Interstellar : un trou noir à Hollywood (1)

Certains d’entre vous auront sans doute noté une certaine effervescence médiatique à la veille de la sortie (le 5 Novembre) du film Interstellar. Fruit de la collaboration entre le réalisateur Christopher Nolan et mon collègue physicien Kip Thorne, Interstellar raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent un trou de ver pour parcourir des distances jusque-là infranchissables et trouver une nouvelle planète habitable à coloniser pour l’humanité. A noter que Kip Thorne, conseiller scientifique du film mais aussi producteur exécutif, avait déjà été consulté dans les années 1980 par Carl Sagan lorsque ce dernier, pour son roman Contact (ultérieurement adapté au cinéma), cherchait une méthode scientifiquement plausible pour faire voyager ses héros dans l’hyperespace ; Thorne, spécialiste de la relativité générale et des trous noirs, lui avait alors suggéré ces hypothétiques racourcis de l’espace-temps que sont les trous de ver.

Mais pour espérer emprunter un trou de ver, encore faut-il d’abord pouvoir naviguer dans les parages d’un trou noir géant (comme celui qui réside au centre de notre Voie lactée, dont la masse est estimée à 4 millions de fois celle du Soleil) et y plonger. A quoi donc ressemblerait visuellement un tel panorama cosmique, vu par le hublot d’un vaisseau spatial ?

Alors tout jeune chercheur à l’Observatoire de Paris, je me suis attaqué à ce problème il y a trente-cinq ans, et ce n’est pas un manque de modestie que d’affirmer que mon étude a été la première à réaliser une simulation numérique réaliste d’un trou noir entouré d’une structure gazeuse brillante, appelée disque d’accrétion. Mon article, publié en 1979 dans la revue spécialisée Astronomy and Astrophysics, peut être téléchargé ici, et il est unanimement reconnu dans la communauté scientifique comme pionnier dans le domaine de la visualisation des trous noirs. Je reviendrai plus en détail sur son contenu dans un autre billet.

Cependant, la promotion du film Interstellar insiste beaucoup sur le réalisme scientifique des images calculées par l’équipe de Kip Thorne. Selon les médias américains comme Wired, relayés servilement et sans aucun esprit critique par les médias du monde entier (en particulier français, comme celui-ci), la représentation du trou noir montrée notamment dans cette image du film serait le résultat d’une « simulation numérique d’une précision sans précédent ».

La simulation de trou noir entouré d'un disque d'accrétion montrée dans "Interstellar"
La simulation de trou noir entouré d’un disque d’accrétion montrée dans « Interstellar »

Plus encore, le long-métrage serait « à l’origine d’une nouvelle découverte sur la nature des trous noirs ».

Questionné à ce propos, je me suis donc permis de rappeler sur mon mur Facebook que j’avais déjà effectué un calcul analogue en 1979, avec une précision qui n’avait rien à envier aux « cent heures de calcul sur des superordinateurs » mis en avant par l’équipe du film. Voici par exemple la figure 6 extraite de mon article, montrant les courbes isoradiales (c’est-à-dire situées à une distance constante du trou noir ; dans l’espace euclidien ordinaire ce seraient des ellipses, dans l’espace-temps déformé du trou noir elles prennent des formes compliquées mais que j’ai calculées précisément grâce aux équations de la relativité générale) d’un disque mince entourant un trou noir sphérique, telles qu’elles seraient vues par un astronaute placé 10° au-dessus du plan du disque.

L'une des figures extraites de mon article paru en 1979. Attention, il ne s'agit pas encore d'un image REALISTE.
L’une des figures extraites de mon article paru en 1979. Attention, il ne s’agit pas encore d’un image REALISTE.

On note une certaine similitude avec l’image d’Interstellar, la différence venant de ce que dans le cas du film de Nolan, la vue est calculée pour un astronaute situé dans le plan du disque (d’où la symétrie de l’image par rapport à un axe horizontal).

J’expliquais ensuite que la «  simulation numérique d’une précision sans précédent » d’Interstellar n’était en aucun cas REALISTE. Elle suppose en effet une brillance uniforme du disque d’accrétion. Or, celui-ci présente nécessairement un profil de température, de couleur et de luminosité variant fortement en fonction de la distance au trou noir. En outre, le disque est en rotation autour du trou noir à des vitesses proches de celle de la lumière, ce qui induit des effets considérables sur le flux de lumière reçu par un observateur distant : le fameux effet Doppler amplifie la luminosité des régions du disque qui, en raison de leur rotation, se rapprochent de l’observateur, et la diminue dans les régions qui s’éloignent. Dans mon article de 1979, j’avais tenu compte de tous ces effets astrophysiques et obtenu cette image devenue célèbre :

Première simulation d'ordinateur d'un trou noir entouré d'un disque de gaz, que j'ai effectuée en 1979.
Première simulation d’ordinateur d’un trou noir entouré d’un disque de gaz, que j’ai effectuée en 1979.

