Pourquoi ce blog ?

portraitJPL1J’aime partager mes multiples passions. C’est ce partage que je propose dans ce blog de culture tous azimuts, qui couvrira quelques-uns de mes sujets de recherche et de réflexion à l’intersection de la science, la littérature, l’art, la philosophie. Je mettrai en ligne certains de mes écrits et productions diverses, donnerai progressivement des liens pour accéder à des émissions de radio ou de télévision que j’ai faites dans le passé, ainsi que des vidéos de conférences. A l’occasion je parlerai de mes enthousiasmes ou agacements devant l’actualité scientifique, littéraire et artistique…

L’intitulé de mon blog, « luminesciences », est un astucieux jeu de mots trouvé par mon hébergeur, Futura Sciences. A noter cependant que la luminescence désigne normalement une émission de lumière dite « froide », par opposition à l’incandescence qui est dite « chaude ». Dans ce blog je tâcherai d’allier incandescence et luminescence.

70 réflexions sur “ Pourquoi ce blog ? ”

  1. C’est généreux de la part d’un esprit aussi fécond, qui a tant de découvertes et de trouvailles (chacun saisira le distinguo !) à son actif, de rendre hommage à autrui de l’invention d’un nom de site plutôt que de se l’attribuer implicitement voire tacitement (d°)… Bonne année cher Jean-Pierre.

  2. Cher Jean-Pierre Luminet,

    Quelle heureuse idée que celle de nous présenter le cas si singulier, si impressionnant de Poe! Merci!

    Je souhaite vous adresser un texte (récemment publié) où je plaide pour une « cosmophilie ». A quelle adresse électronique?
    Attentivement vôtre,
    Henri Raynal

  3. Ma reflexion personnelle est que les trous noirs ne peuvent exister dans notre univers spatio temporel, ils ne sont qu’une porte vers d’autres dimensions dont on ignore la nature.Aussi je pense que les specialistes s’ entetent a expliquer l’univers et sa naissance en terme physique quantique , d’un point nait tout un univers , des planetes et des galaxies.Mon avis personnel est que la naissance de notre univers doit s’ expliquer en terme de dimension.C’est a dire que le big bang correspond en fait a la naissance de l’espace et du temps mais aussi de l’energie qui n’avaient aucun sens physique avant ou etaient peut etre confondus.La theorie du big bang n’est pas credible car elle n’explique pas ce qu’il y avait avant.Notre univers est issu sans doute d’un autre univers de dimension inconnue qui implose lors du big bang pour donner naissance a notre univers de dimension 4, l’espace tridimensionnel et le temps.Les trous noirs ne sont en fait que des trous de vers ouverts sur d’autres univers.Les mathematiques supposent l’existence de la dimension n ou infinie mais la physique n’arrive pas a expliquer la dimension au dela de 4.Tout est en fait question de dimension a mon avis.

    1. Wouaaaa impressionnant! Vous êtes effectivement bien meilleur que tous les physiciens réunis! merci de nous apporter La Vérité!

  4. Cher Monsieur Luminet

    Partager, nourrir entre tous les êtres de ce monde, cette vision de l’infini intérieur creusé en nous, si profondément, n’est-ce-pas là l’absolue certitude de toute vie, et notamment, celle de poètes transdisciplinaires que nous sommes, ouverts à l’infinitude des mondes et de soi …. ? J’ai lu, cher monsieur Luminet, certains de vos ouvrages astrophysiciens mais surtout votre poésie ( étant moi-même poète, et édité, notamment aux éditions Rafael de Surtis, chères à mon ami Paul Sanda, où j’ai lu d’ailleurs votre entretien dans la revue Mange-Monde ) et j’y partage la même conception d’une poésie ouverte à tous les mondes inimaginables coexistant dans notre univers-île ou vibrant en notre infini être …. En espérant échanger avec vous de nourrissants poèmes, je vous souhaite une journée illuminée.
    Alain Raguet

    1. Merci cher Monsieur pour l’intérêt que vous portez à mes écrits. Je me réjouis également de partager avec vous la même conception d’une poésie ouverte à tous les aspects de l’être et du monde. Cordialement,

  5. Une simple question: si un jour un vieux bouquiniste vous propose un gros livre dans lequel vous pourrez connaitre toutes les réponses à toutes les questions scientifiques , philosophiques , et autres , présentes ,passées ,futures ,qu’en feriez vous ?
    Moi , je ne l’ ouvre pas et je le brûle. Même s’il me coûte une grosse partie de ma faible retraite.
    Une autre question due à l’activité de notre club astronomique qui reçoit du publique et des scolaires.
    Peut-on en simplifiant dire que la différence entre Newton et Einstein et que le premier pensait que l’attraction universelle était instantanée et l’autre soumise à la vitesse de la lumière ?

  6. Querido Jean-Pierre, escuché a Michel Onfray hablar de ti en Montreal y me pareció que él te tiene en gran estima intelectual, así que te he seleccionado en su nombre para la configuración de un universo paralelo… Eres excepcionalmente inteligente, así que imagino que no te costará mucho comprender lo que pretendo… mi idea es redefinir las lógicas contractuales. En pos de una voluntad general. Pero no encuentro mucha respectividad al respecto y me estoy tomando alguna licencia. Espero lo entiendas.

  7. Monsieur Luminet,

    Je ne suis pas scientifique, ou quelque chose, je suis juste un graphiste, lire trois de ses œuvres: Le feu d’Alexandrie, qui reste à ce jour, mon livre préféré et qui cadeau dès que je peux; L’énigme de Coopérnico, le volume a malheureusement perdu dans un mouvement et maintenant, après quatre ans ont laissé après la mort de mon mari et de revenir sur Kepler trésor.

    Je ai été dans mille et une occasion et je étais prêt à écrire après avoir lu le chapitre où Kepler a finalement fait face à Tycho, je ai enfin osé écrire, maintenant deux questions très spécifiques, même si beaucoup d’autres.
     
    Le premier: Je sais que les deux prochains livres de cette série ne ont pas été publiés en espagnol, donc nous avons fortement au nom des lecteurs hispanophones enjoins Ediciones B, de traduire dans notre langue le plus rapidement possible, je demande.

    Et même si ses conférences données dans youtube (certains traduits) contribuent très efficace à la science pour toutes sortes romancée manière est tout simplement merveilleux, spéciale et amusante. Il est donc en train de lire cette discussion entre Tycho et Kepler m’a laissé une curiosité et cette partie est fictive et la partie était réel. En tout cas je tiens à exprimer mon étonnement et l’admiration, pour faire cela facilement Titans lui donnant un tour total à l’histoire de l’astronomie sont.

