Qui suis-je ?

Né dans le midi de la France, j’ai passé une enfance contemplative, pratiquant la musique, les arts graphiques et l’écriture. Féru également de mathématiques et d’astronomie, j’ai choisi de suivre une filière scientifique tout en poursuivant mes activités artistiques et littéraires.

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Après des études universitaires à Marseille et Montpellier, j’ai passé ma thèse de doctorat en astrophysique à l’Université de Paris en 1977, puis mon doctorat d’état en 1985. Entré au C.N.R.S. en 1979, je suis depuis lors astrophysicien à l’Observatoire de Paris-Meudon. Aujourd’hui directeur de recherches au sein du Laboratoire Univers et Théories, mes travaux scientifiques sur les trous noirs et la cosmologie m’ont conféré une certaine renommée internationale. En 2003 j’ai notamment fait la une des revues scientifiques du monde entier pour ma théorie d’un univers fini et « chiffonné » à forme dodécaédrique. La petite planète n°5523, découverte au Mont Palomar en 1991, porte d’ailleurs mon nom en hommage à mes travaux.

A mes activités de scientifique et de conférencier j’ajoute celles d’un auteur tour à tour essayiste, romancier, poète et scénariste, dans une œuvre protéiforme où science, histoire, musique, art et philosophie sont liés. J’ai à ce jour publié une douzaine d’essais, six romans et sept recueils de poèmes, traduits en une douzaine de langues, ainsi que des CD, des DVD et de nombreux documentaires pour la télévision.

Très investi dans les relations entre science et art, j’ai maintes fois collaboré avec divers artistes pour la conception d’œuvres inspirées par les découvertes scientifiques, et j’ai moi-même présenté mes œuvres graphiques dans plusieurs expositions internationales.

Plus d’informations bio- et bibliographiques se trouvent sur mon site web http://luth.obspm.fr/~luminet/ et sur Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Luminet

130 réflexions sur “ Qui suis-je ? ”

  1. Je double ici le message que j’ ai déposé il y a quelques minutes sur votre page Facebook.
    Très heureux de vous avoir « découvert ».
    Votre blog, je crois donne la réponse à ma question. Je viendrai le consulter.
    ………………….

    Monsieur Luminet, bonjour.
    Un passage récent à Pleumeur Bodou, m’a conduit jusqu’à vous …à travers les étoiles.
    Je viens de dévorer votre remarquable ouvrage « Bonnes nouvelles des étoiles ».
    Je tiens à vous dire mon émerveillement et à vous dire toute mon admiration.
    J’aimerais bien être tenu au courant de vos conférences si vous en donnez. Mais où trouver les bonnes infos ?
    Claude Matillon. (astronome tout à fait débutant)
    Aix en Provence.
    claude.matillon@wanadoo.fr

    1. Bonjour. Merci pour votre intérêt, et désolé pour ma réponse tardive. Je donne en effet des conférences publiques, que j’annonce sur ma page Facebook.

      1. je viens de decouvrir votreblog je ne suis qun petit amateur d astrophysique et j aimerai trouver vos informations courament

      2. Bonjour: je suis assez d’accord avec vous sur le fait que la GQB est plus naturelle que la théorie des supercordes. Je suis amateur mais quand même la logique prévaut. Par contre, je suis un peu sceptique sur votre conclusion que l’Univers est issue de la contraction d’un univers antécédent au travers d’un ‘atome primlitif, insécable’, petit mais pas infiniment petit. Il demeure touours la question de l’origine…QUELLE EST L’ORIGINE DES UNIVERS ANTECEDANTS? Vous semblez éluder cette question. Un être vivant qui se pose des question….

        1. Il me semble difficile de répondre scientifiquement à la question de l’origine des univers précédents, pour au moins deux raisons :

          1) On ne peut émettre d’hypothèse que par rapport à des observations, mais on ne peut pas faire, en tout cas pour le moment, d’observations sur un hypothétique univers précédent.

          Au pire on pourrait imaginer que selon l’origine des univers précédents, une caractéristique observable dans notre univers en découlerait de telle sorte que cela constituerait une preuve indirecte, mais cela me semble difficile d’imaginer cela.

          2) Si même on indentifiait une cause à l’existence du/des univers, se poserait alors la question de l’origine de cette cause.

      3. Bonjour Monsieur Jean Pierre, j’ai trouvé une vidéo dans Youtube , le titre est constellation 1996 . Voici le lien: https://www.youtube.com/watch?v=h2i_iKfcBwU
        Je suis une étudiante en éducation et je souhaiterais obtenir votre autorisation pour utiliser les images des constellations qui se trouvent dans la vidéo de votre reportage, ceci, pour des fins d’un travail pédagogique concernant un travail (classe inversée) que je doit présenter à des élèves de 4e année du primaire. C’est dans le cadre de mon cours de TIC2. Les seuls outils que je peux utiliser doivent être libre de droit, ou obtenir l’autorisation du propriétaire.

        Je dois déposer mon travail au plus tard ce jeudi 5 octobre.

        Merci d’avance de votre réponse

          1. Bonjour,
            -peut-on évaluer la masse totale de l’univers ?
            -la masse totale de l’univers est-elle une constante ?
            -si 2 droites parallèles se rejoignent à l’infini, l’univers est-il sans dimension ?

          2. Bonjour,
            • On peut aujourd’hui estimer la masse de l’univers « observable », car on connaît sa taille et la quantité approximative (à un facteur dix près) de matière et d’énergie qu’il contient. On arrive à environ 10^50 kg. Pour l’univers physique en son entier on l’ignore évidemment puisqu’on ne connaît pas sa taille (peut-être infinie).
            • Si « notre » univers est unique (plutôt que de faire partie d’un vaste ensemble d’univers comme certaines théories très spéculatives le suggèrent), alors sa masse-énergie est forcément constante.
            • Si deux parallèles ne se rejoignent qu’à l’infini cela signifie que l’espace a une géométrie euclidienne, cela n’a rien à voir avec sa dimension…

      4. Ne pourriez-vous pas dire à votre ami Onfray que le big bang n’est pas une étoile qui a explosé, il dit ça souvent dans ses cours de l’université populaire!!!

        1. Bonjour, n’écoutant pas les cours de Michel Onfray et n’ayant donc aucune idée de ce qu’il a dit précisément, je ne puis corriger d’éventuelles erreurs d’interprétation de sa part! Je serais quand même étonné d’une pareille confusion. Ne ferait-il pas plutôt allusion à l’hypothèse d’un « avant-big bang » dans lequel une étoile se serait effondrée en trou noir et, par le trou de ver formé, aurait engendré une fontaine blanche correspondant à notre big bang? Même s’il est loin d’être étayé, c’est l’un des modèles théoriques possibles de gravité quantique, qu’Onfray a pu lire dans un de mes ouvrages de vulgarisation…

  2. bonjour mr luminet,
    je me permets de vous envoyer de nouveau mes questions car à la suite d’1 problème technique celles ci n’ont pas du vous parvenir et vos réponses se sont surement égarées en raison de mon adresse mail incorrecte.
    voici mes 2 interrogations:

    1ere question:
    la mort de l’univers cela signifie t il bien la disparition totale de la matière, de l’espace et du temps?

    2eme question:
    selon certaines théories ( peu importe qu’elles soient encore hypothétiques ) les trous noirs (ou les trous de ver ) seraient des portes spatio temporelles débouchant sur d’autres univers. mais lorsqu’on parle de mort de l’univers (quelque soit le scénario :big rip,big freeze, big crunch ) cela signifie t il que ces univers parallèles disparaitraient avec notre univers ou bien survivraient ils alors que notre univers disparaitrait?

    je vous remercie de votre attention.
    je continue toujours à suivre vos interventions lumineuses sur le net et je débute la lecture de votre destin de l’univers qui me permettra , je l’espère, de satisfaire toute la curiosité d’un tout jeune passionné de cosmologie et d’astrophysque.
    cordialement
    brosset arnaud

    1. Merci pour votre intérêt, et excusez ma réponse tardive.
      1/ la « mort de l’univers » est à prendre au sens métaphorique, sauf dans le cas d’un « Big Crunch » où en effet matière, espace et temps disparaîtraient dans une singularité. Mais le modèle du Big Crunch est aujourd’hui éliminé.
      2/ Dans l’hypothèse du multivers, les « autres » univers obéiraient à des lois complètement différentes du nôtre, et ne seraient donc en aucun cas influencés par la « mort » du nôtre…

  3. Bonjour Monsieur Luminet,
    Je suis un simple élève de première scientifique, mais je suis surtout un passionné de physique et d’astronomie.
    Je me pose souvent une question ou expérience imaginaire et j’aimerais vous en faire part si cela vous intéresse. J’imagine parfois que je suis dans l’univers, puis d’un seul coups le temps disparaitrai et de manière très rapide l’espace à son tour. Que devient la matière ? Est telle indépendante de l’espace-temps ? Peut telle subsister sans lui et surtout l’information qu’elle contient ? En espérant avoir une réponse de votre part. Cordialement

    1. Seln les conceptions modernes (relativité générale, mécanique quantique), la matière ne peut exister sans l’epace-temps. C’est l’une des raisons pour lesquelles on appelle parfois l’univers un « espace-temps-matière ».

      1. Bonjour Mr Jean Pierre Luminet,
        En parcourant youtube et en écoutant une de vos conférences agréable à suivre et à entendre, je n’ai pu m’empêcher de penser que la nature du Sud de la France avait eu un bon impact sur les complexités et les fusions qui vous animent aujourd’hui. En effet, un scientifique qui aime la musique, l’écriture, l’art…en faisant des alliages neuronales tout en les résumant de façon audible à tous est remarquable.
        Pour ma part je voudrais simplement vous soumettre si vous me le permettez à une lecture gratuite de mon livre auto édité :
        Le secret des portes de la vie
        https://www.monbestseller.com
        En réalité ce n’est pas un best seller mais si je pouvais avoir votre avis, j’en serais ravi…
        Très cordialement
        Nicolas Galves

  4. Bonjour monsieur Luminet, tout d’abord je souhaite vous dire que j’ai été très heureux d’avoir une réponse de votre part et je vous en remercie. Vous savez hier je regardais une conférence d’Etienne Klein, il parlait du temps et il m’a laissé sur ma faim car il a parlé du temps en relativité, sa conception mais n’a dit qu’une phrase sur le temps quantique et j’aimerais savoir comment est représenté le temps de manière quantique ? Quelle est la différence entre le temps décrit par la relativité et celui de la mécanique quantique ?
    Enfin, j’ai regardé une de vos conférences à vous, et je me suis intéressé à vos travaux sur la géométrie de l’univers qui serait chiffonné, je trouve ça fantastique. J’ai jubilé quand vous avez dit que les vibrations à l’intérieur d’un espace dodécaedrique de Poincaré correspondent aux vibrations de l’univers ! Mais si l’univers est un espace chiffonné cela veut dire que l’espace-temps aussi non ? Donc la géométrie bien plane décrit par la relativité général ne serait pas totalement correct ? Et si il y a des connections géométriques (par exemples les faces) nous pourrions nous déplacer entre deux points de l’univers plus rapide car ils sont reliés par une symétrie ? Si l’espace est chiffonné le temps l’est aussi ( où du moins cela aurait un impact sur le temps) ?
    Je vous remercie encore avec la plus grande admiration que j’ai pour vous. Cordialement
    P.S : J’ai trouvé la démonstration de la relativité avec un bas résille originale et ça ma fait sourire aussi.

    1. Merci pour votre commentaire. Pour des raisons un peu techniques qui n’auraient pas place dans mon blog, la coordonnée temporelle de l’espace-temps ne peut pas être « chiffonnée » (essentiellement pour sauvegarder la causalité). Par ailleurs on peut très bien avoir un espace type dodécaèdre de Poincaré, mais à très grand rayon de courbure, de sorte qu’on aurait l’illusion de vivre dans un espace « plat » (tout comme nous à la surface de la Terre).

  5. Bonjour,
    Je vous remercie encore d’avoir répondu une fois de plus, cela me rend très heureux. C’est tellement dommage que je ne puisse pas vous poser toutes les questions qui me tracassent en vous détaillant plus car je comprends que sur un blog vous ne pouvez pas tous détailler vous non plus. Mais si j’ai bien compris la causalité dont vous m’avez parlé précédemment, c’est que tous évènements à une cause et cette cause implique un effet, ce principe n’est-il pas déterministe (physique classique )? Et la mécanique quantique elle est basée sur l’indéterminisme non ? Et si au niveau macroscopique l’univers ne serait pas si déterministe que l’on croit, si le déterminisme étais une forme d’illusion? (si on peut dire ça comme ça)
    Voilà, je ne veux pas trop vous embêter avec mes questions.
    Merci beaucoup encore. Cordialement

  6. Bonjour Monsieur Luminet,

    Je tiens d’abord à vous souhaiter une Joyeuse et Cosmique Nouvelle Année 2015 !

    Le 21 Janvier 2015 , je me prépare à lancer ma toute première souscription pour mon (peut-être) futur livre de Poésie sous le pseudonyme Frédéric Thorium et intitulé : « Les Violations Quantiques » sur le site de http://www.bibliocratie.com

    Je tenais à vous remercier sur ce Blog car c’est Ici que j’ai découvert que l’on pouvait écrire de la Poésie Cosmique et Joyeuse !

    Sans le savoir, votre aide m’aura été bien précieuse !

    Merci.

    Les Salutations Cosmiques.

