Pourquoi s’intéresser aux étoiles ? (1/2)

Écoutez! Si on allume les étoiles – alors – c’est donc utile à quelqu’un ? Alors – quelqu’un exige qu’elles existent ? Alors – quelqu’un les nomme perles ces petits machins? Et, forçant les tourbillons de poussière au zénith, il fonce vers Dieu, craint d’être en retard, pleure, baise sa main noueuse, demande qu’il y ait une étoile tôt ou tard, jure que vivre sans étoiles l’épuise. Et après le voilà dans les alarmes, mais l’air tranquille. Il arrête un passant : « Dis, maintenant ça va ? Tu n’as plus peur ? –Non ! »
Écoutez ! Si on allume les étoiles – alors – c’est donc utile à quelqu’un ?
Alors il est indispensable que chaque soir, au-dessus des toits,
s’illumine au moins une étoile ?

Vladimir Maïakovsky

Liminaire

Le blog de culture tous azimuts sur lequel vous me faites l’honneur de naviguer a pour objet de partager quelques-unes de mes multiples passions. A ce titre, il traite de sujets de recherche et de réflexion à l’intersection des sciences, de la littérature, de la musique, de l’art, de l’histoire,  de la philosophie.
Je prends en outre soin et plaisir à lire régulièrement les commentaires, parfois très développés et documentés, de certains lecteurs particulièrement assidus. Or, depuis quelque temps, je sens chez certains d’entre eux s’instiller le doute sur l’utilité de mon entreprise. Il est clair, mes billets sur l’histoire des pluies d’étoiles filantes, le voyage cosmique dans la littérature ou encore la révolution copernicienne chez les humanistes provençaux ne peuvent aucunement soulager les souffrances de ce bas monde. Ce n’est d’ailleurs pas leur but!

Un de mes commentateurs (ou commentatrice ?) notait récemment « Que reste-t-il de toute cette science incapable de soulager nos corps et nos âmes dans cette vallée de cendres et de larmes? Quid de ce savoir, de cette érudition sans bornes, si telle aventure livresque est incapable d’étancher notre soif dans cet enfer moderne? […] Les seules étoiles à portée de main sont celles de étalages de Noël où les marchands vendent du rêve à gogo et dans la chambre vide des décorations, il y a comme une absence […]. Les pauvres – car il y en a – restent sur leur faim et leur fin. […] Pensez que le prochain billet va y changer quelque chose? Faut pas rêver! Je vous en donne mon billet qu’il n’apportera rien au mendiant. »

Ces remarques, tout à fait compréhensibles et malheureusement pertinentes, donnent à réfléchir. Je ne nie pas, bien sûr, que la principale motivation de mon blog (qui m’est une charge assez lourde de travail s’ajoutant à mes nombreuses autres activités) n’est autre que mon propre (et narcissique ?) plaisir, davantage qu’une  noble philanthropie ou une empathie (que je possède réellement) envers les souffrances des moins favorisés que moi. Ce qui n’empêche de me poser régulièrement la question : la culture – scientifique, littéraire, artistique, philosophique, etc. – est-elle vraiment conçue pour soulager la misère du monde?
Déjà faudrait-il pour cela que les plus défavorisés – et il y en a beaucoup – aient les moyens d’accéder à ladite culture ; par exemple, un simple abonnement mensuel à l’internet haut débit permettant d’accéder à un blog comme le mien n’est pas à la portée de toutes les bourses. J’en ai pleinement conscience, tout comme du fait  que notre « belle France », bien que relativement favorisée par rapport à nombre d’autres pays de la planète, soit en plein processus de paupérisation des classes moyennes. Processus au demeurant savamment et patiemment calculé par les divers pouvoirs économiques et financiers, donc politiques. Or, je pense que la paupérisation et nombre de maux de la société moderne sont  intimement liés à l’inculture…
Dans le billet qui suit, je veux donc rappeler comment la culture – l’authentique, la « bonne », pas la bouillie que nous en donnent la plupart des médias, les réseaux sociaux et autres commentateurs auto-proclamés de la sous-culture politiquement correcte –  peut grandement aider à soulager l’inévitable fardeau de l’existence, par la seule élévation de l’âme qu’elle procure. J’entends aussi défendre – admettant que ce soit encore nécessaire – le rôle majeur des sciences fondamentales dans l’amélioration de la condition humaine.

Il s’agit de l’adaptation d’un texte jadis publié dans l’ouvrage collectif Plaidoyer pour réconcilier les sciences et la culture (Editions Le Pommier, 2010), preuve que le sujet me préoccupe depuis longtemps.

Recherche et société

Qu’est-ce que les connaissances en astrophysique apportent au corps social ? À quoi sert la recherche dans les sciences de l’Univers alors que tant de choses sont à faire pour assurer le mieux-être, sinon la survie de l’espèce humaine ? De grands défis menacent aujourd’hui la planète entière : la faim dans le monde, le manque d’eau potable, le pillage inconsidéré des matières premières, le réchauffement climatique, la pollution généralisée, la diminution drastique de la biodiversité qui en découle, l’organisation chaotique des finances mondiales, la paupérisation des classes moyennes, le retour de l’irrationnel et des fondamentalismes, les bouffées de violence qui éclatent un peu partout, et j’en passe ! La recherche scientifique est-elle le moyen de répondre à ces défis ? Un simple outil parmi d’autres ? Un luxe parfaitement inutile et dispendieux, comme le clament certains ?

Devant l’ampleur des problèmes posés, nous ne sommes pas assurés du succès, loin de là, en revanche nous pouvons être certains de l’échec si la recherche scientifique n’est pas mise au premier plan et considérée comme une priorité absolue. La recherche est en effet une activité stratégique qui concerne la société tout entière. Certes, pour beaucoup de chercheurs et de dirigeants avisés (il en reste, ne serait-ce qu’une petite poignée, notamment dans les pays asiatiques), l’investissement dans la recherche est une évidence. Mais devant le nombre de fois où la question « À quoi ça sert ? » est posée dans les médias, dans les parlements et le grand public, il est utile de rappeler avec force quelques vertus cardinales de la recherche, et d’illustrer chacune de ces vertus par des exemples puisés dans ma propre discipline, les sciences de l’Univers – lesquelles semblent pourtant, à première vue, les plus éloignées des préoccupations de ce « bas monde ».

Culture et recherche

« Il existe une tendance à oublier que l’ensemble de la science est lié à la culture humaine en général, et que les découvertes scientifiques, même celles qui à un moment donné apparaissent les plus avancées, ésotériques et difficiles à comprendre, sont dénuées de signification en dehors de leur contexte culturel. Une science théorique qui ne serait pas consciente de ce que les concepts qu’elle tient pour pertinents et importants sont destinés à terme à être exprimés en concepts et en mots qui ont un sens pour la communauté instruite, et à s’inscrire dans une image générale du monde, […] sera par nécessité coupée du reste de l’humanité culturelle. »

Ainsi s’inquiétait en 1952, dans The British Journal for the Philosophy of Science, Erwin Schrödinger, l’un des fondateurs de la très abstraite mécanique quantique, inventeur en 1925 de l’équation éponyme qui régit la dynamique quantique, que seule une poignée de spécialistes de l’époque pouvaient comprendre et manipuler.

