’un bac de je ne sais quel chiffre après le signe plus, ça se paye et des années passées le derrière sur les bancs d’université doivent déboucher nécessairement sur une carrière et plein d’argent au bout avec vacances assurées pour toute la famille et copains et copines. Ah, bon!
    Pour l’heure, c’est plutôt le signe moins qui remplit nos campagnes sans paysans, sans paysage et peut-être bientôt sans pays.
    Où sont passés les médecins de l’âme, ceux qui connaissent son histoire naturelle et ne rechignent pas à l’effort, à l’aventure?
    Entre les murs de l’Alma mater et au delà, je le sais, il y a des gens de bonne volonté dont l’itinéraire ou l’odyssée ne peut souffrir des critiques irraisonnées qu’ils ne méritent, certes pas. L’essentiel, la priorité est de les trouver et de les réunir.

    Alors tout schuss sur le point S du schéma de Pierre Solié pour opérer les distinctions essentielles et éviter les plus extrêmes confusions?
    Oui, pourquoi pas? Et si c’était possible…
    Pour l’heure, je terminerai par les mots de l’édile honoraire de la grande ville d’alentour, des vœux qui arrivent, à l’instant même, sous mon arbre et que je vous livre en guise de coda :

    « (…) et pour continuer Rainer Maria Rilke dans ses notes sur la mélodie des choses, »Je ne peux imaginer plus voluptueux savoir que celui-là:il faut se faire commençants,quelqu’un qui écrit le premier mot derrière un point de suspension long de plusieurs siècles  » (Fin de citation)
    A vous l’Alpha…

    Garo

  17. Bonjour sur le coup de minuit!

    Oui, Guillaume, j’ai bien pris connaissance par un tout petit épitomé de votre littérature.

    Je ne suis donc pas étonnée par votre référence grecque, à propos de laquelle, un ami helléniste m’écrit :

    « le verbe dont dérive le substnatif qui a donné le titre de l’Apocalypse de Saint Jean, signifie concrètement « découvrir » (p.e. la terre d’Égypte une fois que le Nil s’est retiré après la crue), d’où se découvrir, enlever un voile (ce que devraient faire des Musulmanes désobéissantes à leurs maris ou frères, mais c’est une autre histoire!), d’où « dévoiler », « révéler » une opinion, un secret. Comme bien souvent j’aime remonter aux usages concrets pour donner un peu de chair aux pensées abstraites qui devraient toujours se souvenir qu’elles ne sont pas « éthérées », « météoriques » ou « extra-terrestres » (Fin de citation)

    Quant à l’Apocalypse tranquille, si chère à Kenneth White, laissons l’esprit nomade développer sa pensée là où maître Kant erre…

    Et brisons là

    J’ai bien aimé cette référence au SOI dans le précédent commentaire et je la retrouve dans d’autres échanges…Voyons plutôt :

    Groupe d’Études C.G.Jung

    la Lettre de janvier 2019

    le mot du Président…
    « Présenter ses vœux », en son nom, celui de la fonction à tenir, et ceux de toute une équipe est un art paradoxal. Je serais plutôt tenté d’inviter l’autre à se présenter à lui-même ses vœux, ses souhaits pour soi, pour l’autre : pour que soi devienne Soi ? Que l’autre accède à l’Autre ? Aucun vœu n’autorise à se mettre à la place de l’autre, car ce serait par cette prétention l’empêcher de trouver et de prendre sa place. Présenter ses vœux à l’autre, ce serait simplement – mais est-ce si simple ? – se tenir en place, se tenir à sa place qui est aussi de faire une place à l’autre, ou plus précisément de lui laisser l’espace pour prendre une place, la faire sienne sur ce chemin de soi qui requiert le respect de l’autre. C’est ainsi que pourrait se traduire le « sich auseinandersetzen » prôné par Jung et si difficile à rendre en langue française. Comme il est aussi délicat de saisir le sens de ce vœu de Jung qui traverse sa Correspondance, de ne pas vouloir de « jungiens ». Et pourtant nous sentons bien, plus que nous ne pourrions l’expliquer rationnellement, ce que signifie cette posture, dans son refus de l’imitation poussée au mimétisme. Alors, en ce début d’année, faisons le vœu de ne pas vouloir pour l’autre, et que les contributions proposées soient ressenties comme des efflorescences à vivre et non comme des fleurs à couper. Imprégnions-nous des recherches de Jung, de ses intuitions, de ses explorations, de ses errances et de ses erreurs aussi;
    (Fin de citation)

    Comme d’habitude, j’ai lu et apprécié votre lettre et c’est pour moi, un très grand plaisir au milieu de la nuit, de vous répondre à ma manière.

