Les méfaits du finalisme cosmologique

Un de mes « distingués » collègues, dont je tairai poliment le nom mais qui est suffisamment connu par ses nombreux ouvrages de vulgarisation pour que beaucoup devinent son identité, va délivrer en janvier prochain, à Paris et à grand renfort de publicité, une conférence grand public intitulée « Du Big Bang à l’homme, une grande fresque cosmique avec des implications philosophiques. »

Son texte de présentation, que l’on peut trouver sur internet, est le suivant :

« Depuis 1543, quand Copernic a délogé la Terre de sa place centrale dans l’univers, les découvertes scientifiques n’ont cessé de rapetisser la place de l’homme dans le cosmos, à la fois dans l’espace et dans le temps.
Nous avons assisté à un désenchantement du monde, faisant écho au fameux cri d’angoisse de Pascal: « Le silence éternel des espaces infinis m’effraie ». Mais XXX nous montrera comment la cosmologie moderne a réenchanté le monde et redécouvert l’ancienne alliance entre l’homme et le cosmos: nous sommes tous des poussières d’étoiles.
La science nous apprend que l’univers a été réglé de façon extrêmement précise pour permettre l’émergence de la vie et de la conscience.
Si l’univers est si grand, c’est pour permettre la présence d’un Observateur qui va s’émerveiller devant sa beauté, son harmonie et sa complexité, et lui donner un sens. »

Reprenons et commentons phrase après phrase.

« Depuis 1543, quand Copernic a délogé la Terre de sa place centrale dans l’univers […] »

Pareille formulation, devenue un poncif de l’histoire des sciences, est pour le moins malheureuse. Copernic ne s’est certainement pas transformé en un géant qui, pareil à Atlas, aurait porté notre planète sur ses épaules pour l’arracher de sa position supposée fixe au centre de l’Univers et la faire virevolter autour du Soleil. Il s’est contenté – et c’est déjà énorme – de reprendre et développer l’hypothèse cosmologique dite héliocentrique, selon laquelle la Terre est animée d’un double mouvement : rotation sur elle-même en 24 heures et révolution autour du Soleil en une année.

atlasFarnese
Atals dit Farnese, rerpésentant le titan Atlas supportant un globe pesant sur ses épaules (Musée archéologique de Naples)

Copernic
Le chanoine Copernic d’après « Icones seve imagines virorum literis illustrium », Strasbourg, 1590.

De tels mouvements avaient déjà été envisagés par des philosophes et astronomes grecs (Philolaos, Aristarque de Samos, etc.) et arabes (Al-Biruni), mais leurs époques n’étaient pas prêtes à abandonner le modèle géocentrique fondé par Aristote, qui après tout « marchait plutôt bien » pour expliquer les mouvements apparents des planètes, grâce notamment aux perfectionnements mathématiques apportés par Ptolémée dans son célèbre Almageste (IIe siècle).

La thèse copernicienne a d’abord été exposée en 1540 par Rhéticus, disciple du chanoine polonais, dans son ouvrage Narratio Prima, puis par Copernic lui-même en 1543 – l’année même de sa mort – dans son De Revolutionibus orbium Celestium. J’en profite pour signaler la  première parution en français (Belles Lettres, 2015) d’une édition critique avec traduction et commentaires, fruit d’un travail de longue haleine par des historiens des sciences de l’Observatoire de Paris.

CopernicJPLLe livre de Copernic, difficile et obscur, a mis du temps à diffuser dans les milieux cultivés ; il ne sera pratiquement pas lu ni compris pendant une demi-siècle (exceptions notables : Montaigne, de la Ramée, Maestlin, et bien sûr Kepler puis Galilée). Il ne faut donc pas s’étonner du retard avec lequel les autorités religieuses ont réagi (le livre de Copernic n’a été mis à l’index qu’en 1616 et le procès de Galilée s’est déroulé en 1633), ni du pourquoi elles ont réagi : les preuves expérimentales du mouvement de la Terre étaient alors inexistantes. La preuve du mouvement de la Terre autour du Soleil n’a été acquise qu’en 1727 (James Bradley) et celle de la rotation de la Terre sur elle-même en 1851 (Léon Foucault).
Autant dire que la fameuse « révolution copernicienne » est une reconstruction a posteriori faites les épistémologues et les historiens des sciences. Il paraît d’ailleurs que 30% de la population française croit encore que la Terre est immobile et que le ciel tourne autour d’elle !