C’est dire si la prise de conscience du clivage désastreux entre science et culture ne date pas d’hier. Les philosophes de l’Antiquité avaient un profond respect pour ce que l’on connaissait de la science. La Renaissance s’est autant préoccupée de rénover la science que l’art et la littérature ; c’est aux architectes de l’époque que l’on doit la théorie géométrique de la perspective. Pendant tout le XVIIIe siècle, de grands efforts ont été entrepris pour faire connaître au public les travaux de Newton et de ses contemporains. Mais, à partir du début du XIXe siècle, les concepts et les méthodes scientifiques sont devenus de plus en plus abstrus, et les tentatives pour les rendre intelligibles au plus grand nombre sont apparues de plus en plus illusoires. La situation s’est aggravée dans la première moitié du XXe siècle, lorsque la théorie et la pratique de la physique nucléaire ont brutalement révélé qu’une ignorance totale du monde de la science n’était plus compatible avec la survie de l’humanité, engendrant une profonde crise à propos de l’idée même de Progrès. Dès lors le fossé s’est creusé entre deux groupes de penseurs qui se sont ignorés, voire méprisés : d’un côté, des scientifiques de plus en plus spécialisés et distants du grand public, considérant avec dédain ceux qui tentaient de rendre leurs travaux accessibles à un large public ; de l’autre, des littéraires, historiens, artistes, etc. (groupe incluant ceux que l’on appelle les « intellectuels »), qui surent prendre, dans le monde du haut savoir, le monopole de la communication avec le grand public et purent ainsi répandre l’idée que la science ne pouvait pas contribuer positivement à la culture. Selon eux, la science devait être reléguée, aux côtés de la technologie, au rang de simple outil – bénéfique ou maléfique selon ses usages pratiques –, susceptible au mieux d’engendrer un supplément de confort matériel, mais en aucun cas propice à un enrichissement culturel ou spirituel.

« The Two Cultures » est un essai datant de 1959 du scientifique britannique C. P. Snow, soulignant que la vie intellectuelle de toute la société occidentale s’est divisée en deux cultures – les sciences et les humanités , et que cette division constitue un obstacle majeur à la résolution des problèmes du monde.

Les effets de ce profond divorce entre science et culture se font toujours sentir, même si le clivage n’est plus aussi caricatural. Nombre de nos dirigeants, qu’ils soient politiques ou intellectuels, ne connaissent pratiquement rien à la science ; ils ignorent son contenu le plus élémentaire et n’en connaissent ni le but ni l’objet. Ils la confondent généralement avec la valorisation technologique. Il est pourtant impossible de nier que les sciences sont un fait culturel majeur de nos sociétés, non seulement contemporaines et occidentales, mais aussi situées dans des contextes temporels et géographiques différents.

Culture et recherche, donc. La première est souvent associée aux humanités, l’autre aux sciences, au point que, dans notre pays, elles sont représentées par deux ministères distincts. À l’un les arts plastiques, la musique, l’architecture, le cinéma, l’édition, la protection des monuments, les coutumes et même les distractions… À l’autre l’astronomie, les mathématiques, la physique, la biologie, la chimie, la géologie, l’archéologie, l’anthropologie… Comme si la curiosité de l’homme s’exerçait à l’intérieur d’enclos, de cantons et de chapelles. Or il n’y a pas de barrières à la curiosité humaine : à elle s’ouvre un champ immense – théologie, art, philosophie, science, littérature, sociologie, histoire, technologie… –, champ continu où tout invite à la recherche, c’est-à-dire au désir de savoir et de trouver, sans conclusion prévisible. La science donne l’exemple le plus accompli d’une recherche qui vogue vers un horizon jamais atteignable, qui se démultiplie et renaît sans cesse de ses propres échecs et succès.

Un centre de recherche de qualité est un foyer de culture scientifique. Les chercheurs contribuent à l’enseignement, à des conférences, à l’écriture de livres et d’articles. Ils communiquent leur passion à de nombreux jeunes, alimentant le développement de la culture scientifique. Un citoyen européen du XXIe siècle doit voter et prendre position sur des sujets aussi divers que la pollution, le réchauffement climatique, l’énergie nucléaire ou les moyens de transport. Il est souhaitable que ses connaissances scientifiques dépassent celles du XVIe siècle !

Culture et recherche sont deux manifestations de l’ouverture de l’homme au monde lorsqu’il porte son regard sur celui-ci, s’interroge à son sujet, va à sa rencontre et découvre les ignorances que ses découvertes mêmes lui dévoilent. Par exemple, et contrairement à une idée préconçue, la violence n’est pas fille de la pauvreté : en étudiant de multiples sociétés, les ethnologues ont remarqué que la violence provient pour l’essentiel du manque de culture. Les conférences que nous pouvons faire dans certaines banlieues réputées « difficiles » nous convainquent que l’arme de la culture n’est pas assez utilisée dans la lutte contre la violence. La culture scientifique permet de mieux comprendre, et donc de mieux accepter l’altérité.

Pensons à la première découverte, en 1995, d’une planète extrasolaire, c’est-à-dire gravitant autour d’une autre étoile que le Soleil, suivie de plusieurs centaines d’autres découvertes de ce type. Elle donne une nouvelle jeunesse à une question vieille comme l’humanité, celle de l’existence possible de formes de vies en dehors de « chez nous » et, en toute vraisemblance, radicalement autres. Des méthodes de détection de plus en plus sensibles nous permettent désormais de découvrir et d’observer les « exoterres » – planètes extrasolaires de type terrestre. L’enjeu scientifique est d’abord de mieux cerner les conditions d’émergence du vivant, en recherchant des espèces extrémophiles, simples bactéries ou organismes complexes capables de s’accommoder de conditions extrêmes : chaleur étouffante, froid glacial, eaux saumâtres ou saturées d’acide, obscurité totale. Les robots envoyés sur Mars ou le développement, au cours des quinze prochaines années, de certains programmes spatiaux permettront de systématiser l’analyse chimique fine des planètes pour tenter de définir la « signature du vivant ». Les découvertes récentes en exobiologie nous ont appris combien notre connaissance des systèmes planétaires était rudimentaire ; c’était, jusque-là, celle que nous avions de notre propre système, dans notre petit canton, et elle s’est révélée tout à coup bien maigre en regard de tous les possibles. C’est en ce sens que la question de la vie ailleurs dans l’Univers est pleinement un sujet de culture, s’ouvrant aux champs de la théologie, de la métaphysique, de l’art, de la littérature et de la sociologie.

Suite et fin au prochain numéro…

20 réflexions sur “ Pourquoi s’intéresser aux étoiles ? (1/2) ”

  1. En y réfléchissant, prétendre que la violence provient du manque de culture n’est pas très sympathique vis à vis des élites de ce monde, qui ont toujours fait la guerre, aussi loin que l’on remonte dans l’histoire de l’humanité.
    Question culture, le film 2001 l’odyssée de l’espace (ainsi que le roman de Arthur C Clake) explique que le 1er acte fondateur qui aurait permis à l’humanité d’évoluer, et un acte de violence, justement.
    Serait-il alors autorisé de penser que la charité, la solidarité, peuvent être un stade supérieur de la pensée humaine pour sortir de la logique préhistorique?
    N’oublions pas que des êtres cultivés peuvent etre coupables de violence. Les Docteurs Petiot et Mengele, pour ne citer qu’eux.
    Jules César n’était pas non plus un conquérant inculte ; il a produit des écrits qui sont étudiés aujourd’hui encore.
    La violence provient-elle vraiment du manque de culture?