    Frédéric Thorium

  7. Bonjour chère Monsieur Luminet, je tiens tout d’abord à vous témoigner mon admiration que j’éprouve à l’égard de vos travaux, tant sur le plan scientifique que littéraire. Mon frère et moi-même avons eu une petite réflexion sur l’avenir de l’univers. étant donné que certaines étoiles en mourant se transforment en trous noirs, sachant que toutes les étoiles meurent, le nombre de trous noirs augmentent irrémédiablement. Les trous noirs s’engloutissent entre eux à force d’être de plus en plus nombreux.
    Par conséquent, est il possible que l’univers redevienne une singularité, comme au Big Bang. de ce fait l’univers ne pourrait il pas être périodique ? Cependant beaucoup d’éléments viennent contredirent cette « théorie », comme : la théorie de l’inflation ( les trous noirs, ne pourraient rattraper la fuite de l’espace ), le rayonnement de Hawking ( si il peut s’appliquer au trous noir macroscopiques ). Cependant la théorie du code cosmologique viendrait soutenir cette idée, mais elle est aujourd’hui très controversée. Qu’en pensez vous ?
    Cordialement
    Quentin et Nicolas Pillot, étudiants.

    1. Le futur de l’univers ne dépend pas des trous noirs mais de la répartition de l’énergie entre matière attractive et énergie noire répulsive. Si cette dernière continue à prédominer comme aujourd’hui, alors l’expansion s’accélère et l’univers ne peut s’effondrer en une singularité. L’idée de code cosmologique ne mérite pas le nom de théorie, c’est un fatras idéologique. Bonne continuation et merci d’apprécier mes écrits.

  8. Bonjour Monsieur Luminet,
    Tout d’abord je tiens à vous féliciter pour vos recherches et votre travail de vulgarisation ma foi extraordinaire. J’ai eu le bonheur de lire le Rendez-vous de Vénus qui m’a passionnée.
    Ancienne élève de Mme Gory, cette dernière m’a longuement parlé de vous et de vos recherches. Passionnée de cosmologie et de physique, j’ai pu trouver mon bonheur dans vos écrits. Je n’ai malheureusement pas eu la chance d’assister à l’une de vos conférences. Mais bon, passons.
    Je voulais simplement vous remercier et vous féliciter.
    Merci encore.

  9. Bonjour Monsieur Luminet,
    Merci mille fois pour votre travail de vulgarisation scientifique et de prendre encore le temps de tenir ce blog pluridisciplinaire ! Je me permets de vous poser une question bien vous soyez certainement très pris. Je ne trouve pas de littérature concernant le temps aux abords du big-bang. J’ai compris que le temps ralentissait en remontant vers la limite de Planck, cela veut-il dire que l’inflation censée s’être déroulée en 10-32s (de notre temps) s’est en fait étalée sur une période beaucoup plus longue ? A contrario je comprends que le temps s’accélère alors depuis le big-bang, ce phénomène est-il pris en compte pour calculer les distances et vitesses des objets éloignés ou est-ce négligeable ?
    Je renouvelle mes félicitations en espérant vous voir à des heures de grandes écoutes !

    1. A partir du moment où l’on traite les questions dans le cadre de la relativité einsteinienne, comme c’est le cas avec le big bang, tous les phénomènes de relativité du temps que vous évoquez sont évidemment pris en compte !

  10. A monsieur Jean-Pierre Luminet pour son livre ILLUMINATIONS
    Je pense qu’il est assez rare de trouver un livre traitant de questions scientifiques aussi ardues qui peuvent rester abordables pour le profane dont je fais partie, à tel point que j’en ai rédigé un recueil d’extraits que je destine à mes arrières petits enfants. Je le résume en 16 pages, mais
    Selon les caractères de votre livre cela ne devrait en représenter qu’une petite moitié.
    Dans la dernière phrase, vous évoquez la quête d’une double mesure; celle du cosmos et celle de la profondeur de l’âme humaine, dont Voltaire se posait la question de l’existence!
    Il est probable que l’homme ne découvre cette profondeur que progressivement, et, à 90 ans, j’ai rédigé un petit opuscule qui fait état de cette découverte et des sentiments que me procure la quête de cette deuxième mesure à la fin de la vie, lorsque les regrets et les remords vous envahissent alors que la flèche du temps ne peut revenir en arrière.
    J’ai lu avec beaucoup d’émotion le récit de la vie de Georges Lemaître car mon oncle Albert était également né en 1894, c’était un brillant polytechnicien, affecté aussi dans l’artillerie. Mort en Belgique en 1915.Il a reçu les plus hautes distinctions, mais à titre posthume.
    S’il avait vécu il aurait peut-être fait partie des savants aussi célèbres.
    LAIGLE Albert Lucien Eugène Sous-Lieutenant Origine :.. 52 Vignory (Né le 15/2/1894) … 2° batterie, Blessé – Mort le 22/1/1915 à l’hôpital de Poperinghe (Belgique) .
    avec tous mes remerciements et mes félicitations.

  11. Monsieur,

    Je viens d’écouter votre tribune Osons la France. Je tenais simplement à vous exprimer toute mon admiration. Vous avez une faculté incroyable à décloisonner les sciences, les arts, les matières : la philosophie, la mathématique, l’optique, la physique quantique, la musique, la peinture, l’histoire, la médecine…il semblerait que tout cela ne fasse qu’un lorsque vous parlez. C’est tour à tour troublant, excitant, fascinant, dérangeant pour nos esprits formés par la catégorisation et la segmentation. Je suis ravie (et confiante) de savoir que de grands esprits comme le vôtre essayent de changer nos paradigmes.

    Merci pour ce que vous apportez à vos lecteurs, votre audience et vos pairs.

  12. Conseil de la Nuit.

    Bonjour,

    Architecte Paysagiste dans l’équipe du Parc naturel régional des Baronnies provençales, j’ai lu avec ravissement votre livre sur les poètes et l’univers et vous apparaissez comme un des rares scientifiques également ouvert, non seulement compétent, mais – allez disons-le- percutant même, sur les entrées littéraires, artistiques, les sciences humaines et le thème de la nuit « vécue » en général.

    Nous allons engager un programme d’action sur les paysages nocturnes, que nous voulons original et différent des approches existantes, poétique avant d’être technique, et nous réunissons à cet effet un groupe de travail composé d’astronomes, d’artistes, d’historiens, de bergers… avec la nuit et ses paysages comme champ de réflexion transversal pour mettre en place outils de médiation, manifestations ou aménagements originaux.

    Nous sollicitons votre regard, éventuellement votre participation. Nous avons des idées folles, et nous en cherchons d’autres. C’est si rare !

    Je vous ai envoyé un mail plus étoffé, explicitant davantage notre approche, nos projets, nos besoins, à votre adresse de l’observatoire de Paris-Meudon. Loin de vouloir insister, peut-être cette boîte est-elle caduque, ou peu consultée ? Dans ce cas, à quelle adresse mail est-il possible de vous joindre ?

    Merci infiniment de votre réponse,

    Charles Ronzani, Chgé de mission Paysages au Parc naturel Régional des Baronnies provençales.

    1. Merci pour votre message. Ma boîte mail de l’Observatoire n’est pas caduque, mais je n’ai rien reçu de vous. Ou alors il s’est agi d’un courrier physique? Auquel cas j’irai le mois prochain chercher mon courrier…

  13. Bonjour Monsieur Luminet,

    Vive la technologie, qui permet aujourd’hui de rapprocher des gens comme vous et moi, nous qui vivons à des années lumières. Internet serait-il une sorte de trou de vers?

    A l’échelle humaine, on constate déjà l’existence de plusieurs « univers », ils sont souvent en confrontation, c’est le fil de mon dernier roman, je ne suis donc pas étonnée du résultat de vos recherches mais plutôt admirative, tant par la masse de votre travail que par sa qualité! Que votre souhait se réalise! Merci d’exister! A très bientôt!
    Bien sincèrement,
    Céline Maroy

  14. Bonjour, je trouve passionant votre blog mais j’ai une question qui me taraude l’esprit,pourquoi malgre la gravitation les planetes ne finissent-elles pas etre attirees par la masse du soleil pour s’y ecraser ?
    MERCI

  15. Bonjour Monsieur Luminet,

    Je me permet de vous contacter pour d’abord vous féliciter de la beauté de votre travail et de votre pédagogie. Mais aussi dans l’espoir de vous poser une question dont Google ne connait pas la réponse. Mais peut-être que vous, vous aurez une piste !

    Je souhaiterais savoir, en admettant que la matière sombre existe dans l’univers, comment différents corps (humain, objet physique, planète tellurique et gazeuse) se comporteraient, si ils pouvaient quitter la galaxie alors qu’elle se retrouve, elle-même, maintenu par cette matière noire ? En résumé, es-ce que la sensation dans l’espace est différente (ou toute chamboulée) lorsque nous quittons cet espace où il n’y a plus de matière noire autour de nous ?

    Sur cette simulation de l’univers (https://www.youtube.com/watch?v=UxuPZyqF9qM) ont aperçoit aisément les 25% de matière noire. Que nous arrive t’il lorsque nous somme plus qu’en présence des 70% d’énergie sombre ?

    Cordialement. Merci.

    1. Bonjour. Admettons que la matière sombre soit liée aux galaxies et qu’entre les galaxies il n’y ait plus que de l’énergie sombre (cela est loin d’être prouvé). La matière sombre engendre de la gravité, qui diminue avec la distance, donc loin de toute configuation de matière (sombre ou pas), dans un pur bain d’énergie noire (situation, je répète, improbable, mais vous posez la question), un corps ne ressentirait aucune accélération (équivalente à un champ de gravité).

  16. Bonjour,

    Je viens de regarder une conférence que vous avez donné il y a quelques années et dans laquelle vous conjecturiez que l’univers était un hyper-dodécaèdre.
    Les données collectées par Planck confirment-elles ou infirment-elles votre idée? 🙂
    Et si l’univers est beaucoup plus plat, beaucoup plus euclidien, cela veut-il dire qu’il enflera jusqu’à la nuit des temps?

  17. Bonjour M. LUMINET

    Superbe illustration d’une topologie d’univers chiffoné que vous décrivez dans votre ouvrage, l’oeuvre de Yayoi KUSAMA exposée au Musée des beaux-arts de Nancy pourrait vous intéresser (rechercher « Pièce avec une infinité de miroirs et de lucioles sur l’eau »).

    Avec tous mes respects.

    1. Merci pour le lien. En effet, belle réalisation. Serge Salat et Françoise Labbé avaient réalisé des installations semblables il y a une vingtaine d’années (cf leurs livres La relève du réel, Le livre infini). Cordialement

  18. Bonjour,
    Pourriez-vous me conseiller un ouvrage accessible permettant d’acquérir les connaissances de base en physique nécessaires à la compréhension de la cosmologie? Je n’ai pas de formation scientifique mais j’aimerais peut-être un jour faire un DU avec l’Observatoire de Paris.
    Merci d’avance, et merci pour votre blog !

    1. LACHIÈZE-REY Marc, Initiation à la cosmologie, Paris, Masson, 1992.
      MAZURE Alain, MATHEZ Guy et MELLIER Yannick, Chronique de l’espace-temps, Paris, Masson, 1994.
      Il faut quand même un petit bagage mathématique.

  19. Bonjour,

    Tout d’abord je souhaite vous dire que j’ai été passionnée par votre site et vos vidéos sur youtube !

    Je suis en école d’art et j’ai décidé de diriger un projet personnel autour de la représentation de l’univers, des planètes et de la voie lactée que peut en avoir un artiste. J’aurai aimé, si vous le pouvez, que vous me conseillez sur des représentations d’artistes, des reportages ou je ne sait quels réalisations intéressantes qui pourrait me guider afin que je puisse creuser encore plus cette question qui me passionne.

    Aussi, j’ai essayé d’en savoir un peu plus sur la découvertes de 55 Cancri-e mais je n’ai pas réussi à comprendre où ni comment cette découverte a-t-elle été faite ?

    Avec tout mon respect, je vous remercie de votre réponse.

    Inès Silbermann

  20. Bonjour,
    Je vous laisse un message car je ne peux répondre à la question de mon fils: que se passera t il concrètement quand le soleil va mourrir?
    Ma réponse est trop vaste pour lui, à savoir la terre va disparaître,
    Que dois je lui répondre merci à vous
    Cdt

    1. J’ai publié l’an dernier un livre, « 100 Questions sur l’univers », qui répond précisément à ce genre de questions (il ressort en poche le mois prochain). Voicice que j’y vais écrit :
      « Le Soleil est une boule de gaz chaud actuellement stable, car il libère de l’énergie au centre et cette énergie, qui aurait tendance à le faire grossir ou même exploser, est compensée exactement par le poids des couches atmosphériques qui le compriment. Cette phase d’équilibre dure depuis 4,5 milliards d’années et durera à peu près encore autant. Mais le Soleil produit de l’énergie en consommant du carburant, qui est son propre hydrogène, le gaz qui le constitue à 90%. Quand cette phase s’achèvera par épuisement de son combustible au centre, l’équilibre entre la pression de radiation expansive et la gravité compressive sera brisée, et le Soleil se mettra à enfler.
      Dans une première phase, il se dilatera pour atteindre peut-être 200 fois sa taille actuelle, dévorant les planètes Mercure et Vénus. Il s’arrêtera de gonfler au niveau de l’orbite terrestre, mais notre planète, dépouillée de ses océans et de toute trace de vie, sera réduite à une boule de roches en fusion circulant dans l’atmosphère ténue mais brûlante du Soleil, à 2000°C.
      Dans une seconde phase, le cœur du Soleil s’échauffera à cent millions de degrés, une température suffisante pour libérer une énergie nouvelle issue de la fusion de l’hélium en carbone. Notre étoile, devenue géante rouge, s’étendra alors jusqu’à l’orbite de Mars. La phase finale se produira lorsque l’hélium sera à son tour épuisé. Les réactions nucléaires s’arrêteront, l’enveloppe externe du Soleil sera éjectée sous forme d’une nébuleuse se diluant peu à peu dans l’espace interstellaire, tandis que son cœur mis à nu, qui fonctionnait comme une centrale nucléaire, s’éteindra progressivement et se contractera sous l’effet de la gravitation qui ne sera plus compensée. Il formera un résidu stellaire appelé « naine blanche », rétréci aux dimensions d’une planète mais ayant la masse d’une étoile. Puis la naine blanche se refroidira lentement au cours de dizaines de milliards d’années et se transformera en naine noire.
      Comme le Soleil est une étoile banale, c’est le sort qui attend 90% de toutes les étoiles de l’Univers. »

  21. Bonjour Mr Luminet,

    Maintenant que la frénésie médiatique sur « l’étoile mystérieuse » est un peu retombée, j’aimerais beaucoup vous lire sur la fameuse KIC 8462852 – si le sujet vous intéresse, bien sûr.
    Et discuter avec vous des diverses hypothèses en cours et à venir pouvant expliquer ces mesures inédites.