    Merci,

    Analiesse

    Désolé traduction est le google traducctor

  8. Cher Jean-Pierre Luminet,
    la récente perte de mon bien aimé papa m’a totalement plongée dans un trou noir, aspirée corps et âme par le chagrin, moi et l’enfant que je portais. Quelques mois passés, j’ai eu en moi le besoin de regarder vers le ciel, de me rapprocher des étoiles, du grand tout, d’essayer de trouver un sens. C’est à cette occasion que je vous ai découvert et l’immense richesse de votre message. Je souhaitais vous remercier pour ce partage des savoirs qui m’apparaît plus que jamais ‘infiniment’précieux. A bientôt, je l’espère. Jordane SIMHA

    1. Bonjour Jordane,

      C’est aussi mon cas c’est la perte de ma maman et de mon papa qui m’ont poussé à regréer les étoiles.. Cordialement philippe

  9. Bien sûr que je crois les propose de monsieur Luminet.
    J’ai eu, il y a bien longtemps, la preuve que nous n’étions pas seuls dans ce monde :
    J’habitais alors au dernier étage d’un immeuble parisien qui n’avait pas de terrasse au-dessus, ni d’ouverture dans le toit.
    Ce soir là, j’étais seule dans notre logement avec mon petit garçon déjà couché et je m’étais mise à la fenêtre en attendant qu’arrive l’heure pour moi d’aller m’allonger.
    J’avais regardé s’il y avait des fenêtres ouvertes autour des nôtres et il n’y en avait aucune. De toutes façons il n’y en aurait eu qu’au-dessous.
    Il faisait bon et j’attendais patiemment quand j’ai vu une lumière me survoler et s’éloigner devant moi. J’ai regardé sur le toit / il n’y avait rien, ni personne La lumière a survolé les toits des maisons devant mes fenêtres puis elle a disparu.
    Je ne l’ai plus jamais revue et quand, au retour de mon mari, j’ai voulu en parler, il ne m’a pas crue.
    Tant pis !!

  10. Bonjour monsieur Luminet, je tourne actuellement un documentaire de 120 mn pour l’émission Thalassa sur l’influence de la lune sur différents phénomènes maritimes, marées, mascarets, migrations animales, etc. Je m’intéresse en particulier à la formation de la lune, et les premières marées terrestres, qui ont précédé les marées océaniques. Je ne doute pas que vous soyez en mesure de répondre à ces questions…
    Cordialement.
    Philippe Lespinasse
    0619587027

    1. Bonjour, je ne découvre votre message que maintenant, je crains que ce soit un peu tard pour vous répondre… Désolé!

  11. Bonjour Monsieur
    Je viens de lire votre livre  » l’univers « ,en page 50 vous dites qu’un neutrinos traverse le soleil en un peu plus de 2 secondes, sauf erreur de ma part cela fait 2.5 la vitesse de la lumière. Je ne comprends pas ,pouvez vous me donner une explication a mon incompréhension.
    D’avance merci
    Amicalement

    1. Merci pour votre lecture attentive. Je voulais dire « traverser le soleil » depuis le centre (où le neutrino est émis) jusqu’à la surface, et non pas le diamètre de part en part! Du coup il faut bien à peu près 2,3 secondes pour parcourir les 700 000 km du rayon solaire…

  12. Bon jour,

    Je partage ici un fragment d’un de mes écrits…
    Un échange est-il possible ? Une collaboration peut-être ?

    Nature Morte

    […]
    Endormi aux confins

    De terres arides

    Confiné par une plaine

    Vertigineuse

    Le néant

    Empli les vides

    A l’infini,

    Au fil de l’énergie lumineuse

    Jadis la mer jaillit ici
    Des entrailles fécondes

    La montagne est un abysse
    Une entaille profonde

    Ses pentes abruptes

    Arpentent la pierraille
    Sédiment de corail

    Et matière brute

    Sous mille milliers de lunes,
    Les strates se lissent
    Pelle mêle s’y lisent
    La vie des vallées et des lagunes

    Jadis ici,
    Des peuples se sont liés
    Espérant en vain tutoyer le ciel

    Ils bâtirent des temples
    En abattant des peupliers
    Ils ont abattu leurs vertus essentielles

    Ils ont gravi des collines,
    Les ont réduites en gravier
    Tout en sachant qu’ils gravés leurs conduites selon la gravité.

    Amicalement

  13. Parmis les univers chiffonnés que vous avez etudié avez vous pensé a un tore spherique avec comme centre le rebond du bigbang comme une pomme. Quand je parle de tore spherique l exterieur a la fome generale d un sphere mais avec un centre typique du tore (le trou) avec comme origine le centre de la sphere?

  14. Bonjour cher Monsieur Luminet,
    Pardonnez moi de vous dire ma perplexité à propos d’un sujet de cosmologie. Je ne suis qu’un spécialiste de logique mathématique et non un physicien.
    Voilà : D’un côté les cosmologistes nous disent que l’espace et le temps sont nés lors du Big Bang. Je peux fort bien l’admettre
    D’un autre côté, ces cosmologistes nous déclarent que l’Univers serait né d’une fluctuation .du vide quantique. Ce que je peux, séparément, admettre également.
    Ma perplexité provient du fait que ces deux déclarations me semblent contradictoires.
    En effet, qui dit fluctuation dit temps et qui dit vide, fut-il quantique, dit espace ce qui semble contredire la première déclaration.
    Je suis parfaitement conscient que cette perplexité a pour origine un savoir incomplet et nul doute que vous allez y remédier par une de vos explications toujours très claires.
    Amicalement et respectueusement,
    Maurice Peuchot

  15. Bonjour Monsieur Luminet,

    j’ai dévoré votre livre « L’univers chiffonné ». Puis-je vous demander où en est la validation par l’observation de votre hypothèse sur la forme de l’univers?

    J’ose à peine espérer une réponse tant je m’en sentirais honoré.

  16. Bonjour,
    J’ai eu le plaisir d’assister à une de vos conférences, dans le cadre de l’APM, il y a quelques années.
    Je cherche à me procurer des images du fond diffus cosmologique ou des fichiers haute résolution propres à la reproduction, pour les exposer à mon domicile ; c’est une préoccupation d’ordre artistique.
    Merci de votre aide

  17. excuser mon inculture, plus je lis vos livres et moins je pense connaître le cosmos !
    Ayez l’obligeance ,s’il vous plaît monsieur,de répondre à ces deux questions banales pour vous!
    1. Etant que l’univers est particulièrement transparent aux rayons gamma,comment se fait-il que notre atmosphère est
    capable de les arrêter et ainsi nous protéger.
    2. Pourquoi les astéroïdes apparaissent entre Mars et Jupiter et pas ailleurs ! Merci!