    1. Petit problème de logique. Ce n’est pas parce que des personnes très cultivées ont en effet été ultra-violentes (les exemples abondent, hélas) que la violence ne provient pas (du moins en partie, je l’ai précisé) du manque de culture…

  2. Pourquoi aller vers les étoiles ? Parce qu’elles sont là pardi…
    Plus sérieusement elles constituent une porte de sortie future à la surpopulation à venir et à la dégradation des ressources terrestres. Sans compter le simple désir humain fondamental que constitue la curiosité génératrice de découvertes majeures.
    Bon, pour l’instant, atteindre les exoplanètes relève de la S.F., pour l’instant… La fusée lunaire relevait bien de la S.F. il y a moins de 100 ans, alors…

  3. Et vous êtes là aussi Jean-Pierre, à votre tour… à polir et repolir la pierre de vos actes.

    Depuis les origines il a été bien vu qu’il y a une activité rationnelle et une autre mystique, et que « celui qui s’adonne à l’une recueille les fruits de l’autre » (Baghavad – Gîta)

    Déjà le pressentiment d’un univers d’ubiquités qui a aussi parmi ses valeurs celles des solitudes…

    Car « Certains vont vers l’ombre, d’autres vers la lumière » (phrase de vous)

    Et en effet cette « soi-donation » est en rapport avec le pouvoir propre de l’être individuel, celui par quoi les actes sont faits (les mouvements psychiques ou physiques sont des actes).

    Comment un pouvoir s’augmente-t-il jusqu’à changer les apparences dans lesquelles il se formule ?
    En se suspendant.

    C’est le principe du sacrifice, principe essentiel, la seule liberté de l’être individualisé, principe lui-même susceptible de disparaître dans un renoncement à l’existence (absence d’actes à mettre au feu pour en forger de meilleurs), tout comme dans un excès d’amour ou de haine (exemples d’actions qui se révèlent coexistantes et à égalité d’intensité dans un même être)
    Pour la totalité de ce qui existe, l’augmentation ou la diminution individuelle n’est pas un problème, et le sacrifice peut être ignoré. L’individualité est une plage de valeurs qui ne disparaissent pas plus que les nombres. Pour l’être individuel incarné, c’est plus délicat. Il peut vouloir créer son existence lui-même, pour cela il est disposé à souffrir de lui-même, quitte à se jeter lui-même au feu du sacrifice s’il ne dispose pas du sacrifice (disons plutôt : suspension)
    Un savoir plutôt qu’un autre, toutes choses qu’on oppose, et tous les mouvements dits physiques, sont en fait des valeurs de la fonction d’ubiquité qui pour moi est la formule divine. Les ubiquités en augmentations sont conscientes, dans un pouvoir augmenté : alors la nouveauté d’une perception est celle de moi avec un autre qui faisons le même mouvement sur des objets d’apparences diverses (et nous pouvons appartenir à des mondes différents). Les ubiquités en diminutions sont inconscientes. L’usage de la suspension permet de prendre davantage de valeurs dans la danse divine.
    Parlons moins abstraitement, qu’est-ce qui est utile à soi-même ? S’obstiner à chercher la formule et passer à côté précisément à cause de cette obstination (que malheureusement certaines cultures renforcent), ou bien suspendre cette obstination, passer à autre chose avec toutes nos forces et, si l’on conserve l’ardeur pour tout ce qui existe autour, finir par rencontrer la formule à force de polir et repolir intelligemment la pierre obstinée et réveillée ?

  4. Bonjour!

    Pour commencer ce petit commentaire, je voudrais revenir au propos toujours pertinent de Monsieur Bardou, en date du 11 novembre dernier, jour de commémoration du centenaire de la victoire.

    « Ô mort où est ta victoire? »

    Si loin de l’Apôtre des Gentils et de ses destinataires de Corinthe, ce dimanche-là, j’étais dans les rues du chef-lieu de mon département, déambulant avec des centaines et des centaines de manifestants pacifiques pour une cause écologique en faveur de l’exploitation raisonnable des nappes phréatiques. Avant le départ du cortège, j’aperçois sur la place, une belle arlésienne « insoumise » de l’hémicycle bourbonien.

    – Madame, que faites-vous, qu’avez-vous fait quand vous étiez Ministre pour revaloriser les pensions de la gent des travailleurs de la terre ou autres travailleurs manuels qui doivent survivre encore ou essayer de survivre avec des revenus au dessous du seuil de pauvreté? L’élue se rebiffe en avançant ses arguments « bateaux » et s’éclipse non sans avoir donné sa carte de visite à un couple de personnes âgées tout heureux de la voir en vrai et de pouvoir lui parler.

    – Vous m’enverrez un mail, lance-t-elle à la cantonade à ces gens, sans s’enquérir sur-le-champ s’ils possédent ou non un ordinateur!

    Ainsi va la vie sous les cieux de la dolce France dans la foule beuglante.

    Le lendemain Roxane qui ne s’en laisse pas conter, lui a envoyé ce commentaire de Guillaume, par courriel, pour connaître sa vérité, sa vérité à elle, qui écrit elle aussi des livres :

    NOVEMBRE 11, 2018 À 9:11

    « Oui, je suis là moi aussi.
    je suggère une petite réflexion au sujet de la venue de la déesse Il me semble qu’un chercheur des secrets de l’univers peut dire qu’il est athée pour exprimer son désaccord avec une religion, ou pour exprimer son désespoir, mais cela n’a rien à voir avec la vérité de la déesse, ni avec la vérité de l’être qui peut faire descendre ici la déesse, et encore moins avec la vérité de leur rencontre. Les apparences qui suivent sont alors faites d’accords et d’espoirs, parce-qu’est devenue claire la raison de la bassesse, et claire aussi la raison de la grandeur.
    (Et renouvelée la formule Divine, clef de voûte de l’édifice de l’être) »

    Ô Roxane, où est sa réponse?

    Et votre serviteur dans la foulée de rencontrer par hasard, un libre-penseur du sud du département et de nous raconter des histoires anciennes, de nous rappeler à notre remembrance commune des gens croisés sous de vieilles lunes, bien déterminé en mon for intérieur à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, palsambleu!

    Sur le chemin du retour, je pensais à Adèle Gödel, la danseuse, épouse du génie, ami d’Albert Einstein. Une romancière a écrit sa biographie « La déesse aux petites victoires » . Pas facile la vie de couple avec quelqu’un qui cherche tout le temps!

    Brisons là.

    Je comprends, je vous comprends Monsieur Luminet, il faut être aisé du portefeuille pour pouvoir vous raconter toutes ces choses sur votre blogue si édifiant! Mais bon, tout est relatif, quand même! Je paye à l’opérateur 33 euros et quelques centimes par mois pour mon abonnement Internet-téléphone fixe (Je n’ai pas de portable sous mon arbre, mon bon Seigneur!) Il y a aussi la question du choix. Et c’est vrai qu’un livre a un prix et qu’il n’a pas de prix. Libre à chacun de le pratiquer ou non et d’examiner sa vie avec ou sans. Heureuses, à mon sens, sont les personnes qui, comme vous, chers lecteurs (lectrices) font avec lui un beau voyage sans dépenser le moindre ducaton pour aller faire des escapades au diable vauvert et pêcher des zées claires à grands coups de thonaires dans les mers lointaines, mille millions de tonnerres de Cavaillon!

    L’inculture est un fléau et on le sait bien, et cette inculture n’est pas le manque de savoir mais le manque du désir de savoir.