Je concède que sur cette première phrase je « pinaille » à propos d’une simple tournure stylistique (d’autant qu’il a pu m’arriver de l’utiliser dans des textes de jeunesse). Examinons alors la suite.

• « […] les découvertes scientifiques n’ont cessé de rapetisser la place de l’homme dans le cosmos, à la fois dans l’espace et dans le temps. »

parallaxeIl est vrai que le modèle héliocentrique impose une taille de l’univers plus grande que dans le modèle géocentrique : en effet, si la Terre se déplace autour du Soleil, par un effet de parallaxe la position apparente des étoiles doit légèrement changer à six mois d’intervalle, et ce d’autant plus qu’elles sont proches. Du temps de Copernic, ce déplacement parallactique était trop faible pour être mesurable (il l’a été pour la première fois en 1838), ce qui impliquait que les étoiles étaient plus lointaines que ne le supposait le système de Ptolémée. Mais pas forcément beacoup plus. De fait, Copernic n’a lui-même pas remis en question la finitude du cosmos et le fait que les étoiles étaient toutes situées sur une « sphère des fixes » relativement petite ceinturant l’univers. Ce n’est qu’avec Giordano Bruno, puis Descartes et Newton que l’on passera progressivement de la conception d’un cosmos clos et étriqué à celle d’un univers vaste, voire infini (cf. le célèbre ouvrage d’Alexandre Koyré, « Du monde clos à l’univers infini »).

Alors oui, depuis la « révolution coperncienne » la place de l’homme dans l’univers s’est singulièrement rapetissée, et fort heureusement : ce fut une salutaire leçon de modestie.

« Nous avons assisté à un désenchantement du monde »

AnthoComme je l’ai écrit il y a longtemps dans mon ouvrage Les poètes et l’univers (Le Cherche-Midi, 1996, nouvelle éd. 2012), très généralement tout changement de vision du monde engendre tôt ou tard trois types de réactions. D’un côté les conservateurs, qui refusent le changement parce qu’ils sont trop attachés à d’anciennes valeurs – ceux-là et ceux-là seuls peuvent se sentir « désenchantés ». A l’opposé les enthousiastes, qui s’engouffrent aveuglément dans la brèche ouverte et adhèrent totalement aux implications nouvelles. Entre les deux les indécis qui, troublés, doutent et s’interrogent.
Le changement de vision du monde induit par l’hypothèse héliocentrique fait à cet égard figure de cas d’école. Etablir la position centrale du Soleil a contribué à minimiser l’importance des affaires terrestres ou humaines, ce qui, en dehors des cercles savants, ne pouvait laisser indifférentes les pensées philosophique, littéraire et artistique de l’époque. John Donne, le plus grand des poètes métaphysiques anglais (1572-1631), est l’exemple-type du génial « désenchanté » :

Comme la terre
Le soleil est perdu, et l’esprit de nul homme
Ne peut nous indiquer où l’on peut les trouver.
Et c’est bien confesser que ce monde est usé
Que de chercher au ciel et parmi les planètes
Tant de mondes nouveaux : on voit que celui-ci
S’émiette et, retournant à l’état des atomes,
Vole en éclats, toute cohérence abolie,
Toute juste mesure et toute relation.
(Anatomie du Monde, 1611)

Bruno-Giordano-1A contrario, Giordano Bruno est l’exemple-type du génial « enchanté ». Pour lui la nouvelle astronomie, en brisant la carapace des sphères et en élargissant les bornes du monde jusqu’à les dissoudre dans un espace infini, offre à une humanité asservie la griserie de la libération :

C’est donc vers l’air que je déploie mes ailes confiantes.
Ne craignant nul obstacle, ni de cristal, ni de verre,
Je fends les cieux et m’érige à l’infini.
Et tandis que de ce globe je m’élève vers d’autres globes
Et pénètre au-delà par le champ éthéré,
Je laisse derrière moi ce que d’autres voient de loin.
(L’Infini, l’Univers et les Mondes, 1584)

« […] faisant écho au fameux cri d’angoisse de Pascal: « Le silence éternel des espaces infinis m’effraie » ».