    1. J’espère que cette incompréhension n’est pas due uniquement à la mauvaise qualité de mes livres, mais à la complexité de la science!
      1. L’espace interstellaire est très transparent aux rayons gamma car il contient extrêmement peu d’atomes par unité de volume. En revanche, les photons gamma arrivant dans l’atmosphère interagissent avec les atomes de l’atmosphère terrestre et produisent des cascades de rayonnements moins énergétiques qui sont sans danger (ceci dit certains rayons gamma parmi les plus énergétiques peuvent aussi arriver au sol).
      2. Pas de réponse claire. Tout d’abord, au-delà de l’orbite de Neptune existe une ceinture de petits corps glacés semblables aux astéroïdes, appelée ceinture de Kuiper, vestige probable de la formation du système solaire. Pour la ceinture principale située entre Mars et Jupiter, on a longtemps pensé qu’il s’agissait de petits corps qui auraient dus s’agglomérer pour former une planète mais qui en avaient été empêchés par les perturbations causées par la massive Jupiter. Aujourd’hui, grâce à l’observation des systèmes de planètes extrasolaires, les modèles de formation de notre propre système solaire ont évolué et sont plus compliqués…

  18. Quelle compréhension convient-il d’avoir au sujet du problème suivant ? – Ce qui est scientifiquement constaté: plus on voit loin dans l’espace, plus on voit loin dans le temps à cause de la vitesse finie de la lumière (laquelle nous permet de « voir » les objets). – Hypothèse (pour moi, qui n’ai pas les connaissances scientifiques nécessaires pour le comprendre): il y aurait un commencement à l’univers – les scientifiques le dénomment « big bang ». Il aurait eu lieu il y a environ 14 milliards d’années. (Réflexion personnelle: l’homme voudrait toujours que les évènements aient un début et une fin, à son image, d’ailleurs, les livres dits sacrés, écrits par l’homme, évoquent un commencement et une fin des temps.) – Selon ce constat et cette hypothèse: la lumière qui nous parvient après avoir parcouru 14 milliards d’années lumière environ montre à l’observateur (attentif) la naissance de l’univers. – Dans ces conditions, ce que voit l’observateur, c’est un monde en formation, c’est à dire qui contient les atomes (ou particules élémentaires qui les composaient) de la matière (tous les atomes de la matière? car rien ne se créé, rien ne se perd, tout se transforme – le principe de Lavoisier s’applique-t-il ici?) et par conséquent tous les atomes de la matière d’aujourd’hui (si tant est que l’on puisse parler de matière d’aujourd’hui puisque celle d’avant est liée à la vitesse de la lumière qui nous arrive aujourd’hui…) – En tout état de cause, si commencement il y eut, et c’est là où je voulais en venir, il comprenait aussi les atomes ou autres particules élémentaires qui nous composent, nous, observateurs d’aujourd’hui, et terre sur laquelle nous vivons, et soleil qui nous éclaire, etc. – Question: comment les particules qui nous composent peuvent-elles être ici et là-bas (ou là-haut d’ailleurs) en même temps, ou si le temps n’est pas le même, comment est-ce possible de voir aujourd’hui ce que nous étions il y a longtemps (au « début »). Quid de cette ubiquité temporelle? – Surtout ne pas répondre « à cause de la vitesse finie de la lumière » car ce serait, me semble-t-il, davantage un sophisme ou un art de raisonner en rond plutôt qu’une preuve scientifique. En tout cas, cela ne permettrait pas à mon entendement de comprendre… c’est bien là où le bât scientifique me blesse. Autre élément qui me turlupine dans le prolongement de ce qui précède: en raisonnant de proche en proche, si le big bang avait eu lieu il y a 10 000 ans par exemple, ce qui demeure somme toute à l’échelle humaine, ou bien a fortiori hier, et que nous ayons eu le temps de devenir ce que nous sommes, aurions nous vu naître l’univers en étant avant et aujourd’hui en même temps? Enfin, on parle aussi de rayonnement cosmique présent de manière équirépartie dans l’immensité de l’univers, alors que « l’origine » est caractérisée par sa forte densité et donc pour moi par un espace réduit… mais l’espace a-t-il le sens commun qu’on lui accorde? Où sommes-nous par rapport à cet univers d’avant puisque temps et espace sont liés? Je te serais fort reconnaissant de bien vouloir prendre le temps de m’éclairer sur ce questionnement qui date d’une trentaine d’années environ, qui certes ne hante pas mes nuits, mais dont la réponse me ferait très certainement progresser dans la compréhension des hommes et la manière dont ils voient le monde. Où les chemins de la connaissance nous conduisent-ils? (Ce n’est pas une question supplémentaire que je t’adresse, car chacun a sa propre réponse…)

    1. Bonjour. Je ne comprends pas votre raisonnement sur l’ubiquité temporelle. Les atomes qui nous composent aujourd’hui sont formés en dernière analyse de quarks et d’électrons qui ont été certes été formés dans les premières fractions de secondes du big bang, mais ils n’existent pas « à la fois » maintenant et dans le passé. Vous ne « co-existez pas » avec l’embryon que vous étiez dans le ventre de votre maman… Même problème avec votre raisonnement sur le rayonnement fossile, capté aujourd’hui très diffus dans l’espace mais à l’origine beaucoup plus concentré dans un volume plus réduit. Qu’est-e qui cloche? Là encore vous oubliez les facteurs temps, expansion, évolution…

      1. Certes, je ne co-existe pas avec l’embryon que je fus, mais je n’en reçois pas le rayonnement fossile aujourd’hui (excepté sur un cliché figé sous forme d’une échographie, qui ne se pratiquait pas à mon époque). Ce n’est pas le cas pour la naissance de l’univers qui nous renvoie son image encore aujourd’hui…