    Faut pas jouer aux riches quand on n’a pas le sou! C’est tellement vrai…Mais c’est peut-être plus facile à chanter qu’à travailler, foi d’animal!

    A quand le bon ménage et la cordiale entente entre cigalon et termite, bonnes gens! Au secours Monsieur Snow!

    Vous avez dit « Recherche scientifique »? Mais pourquoi faire? Monsieur Jean-Marc Lévy-Leblond, homme d’alliage, comme vous le savez, a répondu à son pourquoi en implorant les Muses et ces déesses de lui répondre par messages venus de la grecque cité.

    Grand dieu jardiner, pour quoi faire? Peut-être pour aller de ce pas butiner la rose sans pourquoi! Qui saura?

    Excellant dans l’art de dire bien les choses, tout en étant clair et profond, M.Jean-Pierre Luminet cite en exergue de son présent billet, Vladimir Maïakovsky. Il faut lire et relire cette citation, car pour l’étoile, ce n’est pas dans la poche!

    Chaussons nos bésicles et voyons un peu! Dans toute l’œuvre de Gaston Bachelard, me semble-t-il, ce poète russe n’est cité qu’une seule fois (avec une faute d’orthographe dans la graphie de son nom) : « Lautréamont », page 98.

    Pour G.Bachelard, la leçon ducassienne excite le psychisme mais ne le console point. En citant W. Maïakovsky, l’auteur de « Lautréamont » accepte une induction active, nerveuse, éprouve une virilité induite. Le verbe brisant de Lautréamont, écrit Gaston Bachelard, est donc moins fait pour être entendu dans ses éclats que pour être voulu dans sa brusque décision.

    J’ai sous les yeux, « L’esprit et la matière » d’Erwin Schrödinger » A la fin du chapitre V « Science et religion », je lis ces mots :

    « (…) nous pouvons, je le pense, affirmer que la théorie physique actuelle suggère fortement l’indestructibilité de l’Esprit par le Temps. »

    (L’Esprit et le Temps portent des majuscules dans le texte)

    Alors qu’il soit!

    Mesdames et Messieurs les scientifiques, à vous de jouer! Sinon, vous orrez encore et encore la lancinante question : « Des savants, pour quoi faire? »

    Pour l’heure, j’enfile mon gilet pour aller, de ce pas, à défaut de voir scintiller une étoile dans l’aurore coralline, cueillir au pré une petite fleur jaune d’automne…Histoire d’égayer un peu ce matin frais du dix-sept novembre.

    Bonne journée

    Garo

  5. Oh que nenni! Cette dame député ne m’a point répondu…

    J’imagine qu’elle a d’autre chose à faire que de s’intéresser à une telle suspension, celle de l’araignée au buis de l’âme.

    Autrement dit, l’étoile intérieure, carte muette des souvenirs qui veille sur la géographie des lieux aimés. (Edwige Vankeirsbilck)

    Puisque le rêve chemine linéairement, oubliant son chemin en courant. La rêverie travaille en étoile (G.Bachelard, La psychanalyse du feu, page 36)

    Combien de livres, combien d’articles, combien de pages et de commentaires faudra-t-il encore écrire pour accéder à cette étoile du matin?

    Impossible quête?

    Combien de vaisseaux spatiaux faudra-t-il encore envoyer à grands coups de milliards d’euros, pour atteindre cette lumière tant attendue?

    Peut-être, autant redescendre un peu pour mieux la voir sur cette vielle terre où brillent tant d’éphémères étoiles et se cachent d’infimes lucioles, qui semblent tirer de leur sous-bois discret la phosphorescence de leur éclat…

    Jeune homme, vous qui étudiez les sciences physiques et qui contemplez les aurores boréales, cherchez le doigt de fée qui saura changer en merveilleux héritage tout un bilan de faillite dans l’obscurité des choses…Et peut-être, le verrez-vous trembler ce lotus d’or sur l’eau de la nuit!

    Roxane

    1. Merci Roxane (je viens d’avoir 50 ans ! Cependant je parais avoir la trentaine)

      Si je trouve le doigt de fée et que j’y pose mes lèvres, tout le monde le saura en un éclair !

  6. Bonjour!

    Eh bien, Guillaume, j’ai le sentiment que nous nous mettons le doigt dans l’œil si nous regardons la lune au lieu de la baguette!

    En effet, le doigt du médiologue désigne un « vers » et sans lui point de Cythère possible. Donc, ce n’est pas idiot de le considérer comme promontoire…

    A…le jeune homme en question, s’il a suivi le conseil d’une personne très proche de son entourage qui vient, ce mois-ci, de publier un excellent livre sur une histoire de famille en héritage, lira ce billet et peut-être aussi ces commentaires…Alors, il se reconnaîtra.

    Le papa septuagénaire et toujours jeune de ce jeune homme qui n’a pas trente ans, a écrit dans un bel ouvrage ces mots justes :

    « (…) la France selon l’esprit (…) Une idée, « un invincible songe ». Une image, plutôt – Madone ou princesse des contes. Pas l’image-photo, l’image peinture. » (Fin de citation)

    Quant à trouver la chose en vair en mesure d’épouser la cause, c’est une autre histoire dont personne ne saura strictement rien.

    Jacques

  7. Bonjour!

    Je quitte ma tapisserie pour vous dire un mot, Jacques.

    Garo, j’imagine, pourra le confirmer.

    L’image-peinture prend un trait d’union dans le texte.

    Quant à la femme de trente ans, de Balzac à nos jours, un plongeon dans la Siloé lui ferait peut-être ouvrir les yeux…Qui sait?

    Mais qui peut croire, encore, dans ce monde des écrans, des belles études, du paraître et du superficiel, à la réalité d’une raison thaumaturge et rédemptrice?

    Quant à la bague à l’entaille de cornaline portant la tête casquée de Minerve, dénichée par un homme de passage,
    auteur d’un Credo – Claude Imbert, pour ne point le nommer – à part quelque doux rêveur, qui peut espérer la voir, un jour, passer au doigt de l’Ève de la nouvelle alliance dans la science métamorphosée?

    Loin, si loin de tous ces délires, suivre sa bonne étoile, celle du silence, peut-être, dans le néant des feuillets d’Hypnos, en attendant d’écrire son nom sur la roche de Sisyphe, enfin arrimée…

    Roxane

  8. Bonjour à l’aurore, devons-nous dire,
    Ne faut-il pas plutôt penser à qu’est-ce que vivre? Ils sont venus de si loin sur leur bateau d’infortune en Amérique, il y a si longtemps… Qu’ont-ils découvert? Un nouveau monde chacun selon ses perspectives: des richesses, de l’aventure, une nouvelle vie quittant celle les retenant prisonniers quelque part. Mais lorsque l’on fait de tels voyages, il faut en accepter le prix.Pourtant, de si loin, en leur nouvelle demeure, ils ont recréé le même univers de leur origine!