    A ce titre j’espère que l’année 2016 sera intéressante avec une chance de voir un nouvel évènement et de faire des observations plus poussées. (Oh, accessoirement on pointera aussi des radio-télescopes nouveaux et très puissants, mais j’y crois moyen).

    Encore merci pour tout,

    David.

      1. Merci pour le lien !
        Effectivement l’explication des essaims de comètes est la moins improbable pour le moment (mais elle reste peu probable pour plusieurs raisons).
        Je trouve la conclusion de l’article un peu trop définitive, ils nous manque encore pas mal de données pour conclure quoique ce soit, il y a encore la possibilité d’un autre évènement naturel encore jamais observé (il y a aussi l’hypothèse tout aussi peu probable d’un champ massif d’astéroïdes capturé récemment).
        Il est encore possible qu’on apprenne quelque chose d’intéressant avec cette étoile (même s’il n’est nullement question de p’tits gris).

        Cordialement.

  22. bonjour M Luminet
    suite a votre conférence récente à propos des trous noirs au collège de France
    j’ai mis en page votre citation de G De Nerval (mais comment a t’il su??..),et je souhaitais naturellement vous la transmettre .

    trés cordialement
    J EXMELIN

  23. Rezé le 01 12 2015

    Bonjour Monsieur Jean-Pierre Luminet,

    Beaucoup de spécialistes en astrophysique et physique se penchent actuellement sur la mystérieuse énergie et matière noire et pour l’instant personne ne peut dire de quoi il s’agit. Je me suis fait une petite idée sans aucune base scientifique, mathématique, cosmologique où astrophysique.
    Les astrophysiciens ont constaté que notre Univers va quelque « part », en expansion et de plus en plus vite. Dans la théorie de fractale « tout est un tout » en partant du micro cosmos vers macro cosmos et à l’envers.

    Je me suis dit que si tout cela n’est qu’une histoire de gravité à une échelle inimaginable où la matière cosmique visible déferle d’un sommet sur une « pente » vers un centre (comme le centre de la terre) où la force gravitationnelle est peut-être infinie. En descendant, la matière prend de plus en plus de vitesse ce qu’aujourd’hui les astrophysiciens ont pu constaté. Et si, ce « quelque chose » où va la matière visible, ne serait que la concentration vers un autre Bing Bang. Pourquoi la matière et l’énergie connues se trouvent-t-elles sur une « pente » ? Je n’en ai aucune idée.
    Monsieur Luminet, je ne suis pas fou, je n’ai aucune prétention à vouloir révolutionner la cosmologie, loin de ça ! J’ai eu cette petite idée. Peut-être d’autres personnes l’ont pensé et bien sûr ça se résume à mes minces connaissances. Je vous remercie de m’accorde quelques minutes de votre temps pour me lire.
    Bien cordialement,
    Georgiu Cornel

  24. Il faut toujours faire précéder un avis sur un semblable sujet d’une formule du style : « je pense plutôt que », « à mon humble avis », « il me semble que… » ; une erreur est toujours possible, voire probable.

    Cette précaution prise, voici ma remarque : il me semble, donc, que la description du raisonnement de l’ami Isaac comporte une petite erreur : 400 pouces (2,54 cm X 400), correspondent à environ 10 mètres. Or, une seconde, c’est environ le temps que met un objet pour parcourir 5 mètres ; ½ x γ x t2 ≈ 5 x 1 ≈ 5. J’ai bon ?

    1. Désolé pour ma réponse si tardive. Vous avez raison : la pomme tombe de 200 pouces la première seconde, soit 5 mètres. Les chiffres du roman sont à revoir, une étourderie de ma part… Merci de l’avoir remarqué.

  25. Bonjour monsieur Luminet,

    Je vous ai laissé un message mais je ne sais pas si vous l’avez reçu.
    Nous sommes très intéressé par votre réflexion autour du film interstellar.
    Nous organisons en
    Partenariat avec des laboratoires de recherche toulousains un festival de Cinema scientifique à Aurignac dans un cadre d’éducation populaire et nous prévoyons une projection du film en plein air: nous serions heureux de vous inviter pour évoquer avec vous cette aventure de la représentation des trous noirs.
    Je suis responsable d’un réseau
    Associatif de diffusion cinématographique au sein de la ligue de l’enseignement: je suis assez novice scientifiquement parlant, mais je dois dire que je suis très enthousiaste à la lecture de votre blog et me dis que votre présence parmi nous à Aurignac serait une façon très intéressante de mettre en lien la science et le Cinema.
    J’aimerai pouvoir vous raconter tout cela de vive voix;
    Je vous laisse mon contact:
    0686813130
    En espérant que nous pourrons nous parler,
    Bien à vous
    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
    CINÉFOL31 / Cinéma le Cratère
    SERVICE CINÉMA DE LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT 31

    Pierre-Alexandre Nicaise
    Responsable Délégué
    panicaise@laligue.org

    31 rue des Amidonniers
    31009 Toulouse CEDEX 6
    05 62 27 91 10
    http://www.ligue31.org
    http://www.cineligue31.com
    http://www.cinemalecratere.com

  26. Bonjour M.Jean-Pierre LUMINET,
    C’est à 70 ans que j’ai commencé à étudier l’astronomie a l’observatoire de Paris -en étudiant à distance-.(A.M.C, E.C.U. comment peser l’univers…)
    J’en ai aujourd’hui 75 etj’anime depuis 2 ans (bénévolement bien sûr) des modules de découverte de l’astronomie à l’Université Populaire de la Vallée de la Drome.
    Je souhaiterais, dès septembre 2016, me servir de votre livre
    « L’univers en 100 questions » comme support à mes prochaines interventions sous la forme suivante:
    Les auditeurs, après lecture de votre livre (qu’il se seront procuré), son invités à mettre en commun les questions qu’il souhaitent voir développer au cours de la séance que j’anime.
    Cette formule me permettrait de mieux répondre aux centres d’intérêts de chacun, et votre livre est parfait car, je trouve, il donne envie d’en savoir plus.
    Je vous remercie pour tout ce que mes lectures et auditions de conférences, dont vous etes l’auteur, m’ont apporté et aidé dans la satisfaction de mon appétit de compréhension …astronomique.
    Merci encore.
    Très cordialement.
    Jean-Louis FAYARD

  27. Bonsoir Monsieur Luminet,
    Je regarde vos travaux (notamment via les vidéos de conférences) depuis un bout de temps et ils me passionnent. Cependant je n’ai lu l’un de vos livres pour la première que cette semaine (le secret de Copernic), et je vous laisse ce mot pour vous mentionner tout le plaisir que j’ai eu à le lire, et aussi je vous tire mon chapeau pour le travail historique fouillé que vous avez réalisé ! Pour les amateurs de sciences, c’est un régal de découvrir ces grands scientifiques dans le contexte historique de leur époque et au travers d’une biographie-roman particulièrement captivante, et non plus seulement par les résultats de leurs travaux. Je vais m’empresser de dévorer la série Les Bâtisseurs du Ciel ! Bonne continuation dans vos travaux,

  28. Bonjour je m’appelle Alex par ce courrier je vous demande si vous pouvez recalculer la trajectoire de la météorite qui doit aller la terre le 5 mars à 17000 km. j’ai un certain doute. je vous remercie d’avance.

    1. Les calculs déjà faits par les astronomes sont parfaitement fiables, nul besoin de les refaire. Si ça peut vous rassurer…

  29. Bonjour Monsieur, j’ai une question (sans doute stupide) sur les ondes gravitationnelles au sujet d’une de vos interventions récentes où vous dites qu’elles découlent de la théorie de la relativité. En supposant qu’on ne dispose pas encore aujourd’hui de cette théorie mais uniquement de celle de Newton, il me semble que les ondes gravitationnelles pourraient aussi être déduites de la rotation rapide de 2 corps massifs comme les pulsars ? Merci

    1. Aucune question relevant de la saine interrogation n’est stupide. Les OG sont bel etbien une caractéristique de la RG. Dans le cadre newtonien Laplace avait déjà envisagé que la force de gravitation pouvait se propager à vitesse finie, mais pas sous forme d’onde… Merci de me lire.

    1. Cela dépend peut-être de la version de votre navigateur… De mon côté j’ai vérifié que cela fonctionnait… Dites-moi si vous rencontrez encore des difficultés.

  30. Bonjour Jean-Pierre

    Un ami me conseille de t’envoyer ce poème.
    C’est cadeau!

    Variations sur un dodécaèdre

    « On peut donc imaginer
    des modèles cosmologiques
    Finis ou infinis
    Quelle que soit leur courbure
    Et qui sont décrits par des formes
    D’une grande subtilité »
    Mais pourquoi diable
    Cet article érudit
    De Jean-Pierre Luminet
    Fait-il donc tant penser
    A vos jambes?

  31. Bonjour Jean -Pierre,
    vous auriez pu vous appeler lumineux , tellement vous êtes surdoué ( scientifique et artiste , faut le faire ! ) .Avec votre accent, il est facile de déceler votre origine , la même que la mienne, la Provence .
    Je m’intéresse aux sciences , dont l’astronomie est la première, de nos jours transformée en astrophysique . La science avance en se posant de nouvelles questions , étoiles noires, relativité, Big Bang, composition de l’Univers, physique quantique, nouvelles hypothèses … la relativité de l’espace -temps m’intrigue beaucoup : 3.10¨^8 m/s c’est très faible p ar rapport aux milliers A.L . D’après la Rel. plus la vitesse +, plus la durée se réduit comme si l’espace se réduisait sans aug. la vitesse . je ne sais pas si je me fais bien comprendre .
    Autre bizarrerie, la Rel. interdit la vitesse C, mais pas une supérieure je crois: retour vers… le passé, avec les paradoxes
    En fait il n’existe pas de symétrie du facteur G , au-delà de C, il me semble.par exemple que dans les médias, on explique pas pourquoi seuls les voyageurs subissent le ralentissement
    alors que c’est la Terre qui se déplace si la fusée est immobile.
    La vitesse et la gravitation ont le même effet, c’est donc que le facteur commun est l’énergie capable de déformer l’espace temps, mais toujours dans le même sens . La gravitation est une énergie qui attire, donc avec une énergie répulsive ( à découvrir) on pourrait peut-être franchir le mur de la lumière ? et retourner dans le passé ? Pour éviter les paradoxes, il serait impossible de le modifier , se faisant de manière virtuelle comme le reflet dans le miroir: On voit le reflet mais le reflet ne nous voit pas, bien sûr . Ainsi les gens du Passé seraient dans le reflet de leur époque, alors que les voyageurs seraient encore dans leur dimension spatio-temporelle du futur . Nous sommes en pleine science -fiction . Pouvez vous me donner votre avis sur ces questions ? Merci de votre attention .

    1. Bonjour,
      En relativité la vitesse c n’est pas interdite aux particules de masse au repos nulle, comme les photons! Pour des raisons de symétrie des équations, on a imaginé le monde supraluminique des « tachyons », des particules qui iraient toujours plus vite que c, et qui pourraient donc remonter le temps, mais le prix à payer c’est que ces particules ne peuvent qu’avoir une masse mesurée par un nombre imaginaire (au sens mathématique du terme), et donc ne sont probablement pas réelles (au sens physique du terme). Par ailleurs « l’énergie noire » qui domine actuellement la densité d’énergie cosmique et qui est antigravitante obéit aux lois de la relativité et ne permet en aucun cas de franchir le mur de la lumière.

  32. Cher Monsieur Luminet JP,
    Récemment vous avez présenté une conférence à l’université Nice-Valrose. Bien m’en a pris. A la suite de ce premier contact visuel où vous expliquiez l’univers, les récentes ondes gravitationnelles qui s’étaient invités en septembre 2015, enregistrées en février 2016, je crois… Par ailleurs j’ai lu avec intérêt votre livre « 100 questions »…. et suis devenu adhérent d’un club d’astronomie… On ne rattrape pas le temps perdu, mais la maturité limite les gaps, dit-on ! Car on peut prendre le train suivant vers la destination Cosmo-spirituelle, pas moins… Les interrogations sont si présentes… L’homme je crois n’est pas suffisamment universel pour accepter l’étrange du commencement… L’autruche !
    Je me suis esclaffé lorsque vous suggériez que vous en étiez peut-être un … un extra-terrestre WHY NOT… à la fin de votre bouquin des 100 questions. Dans la mesure ou chaque homme est aussi un extra de quelque chose ou de quelqu’un, et forcément plus pour des civilisations qui pourraient existé, là-bas à l’autre bout ou dans d’autres enveloppes natales. Nous nous ne le savons pas ENCORE ! Serions-nous capables d’accueillir et d’apprendre…
    A condition que l’Univers ne se refroidisse pas, ni ne se contracte, trop vite.
    Je vous dis grand merci pour cet apport, qui débouche sur une d’aventure cosmologique au sens noble du terme.
    « En fait une aventure qui encourage à se dépasser….. »
    Reginald.