Bliase-PascalCette célèbre formule a fait l’objet de nombreuses exégèses parfois contradictoires. Il n’est pas certain que la pensée exprimée par celui qui parle à la première personne soit celle de Pascal lui-même. Il peut s’agir d’une réflexion que Pascal met dans la bouche de l’incroyant, le « libertin athée » dont il s’est fait l’ennemi juré. A l’appui de cette thèse, le discours que Pascal prête à l’incrédule dans le fragment Preuves par discours  : « Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu’en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m’est donné à vivre m’est assigné à ce point plutôt qu’à un autre de toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m’enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir ; mais ce que j’ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter. »

Le chrétien, au contraire (toujours selon Pascal !) n’aurait pas lieu de s’effrayer de la grandeur de l’univers, puisqu’elle est l’œuvre de Dieu. Voir l’excellente analyse détaillée sur
http://www.penseesdepascal.fr/Misere/Misere17-approfondir.php

« Mais XXX nous montrera comment la cosmologie moderne a réenchanté le monde et redécouvert l’ancienne alliance entre l’homme et le cosmos: nous sommes tous des poussières d’étoiles. »

La cosmologie moderne m’enchante, mais certainement pas dans le sens où l’entend XXX. Elle m’enchante non pas parce qu’elle remet Homo Sapiens comme centre ou finalité de l’évolution cosmique, mais pour son contraire. Notre petitesse et notre insignifiance cosmiques y prennent d’ailleurs des proportions telles qu’elles en deviennent grandioses ! Quant au joli refrain sur le « nous sommes tous des poussières d’étoiles », non seulement il est éculé mais surtout complètement à côté de la plaque cosmologique moderne.
En effet nous savons aujourd’hui (ce que l’on ignorait dans les années 1960, quand on a compris que les atomes qui nous constituent ont été jadis formés dans les étoiles) que la matière atomique ne représente au mieux que  5% de l’ensemble de la matière et de l’énergie de l’univers (et encore, un dixième seulement de ces 5% est sous forme stellaire, le reste est invisible !). Autant dire que la matière stellaire – la nôtre!-  ne joue AUCUN rôle dans la structure et l’évolution du vrai univers physique (ce dernier étant actuellement dominé par de la matière noire non atomique et par de l’énergie sombre, qui sont totalement étrangères à notre constitution). Ainsi, le fait que nous soyons « poussières d’étoiles », au lieu de nous replacer au cœur de l’évolution cosmique comme veulent nous le faire croire les finalistes, nous en décale au contraire radicalement…

WMAPcompositiontoday
Composition actuelle de l’univers selon les données WMAP (2008)

« La science nous apprend que l’univers a été réglé de façon extrêmement précise pour permettre l’émergence de la vie et de la conscience. »

Là on frôle la malhonnêteté scientifique. On ne dispose absolument pas d’un ensemble statistique d’univers présentant des conditions physiques différentes pour être en mesure d’estimer la probabilité que la vie, et a fortiori la conscience, puisse y émerger ou pas. Certes, on sait que si l’on changeait de quelques pour cent les valeurs de certaines constantes fondamentales de la nature (constante de gravitation, constante de structure fine, vitesse de la lumière, etc.), la vie – en tout cas telle que nous la concevons, fondée sur la chimie du carbone – n’existerait pas. Mais cela ne signifie aucunement que l’univers ait été « réglé » (lisez en filigrane « par le Grand Architecte ») de façon à programmer l’émergence de l’espèce humaine. Quelle ânerie monumentale ! Quand on sait par exemple que dans notre seul univers si merveilleusement ajusté (Par qui ?? Quand ??  Dès le départ, au Big bang, il y a 13,8 milliards d’années ??),  si un astéroïde n’avait pas frappé la Terre voici à peine 65 millions d’années, décimant les dinosaures et 70% des espèces vivantes, l’arbre du vivant se serait développé de façon radicalement différente, et quasiment aucune des millions d’espèces aujourd’hui présentes sur Terre n’aurait pu émerger … (ceci n’est pas une interprétation personnelle, mais vient des acquis récents de la génétique moléculaire).

arbrevie2

« Si l’univers est si grand, c’est pour permettre la présence d’un Observateur qui va s’émerveiller devant sa beauté, son harmonie et sa complexité, et lui donner un sens. »