  9. Merci cher Monsieur Gabbro pour ce commentaire instructif qui dit beaucoup en peu de mots.

    C’est la question, évidemment : Qu’est-ce que vivre? M.Alain Badiou dans ses séminaires de fin 2003 / début 2004 a posé la question et tenté d’y répondre. Voici quelques extraits de la réponse qui me semblent significatifs :

    « La vie est vaste étant ivre d’absence ; la vie immobile, aveugle, sans destination, est une vie qui, comme celle du cygne, n’a pas su identifier son lieu …

    Mais – et c’est ce que nous soutiendrons – pour autant qu’elle a un lieu, la vraie vie est une possibilité, et qui est susceptible d’expérimentation : Le vent se lève, il faut tenter de vivre (fin du Cimetière marin) » (…)

    « Nous cherchons un accès à la question « qu’est-ce que vivre ? », question qui doit construire son propre présent, qui doit être en capacité de traverser les différentes figures du présent. »En introduction, je vais vous parler d’Aristote et de la tension que je décèle entre deux formulations dont il est l’auteur. La première est très célèbre : « l’homme est un animal politique » (zoon politikon) – il faudrait d’ailleurs, en traduisant plus exactement zoon, comprendre : « l’homme est un vivant politique » . On sait que pour Aristote, vivre véritablement c’est participer de façon positive aux activités de la cité ; dans son ouvrage « Le Politique », il recherche un langage qui soit adéquat à la vie politique de l’animal humain. Vous voyez que nous ne sommes pas très loin de la réponse « pragmatique » apportée à la question « qu’est-ce que vivre ? » par le matérialisme démocratique contemporain » (…)

    « Je vous proposerai, à titre provisoire, la définition suivante de ce que c’est que vivre : vivre, c’est participer, point par point, à l’organisation d’un corps. » (Fin de citation)

    Monsieur Badiou fait une petite faute que chacun aura pu corriger de lui-même : L’ouvrage « Le Politique » n’a pas été écrit par Aristote mais par Platon. Ce texte de Platon compare, confronte et relie le tissage au modèle pastoral. Monsieur Dimitri Murr a écrit un bel article intitulé « Pasteur ou bien tisserand? » où il se réfère à ce dialogue de Platon, peu connu du grand public (Médium n°12, troisième trimestre 2007)

    Avant de lire, dès potron-minet, le commentaire de Monsieur Badiou saluant l’aurore, ce très beau mot qui met le point final à Électre, de Giraudoux, j’écrivais dans la nuit ces mots à un physicien dont l’anagramme des prénom et nom en douze lettres donne « Like nineteen »…Autrement dit : comme dix-neuf.

    Voici la copie de ce message, ce dont j’écrivais avant de lire vos laudes :

    « Si vous avez une minute, pourriez-vous, s’il vous plaît, me dire ou plutôt m’écrire, ce que vous pensez de ma petite question et dans la mesure du possible essayer d’y répondre?

    Dans une minute, je sais bien, ce n’est pas raisonnable, mais bon, un seul mot parfois en dit plus qu’un long discours!

    Vous lisez sans doute le blogue de Monsieur Luminet avec ses billets et ses commentaires. Le dernier billet de ce mois est passionnant.

    Quand on voit tout le malheur autour de nous, les gens qui tirent le diable par la queue pour essayer de survivre, on peut se demander si c’est bien sérieux de s’intéresser en simple citoyen à toutes ces choses… La langue tire la science, certes, mais icelle fait-elle la courte échelle aux pauvres gens au fond du trou ? Des citoyens ordinaires qui, pourtant, aident les chercheurs professionnels dans leur laboratoire d’utilité publique en apportant leur contribution par l’impôt.

    Un trou qui nous fait penser à une fable de Monsieur de La Fontaine où l’on apprend qu’en toute chose il faut considérer la fin (Le renard et le bouc)

    Mais il est un autre trou, aussi noir, comme le dix-neuf sur le terrain de jeu du roman de la vie, où l’on peut, peut-être, Monsieur (…), en tirer quelque chose quand on a le goût de la précision et de l’exactitude…

    Ma question est la suivante : A l’endroit de votre lecteur « bachelardesque » si loin des pratiques culturelles et sportives, un service peut-il être rendu par la cité des travailleurs de la preuve où jouent les ouvriers?

    Merci infiniment de votre bénévolente attention

    Avec l’expression vive de mes meilleures salutations. » (Fin de citation)

    Ite missa est.

    Mon destinataire a répondu, un beau jour, à la question :

    « Que peut la science?

    Voici sa conclusion:

    « Contrairement à ce qui se passait à l’époque d’Einstein, plus aucun scientifique ne peut maîtriser l’ensemble des activités de son champ.C’est à notre incapacité à vivre collectivement l’expérience scientifique que nous devons l’inquiétude propre à notre époque. Comment remédier à cette situation? Peut-être en pratiquant ce qu’ Henri Bergson appelait la « politesse de l’esprit » _ « (Fin de citation)

    Il y a t-il un autre côté, un pays, une dimension à part, une contrée qui ne serait pas de ce bas monde? Et si oui, où trouver la porte de ce paradis, si tant est qu’il existât?

    Quelle question poser à celui qui raconte que des mensonges et à l’autre, honnête personne, qui dit toujours la vérité?(Sachant qu’en telle problématique, l’on ne peut poser qu’une seule et même question aux deux personnes pour savoir quelle porte ouvrir : celle de l’enfer ou celle du paradis.) Stratégie paradoxale pour, peut-être, trouver une réponse digne de science.

    A vous lire, peut-être, sous mon arbre de novembre.

    Garo

  10. Le commentateur nycthéméral, ici saluant l’aurore n’est pas Monsieur Badiou mais Monsieur Gabbro. Acceptez, je vous prie, mes excuses.
    Et pour vous éviter des maux de tête inutiles, je vous livre la réponse à ma question finale, même si vous n’avez pas donné votre langue au chat, palsambleu !
    Une réponse qui est en fait une question à poser au menteur et à l’homme de vérité :
    « Quelle porte (celle de l’enfer ou du paradis) me désignera l’autre personne si je lui demande quelle est la porte du paradis? »
    Il suffira de prendre la porte qu’aucun n’aura désignée.
    A bon entendeur!

    Garo

  11. Treizième étoile dans le ciel de Monsieur Luminet.
    A la porte du paradis, c’est le hasard qui quitte Dante et tout n’est que beauté. Encore une référence universitaire!
    Adieu contingences et finie la misère…Mais pour en arriver là, cher Garo, il nous faudra délester notre sac de tant et tant de choses superflues et s’élever, légers, dans l’empyrée de l’air et les songes pour y chanter les louanges du lieu et de la formule.
    Pas très brillant mon commentaire, mais bon, que Jupiter me pardonne, on fait ce qu’on peut dans sa constellation, palsambleu!

    Roxane

  12. « Je vous proposerai, à titre provisoire, la définition suivante de ce que c’est que vivre : vivre, c’est participer, point par point, à l’organisation d’un corps. » (Fin de citation)

    Qu’est-ce que vivre, Garo ?
    La citation que vous faites, je la rejoins. Jouons dans le corps d’un être conteneur. Puzzle en 2D : une image, puzzle en 3D : chose perceptible comme image en mettant au même niveau les pièces du puzzle. Puzzle : utile pour passer les dimensions

    Maintenant détournons le regard de la 2D vers la 3D :

    « Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si
    j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après
    m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de croissance que peut-être cette maladie »
    Yvan Amar

    « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, elle est d’échapper aux idées anciennes qui ont poussé leurs ramifications dans tous les recoins de l’esprit. »
    Keynes

    « Ce qu’il faut à présent, c’est de réconcilier en nous les 2 démarches scientifique et mystique, non pas nier l’une en faveur de l’autre, mais faire en sorte que l’oeil qui scrute, qui analyse, qui dissèque vive en harmonie et intelligence avec celui qui contemple et vénère. Nous ne pouvons pas vivre une seule démarche, sous peine de devenir fous ou de nous dessécher complètement. Il nous faut apprendre à garder les 2 yeux ouverts en même temps. »
    Hubert Reeves