Quelques années plus tard, grâce à l’amélioration des performances des ordinateurs, mon collègue et collaborateur à l’Observatoire de Paris, Jean-Alain Marck, avait calculé ce même type d’images, cette fois en couleurs et animées. Nous en avons même fait un film que j’ai posté sur ma chaîne youtube :

Ces simulations n’ont jamais été dépassées, mais elles n’ont, hélas, pas connu la notoriété internationale qu’elles méritaient en raison du décès brutal de leur auteur.

Extraite du travail de Jean-Alain Marck, voici maintenant l’image qui se rapprocherait le plus du cas présenté dans Interstellar, dans la mesure où la vue a été calculée pour un astronaute se trouvant dans le plan du disque d’accrétion. On voit tout de suite la différence : il y a une forte asymétrie du flux lumineux entre la partie gauche et la partie droite de l’image, en raison de la prise en compte de tous les effets astrophysiques mentionnés plus haut. Cette image-là est bien plus précise et réaliste que celle d’Interstellar !

TN-equateur

On ne s’étonnera guère que tous ces travaux, réalisés il y a plus de vingt ans et en France, ne soient cités dans aucun des médias américains rendant compte d’Insterstellar. Il va de soi que les besoins promotionnels du film impliquent une surenchère sur la primeur des exploits techniques réalisés par l’équipe de Nolan et l’omission de tout ce qui a pu se faire avant. On connaît en outre la tendance typiquement américaine à l’auto-glorification et à l’ignorance de tout ce qui peut se faire ailleurs. On constate enfin l’ignorance et le suivisme de nombre de journalistes se contentant le plus souvent de reproduire les dépêches de l’AFP sans aucun esprit critique, ou de traduire dans leur langue ce qu’ils ont lu dans les médias anglo-saxons.

Kip Thorne en 2012
Kip Thorne en 2012

Je me dois de préciser que Kip Thorne n’est que très partiellement responsable de cette surenchère. En tant que scientifique responsable, il n’ignore pas les contributions passées de ses pairs, et dès la parution dans la presse américaine des articles sur les supposées prouesses scientifiques d’Interstellar, il m’a envoyé plusieurs e–mails dans lesquels il précise (je traduis de l’anglais) que « L’effet Doppler a été négligé dans les images, parce que (comme tu l’as déjà démontré il y a longtemps), cela rend le disque fortement asymétrique, ce que le grand public aurait plus de mal à comprendre. » Kip ajoute que lui et ses collaborateurs préparent un article technique pour la revue spécialisée Classical & Quantum Gravity, dans lequel il tiendront cette fois compte de tous les effets astrophysiques qu’ils ont dû négliger pour les besoins d’Hollywood. Et il ajoute « Notre article commence par discuter ton travail de pionnier sur le sujet », ainsi que celui de J.A. Marck.

Voici donc un peu de justice et d’équilibre judicieusement rétablis ! J’imagine que ces rectifications resteront confidentielles, et que les médias du monde entier – y compris français – continueront à glorifier les découvertes scientifiques sans pareilles soi-disant suscitées par la production d’un film à Hollywood. Ce n’est pas bien grave, et moi-même je me précipiterai pour aller voir le film de Nolan dès sa sortie sur nos écrans marseillais !

Dans une série de billets à venir, je reviendrai en détail sur l’historique des nombreux travaux portant sur la visualisation des trous noirs, pour le meilleur … et pour le pire, avec toutes les  explications nécessaires à l’appui !

 

75 réflexions sur “ Interstellar : un trou noir à Hollywood (1) ”

  1. Bah… Tout ce qui a un peu de force, qui fut gagné au prix de la sincérité, est toujours affaiblit, recouvert, oblitéré pour une exploitation vulgaire. C’est la tendance aux résumés, aux affirmations péremptoires inhérentes au langage, qui facilite ces détournements. Je les accomplis d’ailleurs moi-même en écrivant à l’instant, mais j’en suis conscient. Oui, c’est le langage le problème, il n’a pas vocation à contenir la « vérité », car elle existe ailleurs, dans les faits. Mais qui donc aurait dit que la science est toute entière dans le langage ? Il existe probablement d’autres rapports à la réalité, mais force est de constater que c’est par le langage qu’on y va, et c’est cette expérience qui est déterminante. Quel pas historique a été franchit, d’ailleurs, entre la phrase verbale et l’équation symbolique… malgré ce saut conceptuel qui permet la création d’objets technologiques de connaissances, ce qui reste potentiellement insupportable est d’être enfermé dans l’équation symbolique ou la phrase verbale, car c’est bien cela qui est la source du « vulgaire » ci-dessus évoqué. Oui, ne pas s’étonner de ce que le réel fait de nous… j’ai fait une année de math sup technologique jadis, et je ne me posais même pas la question de savoir ce que les mathématiques faisaient de moi, et je ne sais toujours pas ce qu’elles sont ni comment les utiliser, parce que je ne suis pas encore certains de pouvoir les voir de l’extérieur —
    PS : j’ai visionné votre article de 1979, il est sûrement en train d’être écrit ailleurs dans une galaxie en ce moment-même. C’est vivifiant, non ? ou brillant ?