  33. Bonsoir Mr Luminet,

    Je suis fan de toutes vos conférences et j’aime les réécouter aussi 🙂
    J’ai une question qui me tracasse ( je vous l’ai posé sur Facebook mais je n’ai pas eu de retour, peut-être ne vous est-elle jamais parvenue ).
    L’Univers est en expansion dû à l’énergie sombre qui dilate l’univers, les galaxies restent statiques certes mais s’éloignent les unes des autres dû fait de cette expansion.
    Comment ce fait-il que la galaxie d’Andromède se rapproche de nous ?
    Cette galaxie ne peut pas être l’unique galaxie qui arrive à  » remonter à contre courant  » le flot de l’énergie sombre ?

    Merci pour votre retour Jean-Pierre.

    1. Merci pour votre intérêt. J’ai expliqué cela dans plusieurs de mes écrits. La vitesse de séparation des galaxies due à l’expansion de l’univers dépend de leur distance mutuelle. A la distance d’Andromède – 2 millions d’années-lumière – elle n’est que de 60 km/s, donc très inférieure la vitesse due à l’attraction gravitationnelle entre elle et notre Voie lactée. Donc elle se rapproche au lieu de s’éloigner. Il en va ainsi jusqu’à environ cent millions d’années-lumière, distance à partir de laquelle la vitesse d’expansion, 7000 km/s, dépasse enfin toutes les vitesses d’agitation gravitationnelle.

  34. Je ne crois pas au BIG BANG
    La sonde de Plank a fourni des indications précieuses sur le rayonnement fossile
    issu de l’origine de la formation de notre univers
    La date de cette formation a été fixée à 13,8 milliards d’années avec la formation d’un big bang qui serait à l’origine de cette formation , mais nous n’avons qu’une perception de l’horizon de 380000 années après le dit big bang.
    On a en particulier établi que
    * la concentration de galaxies focalise le rayonnement fossile ( effet de masse )
    * les vides dispersent ce rayonnement
    et sur un niveau moyen de galaxies il n’y a pas de mouvement de ce rayonnement
    Il y a donc deux sens au mouvement du rayonnement fossile
    La carte de ce rayonnement donne des indications sur une limite à 380000 années
    après le big bang ainsi qu’une distribution de masse comparative entre 2 milliards d’années et aujourd’hui =
    énergie noire matière noire matière baryonique
    A 2 milliards d’années = 3 % 81 % 16%
    aujourd’hui 69% 26% 5%

    Alors que la matière baryonique ( matière visible ) se dégrade naturellement avec l’expansion , on voit qu’il y a transfert quantitatif de matière noire vers l’énergie noire dans le temps cosmique autrement dit avec l’expansion de l’univers la réduction relative de la matière visible et de la matière invisible s’accompagne d’une recharge d’énergie noire formidable potentiel de transformation à venir à nouveau ….Et on pourrait imaginer un processus inverse qui à partir de l’énergie noire qui se dégrade , cela formerait des masses de matières invisibles et visibles …

    On peut rechercher un vecteur de ces transformations , qui serait une forme de déformation de l’espace temps par la masse ( visible ou invisible ) On rappellera que la formule de Einstein reliant l’énergie à la masse E= m c²
    Les ondes gravitationnelles ( OG ) qui ont été récemment mises à jour pourraient être ce vecteur
    Le 14 septembre 2015, les deux détecteurs LIGO ont observé un signal non ambigu provenant de la collision puis fusion de deux trous noirs, situés à 1,3 milliard d’années-lumière de la Terre. Lors de la collision, l’équivalent de trois masses solaires est alors converti en ondes gravitationnelles.
    Les OG peuvent ainsi être interprétées comme le vecteur de mutation de l’énergie diffuse à partir d’une concentration massique énorme , telles une onde déformante qui pénètre un espace cosmique en expansion
    On trouverait ainsi un univers formé de cellules cosmiques juxtaposées
    * certaines en expansion
    * d’autres en contraction
    ces dernières en contraction émettent des OG vers les cellules en expansion
    Les OG transforment la matière noire en énergie noire dans les cellules en expansion et
    les OG transforment l’énergie noire en matière noire dans les cellules en contraction
    Les trous noirs peuvent être interprétés comme les points de contacts entre les cellules en expansion et celles en contraction .
    Cette hypothèse annihile la notion de big bang et milite pour un cosmos sans fin composé de cellules cosmiques ( certaines en expansion d’autres en contraction ) secouées par des transferts énergétiques et massiques orchestrés par les déformations de l’espace temps
    Car enfin si nous percevons le temps qui s’écoule , c’est parce que nous percevons des séquences successives mémorisées , mais en nous mettant dans un processus de transformation permanent renouvelé cet écoulement temporel n’existe plus – et le big bang non plus .
    Si nous percevons l’écoulement du temps c’est bien parce que nous mémorisons et sans mémoire il n’y a pas de notion de temps écoulé . L’univers serait ainsi un peu comme une unité centrale dont le processeur mouline et c’est parce qu’on est dans l’unité de mémoire qu’on voit le temps s’écouler – le processeur univers vit lui au rythme des transferts énergétiques et massiques.

  35. Bonjour,
    Les philosophes grecs étaient plus proches de la connaissance cosmogonique que les « chercheurs » d’aujourd’hui. Dommage que l’empire Romain et ses affidés aient rompu le cours de la recherche intellectuelle. Haeckel a tourné autour du pot d’Anaxagore mais n’avait pas l’esprit de logique comme il l’a reconnu lui-même. Et ce n’est pas Du Bois Reymond qui nous contredira
    La métrique RW est une entourloupe qui trouve, comme toute religion, ses zélés commentateurs.

    Pierre & Joëlle HEMMERLE
    astrophysichien@hotmail.com

    1. Je ne vois pas du tout le rapport entre le philosophe biologiste Ernst Haeckel (s’il s’agit de lui dont vous parlez) et encore moins le physiologiste Dubois Reymond et la connaissance cosmogonique, qu’elle soit grecque ou contemporaine.
      La métrique RW n’est une entourloupe que parce qu’elle devrait être appelée FL, du nom de leurs premiers découvreurs, Friedmann et Lemaître, et non pas des américains Robertson et Walker, qui se l’ont appropriée.
      Pour le reste, vos opinions énigmatiquement formulées au point d’en être parfaitement obscures n’engagent que vous… Bien à vous.

      1. À Jean-Pierre : Pierre HEMMERLE, science et philosophie, assisté de Joëlle son épouse pour la présentation littéraire, a eu la décence et l’humilité de refuser d’être co-auteur du livre Astrophysique (DUNOD) de notre bon Jean HEYVAERTS, pour ne pas cautionner une grand’messe de sycophantes ou dévots à la limite de la probité morale et de la lucidité scientifique. Cordialement.

        La gent qui s’adonne aujourd’hui à la physique astrale est incapable de définir un point, une ligne droite quand elle sait voir dans l’Univers des lignes, des surfaces qu’Anaxagore n’a jamais vues ni moi non plus.
        MAXWELL et sa suite veulent de façon impérialiste qu’une équation de conservation existe dans une enceinte localement figée par je-ne-sais-pas-qui, héritage intellectuel de notre bon LAVOISIER auquel on aurait collé des balances de précision …astronomique.
        LEIBNIZ et ses tenants voient des entités mathématiques s’annuler à l’infini, filent sans précautions le bébé aux physiciens qui ne cessent pas, en bon prestidigitateurs, d’annuler des entités à l’infini.
        FEYNMAN et consorts capitalisent sur des théories basées sur des visions de lignes droites (tiens, tiens…) détournées après commerciales réflexions. Des périhélies qui n’y sont pour rien sont jetées dans la balance et pour conclure en beauté on en appelle à la dignité baronniale magyare. On trouvera bien quelques CNRSisants pour pondre des supralumineuses.
        Passim BENOÎT des Macromoles, que j’aime bien mais pour d’autres raisons, n’a pas pu m’expliquer la notion commune de Température autrement que par quelques pirouettes à la sauce d’entropie avec un goût d’irréversibilité et de causalité de cataclysme de fin du monde.
        L’ÉTUDIANT, que je ne nommerai pas, qui avait posé au plus haut niveau la question capitale « Where is the Universe pressure coming from ? » et qui a été fusillé par les autorités astrophyses locales pressentait-il qu’il tenait à sa portée la réponse apodictique à l’interrogation d’OLBERS ?
        DOPPLER nous a bien fait la leçon juste du camion pompier mais les spectros auront fait un amalgame puissant et rigolo entre les phénomènes dépendant du temps et les phénomènes ne dépendant pas du temps.
        De BROGLIE n’aurait jamais eu sa thèse si son papa n’avait pas, Dieu Honni, assuré la présidence du jury. Il y a loin de l’onde des poètes à l’onde des tricheurs.
        HEISENBERG a vu monter en mayonnaise intello-médiatique un principe inoffensif que tout bébé connaît : si mon biberon est vide, c’est que je l’ai vidé…
        Et ainsi de suite

        ANAXAGORE et les Pythagoriciens, auxquels nous avons donné un coup de pouce, nous on permis, sans hypothèses, sans calculs et sans expériences, de définir en termes absolus d’Univers les points, les stériques, le temps, les compulsions d’astabilité hylozoïque silice eau, la température, la température pivot et la plage de développement biologique viriel, la pression, la différence son lumière, la notion d’énergie qui a tant souffert depuis notre bon MAYER, et enfin, parce qu’il faut bien s’arrêter, la raison pour laquelle les spectromachins de notre bon LACROUTE et théorie ne sont, en termes d’Univers, que des instruments débiles et tout-puissants, instruments futurs géocentrisants d’un géonombrilisme revisité.
        astrophysichien@hotmail.fr

  36. Monsieur Luminet.
    Votre talent de créateur scientifique et littéraire éclaire ma lanterne depuis quelques années. Merci pour cette luminescence intellectuelle.
    Je vous ai déjà laissé un précédent commentaire à propos des aspects planétaires en astrologie et les éléments développé par Kepler, commentaire resté lettre morte, probablement avalé par le trou noir de votre corbeille.
    Ma question d’ordre astrologique: si les quatre interactions fondamentales structurent la matière dans l’univers, ne doivent-elles pas structurer également tout organisme vivant sur terre? Ces interactions interviendraient-elles sur notre santé?

    1. Si la biologie se réduit aux interactions fondamentales (ce que je crois en l’état actuel de nos connaissances), alors oui elles interviennent d’une manière ou d’une autre (non élucidée, même si c’est essentiellement l’interaction électromagnétique qui régit la chimie du vivant) ) dans la structure de l’être vivant. Mais je n’appelle pas cela « astrologie » au sens traditionnel du terme.

      1. Comment l’univers est-il organisé? Quelle est ma place en son sein? Existe-t-il un Dieu qui a créé cela? (Jean Pierre Luminet -Sciences et avenir n°186) Mais surtout pas Sommes-nous seuls dans l’univers qui mènerait Dieu sait où un probable disciple d’Evry Schatzmann, n’est-ce pas?
        Sachant que la NASA a maquillé les photos rendues publiques des missions Apollo, la vérité officielle dite scientifique ne peut que donner la nausée.

        1. Vous déraillez mon cher Monsieur avec le maquillage de photos par la NASA : vous semblez gober les hoax les plus grossiers. Par ailleurs, Evry Schatzman n’a pas été mon mentor et je n’ai jamais été son élève (ce qui ne m’a pas empêché d’écrire sa notice biographique à la demande d’un dictionnaire anglo-saxon). Il était certes excessivement « rationaliste », mais il avait quand même la tête bien mieux posée sur les épaules que la plupart de ceux que vous révérez…

  37. Monsieur LUMINET,
    Merci pour votre attention à mes interrogations et pour votre réponse encourageante qui réchauffe mes neurones.
    En effet, l’interaction électromagnétique intervient à l’échelle moléculaire. Pourquoi en exclure l’interaction gravitationnelle? N’intervient-elle pas sur notre organisme en nous rappelant que nous avons bien les pieds sur terre.
    Encore deux questions: N’estimez-vous pas nécessaire l’avènement d’une nouvelle révolution scientifique donnant une nouvelle « vision » du Monde selon une géométrie non euclidienne? D’un point de vue « astro-cosmologique  » (pour ne pas dire astrologique), peut-on envisager dans cette optique une « cristallisation cosmique » en douze subdivisions spatio-temporelles (analogue à la domification de Placidus)?