    « On peut dire que la capacité de l’homme à comprendre est dans un certain sens illimitée. Pourtant les concepts scientifiques existant couvrent toujours une part très limitée de la réalité et l’autre part qui n’a pas encore été comprise est infinie. »
    Werner Heisenberg

    « En dernière analyse, la Magie, la Religion et la Science ne sont que des systèmes de pensée. Et de la même manière que la Science a supplanté ses prédécesseurs, elle pourrait elle-même être remplacée par une hypothèse plus proche de la perfection, peut-être par une manière totalement différente d’appréhender les phénomènes dont nous ne pouvons nous faire aucune idée dans cette génération. »
    Sir James Frazier

    « Un être humain fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme étant séparés du reste – comme une illusion optique de sa conscience. Cette illusion représente une sorte de prison, nous ramenant à nos désirs personnels et à notre affection pour les quelques personnes proches de nous. Notre tâche est de nous libérer de cette prison par l’élargissement de notre cercle de compréhension et de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et l’entièreté de la nature dans sa beauté. »
    Albert Einstein

    « Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d’une jolie fille une
    heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça la relativité. »
    Albert Einstein

    « Si vous percevez les vagues de la mer vous ne voyez pas la mer, si vous voyez la mer vous ne percevez pas les vagues, et d’ailleurs vous ne percevez jamais toutes les vagues qui entrent dans votre perception. »
    Leibniz

    « La connaissance isolée qu’a obtenue un groupe de spécialistes dans un champ étroit n’a en elle-même aucune valeur d’aucune sorte. Elle n’a de valeur que dans le système théorique qui la réunit à tout le reste de la connaissance, et seulement dans la mesure où elle contribue réellement, dans cette synthèse, à répondre à la question: « Qui sommes-nous? »
    E. Schrödinger

    « Chaque conscience n’est qu’une fenêtre par laquelle l’univers se regarde lui-même »
    Alan Watts

    « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée elle-même doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. »
    Alan Watts

    « Tout le mystère du monde est dans notre esprit. Toutes les structures de notre esprit sont projetées à l’extérieur, sur le monde. »
    Edgar Morin

    « C’est l’équation qui m’a trouvé. »
    Dirac

    « Nous ne sommes pas les auteurs de nos idées mais leur lieu d’habitation. »
    Pascal Jouxtel

    « La seule façon de défendre ses idées et ses principes est de les faire connaître. »
    Sir Wilfrid Laurier

    « Il n’existe rien de semblable à « votre » intelligence et « mon » intelligence. Ce que nous appelons intelligence individuelle
    est simplement la part de l’Intelligence Universelle que nous pouvons employer à un moment donné. »
    Dr F-W Bailes

    ***
    La simple lecture a-t-elle permis d’entrer dans la 3D ?
    Pas si sûr. Ce que vous avez lu est une trace en 2D, et dans le meilleurs des cas des regards fugitifs sur la 3D.

    Mais qu’est-ce qui fait que ces regards soient possibles ? C’est une question posée à notre confiance en l’invisible, A chaque moment notre confiance se pose sur la balance qui pèse le fil de nos pensées (et leurs buts), et au moment de devoir rompre le fil dans le sommeil, le plateau ne descend pas plus bas, et un jour dernier, ce sera pareil.

    Vous ne trouvez pas que ce perfectionnement possible est miraculeux, prodigieux, léger, relativement a l’attachement inquiet qui forme le poids de l’existence ?

    Je cherche à mieux traduire mon ressenti : Supposons que j’écrive quelque chose. Est-ce que ce que j’écris a une vraie valeur réelle, ou organique ? Peut-être ou peut-être pas, mais certainement moins de valeur qui mérite l’amour et l’éternité que le fonctionnement dans la substance de cette chose 3D qui a rendu possible l’augmentation de soi et une trace intelligible en 2D.

  13. Bonjour!

    Aux matines, je relis le denier commentaire de Guillaume.

    Peut-on répondre à ce propos fort argumenté?

    J’aimerais commencer par ce son de cloche qui tombe , à l’instant, sur l’écran:
    “L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à quelqu’un, c’est ce que quelqu’un fait avec ce qui lui arrive.”
    de Aldous Huxley
    Extrait de Le meilleur des mondes

    Puisque nous parlons expérience, je pense à celle d’Alain Aspect au Laboratoire d’optique d’Orsay, en mil neuf cent quatre-vingt-deux.
    Il m’écrivait, en septembre de cette année-là, que vouloir faire un amalgame avec les résultats de son expérience qui, pour d’aucuns seraient de nature à cautionner la parapsychologie, est une escroquerie intellectuelle et qu’en tout cas, ce n’est pas de la science.
    Deux ans plus tôt, dans un ouvrage signé par Olivier Costa de Beauregard (J’ai conservé les lettres manuscrites de ce feu correspondant), Michel Cazenave et Émile Noël, on peut y lire une citation de F.Engels :
    « Les esprits prouvent l’existence de la quatrième dimension, de même que la quatrième dimension garantit l’existence des esprits(…)Toutes les mathématiques et la science de la nature jusqu’à nos jours ne deviennent qu’une école préparatoire pour les mathématiques de la quatrième dimension et des suivantes, ainsi que pour (…) la physiologie des esprits qui se tiennent dans ces dimensions supérieures ». (Fin de citation)
    On pourrait indéfiniment citer Pierre et Paul sans pour autant avancer sur le chemin de la connaissance.
    L’expérience de Monsieur Aspect reste une quête et les citations de « La dialectique de la nature » que m’écrivait, en ce temps-là, un collaborateur élyséen, député-Maire de Tinchebray, n’ont pas forcément aidé son correspondant à localiser le laboratoire qui serait porteur d’une nouvelle idée civilisatrice, selon le préfacier d’un projet écrit pour Gavroche et Marianne.
    Comment éviter le psittacisme des rosalbins en tous genres faisant l’affaire des marchands du temple « à la sauce quantique » qui ont des choses à vendre?
    Quelle puissante armature, il faut au rossignol pour résister aux pressions des ventres affamés des milans! La leçon ou la fable de Monsieur de La Fontaine est toujours d’actualité, que je sache!
    La citation ne suffit pas, nous dit Michel Serres…Il nous faut inventer avec les moyens du bord, à l’intérieur des terres, sans ignorer pour autant « la théorie de la relativité restreinte », anagramme en trente-trois lettres de « vérité théâtrale et loi intersidérale »
    Est-ce par hasard, un tel agencement caché, Monsieur Bardou? Qu’en pense notre chef étoilé du haut de sa céleste chaire?
    Et me voici derechef, rosalbin, à mon cors défendant, en citant Michel Serres, page 374,de son essai sur la philosophie des corps mêlés « Les cinq sens » : « La citation marque l’inculture, le retard de digestion, le renvoi flatulent du dyspepsique affecté d’aérophagie »
    Alors autant rêver, palsambleu, puisque cette force de la nature a droit de cité!

    Garo

  14. « Pas que la couleur, rien que la nuance!

    Ah! la nuance seule fiance le rêve au rêve et la flûte au cor »

    Encore une citation d’un poète qui n’a d’yeux que pour la beauté. Une beauté qui me fait penser aux cors du corps du cerf se voyant dans l’eau, mais qui l’arrêtent à chaque moment dans la forêt, où poursuivi par un limier, il essaye de lui échapper.