    Pour les vœux, votre propos est juste. Je vais vous envoyer les miens en courriel séparé et vous me direz, si vous le souhaitez, si le fond et la forme vous agrée

    . Vous écrivez :

    « Je serais plutôt tenté d’inviter l’autre à se présenter à lui-même ses vœux, ses souhaits pour soi, pour l’autre : pour que soi devienne Soi ? »

    Le cinq janvier dernier, dans le blogue de M.Jean-Pierre Luminet « Luminesciences » dernier billet intitulé : »L’année de la confusion », M.Guillaume Bardou écrivait dans son commentaire :

    « RoOO-xane…et GARO, je ressens toutes ces choses que vous ressentez. Devant la pure sincérité il n’y a qu’à se taire et l’admirer. Je ne veux en rien en diminuer l’intensité, qu’elle soit douleur ou plaisir, car elle est lucidité. Je ne veux pas agir à votre place, j’ai déjà quelque mal à agir à ma propre place.

    j’ai lu ceci approximativement ceci d’écrit sur une pancarte dans une piscine, c’était pour des enfants, dans le bassin des petits nageurs, mais je ne suis pas sûr qu’un enfant puisse en comprendre la justesse :

    « Montre-moi ce que je dois faire
    Ne le fais pas à ma place
    Mais soi présent »

    Et alors j’ai pensé que j’avais toujours souhaité pouvoir parler ainsi à quelqu’un. Donc nous pouvons quand même nous aider par personnes ou événements interposés. » (Fin de citation)

    Petite question, à vous posée, cher Monsieur :

    Il y a sur la pancarte dont l’inscription est reproduite par M.Bardou, une lettre manquante au verbe être conjugué à l’impératif présent deuxième personne du singulier, c’est le S final. Sois présent eût été la graphie exacte.

    Et si c’était une erreur de sous-estimer l’erreur et de banaliser en ce cas de figure l’oubli de la lettre S?

    Dans « Histoire et missions » de votre groupe, on peut lire :

    « Jean Bruneton jusqu’en 1952, Roland Cahen jusqu’en 1957, Maurice Percheron jusqu’en 1967, puis Suzanne Percheron, Elie Humbert, Pierre Solié, Jean Clausse, Michel Cazenave, Jacques Rougeulle, Norbert Chatillon, Andrée-Léa Hauteville, Marie d’Hubert et Norbert Chatillon, qui se sont succédés jusqu’à aujourd’hui » (Fin de citation)

    Le verbe pronominal se succéder conjugué au passé composé de l’indicatif ne prend pas de S final; il reste invariable.
    Peut-on déceler dans cet oubli un sens profond qui mérite toute notre attention? Petit détail de rien du tout,certes, mais le diable n’est-il pas dans le mépris du détail?. Le détail dont on connaît la grandeur dans « La poétique de Gaston Bachelard », n’est-ce pas?
    S.Freud en rirait peut-être, lui qui portait tant d’importance à la sexualité…
    Une logique érotique qui ne déchire pas la soie peut comprendre tel oubli…Madame Ana Maria Peçanha, auteur d’une thèse universitaire sur « La soie déchirée » pourrait, peut-être, confirmer cette assertion. (Mme Peçanha est une lectrice passionnée des livres de M.Jean-Pierre Luminet)
    Et vous, Monsieur le Président, quelle est votre interprétation de la chose?
    Dans la crise économique que nous vivons, ce genre de questionnement entre un parisien cultivé et un croquant au fin fond de sa campagne pourrait justifier cette affiche sur la pancarte du groupe : « Le scénario comique ». Vive « l’esprit d’enfance » qui sait des choses!
    Rions d’un rire nouveau, puisque telle inscription en dix-sept lettres fait justement « La crise économique », palsambleu! dirait Garo.
    A quand l’anagramme de la solution à tous nos problèmes, bonnes gens?
    (Fin de citation)

    Puisque Gaston Bachelard est mentionné, on dira que cet auteur fait référence dans toute son œuvre à CG Jung une cinquantaine de fois et une dizaine à S.Freud.
    Peut-on donner sens à ce hasard lexical? Ces terminaisons peuvent-elles sérieusement faire « débat », mot d’actualité?
    On peut en douter et, de ce pas, autant se jeter gaiement dans l’eau de là avec des « oh » d’exclamation au cœur des ébats.
    Mais ça, chers amis, c’est une autre histoire!