  38. Bonjour Monsieur.

    Entrant en classe de terminale scientifique, je suis amenée, comme tout adolescent de mon âge, à me préparer à choisir mon orientation finale.
    J’ai beau avoir d’ores et déjà passé un temps notable à effectuer des recherches relativement exhaustives sur la profession d’astrophysicien et avoir été confrontée à l’ensemble des difficultés que ce parcours professionnel induit, ma passion pour l’astronomie est telle que je ne puis me dérober à cette science qui permet à l’homme, à défaut de connaître la « Vérité Ultime », de contribuer à son échelle infinitésimale mais conséquente dans notre communauté de nous en approcher toujours davantage, dans une magnifique progression asymptotique.
    Je ne puis ignorer les frissons que je ressens en parcourant les archives de la Nasa, en lisant vos livres comme ceux de Hubert Reeves, de Thuan Trinh Xuan, de Stephen Hawkins, en préparant des travaux de recherche (notamment pour mon TPE au baccalauréat) qui me font perdre la notion du temps, en admirant la beauté de l’intelligence humaine atteignant son paroxysme notamment avec la théorie de la relativité restreinte.
    Comme je le mentionnais précédemment, je suis parfaitement consciente de la difficulté d’un tel parcours professionnel; que ce soit au niveau de la compétition, de la longueur et du coût des études, de l’extrême sélection à l’embauche, sans parler du niveau d’étude en question. Je suis donc assez désemparée quand il est question de choisir un université, et de me préparer à entamer ces longues années d’études, n’ayant pour l’instant que le vide le plus total devant moi.
    Je sais à quel point les majestueuses universités de Caltech, Princeton ou du MIT sont sélectives, cependant je ne sais pas si tenter ma chance et y postuler pourrait éventuellement s’avérer fructueux (je dois ainsi passer dès à présent les examens SAT et TOEFL) pour avoir une équivalence valable du baccalauréat aux Etats-Unis) ou si je dois davantage me concentrer sur des universités de très bonne notoriété en Europe telles que celles de Toulouse, Grenoble, Paris, Genève,…
    En ayant consulté votre biographie, j’ai ainsi constaté que vous avez effectué vos études aux universités de Marseille et de Montpellier; or, habitant actuellement par intermittence à Toulon et à Paris, je ne saurais dire quel établissement me serait le plus profitable, en terme d’intégration comme en terme de débouché.
    Je ne sais pas si vous serez par hasard amené à lire mon commentaire, au milieu de votre emploi du temps que j’imagine on ne peut plus chargé, mais si c’est le cas, je vous en remercie sincèrement et je vous serais fortement reconnaissante si vous pouviez m’apporter votre lumière sur la chose.

    Mes plus respectueuses salutations.

    1. Bonjour,
      Le parcours pour devenir chercheur en astrophyique est certes long et difficile, mais n’exige pas de passer par les grandes universités américaines : il y a, et c’est la moindre des choses, d’excellentes formations en France et ailleurs. Voici deux sites riches d’informations pour les jeunes s’interrogeant comme vous sur le parcours à suivre :
      https://www.imcce.fr/langues/fr/grandpublic/systeme/promenade/pages2/244.html
      http://ufe.obspm.fr/
      Bonne continuation!

  39. Bonjour Monsieur Luminet,
    Je m’appelle Safina, et suis un sujet psy -non officiellement déclaré- et je me suis régalée à écouter une de vos conférences de Mathenville: j’ai tout compris…alors que je ne suis pas scientifique. Cela est du à votre façon pédagogique d’expliquer. Tout ce que vous disiez éclairait et expliquait mon expérience de la vie (remote viewing..etc) . Vous êtes la première personne à venir compléter ma vision du temps de l’espace et du fonctionnement de tout cela: moi je l’ai fait d’une façon empirique et vous, d’une façon scientifique. J’aurais besoin de vous écrire ou de vous téléphoner, si vous êtes d’accord. Auriez-vous svp des coordonnées autres que ce blog à me communiquer? Je vous en remercie par avance. Safina

  40. Bonjour Mr Luminet,

    Auriez – vous une proposition ( ou plusieurs ) à me faire en réponse à cette question :
    « Qu’est-ce qui est blanc , tellement blanc que ça en devient noir ?
    Qu’est-ce qui est noir , tellement noir que ça en devient blanc ? »
    Ma demande peut vous paraître étrange mais ça n’est pas une blague!
    Merci

  41. l’unification des forces fondamentales ( la gravitation d’une part , la force électromagnétique , la force nucléaire faible : force électrofaible , et la force nucléaire forte ) a vu apparaître deux théories qui ont « le vent en poupe » : la gravitation quantique boucles et la théorie des cordes .
    Je propose de réunir les chercheurs qui travaillent sur ces sujets , puis de prendre les cordes , de faire les boucles … et de tous les pendre . Qu’en pensez vous ?

  42. M. Luminet bonjour,
    Tout d’abord merci pour votre contribution au monde, qu’elle soit scientifique ou poétique.

    J’ai une question assez précise à vous poser:

    1 Si l’on accepte l’interprétation de la physique quantique de Hugg Everett (interprétation dite des « mondes multiples ») , ce qui revient à postuler une nature quantique des objets à toute échelle.

    2 Si l’on postule que le phénomène de gravitation est un phénomène qui est en partie permeable d’une réalité à l’autre.

    Alors, ne serait-il pas possible de re-définir à la hausse la masse des objets, définir une métrique de « masse quantique », supérieure à la masse observée, et résoudre ainsi le paradoxe de la « matière noire ». Peut être avec un facteur de pondération inversement proportionnel à la densité locale où se trouve l’objet…

    Comprenez-vous où je veux en venir?
    Savez-vous si cette piste a déjà fait l’objet de recherches?

    Très cordialement

    1. Merci pour votre intérêt. L’idée que la gravité soit « diluée » dans d’autres univers (pour expliquer son insigne faiblesse par rapport aux trois autres interactions, dit problème de hiérarchie) est très étudiée, pas toutefois dans le cadre du multivers lié à l’interprétation d’Everett de la méca Q, mais dans les dimensions supplémentaires prédites par la théorie des cordes, soit de façon à peu près équivalente dans le multivers qui en découle (modèle du landscape).

      1. Bonjour Monsieur Luminet,
        Avant tout merci! Merci de vulgariser… et de partager tant de choses si essentielles pour qu’un grand nombre de cerveaux comprennent et s’intéressent à leur habitat tout simplement, – l’univers n’ayant pas de frontière désagréable et néfaste – au lieu de se faire la guerre. Grande réussite : « Bonnes nouvelles des étoiles »! (par exemple!)

        Vous devez avoir un grand nombre de messages admiratifs, je voudrais illustrer le mieux comme suit.

        Concernant les conséquences de cet espace-temps découvert il y a déjà si longtemps, j’ai une expérience de pensée à vous soumettre. Le temps, la vitesse de son écoulement, si j’ai bien compris est chose tout à fait locale et relative. J’imagine, une tour bien ancrée dans la Terre, construite avec une résistance des matériaux telle qu’elle puisse accumuler un très grand nombres d’étages, pourquoi pas 100 000, elle dépasserait donc la stratosphère aisément… Le temps au Rdch se décalera par rapport au temps au dernier étage? Peut-être de quelques fractions de secondes (je ne saurais calculer), la rotation de la Terre impliquant une vitesse de déplacement (par rapport au centre de la Terre) du Rdch différente de cet étage (spatial et très haut!) où le temps s’écoulerait donc plus lentement… La montre du concierge se décalerait par rapport à l’habitant du haut de la tour. Pouvez-vous me confirmer que si il prenait l’ascenseur pour redescendre, il aurait vraiment voyagé dans le futur?
        Veuillez m’excuser si ce n’est que des bétises! Merci de m’avoir lu…

        Très cordialement,
        Benoît Trimborn (peintre et pianiste)

  43. Bonjour.
    Je regrette que votre nom soit associé au livre « Au-delà de l’impossible » de Van Cauwleart, qui laisse croire que vous vous associez à ses élucubrations.

  44. Bonsoir, juste un petit mot pour vous dire que mes élèves de 3ème vont entendre parler de vous…dans une séquence sur la poésie ! je ne sais pas encore comment mais cela va prendre forme petit à petit…Je considère que c’est une chance qu’un scientifique avoue son intérêt pour la littérature. Et je suis sûre que cela est de nature à surprendre et à faire réfléchir mes élèves…Et si votre chemin passait par Céret (66), n’hésitez pas, on vous accueillera…
    Cordialement,

  45. Bonjour Monsieur Luminet,

    Je suis étudiante en Art et porte un intérêt pour l’astronomie dans mon travail plastique.
    On m’a parlé d’une citation qui viendrait de vous comme quoi l’artiste serait en quelque-sorte au dessus de l’astrophysicien.
    Pourriez-vous me transmettre cette fameuse citation? Car la personne est incapable de la retrouver…

    Cordialement

    1. Bonjour,
      Je réponds un peu tardivement à votre commentaire. Je n’ai pas vraiment écrit sur la « supériorité » de l’art sur l’astrophysique. Peut-être la citation la plus proche est celle-ci : « L’art, au contraire de la science, n’a pas pour propos de rationaliser le monde. Il offre en fait un champ d’interrogations plus vaste, et les plongées dans l’océan de l’imaginaire nécessaires à la créativité artistique sont sans doute plus fréquentes et moins contrôlées que dans la démarche scientifique. » (extrait de mon ouvrage « Illuminations : Cosmos et Esthétique », Odile Jacob 2012)

  46. Bonjour,
    Plus je regarde vos vidéos et plus je souhaite en savoir plus, merci de prendre du temps pour la vulgarisation, c’est tout à votre honneur ! par ailleurs votre ouvrage « L’Univers chiffonné » est juste passionnant.

    J’en profite pour vous poser une question, peut être personnelle, voir intime, mais je me lance tout de même : Imaginons que vous frottez une lampe et qu’un génie sorte et vous propose de donner réponse à n importe quelle question, mais une seule. Quelle serait la question que vous lui poseriez ? ( dans votre domaine d’application de préférence )

    Encore bravo pour votre parcours,
    Cordialement,
    Un gars.

  47. Bonjour Jean-Pierre Luminet.
    Une question me « chiffonne » depuis longtemps sans en trouver la réponse : ondes gravitationnelles et ondes électromagnétiques se déplacent à la vitesse de la lumière. Il me semble que pour cela une causalité entre les deux soit nécessaire. Si cela est vrai, quelle est-elle. Mais s’il n’y en a pas, pourquoi ces vitesses sont-elles identiques. Je vous remercie pour votre réponse.

    1. Même réponse que sur un autre post : parce que le graviton, particule associée à l’onde en vertu de la dualité onde-corpuscule, est de masse au repos nulle, comme le photon. Il se propage donc comme lui à la vitesseLlimite, celle de la lumière dans le vide – bien que les deux phénomènes ne soient en effet absolument pas reliés…

  48. Bonjour monsieur Luminet,

    J’ai lu, à peu de choses près, l’ensemble de vos livres de vulgarisation et j’ai été particulièrement frappé par votre ouverture d’esprit ainsi que par la prudence que vous semblez manifester à l’égard de certaines théories actuelles. Philosophe, j’ai élaboré, au cours des dernières décennies, une lecture de Hegel très en dehors de l’interprétation par trop académique et extrêmement restrictive que l’on en fait aujourd’hui et trouvé des points de convergence entre les apports de l’astrophysique (théorie du « Big Bang » et de l’Univers en expansion) et la philosophie hégélienne. Aussi la lecture de votre ouvrage : « L’invention du Big Bang » a-t-elle fini par m’inciter à une réflexion que j’ai consignée dans un petit texte que je voudrais, si vous en étiez d’accord, vous faire parvenir. Dans ce cas, merci de me donner une adresse internet. Si ces réflexions vous paraissent pertinentes, j’aimerais énormément connaître votre sentiment sur la question. Dans le cas contraire, un simple « clic » suffira à vous débarrasser d’un écrit pour vous sans intérêt.
    Dans tous les cas, je tiens à vous remercier pour les perspectives immenses que vos livres sur l’astrophysique m’ont ouvertes.
    Cordialement !

    Jean-Marc Lambert

  49. Bonjour Monsieur,
    Professeur de philosophie retraité (Trois-Rivières, Canada), je me suis toujours intéressé à la cosmologie, tant sous son angle philosophique que scientifique.
    J’ai eu la chance, lors de ma formation universitaire, d’assister aux cours du professeur Gilles Lane, (formation en philosohie: doctorat d’État en Sorbonne; théologie et science: physique nucléaire et Relativité -Colombia USA ).
    M. Lane, dans son essai Etre et Langage, entreprend un profonde réflexion sur la recherche scientifique , la notion d’objectivité, les lois de la nature, la théorie de la relativité et des quantas. Il avance une hypothèse qui, en vue de résoudre les nombreuses difficultés rencontrées dans ces théories, n’est pas sans force de conviction et de pertinence.
    Voici la référence du livre en question:
    Lane, Gilles, 1929-2007
    Etre et Langage
    Paris
    Aubier-Montaigne, c1970 Présence et Pensée 17
    334 p. ; 20 cm.

    Marcel Gagnon
    Trois-Rivières. Qc

  50. Bonjour Monsieur Luminet,
    Le nombre d’étoiles dans notre Galaxie varie entre 100 et 400 milliards suivant les articles. N’y aurait il pas une technique permettant de réduire cette imprécision? Merci de votre réponse et de votre blog fort remarquable. Bonne soirée.