On voit bien la métaphysique finaliste de pareil discours. Déjà, dans la majorité des anciennes civilisations, les cosmogonies s’achevaient avec la « venue au monde » de l’homme, considéré comme fin nécessaire, désirée par les dieux. La révolution copernicienne, bien que lentement et très partiellement digérée, a infligé une leçon de modestie aux anthropocentristes (la révolution darwinienne davantage encore). Depuis lors, les développements de la science ont renforcé la conception d’un Univers qui n’héberge l’humanité que par accident. Mais il n’est pas évident pour tous les esprits de s’habituer à l’idée selon laquelle nous sommes si peu de choses dans l’Univers. Une réaction au courant anti-anthropocentrique s’est ainsi manifestée, non seulement chez des penseurs spiritualistes comme Teilhard de Chardin, mais aussi chez un certain nombre de scientifiques qui planchent sur le désormais célèbre « principe anthropique ». Proposé initialement en 1974 par le physicien Brandon Carter, ce principe met en évidence une connexion plus ou moins profonde entre l’univers et l’homme. Mais l’énoncé initial de Carter a subi maints avatars et a fait l’objet d’interprétations diverses, qui s’opposent parfois entre elles (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_anthropique.).

Une version « forte » du principe affirme que les propriétés physiques de l’Univers sont ce qu’elles sont pour que la vie puisse en émerger. C’est exactement la position adoptée par XXX, et qu’il veut faire passer pour « vraie » auprès de son public – au demeurant d’ores et déjà acquis à sa cause pensée « rassurante ».

Principe anthropique
Je trouve précisément que c’est dans ses affirmations péremptoires que le bât blesse. Chacun a bien entendu le droit (en tout cas encore un peu chez nous) de penser ce qu’il veut, et en particulier le scientifique d’accorder sa connaissance des faits à ses conceptions philosophiques ou religieuses. A condition toutefois de s’en tenir publiquement à des « je crois que », « je pense que », etc. Or ici il s’agit de toute autre chose : « la science nous apprend que … », « Si l’univers est si grand, c’est pour… », etc., autrement dit d’une entreprise insidieuse de déformation des faits pour faire passer une idéologie.  XXX est loin d’être le premier à se livrer à ce jeu, et ne sera pas le dernier.
De façon plus générale, la connotation clairement finaliste, pour ne pas dire théologique et religieuse, du principe anthropique fort  suscite de nombreux débats depuis trente ans dans la communauté intellectuelle. Une certaine forme de finalité peut-elle avoir un sens à l’intérieur d’un discours authentiquement scientifique? Pour ma part je ne crois pas – pas plus que celle de Cause Première. Mais le sujet est sensible. Des polémiques assez violentes opposent partisans et adversaires du finalisme anthropique. Il serait toutefois simpliste d’assimiler ceux qui estiment pertinent le principe anthropique fort aux croyants spiritualistes, et leurs adversaires aux matérialistes.

Voir ici mon point de vue plus développé sur le sujet dans une interview  pour Futura Sciences, ainsi que cette excellente synthèse parue en 2014 sous la plume de ma collègue de l’Observatoire de Paris,  Suzy Collin-Zahn .

Et vous, chers lecteurs, qu’en pensez-vous ?

17 réflexions sur “ Les méfaits du finalisme cosmologique ”

  1. Toujours aussi clair et agréable à lire.
    J’ai apprécié le passage sur les poussières d’étoiles. La déconstruction du discours finaliste est réjouissante, en revanche, je resterai sensible à cette image éculée ;-).
    Merci
    La conférence en objet est organisée semble-t-il par l’IUP de Jean Staune (le promoteur français de du dessein intelligent), ce n’est donc pas une surprise d’y trouver ce discours.

  2. Commentaire excellent. Ce fut aussi le combat permanent de Stephen Jay Gould par rapport au rejet des théories Darwiniennes par les créationnistes ou autres supporters du « dessein intelligent »; Il est dommage que des « scientifiques » donnent une fausse image de certitude « scientifique » en y mêlant ce qui ressort uniquement de la croyance.

  3. Texte clair et concis! Un régal. Le créationnisme est une plaie pour les scientifiques intègres…et aussi pour ceux qui ont minimum de clairvoyance! Il a été vraiment influent il y a une dizaine d’années aux USA, sous le gouvernement Bush…Je ne sais pas ce qu’il en est à l’heure actuelle. Bref, l’histoire de la science et ses avancées soulèvent beaucoup de questions, bousculent des principes à peine établis(à l’échelle du temps), et nous ouvrent suffisamment de portes pour comprendre que le hasard est un facteur essentiel(?), en tout cas important ou imparable, dans l’émergence et la nature de(s) matières(s)…Que rien est acquis…Alors pourquoi y méler la religion? Pour se rassurer? Trouver des points de repères? Quand tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens…
    Certes, mais il me semble que l’humilité et la capacité de recul du scientifique sont des principes majeurs pour lutter contre son propre « obscurantisme » et faire preuve d’honnêté intellectuelle vis-à-vis de lui même et des autres. C’est un sachant, il a de la dignité à tenir dans son rôle et de la neutralité avant tout.