  19. Monsieur Luminet,

    Enseignants de lettres et de philosophie à Cergy, nous nous permettons de vous contacter par le biais de votre blog pour vous proposer de prendre part à un projet qui rejoint, nous semble-t-il, votre démarche, qui lie étroitement les sciences et les arts.
    En effet, nous organisons pour mai 2016 un festival de cinéma sur l’agglomération de Cergy, « L’espace d’un instant », avec pour finalité de croiser autour d’un thème de cinéma des approches scientifiques au sens large (sciences et sciences humaines) et des approches artistiques (comprenant toutes formes d’expression). Pour cette première édition, en partenariat avec le Parc aux étoiles de Triel, le ciel étoilé et le voyage interstellaire nous donnerons matière à penser et à rêver.
    Dans le cadre de ce festival, dont la programmation a été pensée en premier lieu pour des lycéens, mais aussi pour le grand public, le film Interstellar, entre autres, sera projeté au cinéma L’Antarès (un nom d’étoile pour ce cinéma de Vauréal). Ce film a été choisi par des élèves pour une projection sur le modèle d’une séance de cinéclub, suivie d’une discussion. Deux projections successives auront lieu le 14 mai.
    Seriez-vous intéressé et disponible pour échanger autour de ce film avec le public ? Nous serions heureux de proposer au public et en particulier à un public lycéen votre double regard de scientifique et de poète. Même s’il est désagréable d’aborder les contingences matérielles dès la prise de contact, nous savons que votre temps est précieux, aussi, quoique le budget ne soit pas encore bouclé, nous assurons une rémunération, à discuter si vous êtes disponible et partant.
    Si vous nous contactez par mail, nous pouvons vous envoyer nos coordonnées téléphoniques pour échanger à ce sujet, ainsi que le descriptif complet du projet, qui comprend des projections de films, des rencontres, des conférences (notamment avec le planétologue Walter Goetz), des activités scientifiques (planétarium et radioastronomie), et des productions artistiques (vidéos, installation sonore).
    Nous aurions plaisir à discuter avec vous de la nature de votre possible intervention et nous nous tenons à votre entière disposition pour toute information complémentaire à l’adresse mail suivante : festivalcine.espace@gmail.com
    La page Facebook du festival : https://www.facebook.com/Festival-Lespace-dun-instant-447130292123994/

    En espérant que vous prendrez autant de plaisir à découvrir le programme que nous en avons à défendre ce festival.
    Bien cordialement,
    Anastasia Rostan et Jérôme Panay

  20. Ce petit mot pour vous spécifier ma reconnaissance dans votre exercice, consistant à mettre à la portée de cerveaux moins brillants que le votre un savoir complexe et passionnant.

    Merci, Jean-Pierre.

  21. Bonjour,

    J’ai lu il y a quelques années maintenant un de vos ouvrages, ‘l’univers chiffonné’. Passionné d’astrophysique, comme beaucoup je regarde et je cherche.
    Cette recherche m’a amené à créer il y a quelques années un algorithme permettant à la fonction qu’il développe, de s’éloigner de sa valeur d’origine (nulle) et, d’y revenir. Beaucoup de fonctions font cela, cependant l’algorithme de cette fonction ne permet pas de déterminer le moment de ce retour assuré. Cette particularité très spécifique, s’accorde à une définition possible du hasard.
    Dès lors, l’objet de ma recherche fut de travailler cette base algorithmique pour comprendre et établir l’argumentation fondamentale qui en établit le fonctionnement ‘scénaristique’ ; Pour comprendre aussi les potentialités du phénomène afférent au hasard, qu’elle révèle.
    Ce travail donne une vision nouvelle et souvent différente de ce que sont les mathématiques et, de leur rapport à notre univers. Il aboutit aussi à un scénario relatif à l’univers qui diverge, sans le remettre réellement en cause, de celui officiellement admis.
    Nombre d’éléments nouveaux, et souvent surprenants, apparaissent au fil de mon étude et l’étoffe, m’amenant à la diviser en 5 étapes, chacune donnant lieu à un essai.
    J’ai achevé le premier et j’ignore ce que l’étude qu’il présente, vaut ; Même si d’une manière sincère, elle m’apparaît vraie et potentiellement réaliste. Accepteriez-vous de lire cet essai (200 pages) et de m’en faire un retour, voire d’en discuter la pertinence.

    Je vous remercie

    Cordialement

  22. C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi vos diverses conférences sur la présentation des trous noirs et des trous de vers. Je n’ai pas de problème dans ma compréhension des premiers, toutefois je bute sur les seconds. en effet, il convient de se représenter un trou noir comme déformant l’espace temps dans toutes ses dimensions, donc comme un objet forcément sphérique et donc qui n’a pas de fond, fond qui ne peut déboucher nulle part.? merci depuis CAVAILLON , route de Robion…..

  23. Cher Monsieur,
    J’aime vous entendre et vous lire. Vous êtes un vulgarisateur de talent et un véritable poète. Votre nom est associé à « science » et à « belle plume » j’espère que vous ne donnerez jamais ce nom en caution scientifique à ceux qui promeuvent les pseudo sciences, et qui écartent les esprits des filières nobles mais ardues au profit de concepts prêts à l’emploi et non testables.

  24. M. Luminet,
    Comme tout est simple pour celui qui sait.Vraiment étonné pour cette démonstration de l’Univers chiffonné!!! M. André Brahic… quel dommage qu’il soit parti! Cassini avait tant besoin de cet homme, une sonde qui atteint Saturne, son dada chéri… Quel exploit! et c’est là que tout commence… Je suis tjrs étonnée par tous ces chiffres si exacts… les mathématiques ne m’ont jamais révélées leur secret.Futura science… la France…Remarquable!

  25. Je viens de lire votre dernier ouvrage ‘Ulugh Beg, l’astronome de Samarcande’ . Il est passionnant. Ayant visité les observatoires de Maragah et Samarcande (et quelques autres en Inde), j’ai particulièrement savouré votre ouvrage qui se lit comme un roman. L’astronomie arabe et persane, malheureusement méconnue en France, était très avancée, malgré des temps difficiles.
    Merci encore