    1. Certaines estimations récentes vont même jusqu’à mille milliards… C’est qu’il y a probablement beaucoup de très petites étoiles (des naines brunes) qu’il est difficile de répertorier… Désolé pour cette imprécision, pour l’instant on ne peut mieux faire…

  51. Mon propos ici est délicat et risque d’être très mal perçue compte tenu de sa critique sur la relativité d’Einstein, mondialement reconnue comme la base de la compréhension de l’univers. Comme je crois que la science peut avancer par la confrontation des idées et le doute permanent, je me permets de vous interpeller sur le sujet de la réalité du temps dans l’univers, base de la théorie d’Einstein. Je suis conscient de l’effronterie de mes propos et m’attend à recevoir une volée de bois vert en retour.
    Au XIIIème siècle l’enseignement était dirigé parce qu’on appelle « la scholastique ». Le point de départ de cette doctrine était considéré comme acquis une fois pour toutes et celui-ci ne faisait jamais l’objet de recherches. A partir de cet acquis les déductions étaient particulièrement soignées d’un point de vue intellectuel. L’histoire a montré cependant ce qu’il advint à ces enseignements.
    Aujourd’hui la connaissance du fonctionnement de l’univers se base sur l’acquis de la théorie de la relativité Générale d’Einstein, et comme pour la scholastique, aucune recherche n’est effectuée pour remettre en cause ce point de départ acquis une fois pour toute. Toutes les recherches consistent à déduire de cette théorie une compréhension de plus en plus fine du fonctionnement de l’univers.
    Mais et si tout ceci était basé sur une erreur fondamentale?
    Comme beaucoup, je me suis intéressé à la signification du temps, mais plutôt que de trouver une réponse à sa signification, j’ai réalisé qu’il fallait aller plus loin et s’interroger sur sa réalité physique.
    Il m’a fallu revenir plus de 250 ans en arrière pour comprendre comment la notion de la réalité physique du temps est apparue.
    A l’époque de d’Alembert les physiciens se posaient la question de comment relier l’accélération  d’un corps avec l’incrément de vitesse correspondant à cette accélération. Dans son écrit, d’Alembert a déduit d’une expérimentation la relation suivante :
    gamma*deltaT = deltaV
    Il spécifiait alors que deltaT était une durée constante et qu’il ne fallait pas assimiler ce deltaT à une valeur différentielle.
    Si on procède selon la recommandation de d’Alembert et par des calculs simples décrits dans mon livre ci-joint, on aboutit à la relation :
    gamma=v* ∂v/∂x
    et par voie de conséquence :
    F= ∂(1/2 mv^2)/∂x !
    Les physiciens ont remarqués que toutes les équations de la physique pouvaient s’écrire sans le temps t, mais ils n’en ont pas tiré les conséquences. L’erreur a été d’assimiler la durée d’un évènement avec un temps, sur lequel on a appliqué les méthodes du calcul différentiel.
    L’erreur est donc venue de ce que L. Euler n’a pas suivi la recommandation de d’Alembert et a écrit :
    gamma=∂v/∂t
    Par la suite, les physiciens ont utilisés la variable temps dans les équations, mais l’erreur a été de la considérer comme étant une variable physiquement réelle.
    Ce commentaire est étayé par le fait qu’une autre théorie de la relativité a été proposée par le physicien Taiwanais Young-Sea Yuang, il y a déjà quelques dizaines d’années, et qui ne s’appuie pas sur l’espace-temps mais sur la durée! Et cette nouvelle théorie de la relativité répond totalement au principe de relativité, alors que celle d’Einstein n’y réponds pas. En effet la loi de conservation de l’énergie ne s’écrit pas en coordonnées d’espace-temps et ne peut donc pas être transposée par la transformation de Lorentz ! Cette nouvelle théorie réconcilie avec la simultanéité des évènements dans l’univers.
    Après la lecture de ce commentaire, on peut se poser la question suivante : doit-on remettre en cause plus de cent ans de travaux et aller à l’encontre des travaux de milliers de chercheurs mondialement reconnus ? C’est mon propos et je suis loin d’être le seul dans cette voie ! La seule différence entre ce qu’on nous dit et le contenu de ce commentaire est le besoin de rechercher la vérité.
    Merci d’avance pour votre retour.
    Pour ceux qui vont penser que ce qui précède est du pur délire, merci à eux de me démontrer l’existence réelle du temps dans l’univers.

    Pour plus de détails sur ce que j’ose avancer, on peut consulter le livre « Et si le temps n’existait pas ! Et bien d’autres choses … (Big Bang, matière noire, trous noirs …) “, édité sur Lulu.com.

  52. Bonjour,

    Merci pour les informations que vous partager sur votre blog.
    Je ne suis ni scientifique ni totalement encore informé, mais ce blog m’aide à comprendre petit à petit l’univers qui nous entoure.
    Je trouve cela excitant et effrayant à la fois, de commencer à se faire une idée de ce qu’il se passe autour de nous.
    Cela permet de relativiser notre place et notre importance. Pour ma part, tout ceci me rend plus humble.

    Interstellar a été une sorte de déclic, me poussant à m’intéresser à des travaux comme les vôtres, même si le côté mathématique m’est encore très obscur.

    Merci pour ce blog, en espérant vous rencontrer un de ces jours où vous écouter lors d’une conférence. J’habite moi même Marseille.

    Cdlt,
    Alexis.

  53. Bonjour Monsieur Luminet,

    Féru de votre littérature et de votre bon-sens, je me permets de vous poser 2 questions :
    Quel est votre opinion sur la Théorie du rebond (en faisant abstraction des limites actuelles des mathématiques ) ?

    Dans un tout ordre d’idée : considérant que le « temps » est une invention de l’homme pour son confort (au même titre que la ligne droite ou D(d)ieu), qu’adviendrait-il des théories d’Einstein (en particulier) ? Corollaire : Einstein (entre autre) n’aurait-il pas « triché » en limitant la vitesse à celle de la lumière.
    Excusez-moi d’être un peu candide !

    1. Je réponds avec quelque retard à vos questions. Il y a plusieurs modèles de rebond, certains en théories de gravité quantique, d’autres non. La motivation essentielle est d’éviter les singularités, considérées comme des aberrations physiques. Il suffit par exemple de supposer que la gravité devienne répulsive à l’échelle quantique. Concernant la seconde question, c’est l’électromagnétisme de Maxwell qui pose la lumière de la lumière dans le vide comme une constante absolue et invariable. Son indépassabilité découle du fait qu’il faudrait une énergie infinie pour l’atteindre (vérifié expérimentalement tous les jours dans les accélérateurs de particules). Aucune tricherie là-dedans, et Einstein n’a pas été le premier à le dire (Lorentz, Poincaré, etc.)

  54. Bonjour monsieur Luminet,

    D’abord, félicitation pour tous vos ouvrages de vulgarisation et vos conférences, vous êtes l’homme idéal! (au moins pour les amateurs de vulgarisation scientifique s’entend^^) J’ai beaucoup appris et découvert grâce à vous, mille fois merci.
    J’aimerais avoir votre avis sur une question qui me semble être plus d’ordre philosophique. J’ai lu il y a quelques années dans un livre écrit par S. Hawking et L. Mlodinow que si l’univers sans bord du modèle Hartle-Hawking pouvait être validé d’une façon ou d’une autre, il répondrait à la question « Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? » et si ce n’est pas le cas, un autre modèle, ou une des théories de gravitation quantique pourrait-il y arriver? Bref, d’après vous, est-ce une question scientifique?

    1. Merci pour votre intérêt. Même réponse qu’à votre double Shadoka : la question, sur laquelle s’est notamment penché le grand philosophe Leibniz, n’est pas formulée en des termes suffisamment clairs (qu’est ce que « rien », qu’est-ce « quelque chose » ?) pour être d’ordre scientifique – même si certains modèles de gravitation quantique font surgir un ou des univers du vide quantique (qui n’est justement pas rien!).

  55. Bonjour M. Jean Pierre Luminet,
    Merci pour votre blog si intéressant et La générosité avec laquelle vous partagez vos connaissances et vos passions.
    Il me semblait vous avoir laissé un message mais je ne le trouve pas?!?!
    Nous avons le dimanche 5 mai prochain une journée  » Lectures au jardin  » sur le thème de l’astronomie et j’ose vous demander si vous pourriez nous faire l’honneur de votre présence. C’est un peu du rêve mais il faut bien pouvoir rêver !
    Nous sommes dans un petit village entre Bordeaux et Toulouse et nous sommes captivés par vos écrits……
    Dans l’attente que cette « bouteille à la mer » soit ouverte….
    Cordialement
    J. Girondier

  56. Bonjour Monsieur Luminet,

    D’abord, félicitation pour tous vos ouvrages de vulgarisation et vos conférences. J’ai beaucoup appris et découvert grâce à vous, mille fois merci.
    J’aimerais avoir votre avis sur une question qui me semble être plus d’ordre philosophique. J’ai lu il y a quelques années dans un livre écrit par S. Hawking et L. Mlodinow que si l’univers sans bord du modèle Hartle-Hawking pouvait être validé d’une façon ou d’une autre, il répondrait à la question « Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? ». Si ce n’est pas le cas, un autre modèle, ou une des théories de gravitation quantique pourrait-ils y arriver? Bref, d’après vous, est-ce une question scientifique?

    Cordialement

    1. Merci pour votre intérêt. La question, sur laquelle s’est notamment penché le grand philosophe Leibniz, n’est pas formulée en des termes suffisamment clairs (qu’est ce que « rien », qu’est-ce « quelque chose » ?) pour être d’ordre scientifique – même si certains modèles de gravitation quantique font surgir un ou des univers du vide quantique (qui n’est justement pas rien!).

  57. Bonjour Monsieur Luminet,
    Je lis vos livres avec grand intérêt . C’est écrit de façon à ce que des gens normaux arrivent à comprendre presque tout !.
    Une question : Le noyau à l’origine du big bang, était-il un trou noir?

  58. Ce blog offre un contenu remarquable ! Merci à vous pour le temps que vous consacrez à cette page et de répondre à vos lecteurs !
    J’ai beaucoup aimé les articles sur les trous noirs que vous avez proposé à la suite de la sortie du film Interstellar.
    C’est pourquoi je vous le demande aujourd’hui : Ecrirez-vous un article sur la première photographie d’un trou noir ? J’aimerais mieux comprendre le procédé d’interférométrie, mais aussi ce que vous avez ressenti lorsque vous avez découvert cette image. Après tout, vous avez consacré une part importante de votre vie à ces objets (j’allais dire « mystérieux », mais ils le sont de moins en moins … 😉 )
    En attendant votre réponse,
    Je vous souhaite une bonne continuation,
    Sincèrement,

    Sirseagles

  59. Bonjour,
    Je suis à la recherche d’un portrait de Nicolas Peiresc en couleur, si possible « jeune » dans le cadre de la création d’un cabinet de curiosités au sein d’un musée en création à Ollioules dans le Var.
    J’aurai besoin de ce portrait en haute définition et que vous me communiquiez les droits d’auteur.
    Dans l’attente, bien cordialement

  60. bonjour
    sujet proposé à votre collègue Hervé Dole.petites variations à +/- 1% autour de « e » (Log e =1) et de la lune.
    gravité sur terre Gt = 9,81
    gravité sur la lune Gl =1,62
    Gt/Gl =6 ,et e**6 ~= 400
    cf le phénomène des éclipses Diamètre Soleil / diamètre lune = 400
    distance terre/soleil/distance terre/lune = 400
    Un mois lunaire = 27,3 jours ~= 10e jours
    un jour =1/365 année =0.002739 année ou ~= e.10-3 année
    Une grosses ,c’est 9 mois ou 100e jours
    comme 1 jour ~= e.10-3 année une grossesse c’est 0.1 e² année
    on peut aussi écrire:
    (10/e ).Ml (mois lunaire) ~= (e/100) année = 100

    Hasard ou déterminisme physique (cordes , résonances ,thermodynamisme , etc , etc) .Si vous avez la ou une réponse avant d’aborder la métaphysique ou autre ?
    merci.
    cordialement

    1. Dans l’état actuel de nos connaissances, pures coïncidences numériques – parmi bien d’autres. Mais sait-on jamais!

  61. Monsieur Luminet, je vous ai découvert grâce à la conférence que vous avez donné à La Scala ( conferentia).
    C était tout simplement magique.
    J’ ai toujours aimé la science et j’ ai souvent pensé que les conférences ne sont réservées qu’aux spécialistes. Et bien mes enfants et moi-même avons été agréablement surpris par cette accessibilité.
    Je vous remercie de m’avoir redonné goût à la science et espère avoir ouvert le champ des possibles pour mes enfants.
    Je vous souhaite encore beaucoup de travaux et espère vous revoir.

  62. Bonjour Monsieur Luminet,
    Dans l’approche que je me permets de vous transmettre ci-dessous, il y a un raisonnement qui cloche. Mais je n’arrive pas à savoir lequel. Suis-je dans une impasse? …une fausse route qui mène nulle part? Pourriez-vous m’éclairer?
    Merci par avance
    Cordialement
    —————————————————-

    Vivons-nous dans une réalité virtuelle ?

    Cette interrogation, et la réponse à bien d’autres questions, si tant est qu’il y en ait une, nous entraîne vers trois sujets dissociés, en apparence. Ce sont: « l’infiniment complexe », « l’infiniment grand » et l’infiniment petit ». Pour la complexité c’est de l’homme qu’il s’agit. L’infiniment grand sera l’univers observable. Quant à l’infiniment petit, il s’agit du monde des particules.
    Le seul point commun entre ces trois sujets est qu’ils se terminent tous, dans l’état actuel de nos connaissances (deadnc), par un épais voile de mystère et au mieux d’étranges hypothèses.
    Ce texte n’est qu’une synthèse de questions générées suite à la lecture d’ouvrages de « vulgarisation scientifique » ; une littérature accessible au grand public.