    Roxane

  18. Bonjour!

    Aux aurores, ce petit message, après avoir lu « les commentaires-fleuves » de Garo et Roxane.

    Et aussi l’antépénultième, celui de Monsieur Bardou qui parle de phénix.

    Par toutes les saintes étoiles du ciel, par saint Jean de l’Apocalypse, Dieu(x) quelle histoire!

    En ce début d’année deux mille dix-neuf, ce torrent de mots ne porterait-il pas à confusion?

    Comme le petit éléphant de la chanson qui revient à ma mémoire, on pourrait, peut-être, y prendre un bain

    sans pour autant nous souiller dans la rivière… Pour dire que dans toute cette logorrhée, quelque chose,

    petite pépite bien celée sous l’écorce des pierres peut s’accroître pour se rendre visible à l’œil de celle ou celui qui sait regarder avec les organes appropriés.

    Et là, je reviens au mot de Guillaume, l’organiste en train de composer sa symphonie avec chœur et orgue :

    « Phénix ». Un mot que je relis à la fin d’une introduction écrite par un ami que je ne connaissais pas encore, en mil neuf cent soixante-cinq :

    « Il fallait bien que le dernier livre de ce sage, passant à travers la Psychanalyse du feu, fût une Poétique du Phénix.

    Il fallait bien que le premier, qui nous engageât dans les métamorphoses de la pureté, fût une une Intuition de l’Instant. »

    J’ai dit organiste pour parler de cette liaison logique qui est cette musicale symphonie, comme l’écrit Edgar Morin

    au chapitre de la pensée complexe où la bonne image de l’arbre (MM Luminet et Garo comprendront…) est encore, selon lui, trop statique.

    Alors en avant la musique avec la chanson du mal aimé d’un autre Guillaume et cette petite citation qui tombe ce matin sur l’écran :
    Citation du jour
    “Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?”
    de Lewis Carroll

    Bonne journée

    Jacques

  19. Que n’eut-on pas rendu justice à Sosigène plutôt ; en lui dédiant le septième mois ! Un mois charnière entre saisons. Il aurait été à sa juste place après Juillet (Jules) et Août (Auguste).
    Mais brisons là !
    Cet article vaut son pesant d’or !!

  20. Bonsoir!

    Merci Hakim pour votre court commentaire si intéressant qui nous ramène à Sosigènes (avec un s final) et à ces précisions de l’explicite Manu qui a réponse à tout :

    « A – Calendrier

    Le calendrier actuel est le calendrier grégorien, avec 5 étapes depuis ses origines romaines.

    Signalons d’abord que les calendriers romains et juliens se sont fortement inspirés du calendrier égyptien et celui-ci du calendrier mésopotamien !! Ce calendrier solaire avait déjà 365 jours (avec des saisons et des mois), il date d’environ 3 000BC et est à l’origine du calendrier julien

    1 – Le calendrier de Romulus (le fondateur de Rome) a réglé la vie de la civilisation romaine pendant presque mille ans, entre l’an 753 et l’an 45 BC.

    Ce calendrier, qui comptait 10 mois, débutait au printemps (en mars) et s’étendait sur 304 jours. Pendant l’hiver, les Romains arrêtaient de compter les jours avant de reprendre le décompte au printemps suivant !!. Un peu primitif !

    2 – Le roi Numa Pompilius fit ajouter au calendrier romain deux autres mois (janvier et de février), ainsi qu’un 13e mois tous les 4 ans. L’année comptait alors 355 jours (et 385 jours tous les 4 ans !!).

    Le premier mois de l’année romaine était nommé « Mars » en l’honneur du Dieu de la guerre.