    Morale de la fable : Nous faisons cas du beau, nous méprisons l’utile, et le beau souvent nous détruit.

    Éloge de la fuite, certes, mais faut-il encore avoir de bonnes jambes!

    Et avec quelques deniers en poche, ça peut aider…

    A défaut d’avoir une étoile!

    Patience dans l’azur…

    Roxane

  15. VIOLENCE ET CULTURE

    Je fais suite au premier commentaire de ce billet, celui d’Éric Champion. Je ne suis pas certain qu’il ait eu la réponse qu’il attendait, et le sujet est d’importance.

    Tout le monde, cultivé ou non, est capable de violence, envers les autres et envers lui-même. Et ceux qui sont le plus capables de violence sont aussi ceux qui sont le plus capables de douceur, mais d’eux, on observe une violence plus rare et plus fatidique. Pour eux, la chute de l’ange est toujours tentante, parce qu’il est agréable d’utiliser son pouvoir dans l’acte, pour se sentir exister. Pour eux, il est long et pénible de remonter la pente des capacités, car ils commencent par s’en interdire l’accès.

    Il n’y a pas non plus que la violence physique ; Il existe une violence du dit et de l’action, et une autre du non-dit, de l’inaction. Par exemple, avec une culture dogmatique, il est possible de satisfaire le goût de la sécurité de bien des personnes tout en étouffant la vitalité des plus jeunes.

    S’il reste un peu de liberté après la duperie de l’égalitarisme, ce qui pour vous est de la violence peut-être pour moi un acte normal. Dans ce blog, il y a ainsi une liberté de pensée propre à effrayer certains esprits trop peu réceptifs à la nouveauté, ou trop sous l’emprise de la pensée d’autrui, et il est aisé de concevoir que nous leur faisons violence. Mais dans ce blog, aussi, nous évitons entre gens policés de dire crûment les vérités qui nous tentent, parce que nous ne voulons pas nous faire de violence entre nous, et nous exclure de l’attention des uns aux autres. Ailleurs que dans ce blog, la violence est souvent l’arme de la culture contre une autre culture, en tant qu’elle veut attaquer ou se défendre, et c’est pareil dans l’individu. Ailleurs que dans ce blog, et peut être par les mêmes personnes policés, par nous, donc, en tant que nous sommes déterminés selon nos natures évolutives par des circonstances que nous ne maîtrisons peut-être pas.

    J’ai essayé de peindre ces quelques images pour dire que la violence n’est pas fondamentalement un épouvantail, une chose qu’il ne faudrait jamais approcher (une belle culture embrasse tout). La violence est donc un élément de la culture, ou plutôt un attribut culturel, si le mot de culture est bien le mot qu’il faut pour réunir les similarités d’actions dans une société ou chez un individu. Mais à ce stade de la progression dans la peinture d’images sans dimension transcendante, on pourrait aussi dire que la culture est un attribut de la violence, et il faudrait alors se résoudre à un simple dogme tout violent de non-dit pour ne pas se sentir perdu et désorienté. C’est la situation sociétale que nous connaissons.

    Je me souviens d’un petit garçon de 8 ans qui s’est réveillé en pleine nuit pour aller prendre, en sanglotant, dans le tiroir du meuble de la cuisine, un grand couteau, et le tenir dans sa main en regardant vers la chambre de ses parents, pour voir ce que ça faisait en vrai, parce qu’il avait regardé des choses à la télévision qui lui montrait la mort, sur un ton léger, presque beau, dans les westerns, ou sur un ton lourd, dans des documentaires sur les camps de concentration, et que sa vie intérieure, vaste et précieuse, au petit garçon, ne correspondait absolument pas à ce qu’il voyait, à ce qu’il lui fallait croire, et qu’il n’avait aucune idée du mensonge indissociable de toute culture partielle, et aucune idée de la violence des grandes personnes quand elles se débattent et se battent dans les faits culturels. Ce genre de choses, multiformes, comme un feu, l’a poursuivi toute sa vie.

    À vrai dire, violence et culture sont à mettre au même niveau, ce n’est pas l’accroissement de la culture qui fait baisser la violence, mais la variation en augmentation de l’être dans l’objet transcendant accroit la tranquillité de la culture et fait baisser sa violence, elle autorise la liberté d’expression, d’abord personnellement, et par le jeu des ubiquités, collectivement. L’expérience dont parle Jean-Pierre a établi une relation entre des faits nommables, elle a peint par le mental des images mentales, pour conclure que la violence naît d’un manque de culture. En tant qu’information culturelle, elle rencontre forcement une utilité, mais je devine qu’Éric Champion est resté un peu plus violent avec son intuition. C’est à lui de nous dire si je le devine bien, j’aimerai qu’il réponde.

    Puisqu’il est évident maintenant que dans le système des ubiquités l’être doit se considérer comme possédé et possesseur, que tout ce qu’il cherche pour lui est déjà là sous forme de possibles, il est aussi libre de commencer à orienter son existence sans cette fausse impression de perdre quelque chose. Il y a en cela une vraie puissance, celle du « doigt de fée qui saura changer en merveilleux héritage tout un bilan de faillite dans l’obscurité des choses… » comme Roxane l’a si poétiquement décrit.

  16. Bonjour à tous!

    Monsieur Bardou, vous me faites trop d’honneur en me montrant du doigt.

    Ah! s’il suffisait d’une référence poétique pour changer les couleurs du monde, on le saurait, mes bons seigneurs.

    Revenons à nous. C’est une excellente idée, Guillaume, de remettre sur la table de nos discussions, le commentaire de Monsieur Champion.

    On pourrait aussi avancer celui, non moins pertinent, de Monsieur Spatial.

    Cela nous changera un peu de nos échanges habituels entre commensaux.

    Guillaume sur son sautoir, Garo sous son arbre, Jacques à ses Matines et moi, pauvre de moi, pour vous servir.

    J’entends déjà le rire du Caporal en tenue de fantaisie sous les tonnelles où l’on frôle plus d’un treillis.

    Échanson, je suis, échanson, je reste, palsambleu! Avec toute l’indulgence de notre créateur, Monsieur Jean-Pierre.

    Bonne question, en effet que celle de Monsieur Champion.

    Hier soir, j’ai allumé mon poste de télévision et j’ai vu… Violence par ci, violence par là.

    Alors, quand j’entends parler « culture », je prends un livre et je l’ouvre…Que peut-il m’en dire?

    Dans l’harmonie vespérale de ma lointaine campagne, j’avais sous les yeux le livre d’un Président de la République française de notre cinquième République. Au chapitre intitulé « Liberté, ordre et sécurité » en huit pages, je n’ai pas trouvé une seule fois, le mot « culture ».