    Notre point de départ sera l’atome d’hydrogène car c’est la matière la plus simple (il a un proton et un seul électron) et aussi la plus répandue dans l’univers observable. Au hasard, commençons la réflexion par l’homme.
    Infiniment complexe : « L’homme »
    On aurait pu définir l’homme par: « une structure biologique infiniment complexe ». Ou faire comme Descartes, démonter pièce par pièce sa propre pensée pour être sûr qu’elle ne comporte aucun défaut avant de les remonter à leur place (ici, il sera question de démonter les atomes dont nous sommes constitués et puis de les remonter). C’est-à-dire, l’objet infiniment petit, le sujet abordé plus loin.
    Pour gagner du temps, passons directement de l’atome d’hydrogène (le plus simple) à l’ADN (au plus compliqué). Dans le cadre de ce papier, il n’est pas nécessaire de détailler le chapelet de molécules de plus en plus élaborées entre les deux. Or, lorsqu’on aboutit à l’ADN les choses se compliquent sur deux points précis. D’abord c’est le « pourquoi » et le « comment » de l’ADN. La seconde, c’est l’émergence de la « conscience » à partir de cette matière inerte, fussent l’ADN.
    Même si ce dernier a pu naître quelque part ailleurs dans l’univers, on ne fera que déplacer le problème sans pour autant répondre à la question. L’ADN paraît comme la limite matérielle au-delà laquelle il n’y aurait rien. Sauf la conscience !
    L’ADN est d’une telle complexité que l’on peut avancer deux hypothèses parfaitement contradictoires. La première serait: « si la vie existe ici, il n’y a pas de raison qu’elle n’existe pas ailleurs ». La seconde, à l’opposé : « Compte tenue de sa complexité, il est peu probable qu’elle a pu (ou qu’elle puisse) se produire ailleurs ». Les deux hypothèses tiennent à peu près sur un pied d’égalité (l’absence de preuve de vie ailleurs n’est pas une preuve d’absence!).
    Toujours en vertu du principe (deadnc), la conscience, quant à elle, prend corps par la communication au sens large. Comme, on verra au fur et à mesure, rien ne prouve que même cette communication par la parole, la musique, la peinture et l’écriture puissent correspondre à une réalité et avoir une existence indépendante en dehors de la conscience.
    L’objet « chaise », se dit différemment dans différentes langues, mais désigne la même chose. Nous sommes tous d’accord sur le mot et l’objet qu’il décrit. La conscience, cet objet flou qui plane au-dessus de la matière (pour certains, le cerveau) pourrait être définie comme la capacité de l’homme à produire des ondes sonores pour désigner ces objets, y compris des notions abstraites et des équations mathématiques pour communiquer. Ainsi, phrase après phrase, on construit une image dans l’esprit de son interlocuteur. Nous ne connaissons pas d’autres manifestations de la conscience et n’avons rien d’autre à mettre sur la balance. Voici, apparaître la première énigme.
    Il est étonnant de voir cette conscience naître et jaillir du néant (période d’avant la naissance), se développer au cours d’une vie et disparaître par la suite. Alors, quels arguments peut-on avancer face à des lois de la physique qui affirment que : « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » ?. Comment peut-on interpréter cette apparition-disparition de la conscience par le rationnel ? La conscience, c’est quoi, au juste ? Est-ce l’agitation thermique d’une superposition de molécules hypercomplexes capable de penser et de l’exprimer ? Si oui, alors, c’est quoi la pensée ? Nous voilà revenus au point de départ.
    L’homme, avec son ADN, d’une complexité prodigieuse, paraît impossible, incroyable, inimaginable… qu’il puisse exister, y compris dans l’immensité de l’univers… De plus, ce phénomène se produit sur une boule paradisiaque -pour l’homme-, qui se déplace à une vitesse grandiose autour du centre de la Voie Lactée.
    Le lien entre le temps et la conscience épaissit encore plus l’énigme : L’interprétation du temps par la physique théorique, fait que celui-ci n’existerait et n’aurait de sens que dans les équations avec changement de signe. C’est-à-dire, en physique le temps peut s’écouler à l’envers. Ce qui amène les scientifiques à dire : »Le future existe déjà, le passé est toujours là, alors, à quoi sert le présent ? ». « Le présent est peut-être lié à la conscience ». Ou encore, le présent serait la conscience qui chevauche au sommet d’une vague et se déplace dans un « temps » qui n’a de sens que biologique.

    … nous créons et percevons notre monde simultanément. Notre esprit le fait si bien qu’on ne s’en aperçoit absolument pas…(dialogue extrait d’un film de S-F)

    Infiniment grand : « L’univers observable »
    Quelque soit la direction et aussi loin que possible, l’observation de l’univers, nous fait parvenir des photons âgés de 13,8 milliards d’années, environ. L’humanité se trouve au centre de cet univers observable (qu’il ne faut pas confondre avec l’univers en général). Y a-t-il quelque chose au-delà de cette limite ? On n’a pas la réponse à cette question. Restons en deçà, donc.
    Pour nous, concrètement, l’univers observable correspond à des photons qui frappent un détecteur que l’on peut mesurer avec une grande précision. Nous n’avons pas d’autres moyen que ces ondes électromagnétiques (dont le photon est le médiateur) pour voyager aux confins de l’univers observable.
    Les belles images, constituées de fausses couleurs du « fond diffus cosmologique », nous indiquent le degré de refroidissement de ce qui reste du big bang. Notre connaissance s’arrête à cet horizon.
    Aussi, la science propose quelques règles de base. Dans l’univers observable il n’y a pas « un » lieu d’observation privilégié. C’est une précision importante pour la suite. Chaque point d’observation est équivalent à un autre. Les quatre forces de la physique sont valables dans n’importe quel endroit de l’univers (deadnc). On dit qu’elles sont universelles.
    La galaxie dans laquelle se trouve le système solaire n’est pas un lieu privilégié. Pas plus qu’une autre située à un autre endroit de cet univers. Le nombre d’étoiles par galaxie et le nombre de galaxies dans l’univers observable dépassent l’entendement; les distances qui les séparent aussi. Par endroit, le vide interstellaire (entre les étoiles) ou intergalactique (entre les galaxies) ne contient qu’un quart d’atome par mètre cube. Dans son ensemble, le vide (qui n’est pas le néant et le vide n’est pas vide même si on a retiré le quart d’atome qui lui restait par mètre cube…) n’est pas propice à la vie.
    Le système solaire tourne autour de l’axe galactique à la vitesse prodigieuse de 800 000 km/h (en réalité, la Voie Lactée tourne autour de son centre et le système solaire en fait partie…). Nous faisons un tour complet en 250 millions d’année. C’est-à-dire, là où nous étions il y a un instant, (le temps de lire cette phrase), se situe bien loin, derrière nous. Nous reviendrons au même endroit dans 250 millions années… si tout se passe bien.
    La -très- fine couche d’atmosphère se déplace avec la planète. Au-delà de cette couche, composée à 20 % d’oxygène, le vide est bombardé de rayons cosmiques qui détruisent les molécules complexes, telles que l’ADN (elle est dissociée, disséquée en ses constituants de base). Ainsi, on peut continuer la description de l’univers aussi loin que nos connaissances nous mènent c’est-à-dire, environ à 5 %, selon l’astrophysique. Mais arrêtons ici un instant pour formuler une question simple.
    Puisque nous vivons au centre d’un univers (observable) identique en tout point et quelque soit la direction, ce dernier peut être assimilé à une sphère quasi homogène. Si la vie existe ailleurs, par exemple sur une autre planète éloignée aux confins de notre univers observable, on peut très bien imaginer qu’un observateur qui vit « là-bas », nous observe à son tour.
    Compte tenu du principe d’équivalence, cet autre observateur doit se trouver
    également au centre de son univers observable et nous nous trouverions aux confins de son univers observable. Nous voilà donc avec deux sphères imbriquées ayant chacune un rayon de 13,8 milliard d’années.
    Déjà, notre sphère d’observation avec ses deux rayons situés aux antipodes (avec la terre au centre) mettait à défaut la vitesse de la lumière, nous voilà avec trois rayons d’univers. Et, il n’y a pas de raison de s’arrêter à deux sphères imbriquées. On peut très bien pousser le raisonnement à une infinité de sphères. Si la vitesse de la lumière est constante et invariable (et limite) alors, d’où est parti le big bang pour former des bulles imbriquées dont le rayon est de 13,8 milliards d’années.
    Après cette parenthèse, l’affaire devient encore plus étrange… et, c’est là que commence, le deuxième énigme. Compte tenu de la durée de vie des étoiles et l’âge avancé des ces galaxies lointaines, on pense qu’elles auraient -peut-être- disparues depuis longtemps. Autrement dit, il n’y aurait plus d’observateur qui nous observe. Mais compte tenu du principe d’équivalence, l’observateur de l’autre planète peut dire la même chose à propos de nous… Cette boule propice à la vie sur laquelle aurait pris forme notre conscience (ou notre existence) serait-elle une illusion ?
    Infiniment petit : « Les particules »
    Dans la partie introduction, nous avions commencé par l’atome d’hydrogène. Ce dernier est constitué d’un proton à son centre et d’un seul électron en orbite autour du noyau. Agrandissons le noyau à la taille d’une tête d’épingle et posons-le au milieu d’un terrain de sport. L’unique électron de l’hydrogène se trouve quelque part en passant par les quatre coins du terrain. L’espace entre les deux est vide à 0,9999… %. En clair, pas loin d’un vide complet ou presque. L’électron n’est pas une bille qui décrit un cercle (c’est un des cinq modèles actuels de l’atome qui coexistent).
    Le noyau de l’atome voisin se trouve au centre du terrain d’à côté. Toute la masse de l’atome est concentrée dans son noyau. Le vide (qui n’est pas tout à fait vide puisqu’il est composé d’un champ de photons virtuels) ne pèse rien. Ici, les termes faisant appel à la notion de poids, de masse ou autres dimensions du monde macroscopique n’ont pas la même signification.
    La première question que l’on se pose: « quel est l’élastique qui maintient l’électron attaché au proton ? ». Faute de mieux, les scientifiques l’ont baptisé : « champ de photons virtuels ». C’est un champ de circonstance qui entoure le noyau (et, ce n’est pas parce que les photons sont virtuels dans un champs mystérieux qu’ils n’existent pas).
    Arrivé au bout du terrain, à la recherche de l’électron, il est impossible de localiser (ou de matérialiser) ce dernier. Ceci n’est pas tout à fait vrai, ni faux, d’ailleurs. En réalité l’électron est une potentialité ou un nuage de probabilité. Lorsqu’il est attrapé quelque part, ce n’est parce qu’il était là précisément. Avant d’être saisi, il a été partout, étalé comme un nuage autour du noyau. C’était une vibration qui a été réduite à quelque chose de détectable par les appareils de mesure. Selon l’expérience (et le détecteur), il se présentera sous forme d’ondes ou sous forme de particules de matière. En l’absence d’une théorie unitaire, l’électron est considéré comme une onde-particule. Le noyau de l’atome n’est pas mieux loti. Le cœur de la matière dont nous sommes constitués est une onde, une vibration…
    Pourtant les expériences démontrent que l’électron est rond au milliardième de milliardième près. Mais, il s’agit de son champs électrique. La trace laissée par un électron dans un détecteur se termine par rien au bout. La chose s’est évanouie dans un ailleurs. Comme si on suivait un avion de ligne à sa trace dans le ciel, sans qu’il y ait un avion au bout de celle-ci. Aussi, un proton est 1830 fois plus massif que l’électron. Or, personne n’a pesé un proton (ni un électron) sur une balance. Ici, la notion de masse est probablement définie par rapport aux réactions imprimées par les deux compères dans un détecteur quelconque. C’est un ratio plus qu’une mesure. Par ailleurs, ce que les nombres entiers sont aux mathématiques, les ratios sont à la physique.
    A la recherche d’autres caractéristiques de l’électron, on va de surprise en surprise. La physique de la matière, si tant est que cette dernière existe réellement, échappe totalement à notre compréhension et notre perception.
    Par exemple, un aimant a deux pôles. Un électron est un aimant qui n’a qu’un seul pôle et cela s’appelle le « spin ». Encore une particularité étrange mais facile à comprendre.
    Lorsqu’un courant traverse un fil conducteur, il produit un champ magnétique et fait dévier l’aiguille d’une boussole. Le courant étant composé d’électron, on peut assimiler chaque électron à un petit aimant. Maintenant, si on fait passer les électrons à travers un champs magnétique fixe (expérience de Stern Gerlach du nom des deux physiciens), ils doivent se disperser du fait de la combinaison des deux champs. Parce qu’exprimés en vecteurs, ces champs seront l’un fixe, l’autre aléatoire. La somme de deux étant un vecteur de taille et d’orientation différente, l’écran de réception (ou le détecteur) doit s’animer d’une image diffuse (ou éparpillée) d’impact. Sauf que l’expérience montre un résultat tout à fait différent. Les impacts sont groupés soit au nord soit au sud (peut importe les notions du nord – sud, il peut très bien s’agir de point A et de point B. Ici, l’essentiel c’est que les impacts ne sont pas dispersés mais obéissent à une loi du type champs magnétique version étrange). Cette particularité magnétique de l’électron s’appelle un « spin ». C’est un aimant à un seul pôle… et l’électron se colle soit au nord, soit au sud.
    Un électron n’a pas d’identité propre et n’appartient pas à un atome en particulier ; il est interchangeable avec n’importe quel autre. Lorsque nous sommes assis quelque part, malgré le vide intrinsèque des atomes, notre corps ne traverse pas la chaise. Les champs créé par les électrons des habits et la chaise se repoussent. Par contre, les électrons au contact se baladent d’un atome à l’autre en passant d’un objet à l’autre… et finissent peut-être par faire quatre fois le tour du monde avant de revenir à leur place initiale (ou un autre électron identique prend la place). Le substrat matériel de notre conscience baigne dans une soupe d’ondes et de champs de toute sorte dont le comportement et la nature nous échappent.
    Que dire de l’acier et de l’expression dur comme le fer ? La pierre n’est elle pas solide ? En réalité, à part leurs noyaux qui possèdent plus de protons et de neutrons et une bonne liaison chimique entres atomes, tout le reste obéit au monde vaporeux et insaisissable des particules comme l’atome d’hydrogène.
    Bref, il serait plus judicieux d’ajouter au principe: « Dans l’état actuel de nos connaissances », cette partie manquante : « …et dans l’état actuel de notre perception et notre compréhension de la réalité ». Car, si une autre réalité existe juste à côté mais située en dehors de nos capacités de perception, nous serons parfaitement incapable de saisir cette autre réalité. Une légère modification de l’ADN aura peut-être des conséquences immenses donnant accès à un autre univers et une autre réalité. Et, en corollaire, la structure de notre ADN nous enferme dans une réalité, celle qui nous entoure : nous sommes confinés à ce que nous observons. Rien d’autre.