    3 – En 45 BC, Jules César, instaura lui aussi le calendrier solaire, enfin !, conseillé par l’astronome égyptien Sosigènes. Il créa ainsi le calendrier julien, dont l’année durait en moyenne 365,25 jours. Pour palier le 0,25 jour, le calendrier comptait trois années de 365 jours, suivies d’une année bissextile de 366 jours (4 x 0,25 = 1 jour). Toutefois, l’année julienne demeurait un peu trop longue par rapport à l’année solaire, ce qui, en 1500 ans, provoqua un décalage d’une dizaine de jours.

    4 – En 532, l’Église de Rome, très influente, décida que janvier marquerait désormais
    le point de départ de l’année. Ce mois avait l’avantage de suivre immédiatement la naissance du Christ, tout un symbole ! Toutefois, cette mesure n’a pas été suivie partout d’emblée. En effet, dans certaines régions de France, par exemple, l’année commençait à Noël ou encore à Pâques.

    5 – En 1582, le pape Grégoire XIII décida de corriger la dérive provoquée par le calendrier julien. C’est ainsi qu’un collège de scientifiques dirigé par Christophorus Clavius mit en place le calendrier grégorien. Très semblable au calendrier julien, ce dernier débute le 1er janvier et compte 12 mois. Il totalise 365 jours auxquels s’ajoute un jour (le 29 février) tous les 4 ans (année bissextile), sauf les années séculaires dont le millésime n’est pas divisible par 400 (en clair, l’année 2000 était bissextile alors que 2100 ne le sera pas). Le calendrier provoque donc toujours un petit décalage d’environ un jour tous les 3000 ans. Ce calendrier ne fut adopté que progressivement au fil des siècles par différents pays, ce qui donna naissance à de drôles d’anecdotes.

    Par exemple, Isaac Newton est né le 4 janvier 1643 ou le 25 décembre 1642, selon qu’on utilise le
    calendrier grégorien ou le calendrier julien, encore en vigueur en Angleterre à l’époque.

    NB – Le mot « bissextile » tire son origine de la façon que les romains ajoutaient 2 jours à la fin de février : deux fois « le sixième jour avant les calendes de mars » mais il n’a plus de justification de nos jours.

    B – Origine des noms des mois de notre calendrier

    En 45 BC, il fallait trouver douze noms. Ce fut Jules César qui participa au choix et en donna un à son nom, 1 pour l’empereur Auguste, 5 pour des dieux, 1 pour les purifications et les 4 autres sont des
    nombres.

    Janvier : vient de Janus, dieu des portes, des passages et des commencements ; il est représenté avec deux visages opposés, car il regarde l’entrée et la sortie, la fin et le début d’une année.

    Février : vient du verbe februare « purifier ». Février est donc le mois des purifications.

    Mars : vient du nom du dieu de la guerre Mars (le retour de la période permise pour
    entamer une guerre !)

    Avril : vient d’Aprilis, nom d’Aphrodite, déesse de l’amour

    Mai : vient de la déesse Maia (pas l’abeille !), fille d’Atlas et Pléioné, l’une des Pléiades et mère de Mercure

    Juin : vient de la déesse Junon

    Juillet : vient de Julius (Jules César) ce mois est aussi son mois de naissance. Précédemment
    appelé Quintilis du nom de « quintus », cinq, parce que c’était le 5tème mois de l’ancien calendrier Romain

    Août : vient de augustus, « consacré par les augures », et aussi en l’honneur de l’empereur Auguste. Précédemment appelé Sextilis du nom de « sextus », six, parce que c’était le 6ème mois de l’ancien calendrier Romain

    Septembre :plus d’inspiration des auteurs donc vient de september : 7eme mois du calendrier romain

    Octobre : vient d’october : 8eme mois du calendrier

    Novembre :vient de november : 9eme mois du calendrier

    Décembre : vient de december : oui bravo 10eme mois du calendrier

    Les mois de septembre, octobre, novembre et décembre ne se comprennent qu’en commençant l’année à l’équinoxe de printemps, au mois de mars. Le nom des mois montre qu’ils n’ont pas tous eu le même point d’origine de l’année : les 7 premiers mois, par une décision plus tardive que les 5
    derniers qui sont comptés du printemps, ont leur origine en janvier. » (Fin de citation)

    Rendons justice de manière optative à ce joli mois chanté par Gilbert Bécaud qui n’oublie pas Cavaillon au pays qui respire, la saison venue.