    Mais j’ai retenu ces quelques phrases :

    « La violence collective pose à notre démocratie des problèmes d’une autre nature. la violence sociale revêt des formes multiples. Elle apparaît bien avant de se manifester par des désordres physiques. (…) il existe dans une démocratie un ensemble de comportements qui, sans pouvoir être réprimés par la loi, introduisent un degré de violence. On pourrait s’y résigner, en y voyant le sous-produit de la liberté. Mais la violence est comme le vent de sable sur la statue : il l’use, la défigure, jusqu’au jour où il l’ensevelit. Qui croit semer la brise récoltera l’ouragan. la paix, la tolérance sont nécessaires à la démocratie pluraliste française. Mais d’où peuvent-elles venir? » Fin de citation

    L’auteur des lignes précitées,écrit dans sa conclusion : « quelque chose en nous appelle toujours la simplification, et même le simplisme. mais cet instinct est primitif, comme l’est celui de la violence. Il se détache à peine de l’ignorance. La société de libertés sera une société évoluée, moins facile peut-être que les sociétés mécaniques, mais plus élaborée, plus savante et, en un mot, supérieure. »

    C’était, il y a quarante-deux ans. Et le livre était critiqué par certains qui ne l’ont oncques lu et fut acheté par d’autres qui l’ont mis en vitrine dans leurs salles de séjour…Pourquoi pas? Et, cette année-là, s’en est allé l’auteur de « L’être et le temps »

    La violence ne date pas d’hier et dans le canons des conciles, on l’entend encore :

    « 34 -Le maître qui aura tué son esclave de sa propre autorité, fera deux ans de pénitence » (Concile de Worms, en 868)

     » 3- L’existence légale de l’esclavage, existence reconnue et protégée, tant par le pouvoir temporel que par le pouvoir spirituel implique celle de marchés d’esclaves, marchés où l’on puisse acheter ceux-ci » Concile de Rome, en 1050

     » 24 – On ne tolérera pas que des esclaves se réfugient dans les églises pour se marier ensemble. Ils seront séparés et rendus à leurs maîtres respectifs » Concile d’Orléans, en 541 (Il faut noter que l’Église n’a élaboré le sacrement de mariage qu’au onzième siècle)

    Références : « Dictionnaire des conciles » de l’Abbé Migne, partie de son Encyclopédie théologique » cité par R.Ambelain « Humanisme 120/121, pages 63 à 67

    Nous sommes encore loin du verset 28 du chapitre III, de l’épître aux Galates, de l’apôtre Paul :

    « Il n’y a plus ni juif ni grec. Il n’y a plus ni esclave ni femme, car tous vous n’êtes plus qu’un en Jésus-Christ »

    Quid de notre esclavage moderne et des violences de tous les jours dans la foule sentimentale anonyme?

    Est-ce ce faix de misère, Monsieur Spatial, que nous allons de ce pas de géant, transporter vers les étoiles?

    Sur notre vieille terre, un vers de Paul Eluard cité par un président de la République française en tragique circonstance, peut-il en un tournemain adoucir les mœurs de nos contemporains?

    Qui n’a pas rêvé de se retirer du monde et tel le rat de la fable, vivre sa vie dans un fromage de Hollande?

    Heureux écart où à souhait l’on pourrait étudier dans sa philosophie du non, les connexions spatiales élémentaires et méditer sur les explications d’un concept scientifique sans être dérangé par les arias et tracas quotidiens des gens d’ici-bas et sans demander le denier du culte scientifique!

    Si tel havre de paix existe pour quelque moine ou dervis, qu’en est-il de la démarche des députés du peuple veau, en tel endroit?

    Je subodore que le reclus n’aura pas à fermer sa porte, les élus de l’hémicycle bourboniens n’étant pas du genre à notre époque connectée de partout, à demander secours en si bas pays, fussent-ils attirés par l’odeur de la mimolette.

    Loin des pensers du vulgaire des modernes abdéritains d’ici et d’ailleurs, un Hippocrate aurait-il l’heur d’y trouver quelque sage?

    En tout cas, dans ma voiture, hier soir, je pensais vaguement à toutes ces choses, alors que Monsieur Juvet chantait « Où sont les femmes? à la radio.

    Elles étaient là, au rond-point, en gilet jaune.

    Bonne fin de semaine, Messieurs les commentateurs, Monsieur le blogueur.

    Roxane

  17. Bonjour Roxane, Guillaume, Garo, Eric et les autres…

    sans oublier Messieurs Luminet et Gabbro, bien sûr!

    Un peu tard pour sonner les Matines, mais bon, je vous dois quelques répons suite à votre touchante homélie

    que j’eusse aimé entendre, si par quelque heureux hasard, hier soir, j’aurais avec vous, Madame, covoituré.

    Où sont les femmes? J’imagine que vous parlez du titre de la chanson de l’artiste de variétés, Patrick Juvet.

    Chanteur aussi de la Musica et auteur d’un livre « Les bleus au cœur » si j’ai bonne remembrance.

    J’ai un petit doute car vos références affichées peuvent laisser supposer d’autres sources de connaissances.

    Par exemple, celles de Monsieur Juvet, Gustave de son prénom, suisse comme le chanteur, physicien et mathématicien, cité par

    Gaston Bachelard, comme vous le savez, peut-être, dans « Le nouvel esprit scientifique » et dans « L’engagement rationaliste »

    (Garo confirmera, sans nulle conteste)

    Quelques répons, disais-je, en vue d’exhausser un débat d’importance et non pour vous baisser la chanterelle, rassurez-vous!

    La question du chanteur a été posée au début d’un beau petit livre d’un agrégé de philosophie et journaliste au « Canard enchaîné »,

    intitulé « Philosopher ou l’art de clouer le bec aux femmes » et l’auteur s’appelle M.Frédéric Pagès.

    A la suite de Proudhon, laissons d’autres gens apporter des réponses, dans un monde où triomphe le capitalisme du bonheur pornocratique par le look, le fun, le marketing entre sex-appel et show-biz (dixit Robert Damien)

    Vous avez raison de mentionner Hippocrate rendant visite au maître d’Épicure. Oserait-il, aujourd’hui,ce médecin, conseiller aux supporters des stades et aux fervents des lieux de prières de renoncer aux profits psychiques de la foi, qui soulève des montagnes, pour rattraper leur « retard intellectuel »? Qui, aujourd’hui, serait son hôte, sans lettres et ambassade?

    Hier, je parlais des rues de Paris, avec une personne qui vient de publier un beau livre sur sa « Montagne ».

    Elle était fière et heureuse en même temps d’apprendre qu’un lecteur pouvait faire revivre ses souvenirs dans « la ronde ailée du temps » par « la madeleine de Proust » revisitée, relue et retrouvée. Cette personne, auteur d’un premier livre savait-elle que « La ronde ailée du temps » est l’anagramme de « la madeleine de Proust »? Bénis soient le physicien et le pianiste qui nous abreuvent d’un fin nectar sur le sens caché du monde.

    Cette gente dame, parisienne, secrétaire de rédaction d’une bonne revue actuelle, est l’épouse de celui qui figure parmi les plus grands esprits de notre temps, dans « Le livre des savoirs » de Constantin von Barloewen.

    Hier, un jour noir avec des gens en colère, à Paris et ailleurs…

    Et une toute petite luciole sur la sente mystérieuse de la vie.

    Jacques

  18. « Évidemment, les voies du Seigneur sont impénétrables, mon fils! »
    (France Rumilly jouant le rôle de Sœur Clotilde dans la Citroën 2 chevaux avec Louis de Funès)
    Sans doute, vous aurais-je dit la même chose, Frère Jacques, si d’aventure, vous eussiez été mon passager.
    Nous aurions parlé de la folie de Philippulus de la saga hergéenne, devenue celle de la folie des hommes.
    Et, peut-être, votre aurige transporté d’allégresse, aurait-il essayé de vous chantonner le cantique des quantiques!
    Louis de Funès n’est il pas l’anagramme de « Liesse d’un fou » ?
    Autant lever les yeux au ciel, que diantre!
    Et attendre bien sagement l’étoile mystérieuse…dans la prochaine leçon de notre instituteur céruléen,
    Monsieur Jean-Pierre Luminet.

    Roxane

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