  26. Cher Monsieur Luminet,
    Je lis actuellement, avec délices, « L’univers en 100 questions »…
    Chose étrange, il est arrivé plusieurs fois, alors que j’étais plongé dans cet ouvrage, que l’on m’adresse la parole de manière impromptue: « Mais que lisez-vous donc? », ce qui est pour moi chose peu habituelle. Cette après-midi même, prenant le soleil dans un jardin public tout en orbitant (à bonne distance;) d’un trou noir, l’homme assis à ma droite sur le banc s’exclama tout à coup: « Alors il paraît qu’on est dans un trou noir?? »… « Pas exactement, enfin certains l’ont peut-être supposé… », et là ce bon monsieur que je n’ai jamais vu me lance, le regard pétillant : « Vous n’êtes pas Alsacien? », Effectivement, mon père est né et a vécu en Alsace… « Oui, parce-que vous me rappelez un ami ingénieur qui était Alsacien… Et vous n’êtes pas ingénieur par hasard? » Je le suis en effet, de formation… « Bien, moi je m’intéresse au cerveau, me dit-il »… « Et savez-vous ce qui nous différencie les uns des autres? C’est le langage, cher monsieur », me dit-il… « Tenez, l’arabe c’est de la pure poésie. », ajoute t’il sans savoir (?) que ce matin même je récitais des versets d’arabe classique. « Mais il y a un déséquilibre dans le monde » précise t’il, « et il faut un peu de folie quand même » ajoute-t’il, avant de le lever et de s’éloigner, « car le soleil va bientôt s’en aller. »
    Je suis resté songeur…. Cet homme tout simple, ayant fait peu d’études (ce sont ses dires), m’a soudain fait penser à nos amis d’outre espace: se pourrait-il que j’aie rencontré un extra-terrestre de passage? Ou bien plus simplement un terrestre extra?! Quoiqu’il en soit, je les imagine volontiers comme cela, plutôt que comme des conquistadores semant aux 6 vents des machines de Von Neumann pour dévorer la galaxie : des êtres discrets, traversant les mondes comme on se promène au jardin, et ne s’embarrassant pas de fioritures, mais qui disent vrai et font bien en toute spontanéité, peut-être serait-ce une clé du fameux paradoxe de Fermi?

  27. Merci, merci Monsieur de nous faire partager votre science.
    C’est un réel plaisir de s’instruire de ce monde extraordinaire.
    je voyage en permanence d’une galaxie à l’autre, touche le bord de notre univers, sans toutefois oser passer la frontière.
    merci, merci

  28. Bonjour Mr Luminet,

    j’ai pu regarder un de vos conférences sur internet dont voici le lien:
    http://www.bing.com/videos/search?q=jean+pierre+luminet+forme+univers&&view=detail&mid=EBD4B5E138DB83F7C186EBD4B5E138DB83F7C186&FORM=VRDGAR

    et j’ai du mal à saisir l’explication relative à l’hypersphère en projection polaire (explication qui se trouve vers la 12ème minute de la vidéo). Si l’on part tout droit est ce que l’on ne quitte pas définitivement le volume sphèrique? Comment ce fait-il que l’on revienne sur nos pas? Je n’arrive pas à bien me représenter le trajet parcouru dans l’espace.

    Le mieux serait de pouvoir échanger de vive voix avec, si nécessaire un papier et crayon mais peut-être que votre réponse m’éclairera suffisamment, en espérant que vous compreniez bien le sens de ma question.

    Je vous remercie pour votre aide.

    1. Je tente moi-même une réponse.

      Peut-être que la réponse se trouve simplement dans le fait que l’espace au sein de la sphère est un espace courbe. Donc, pensant avancer tout droit, notre trajectoire serait en fait courbe.

  29. Bonjour M. Luminet !

    J’ai établi une théorie du tout, une simple et complète permettant d’expliquer « tous les phénomènes et l’histoire de l’univers »(sic) incluant les détails des désintégrations diverses (neutron, proton, électron-positon, pions, muon, etc). Avant de me prendre pour quelqu’un d’autre j’aimerais partager ma théorie avec vous, celle-ci étant capable de détailler les premiers instants du « Big Bang » et même aller au delà, jusqu’à une très possible origine en accord intime avec les fondements de la science universelle.

    Plusieurs faits choquants en découlent tels que : la matière n’est pas faite d’énergie mais est responsable de la production de l’énergie; l’espace est composé d’Éther sous forme de point sans dimension et non annihilable; le photon est une autre forme de l’électron, un composite insécable; l’électron ne tourne pas autour du noyau; le trou noir est aussi un composite (non-stable) dont la masse est fonction de la densité de matière dans sa proximité; la gravité est dérivée de l’expansion, la matière n’y participant pas; la matière sombre est composée de gluons en très grand nombre; et enfin, entre plusieurs autres faits, l’énergie noire est dérivée de la pression générée par l’introduction de point (nouveau, de l’expansion) de l’espace entre des points préexistants sans possibilité immédiate d’étalement de l’espace, cet empêchement causé par diverses circonstances sous la responsabilité de la matière visible et invisible (le gluon et une autre particule, la responsable de l’expansion), l’énergie correspondant toujours fondamentalement à du mouvement lors de l’éventuel étalement. Aussi, l’énergie noire peut être dérivée de la compression de point d’Éther, ce dont la force nucléaire forte est faite. Un des faits les plus choquants est celui de l’explication du phénomène dit « dualité onde-particule » de la matière, là rendant caduque, le même électron ne passant pas simultanément dans les deux fentes dites de Young et, l’apparence d’ondes étant la production d’énergie de mouvement par la matière (photon, électron, etc.) dans l’ensemble de points d’Éther environnant.

    J’ajoute que le neutrino à une masse exprimée en énergie de ,33333… eV/c², une valeur dont je fais la preuve tout en expliquant pourquoi les résultats de la mission Planck diffèrent, ainsi que le fait choquant du neutrino solaire « dérivé » d’un gluon lors de la désintégration Bêta + et des neutrinos du FDC étant en grande partie des quarks dit -1/3.

    Je ne suis pas un hurluberlu. Pour preuve, j’ai présenté ma théorie à des étudiant-e-s en Physique de l’université ainsi qu’à des Docteurs et post-Docs. Ils ont tous été « bouche-bée » pour finir par dire que c’est imaginaire ou pire, « qu’est-ce que ça change ? ».

    Alors, si ça vous intéresse, ne vous gênez pas pour me solliciter.

    Robert Paradis

  30. Bonjour,

    Je publie un blog sur l’origine de l’univers. Il s’agit d’une étude que j’ai réalisée et que je poursuis. Je la présente sous forme d’épisodes pour en faciliter l’accès.
    Je suis rationnel et reste pour chaque hypothèse que je propose, au plus proche de ce qui me semble logique et scientifique. L’histoire que je présente, dont le scénario semble s’accorder avec celui de la théorie standard, propose cependant une explication de son origine bien différente.
    Mon blog s’appelle ‘www.astrometaphys. Com’ … Soyez bien venu et vos avis et appréciations aussi.