    Quant au pays pur et respirable, puisque notre astrophysicien des temps modernes nous parle de Macronie dans son présent billet, on aimerait que les étoiles s’invitassent au grand débat et comme là-haut, il a son nom, peut-être pourrait-il implorer Jupiter pour qu’il daigne écouter la gent silencieuse qui réclame, ici-bas, sans tambour ni trompette sa « cognée » de décence et de dignité.

    Monsieur le Président, ne vous fâchez pas à propos de la remarque de Roxane! Pour le verbe de la succession à la forme pronominale, elle a bien sûr raison…Pas la peine d’en parler à Dieu et à ses saints du calendrier, palsambleu! Pour ne rien vous celer, le célèbre Jacques Attali, page 51 de « La figure de Fraser » écrit :

    « En trois siècles, deux paradigmes, mécanique, puis thermodynamique se sont succédés en physique (…) » Lui aussi fait la faute, faute que l’ordinateur vient de souligner en rouge.

    Et sur cette couleur, je vous laisse dans l’attente de lire, en cette mi-janvier, l’imminente réflexion de Monsieur Guillaume Bardou qui, à sa façon peut-être, avec sont cent d’encres, brossera un autre tableau du temps et du monde.

    Heureux, lectrices et lecteurs qui, sans dépenser le moindre ducaton, seront sensibles à ce « passage » si attendu, à telle enseigne que l’on peut, d’ores et déjà, subodorer qu’il n’aura pas de prix.

    Allez, je quitte mon arbre et m’en retourne à la maison!

    Garo

  21. …Et non sans faire amende honorable, au petit jour, en reconnaissant ma grosse faute à l’endroit du cent d’encres de Monsieur Bardou : son cent d’encres et non point « sont » cent d’encres. Bon sang de bon sang, qu’il me pardonne!
    Pour l’heure, il est un son haut en couleur – celui de son silence, palsambleu!

    Garo

  22. « Je peins le passage » (M.de Montaigne)

    Je viens de voir à l’instant à la télévision dans l’émission « Les grands du rire », consacrée aujourd’hui à la peinture et à la musique, le sourire de Mona Lisa, la Joconde chantée en mil neuf cent soixante-seize par une artiste italienne.
    Savez-vous que les vingt lettres de l’expression « Le sourire de Mona Lisa » constituent cette autre expression :
    « Le soir donna sa lumière »?
    Le physicien et le pianiste nous apprennent des choses, certes, mais tout n’est pas dit dans le sens caché du monde.
    Quelque chose résiste et demeure encore un mystère…
    Bonne après-midi

    Jacques

  23. Bonjour!

    Sous mon arbre, ce matin, me tombe sous le nez cette citation du jour…Ni gland ni citrouille, disons une petite manne tombée des cieux du hasard :

    Dimanche 20 janvier 2019
    Citation du jour
    “Je crois en la couleur rose. Je crois que le rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois aux baisers, beaucoup de baisers. Je crois qu’il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour et je crois aux miracles.”
    de Audrey Hepburn
    Rose est une jolie fleur et tout le ciel tient dans son espace, a dit Gaston Bachelard. C’est aussi l’anagramme d’un verbe et celle d’un dieu.
    Garo

  24. Il paraîtrait qu’un calendrier spécifique pour Mars existe (le calendrier darien ?) et pourrait servir si, un jour, (rêvons tout haut, bien que par écrit) Mars était colonisée ou mieux (délirons un peu) terraformée. Les différentes agences en « activité » sur cette planète se contentent pour l’instant d’incrémenter les jours pour tenir leurs comptes…
    Pour l’instant, cela n’a aucun intérêt pratique, mais dans mille ans, qui sait ?

  25. Bonjour ou plutôt bonsoir!

    Merci Hakim pour ce bref commentaire, si intéressant!

    D’autres, celles et ceux qui le souhaitent, peuvent sur vos erres s’apprêter à prendre leur billet au bureau des informations de cette agence tous risques, pour le grand voyage ou super voyage! Sur Internet :
    « Les calendriers martiens – iCalendriericalendrier.fr › Calendriers Saga › Les calendriers »

    Comme je suis bien luné et que j’ai sous mon arbre passé la nuit en chantonnant Jean de la lune et mon ami Pierrot, comment ne point vous parler du spectacle des corps célestes alignés? Ah, la super-lune bleue de sang, palsambleu!
    Quel tintouin linguistique autour d’une pleine lune sur laquelle on en fait tout un cirque!