  4. L’univers a été tellement finement paramétré pour finalement conclure sur cette article ;). Je ne sais pas ce qui nourrit notre penchant pour confondre causalité et finalité. Mais personnellement le silence des espaces infinis m’effraie.

  5. Pour info, j’avais déjà démonté quelques éléments classiques de sa prose ici: http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/329-sciences-et-metaphysique-du-danger-des-melanges

    Un de ses collègues anglais avait sorti des pseudo-arguments d’une veine cousine dans Pour La Science (et ailleurs), la revue a ensuite publié mon démontage ici : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-seuls-dans-l-univers-27981.php#reactions

    1. Excellent démontage, bien plus fouillé que le mien, lequel n’était qu’une saute d’humeur. Merci pour le lien sur zetetique.fr (celui vers pourlascience ne donne que le début de l’article).

  6. Cette mise au point est salutaire ! Les amalgames et le finalisme font autant de tort à la science qu’à ceux qui se questionnent sainement sur les rapports entre la science et la philosophie ou la métaphysique.
    MW

  7. Qu’est-ce qui vous permet de dire que « ce dernier étant actuellement dominé par de la matière noire non atomique et par de l’énergie sombre, qui sont totalement étrangères à notre constitution » ?

    1. L’interprétation (dans le cadre du modèle standard du big bang, que l’on peut bien entendu toujours contester, étant entendu qu’à l’heure actuelle aucune alternative cohérente n’existe) des données sur le rayonnement fossile combinées à cette des supernovae, lentilles gravitationnelles, etc. Et comme nous sommes faits d’atomes, les particules de matière noire non atomique et l’énergie sombre sont bel et bien étrangères à notre constitution physique. Merci de m’avoir lu.

  8. Lu aussi dans « l’excellente synthèse » proposée dans cet intéressant article l’hypothèse de lois physiques émergentes. J’expérimente (bien plus que je ne pense) que quelque chose ne peut pas se comprendre à partir de lui-même.

  9. Bonjour ou bonsoir à tous,
    bel article, bien qu’un petit peu trop orienté au « démontage » de XXX que je ne connais pas, mais c’est parfaitement justifié selon moi vis-à-vis de ce qu’il écrit.
    Je crois pour ma part que nous ne sommes qu’un hasard de la cosmologie; ce n’est peut-être pas tout-à-fait rigoureux, scientifiquement parlant, mais je trouve l’expression jolie.
    Bonne continuation,

  10. Joli article bien argumenté avec une iconographie adaptée !
    Les livres de XXXX sont un régal de lecture (au même titre que les vôtres : Astéroides) et ne sont pas très dangereux pour l’esprit pour peu que l’on soit suffisamment méfiant envers tout ce qui s’approche du dessein intelligent ou du finalisme…
    Pour étayer cette méfiance, en plus de votre article et des liens donnés par Fabrice Neyret, je vous suggère de lire les contributions d’Ilya Prigogine et Henri Atlan dans l’ouvrage collectif : Le monde s’est-il créé tout seul (malgré le fait que le principe anthropique fort soit présenté en premier par XXXX) et pourquoi pas le très polémique et convaincant ouvrage de R. Dawkins : Pour en finir avec Dieu !
    Cela devrait suffire !
    Longue vie à votre excellent blog…

  11. Il y a ce finalisme pur et déclaré auquel il faut d’autant plus répondre qu’il affirme frauduleusement « la science montre que ». Il y a aussi un finalisme insidieux ou inattentif de ceux qui ne font pas très attention à ce qu’ils écrivent dans leurs textes ou disent dans leurs conférences. Comme le dit très bien Etienne Klein, l’éthique scientifique commence dès qu’un scientifique exprime les résultats de ses recherches. Une grande cohérence du langage est de rigueur, dès que l’on quitte les maths pures.

  12. Domaine de validité du principe anthropique : Quand un astrophysicien termine un calcul et que le résultat le conduirait à affirmer que la Terre ou l’homme ne peut pas exister, le principe anthropique doit l’inciter à chercher soit une erreur de calcul, soit une erreur de raisonnement.

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