    Conclusion : … tant redouté. La plupart des papiers de même nature apportent des réponses à une partie de ces questions. D’autres, n’apportent que des questions sans réponses. Ce papier en fait parti en soulevant un coin à une infinité de questions. Certains passages s’appuient sur de la théorie solide, d’autres ne font que pousser la théorie un peu plus loin. Tout ce que nous connaissons du monde subatomique (les particules, y compris l’atome lui-même) s’appuient sur des formules mathématiques. En clair, le seul outil pour franchir la barrière vers le monde subatomique est constitué de formules et des symboles sur le papier. Les expériences physiques viennent confirmer ces formules et autres équations. Ces expériences sont répétables et reproductibles. Au final, les briques de base de la matière (qui constituent également le corps humain) sont entourées d’un halo de mystère. Une particule est insaisissable à la main. On ne peut ni la tenir entre ses doigts, ni le voir se matérialiser comme un petit pois, ou une bille. Elle correspond à la vibration de quelque chose qui se matérialise au moment où l’observateur décide (à l’aide de son appareil) de la mettre en évidence.
    Un autre exemple déroutant (parmi tant d’autres) est bien le microscope électronique. Dans ce dernier, l’atome d’un échantillon est balayé par une pointe micrométrique. L’infime variation de signaux est prélevée, amplifiée, numérisée pour être projetée sur un écran où l’on observe une image en noir et blanc qui fait penser à une balle de tennis sous un drap. C’est une interprétation très astucieuse d’une grandeur physique (variations du courant électrique) dérivée de la matière.
    Une particule accélérée laisse une trace dans un détecteur. La forme de cette trace est labellisée. On le fait correspondre gracieusement à une particule précise et, toujours la même dans les mêmes conditions. L’expérience suivante, répétée dans les mêmes conditions, aboutira à identifier la même « chose » puisqu’elle correspondra au même tracé.
    Alors, à la lumière de toutes ces réflexions (et bien d’autres qui ne sont pas, ici, mentionnées), au bout du chemin, l’infiniment grand, l’infiniment petit et l’homme sont des sujets entourés de profonds mystères. L’avenir nous permettra peut-être d’avancer plus et clarifier un certain nombre de points; ou pas. Le mystère restera peut-être insondable comme le nombre premier immédiatement supérieur à zéro. On sait qu’il est là quelque part, mais impossible de lui faire faire surface.

    Aucun de ces sujets ne viennent vers l’homme. Il ne faut pas espérer que la compréhension tombera du ciel par miracle. Tel un explorateur, il faut aller chercher le mystère dans le cœur de chacun de ces sujets, surtout ne pas hésiter à entrer dans ce monde inconnu, il y a tant de choses à découvrir.

  63. Bonjour Monsieur Luminet,

    Je suis chercheur en sciences de la terre, je fais de la spectroscopie de l’atmosphère terrestre dans l’uv-visible. Je vous écris à propos de deux sujets indépendants.

    1) D’abord pour vous dire que j’ai apprécié votre cycle de romans ‘les batisseurs du ciel’, que j’ai dévoré et fait lire à des proches. C’était vraiment très chouette à lire, en particulier sur Copernic et Kepler.

    2) Pour vous demander ce que vous pensez de ce que dit Onfray ici en vous citant

    https://www.youtube.com/watch?v=9u4Bqmh2IW4

    Je pense bien que le type n’est pas méchant, et je vois bien qu’il veut parfois défendre le peuple contre les élites, c’est déjà bien pour un intellectuel français. Mais sur le sujet du climat, j’ai l’impression d’entendre un type qui ne comprend rien de ce qu’il dit, qui mélange tout sans logique. Onfray ne comprend pas le travail de Le Roy Ladurie, et il vous cite aussi pour faire sérieux. C’est quand même assez fort de café d’entendre de telles âneries sur un problème technique compliqué, mais en plus balancées sur un ton aussi prétentieux, et par un type qui se plaint par ailleurs de la disparition des experts.

    Vos travaux sur les trous noirs sont très intéressants, mais pour le destin de l’espèce, les conditions de vie de nos enfants etc… ce qu’on dit au public sur le climat en vous utilisant me semble plus important.

    Bien sur n’hésitez pas à me dire si vous n’êtes pas d’accord avec ma position.

    Cordialement,

    Alexis

  64. Pas très sympa d’enlever les comm qui ne vous plaisent pas… je viens de passer la soirée à écouter E. Klein à Bruxelles, sur les paradoxes et la physique. Première question du public: un climatosceptique. Klein a bien réagi en se mouillant pour défendre la science face aux charlatans comme Allègre ou aux ignares suffisants comme Onfray

    Cdt,

    Alexis

    1. Qu’est-ce que vous racontez avec la suppression de posts qui ne me plairaient pas? Apprenez que l’administrateur « en chef » de mon blog est mon hébergeur Futurasciences, de sorte que les commentaires d’intervenants nouveaux comme vous ne sont pas publiés automatiquement mais sont mis en attente de mon approbation. Or je suis loin de me connecter tous les jours sur mon blog (et en ce moment très peu, vu tout le travail que j’ai à faire par ailleurs). Je ne découvre donc vos deux posts qu’aujourd’hui, dont j’approuve évidemment la publication sans être nécessairement d’accord avec le contenu. Merci en tout cas d’avoir apprécié mes romans historiques. Pour ce qui concerne Onfray et le climat, je n’ai pas encore écouté ce qu’il dit sur youtube et je ne peux donc commenter, tout en sachant que dans son livre Cosmos il me cite favorablement – ce qui ne préjuge en rien de la pertinence de tout ce qu’il dit ou écrit! Quoi qu’il en soit il est loin d’être le seul « amateur » en climatologie qui utilise, dans un sens ou dans l’autre, la caution de scientifiques « officiels ». Cordialement,

  65. Bonjour Monsieur Luminet.

    Ayant vu votre excellente conférence du 10 octobre 2019, je profite de celle-ci pour vous soumettre quelques réflexions.

    Bien que n’étant pas physicien, mais un simple amateur, je me passionne pour ces objets, et j’en suis venu à des conclusions étranges, et que je crois intéressantes à connaître, et qui stimuleront vos recherches.

    Je suis parvenu à ces étonnantes conclusions en partant de deux prises de conscience :
    1) Si le trou noir est capable de refermer l’espace-temps à la distance R = le rayon de Schwarzschild, alors bien évidemment, il est capable de réaliser cet exploit à une distance inférieure à R et ainsi de suite. Qui peut le plus peut le moins.
    2) L’infini ne peut exister (je dis cela à cause de la notion de la singularité) parce-que si un objet (aussi gros ou petit que vous voulez) avait une propriété infinie, alors l’Univers cesserait d’exister.

    Par exemple, l’objet possède :
    – Une température infinie => alors nous sommes tous grillés.
    – Une masse infinie => alors l’univers est un trou noir de taille infinie.
    – Etc.

    Voici donc mes conclusions :

    C1) La singularité n’existe pas : c’est une aberration découlant d’équations fausses aux extrêmes. L’infini n’existe sous aucune forme dans l’Univers sinon, comme je l’ai indiqué en préambule, l’Univers ne pourrait pas exister. Si une équation fait apparaître un infini, c’est donc que l’équation est fausse complètement, ou partiellement aux extrêmes. Ceci pour dire que je suis convaincu qu’il y a un astre en rotation au centre du trou noir, constitué de matière « exotique » inconnue, de particules les plus fines qu’il est possible d’exister, et en rotation plus rapide qu’un pulsar (selon le principe de la patineuse qui augmente sa vitesse angulaire lorsqu’elle replie ses bras proche de son corps).

    C2) Pas de trou de vers, ou de passage vers un autre Univers, conséquemment au point C1.

    C3) Passer l’horizon des événements est fatidique et mortel puisque on est haché au niveau quantique, l’espace étant refermé sur lui-même à ce niveau, et coupant en deux au niveau le plus fin possible tout ce qui entre. Pour appréhender cette notion, imaginez que vous ayez les jambes dans le trou noir et le reste dans l’Univers : vous êtes scindés en deux de manière irrémédiable, divisé, coupé absolument. Donc, quand vous pénétrez progressivement, l’espace-temps qui est refermé sur lui même à cet endroit vous hache continûment au niveau quantique. Sans doute l’espace-temps est-il aussi quantique.

    C4) L’horizon des événements usuel n’est pas unique : c’est le dernier horizon des événements visible, c’est-à-dire celui qui est le plus externe. En réalité, jusqu’au centre, il y a un gradient d’horizons des événements qui impliquent plusieurs choses :
    – L’écoulement de l’espace devient obligé, inéluctable comme l’est le temps pour nous dans notre Univers.
    Et sa vitesse probablement folle, comme un tapis roulant lancé presque à la vitesse de la lumière.
    – La seule direction possible est vers le centre du trou noir (avec fort probablement des effets spiralés terribles dus à la topologie du tissus de l’espace temps qui est entraîné à l’intérieur comme il l’est à l’extérieur par l’effet de Lense-Thirring, mais c’est une ligne droite dans un gradient déformé). Toute autre direction est impossible en raison de l’empilement des divers horizons des événements au niveau quantique. Aucun retour en arrière n’est donc possible au fur et à mesure qu’on progresse vers le centre, même si on s’y dirige « en tournant » fortement en raison d’un effet de Lense-Thirring interne.
    – Le hachage se poursuit continûment jusqu’à l’impact sur l’astre interne.

    C5) L’espace-temps étant refermé sur lui-même, rien ne peut s’échapper, sortir, d’un trou noir. Dans ce cas, comment se fait-il que :
    1) La gravité s’en échappe quand même et influence l’extérieur ?
    2) L’effet Lense-Thiring ait lieu a l’extérieur du trou noir ?
    La seule solution réside dans l’existence d’un sous-espace ou d’un sous-champ non déformables (non courbés) permettant à la gravitation et à ses effets de sortir, sinon c’est impossible puisque RIEN ne peut sortir du trou noir.
    Dit autrement, ces deux contradictions prouvent l’existence d’une sorte d’autre dimension dans laquelle est véhiculée la gravitation, et c’est pourquoi elle peut influencer l’extérieur du trou noir.

    Que pensez-vous de mes conclusions ?

    Merci.

  66. Bonjour M. Luminet,
    Je suis simplement une collégienne en classe de troisième, mais cela fait plus de quatre ans que je suis passionnée par l’astrophysique, et plus particulièrement les neutrinos, la physique quantique, l’espace-temps et les trous noirs ; mon objectif professionnel étant de devenir astrophysicienne, avec le statut d’enseignante-chercheuse à l’université.
    J’ai beaucoup apprécié votre livre « L’Univers en 100 questions ».
    J’aurais aimé connaître votre avis sur la théorie des mondes multiples car je me questionne dessus.
    Je vous remercie.
    Cordialement,

  67. Bonjour M. Luminet,
    Je suis une simple collégienne en classe de troisième mais cela fait bientôt quatre ans que je suis passionnée par l’astrophysique, et plus particulièrement la physique quantique, les neutrinos, l’espace-temps et les trous noirs ; sachant que je souhaite devenir astrophysicienne avec le statut professionnel d’enseignante-chercheuse à l’université.
    – Je voulais tout d’abord vous dire que j’ai beaucoup apprécié votre livre intitulé « L’Univers en 100 questions ».
    – J’aurais aimé connaître votre avis sur la théorie des mondes multiples, car je me questionne.
    – Une question tourne sans cesse en boucle dans ma tête : si la théorie du Big Crunch est vraie, alors est-il possible que le passé, le présent et le futur n’existent pas ? (Même si nous avons défini des repères et unités de temps très précis, je parle dans le sens large du terme). Car si avant notre Big Bang -si cette théorie est juste- il y avait eu une infinité d’autres Big Bang et Crunch, la notion du temps n’aurait donc pas de repère et tout serait relatif ! Pouvons-nous définir l’Univers ? Le délimiter ? Un début, une durée et une fin ?
    – Enfin, je me suis toujours posé cette question sans jamais en trouver la réponse : y a-t-il une limite de l’Univers ? Si la théorie des « multi univers » est juste, alors notre Univers ne serait qu’une simple particule parmi des milliers d’autres ! Et, s’il existe une limite, comment l’Univers prend-il fin ? Le fait de penser que la réponse pourrait être le néant est inimaginable : serait-ce l’infini ? Que peut-il y avoir après ? (après désigne la « suite », s’il en existe une, à l’Univers). Il n’y aurait donc pas de fin à l’Univers ?

    Merci par avance,

    Cordialement.

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J’eus le vertige et je pleurai car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural dont les hommes usurpent le nom, mais qu’aucun homme n’a regardé : l’inconcevable univers. Jorge Luis Borges, L’Aleph (1949)