    Allez, mes bons amis, cher Hakim, revenons sur terres avec le grand débat en ligne de ce jour, selon le site très officiel de notre gouvernement.

    A cette heure, impossible pourtant de participer, mes bons seigneurs, sur le site en question avec son calendrier impeccablement bien présenté.

    La fusée ou start-up qui propulse le « grand super médiatique » débat, s’appelle Cap Collectif.

    Vers 14 H 30, ce jour, un pilote de la boîte, m’écrit ou plutôt répond à ma question :

    « La participation en ligne ouvrira dans la journée sur la plateforme »

    Mon œil, Ferdinand, rien de rien à cette heure et impossible d’envoyer une jolie fleur à Monsieur Notre Président!

    Monsieur Hakin, ne pensez-vous pas, qu’il serait de bon aloi de « martialiser » quelques services pour les tirer de leur somnolence lunaire dans laquelle ils sont souvent?

    On peut toujours rêver et, à sa manière bleue, faire l’expérience du néant…Ce n’est pas rien quand même!

    Je pense à un morceau de phrase du « Meneur de lune » de Joë Bousquet :

    « (…) comme si nous étions le lieu de délices où le temps s’éprend de la vie »

    Quant à décrocher l’astre amie pour nous donner un coup de main, c’est une autre histoire, un autre commentaire laissé à la perspicacité des évangélistes des étoiles, qui ont bel et bien les pieds sur terre…

    Bonne nuit

    Garo

  26. Bonsoir!

    Avant d’aller retrouver l’alcôve et les bras de Morphée, juste deux ou trois petits mots avec et sans « sérotonine »…
    Après les bonnes nouvelles des étoiles, espérons toucher terre ou terres avec un s final!
    Puisse notre nautonier nous conduire à bon port!
    Rassurez-vous, Monsieur le Dauphin, nous savons, quand même, que Le Pirée n’est pas un homme!

    Roxane

  27. Bonjour à tous,

    J’apprécierais également d’avoir l’avis éclairé de certains évangélistes confirmés des étoiles sur ce sujet. Décrocher ce bel astre a portée de mains, comme c’est si joliment dit. Atteindre ce nouveau Pirée (qui n’est pas un homme, non).
    Pour l’heure, ces projets sont utopiques. Rassurez-vous, cher Garo, je ne prendrai pas de billet pour ce super voyage vers l’outre-tombe. Quant à ce fameux « grand débat national », ce spectacle du télévangéliste Macron, il ne m’inspire nullement. En vrai, Mars me semble moins lointain. Pour martialiser les officines, voir avec Benalla 😉

    Hakim (qui lit avec grand intérêt ce blog; commentaires compris)

  28. Bonjour!

    Je vous comprends Hakim, et vous avez raison sur toute la ligne!

    Cependant, il ne messied pas parfois d’avancer la nuance et si possible l’exploiter…

    Ce matin, Cap-Collectif m’envoie un message pour me dire que c’est prêt, la participation en ligne est ouverte sur

    la plateforme (en un seul mot dans le courriel). Croyez-vous, un instant, cher interlocuteur sagace, que je me suis précipité sur l’officiel site pour cocher des cases :

    oui – non – un peu – beaucoup – passionnément – pas du tout?

    Oh, que nenni, bien sûr!

    Mais, je me dois de vous dire que j’ai pris avec d’autres, des chemins de traverse – là où y’a de la joie! – pour exprimer, à ma manière, le fond de ma pensée.

    Utopie, dites-vous! Oui, peut-être…Et si l’utopie, veut dire l’expérience dans laquelle on observe la modification possible d’un élément et les effets qu’elle produirait dans ce phénomène complexe que nous appelons la vie, comme l’expliquait Robert Musil, peut-être que le lieu où la pensée de nulle part peut se donner libre cours, à sa chance d’être pris en considération, loin sans doute des mornes plaines d’un réalisme de la quotidienneté, télévisuelle entre autres, avec son calendrier affiché sur le site.

    Peut-être que la bonne nouvelle qui veut dire, je crois, évangile, viendra du côté de chez Guillaume après une décade de silence…

    Une tranquille apocalypse, peut-être…

    Ciel, mon mardi, pourvu qu’elle vienne!

    Garo

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