    Cordialement

  31. Bonjour Jean-Pierre Luminet.
    Depuis la révélation des ondes gravitationnelles, une question me « chiffonne » et dont je n’arrive pas à avoir la réponse : ondes électromagnétiques et ondes gravitationnelles se déplacent dans le vide à la même vitesse, celle de la lumière. Il me semble qu’aucune causalité n’existe entre ces deux phénomènes physiques. Alors pourquoi cette égalité? Je vous remercie par avance pour vos éclaircissements. Et merci pour vos écrits et conférences de vulgarisation.

    1. Parce que le graviton, particule associée à l’onde en vertu de la dualité onde-corpuscule, est de masse au repos nulle, comme le photon. Il se propage donc comme lui à la vitesse limite, celle de la lumière dans le vide – bien que les deux phénomènes ne soient en effet absolument pas reliés…

      1. Bonsoir Mr LUMINET
        N’étant pas astrophysicien le vocabulaire va peut être me faire default mais
        comment peut on penser que le photon n’a pas de masse ?
        cordialement

        1. Le photon est la seule particule connue qui n’a pas de masse « au repos », mais comme il est toujours en mouvement il a une énergie (proportionnelle à sa fréquence), donc l’équivalent d’une masse de mouvemnt.

          1. bonsoir Mr Luminet
            merci pour votre réponse si rapide,
            concernant votre réponse, comment peut on affirmer qu’une particule que l’on ne peut pas mesurer, n’a pas de masse ?
            a t’on actuellement les moyens de mesurer un photon ?
            cordialement Fabien

  32. Bonjour, j’ai détecté une curiosité quant à la façon dont Einstein calcul la désynchronisation de 2 horloges en mouvement et le raccourcissement des longueurs observées qui en résulte dans sont article de 1905 “De l’électrodynamique des corps en mouvement.”
    Il envoi un rayon lumineux de l’horloge 1 à la 2 puis le fait revenir. Si le temps aller = le temps retour les 2 horloges sont immobiles l’une par rapport à l’autre et synchronisées. Si le temps retour est plus court elles s’éloignent l’une de l’autre. Jusque là c’est ce qu’avait dit Poincaré et tout va bien et puis Einstein calcul la désynchronisation comme étant l’écart entre la moyenne de l’aller retour quand les horloges se déplacent par rapport à celle quand elles sont au repos. Pourquoi un aller retour ? Pourquoi une moyenne ?

    Je propose une autre approche qui conduit toujours à une contraction des longueurs et une dilatation du temps mais un peu différente et qui provoque une surprise lorsque les objets se rapprochent.

    J’ai le sentiment que la publication de la relativité générale 10 ans plus tard à coupé court à toute analyse de cette question, la science moderne est axée sur la magnifique relativité générales et la mécanique quantique.

    Je prépare actuellement la publication d’un essai sur cette question et j’aurais beaucoup apprécié votre avis.

    1. J’ai omis un détail important, en faisant la moyenne d’un aller retour Einstein retombe sur les transformées de Lorentz ce qui coupe court à toute discussion et ce qui a du le conforter dans son raisonnement.

  33. Bonjour, Du coup il faut bien à peu près 2,3 secondes pour parcourir les 700 000 km du rayon solaire… quelle précision/les échanges nous permettent d’apprendre/S.V.P. existe-t-il dans l’univers cosmique un principe d’incertitude et de chance/le monde dans lequel je vis me semble rempli d’incertitude… la chance ou bienveillance l’a accompagné en regard de notre manque d’attention à l’environnement.Merci!

  34. Bonjour Monsieur Luminet,

    tout d’abord, bien sûr, un immense merci pour votre contribution à nous rendre intelligibles les découvertes et les dernières hypothèses concernant le fonctionnement du cosmos.

    J’aurais cependant aimé connaitre votre avis sur un sujet différent: le rapport du Club de Rome de 1972 des époux Meadows, dont le modèle, reformulé en 2004 et apparemment démenti par aucun scientifique, prévoit un effondrement, non pas de notre étoile (!), mais un effondrement de notre civilisation aux alentours de 2030, voire 2050 selon certaines variantes.
    Plus généralement, vous qui aimez décloisonner les disciplines, quel est votre avis sur cette nouvelle discipline qu’est la collapsologie ?

    Le désir humain de comprendre le monde, dont la manifestation la plus élaborée semble être la démarche scientifique, s’accompagne également d’un désir d’amendement de notre condition humaine grâce aux diverses applications de la science.

    Mais si ces prédictions devaient s’avérer exactes, à savoir, si notre espèce devait disparaître au cours de ce siècle du fait de notre propre impact sur la planète, cela ne violerait-il pas au moins largement autant notre sens commun que l’intrication quantique ne le fait ?
    Et dans ce cas, comment alors interpréter ces terribles conséquences de cet usage irraisonné de certaines de ces applications scientifiques autrement que comme l’ironie suprême d’un destin plus radical encore que celui qu’Eschyle avait réservé à Prométhée ?
    Comprendre le monde ne signifierait-il pas alors chercher à vivre selon une sagesse qui viserait à transformer le moins possible notre environnement originel car il offre, seul, les conditions de possibilité de notre vie même ?

    Bien à vous

    1. Bonjour,
      Merci pour votre appréciation.
      Je crains que le rapport du Club de Rome soit plus que jamais d’actualité, voir des études plus récentes (par exemple Métaphysique des Tsunamis de JP Dupuy). 2030 est (j’espère) quand même un peu tôt, je tablerai plutôt après 2050. Ceci dit la fin de notre civilisation (essentiellement le consumérisme à outrance) ne signifie en aucune façon la disparition de notre espèce ! Ce serait peut-être même une bonne occasion pour redémarrer sur une autre voie.

  35. Bonsoir M. Luminet,

    Je ne fais qu’apprendre et désapprendre tout en étant impatient de savoir. Les mots, concepts par nature, ne sont que le pâle reflet de la vérité de l’instant. La physique quantique rejoint là, ce dernier : le phénomène ou plutôt l’information dépend de l’observateur.
    Comme je découvre ce blog, veuillez bien accepter, en guise d’accueil, cet extrait de mes conclusions poétiques :

    Lumière

    Lumière
    Solaire
    Éclaire la Terre
    De particules élémentaires

    Onde d’émission
    De milliards de photons
    Et autant d’informations
    Que nous ne comprenons

    Ce flux d’énergie
    Traverse les âges
    Transporte la vie
    Et bien d’autres messages

    Des autres univers
    Inaudibles à nos sens
    Limité par nos affaires
    Nous en perdons conscience.

    Cordialement.

  36. Bonjour M. Luminet

    Je suis tombé il y a qqs semaines sur l’émission Heure bleue sur France Inter, et, étant un passionné peu averti d’astronomie, je l’ai suivie avec gourmandise jusqu’à sa fin.

    Vous m’avez triplement plu :
    1/ pour la qualité et la simplicité de vos propos

    2/ pour votre 1ère réponse à la dernière question de Laure Adler
    La question « à ma grande surprise vous n’écartez pas l’hypothèse d’une vie extraterrestre »
    Votre 1ère réponse « et pourquoi êtes-vous surprise ? »

    3/ pour votre complément de réponse se terminant par « La vie extraterrestre est EXTRAORDINAIREMENT probable »

    Bien entendu, je ne peux qu’approuver.
    Des milliards de milliards de galaxie, avec dans chacune des milliards de milliards d’étoiles qui ont chacune quelques planètes dans leur orbite.
    Donc, il n’y a raisonnablement, statistiquement, AUCUNE raison que la vie n’existe pas ailleurs.

    Cependant, vous êtes le 1er astrophysicien que j’entends faire une réponse aussi catégorique.
    Pourquoi ?
    Pourquoi a-t-on souvent, voire toujours, des réponse plus que prudentes du style « la vie a pu se développeer ailleurs », « il est possible que », « il n’est pas exclu que », etc….
    Y a-t-il des rasions objectives de douter ? Si oui lesquelles ?
    Ses réponses plus que frileuses sont-elles dictées par d’autres considérations (philosophiques, religieuses, politiques) ?

    J’aimerais beaucoup avoir votre réaction et votre sentiment sur le sujet

    D’avance un grand merci.

    Bonne journée,

  37. Bonjour Monsieur LUMINET,

    Totalement ignorant et pour bien dire « nul » en matière scientifique, paradoxalement, je suis fasciné par la connaissance de l’univers.

    Viscérale envie de mieux connaître la « dimension » dans laquelle je vis (sans doute !), je ne peux m’empêcher d’y succomber en me torturant l’esprit avec les innombrables questions qu’elle soulève (son origine, ses formes, ses limites, son évolution et des meilleures…).

    Suis-je devenu un « connaisseur » du cosmos depuis que j’écoute vos explications ? Malheureusement non, mais peu importe, cela n’est pas mon objectif.

    En revanche, votre sens rare de la pédagogie (en direction même des plus ignorants), vos méthodes ludiques d’enseignement et votre convivialité (entre autres) m’ont (j’en suis convaincu) permis d’accéder à un degré de compréhension auquel je ne croyais plus et qui, inexorablement je le crains, m’obligeront à en savoir toujours plus…Que de belles « prises de tête » devant moi !

    Félicitations Monsieur LUMINET. Merci pour votre « savoir » et aussi pour votre « faire savoir ».

    Bien à Vous.

  38. Bonjour,

    Passionné par vos démarches artistiques où peut-t-on voir vos lithos telles présentées au Centre Culturel de Meudon en 1994? et éventuellement comment se les procurer?
    Vous remerciant
    Bien cordialement

  39. Bonsoir et merci de votre grande patience à répondre à toutes ces interrogations de candide. Peut-être pourriez-vous m’éclairer sur ce problème de simple logique : un petit photon émit à l’aube des temps (Big Bang) est le « corpuscule » le plus rapide de l’Univers – il est donc parti bien avant que tous les électrons, neutrons, protons et autres quarks qui composent mon cerveau, et a parcouru (seul en tête de ce peloton) des milliards d’années lumières. Qui me peut alors m’expliquer pourquoi mon cerveau se trouve donc aujourd’hui capable de « voir » ce photon, alors qu’il devrait être loin devant moi ? C’est un peu comme si un cameraman de télévision filmait en courant à côté du plus grand champion du monde de course à pied, et que pour prendre la photo de l’arrivée il se dépêche de partir devant pour être prêt pour le cliché !
    Bien à vous, avec toute ma gratitude pour les rêves extraordinaires que m’ont procuré vos écrits.

    1. Bonjour, désolé pour ma réponse tardive. La question m’est souvent posée et elle vient d’une visualisation incorrecte du big bang, comme si c’était une source de lumière localisée qui a projeté ses rayons lumineux dans l’espace. En réalité, lors de l’émission du rayonnement fossile il y a 13,8 milliards d’années, les photons ont rempli tout l’espace et ils y sont restés, bien qu’en étant dilués et refroidis en raison du temps écoulé et de l’expansion de l’espace. C’est un peu comme si quelqu’un (pas le Bon Dieu bien entendu!) allumait un fort feu de cheminée dans une pièce; celle-ci se remplit d’un rayonnement thermique caractérisé par une certaine température et un certain nombre de photons par centimètre cube. Si vous faites votre apparition dans la pièce un jour plus tard, le feu est certes éteint mais les photons ne sont pas partis! Ils baignent toujours la pièce mais la température globale a baissé et il y en a moins par centimètre cube. C’est pareil avec les photons du big bang. Au départ il faisait 3000 degrés partout dans l’espace. 13,8 milliards d’années plus tard la température est tombée à -270°C et il reste environ 300 photons du big bang par centimètre cube… J’espère m’être fait bien comprendre avec cette analogie (qui, comme toute analogie, n’est pas parfaite!).

      1. Merci beaucoup Monsieur Luminet pour votre réponse et toutes ces précisions concernant les photons résiduels issus du Big Bang.
        Cependant, dans ma question, je pensais davantage aux images des toutes premières galaxies que la littérature scientifique date des touts premiers instants de l’Univers ! Si regarder loin dans l’espace signifie aussi regarder loin dans le temps, il semble assez paradoxale de voir des photons si « âgés » (13 milliard d’années), émis à une époque où je n’existais pas, ni d’ailleurs la Terre, pas plus que le Soleil, et où notre Galaxie « Mére » (La voie Lactée), était sans doute beaucoup plus proche de celles qu’on semble voir aujourd’hui de si loin !
        Souvent la littérature de vugarisation scientifique propose pour expliquer l’expansion de l’Univers l’analogie (en deux dimensions) du ballon de baudruche tacheté qui se gonfle. Chaque tache représentant une galaxie: au fur et à mesure que l’enveloppe du ballon grossit (expansion de l’univers), les distances entre les taches augmentent (les galaxies s’éloignent toutes les unes des autres). Alors: faut-il croire que ces « vieux » photons ont suivi des chemins un peu « courbes », pour n’arriver à nos yeux qu’aujourd’hui ? Ces chemins sont-ils révélateurs de la « Courbure » de l’Espace ?
        Mais j’aurais tellement de questions à vous poser que je m’arrête là ! (Je garde ces questions pour une autre fois).
        Merci de votre disponibilité.
        Alain.

  40. Monsieur,
    Je vous remercie de nous retracer sur France Inter la fabuleuse épopée de l’exploration spatiale. Cependant, permettez-moi une observation plus terre à terre. En effet, j’ai sursauté lorsque vous avez employé une locution qui fait flores en France : « au final » . Celle-ci ne veut rien dire hors du contexte de la musique. Ce lien ci-après pourrait vous être utile :  http://www.academie-francaise.fr/au-final. Hélas, la francophonie souffre de la présence de formules et autres expressions farfelues, dites populaires, nées le plus souvent sous le bonnet d’âne d’animateurs des médias et autres journalistes. Qui d’autre ? Les Français les reprennent et participent ainsi à appauvrir notre langue commune. C’est dommage !

    Merci pour votre attention, et bon vent !

    Très courtoisement,

    Charles

    1. Bonjour, merci d’écouter mes Chroniques de l’espace. Vous avez parfaitement raison quant à l’emploi inapproprié de l’expression « Au final ». J’en suis d’autant plus mortifié que je m’élève moi-même régulièrement contre les tics de langage journalistiques qui appauvrissent notre merveilleuse langue française, et que je milite pour la sauvegarde de la francophonie (d’ailleurs bien mieux défendue en Belgique et au Canada qu’en métropole)… Je suis par ailleurs chagriné que les correcteurs professionnels des éditions du cherche-midi (qui publient en août mes chroniques sous forme livresque) aient laissé passer cette malheureuse expression.

  41. Pour votre plaisir, une petite histoire….

    L’astronaute et l’entrepreneur des Pompes Funèbres

    — Bonjour, dit l’astronaute en pénétrant dans la boutique des Pompes Funèbres.

    — Bonjour Monsieur, que puis-je pour vous ?

    — Ma demande est un peu spéciale. Je suis certain qu’on ne vous en fait pas beaucoup de ce genre-là.

    — Dites toujours. J’aime beaucoup le s situations exceptionnelles. C’est tellement rare dans mon métier.

    — Eh-bien, voilà ! J’aimerais un devis détaillé pour une inhumation qui n’aurait pas lieu sur la terre.

    — Vous voulez-dire une inhumation en pleine mer, par exemple ?

    — Non, pas du tout, il s’agirait d’une inhumation dans l’espace.

    — Comment cela, je ne comprends pas.

    — C’est pourtant simple. Je vous explique :
    Je suis astronaute et je passe les ¾ de ma vie dans l’espace. Aujourd’hui, par exemple, je reviens juste d’un séjour de six mois dans la station spatiale internationale. C’était mon vingtième séjour, voyez-vous, et l’autre jour, en regardant par le hublot notre petite terre, bleu pâle, et toute tremblante dans le brouillard interstellaire, je me suis dit que ce n’est pas un endroit très sûr pour reposer éternellement. Imaginez que l’espèce humaine s’éteigne, qu’adviendrait-il des sépultures dans un tel cimetière abandonné ?

    — Je comprends, Monsieur, mais notez que vous n’y seriez pas seul. Ça aide souvent de se retrouver nombreux dans les mêmes circonstances difficiles.

    — Oui, bien sûr, mais le zèle de vous confrères marbriers fait que notre liberté de mouvement est plutôt limitée dans vos cimetières. Je ne m’y vois pas passer toute mon éternité. Alors que dans l’espace l’infini est à nous ! On respire ! Si j’ose dire. Et pas de danger d’encombrement : l’espace est en expansion. Vous voyez ?
    Imaginez un cimetière qui s’étendrait indéfiniment. Votre avenir serait assuré ! Vous devriez y réfléchir, et créer un département de pompes funèbres spatiales. Avec mon expérience, je pourrais vous aider, si vous le voulez.
    Mais, je m’égare, la demande que je vous fais est plus modeste.

    — Monsieur, précisez votre demande, s’il vous plaît. Car je dois vous avouer que j’ai un peu de mal à concevoir cette multitude de cercueils volant dans l’espace que vous envisagez. J’ai un peu de mal aussi avec les collisions. Imaginez qu’elles se multiplient, surtout par temps nuageux, qu’est-ce qui va retomber sur terre ? Je n’ose pas y penser !
    A moins d’imposer des cercueils renforcés et blindés. Notez que la profession y gagnerait en chiffre d’affaire, mais les pays pauvres n’en auraient pas les moyens et seraient obligés d’en rester à l’inhumation classique sous les pissenlits. Pas très social tout cela !
    Mais, moi aussi, je m’égare ! Quelle est donc concrètement votre demande ?

    — C’est une demande pour moi-même.
    Je prends de l’âge et un de ces jours j’aurai besoin de vos services, mais je ne voudrais pas quitter l’espace, vous comprenez. Je voudrais être le premier humain qui soit enterr….., voyez comme c’est bête ! J’allais dire : enterré dans l’espace ! Je ne sais quel mot employer ! Il n’y a pas que la technique qui reste à inventer, la langue aussi est muette sur ce sujet. Alors tout est possible !
    Faites-moi une proposition pour un mini-vaisseau spatial funéraire : un concentré d’espace-temps en quelque sorte. Votre prix sera le mien.
    Je conçois que ce n’est pas une demande courante et je vous laisse trois mois pour y répondre. Pendant ce temps j’irai faire un tour sur la lune.

    Et maintenant, appelez-moi un taxi, s’il vous plaît. J’ai horreur du métro, il me donne des palpitations : Pensez- donc ! Voyager sous terre !

  42. Bonjour Monsieur Luminet,
    J’avais laissé une question, restée sans réponse, avec ce curieux retour de votre Blog:
    « Alain
    juillet 14, 2019 à 10:48
    Votre commentaire est en attente de modération. Ceci est un aperçu, votre commentaire sera visible après validation. » …
    J’espère n’avoir pas été inconvenant en posant cette question ?
    En cette rentrée, je vous serais très reconnaissant d’éclairer ma lanterne.
    à bientôt de vous lire,
    Alain.

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J’eus le vertige et je pleurai car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural dont les hommes usurpent le nom, mais qu’aucun homme n’a regardé : l’inconcevable univers. Jorge Luis Borges, L’Aleph (1949)