      1. Passionnant !

        Malgré tout, je pense que ce sont les médias qui disent tout et n’importe quoi mais j’espère que Nolan et Kip n’y sont pour rien.

        En tout cas , le film est génial du début à la fin.

  2. Merci pour ces précisions, j’y penserai en regardant le film ! Pourquoi ne préparez-vous pas un article de vulgarisation justement sur ce sujet pour des journaux importants (comme Le Monde ou ses blogs scientifiques) ? Si les journalistes ne font pas leur travail et ne viennent pas à vous, peut-être devriez-vous aller à eux. On n’existe pas seul, et la communication est un combat de tous les jours. Qu’en pensez-vous ?

      1. Merci pour le partage de votre savoir. J’ai déjà regardé, via YouTube, quelques conférences sur l’Energie Noire et la Matière Noire, particulièrement les vôtres. C’est ardu mais passionnant. Personnellement, je m’intéresse à un autre domaine, celui de la Psyché humaine, à travers la psychanalyse. Métaphoriquement, l’Energie Noire et Matière Noire me font penser à l’Inconscient, ce domaine de la psyché humaine, vaste et encore inconnu. Il a lui aussi ses trous noirs géants qu’on appelle Alzeimer. En tout cas, encore une fois, merci beaucoup. Bonne continuation.

        1. Merci pour cette élargissement ou rétrécissement à la psyché. ce qui est en haut et comme ce qui est en bas…
          moi aussi je m’intéresse beaucoup à la psyché, c’est mon métier depuis 20 ans. Mon intérêt s’est porté surtout sur « le trou noir de la psyché » décrit par Frances Tustin, qui a beaucoup travaillé avec les autistes. il s’agit du trou noir dans lequel « tombe » les bébés lorsqu’ils ne sont pas accueillis par leur mère à la naissance. Frances Tustin a découvert qu’il y avait beaucoup d’adultes, non-autistes qui avaient à l’intérieur d’eux ce trou noir et qu’un accompagnement spécifique était nécessaire pour les en sortir.
          – J’ai vu le film interstellar et j’ai surtout aimé la fin, la ou le temps n’existe pas, le réel n’est pas ce que l’on croit, le lien d’amour transcende toutes les lois, et ou il n’y a ni début ni fin. la physique quantique est en notre psychisme ouvrant à la psychologie quantique qui est le cadeau : le présent de notre avenir.
          sincèrement, céline

          1. Oui, je suis d’accord avec vous, Céline, pour dire que le lien d’amour transcende toutes les lois. Dans le film « Interstellar », il est question de l’amour entre un père et sa fille.
            Dans la mythologie grecque, Aphrodite, déesse de l’amour, nait de la castration d’Ouranos, « ciel étoilé », par son fils Chronos, le temps, bénéficiant de la complicité de Gaia, la terre-mère. Ce père, infanticide, dévore ses enfants, à peine sont-ils nés. Les évènements concomitants que sont la naissance de l’amour, Aphrodite, et du désir, castration d’Ouranos, préfigurent l’inauguration de l’humanité et la perpétuation des générations.
            En quoi la castration d’Ouranos symboliserait-elle le désir ?
            Dans le contexte culturel de l’antiquité romaine, tout imprégné de pensée grecque, le mot désir se construit sur la négation d’un terme latin, « sidus » ou « sideris », qui désigne l’astre, l’étoile ou la constellation d’étoiles. Mais, selon que l’on choisit l’un ou l’autre terme, les significations sont contradictoires. Si l’on prend le premier, « sidus », le verbe correspondant est « desidere » qui signifie « cesser de contempler l’astre qui fascine, qui sidère ». Par contre, si l’on choisit le verbe de la famille de « sideris », à savoir « desiderare », « désir » signifie « regretter, déplorer la perte de quelque chose » et renvoie au constat d’un manque, d’une absence ou d’une perte. Un trou, quoi ! Alors, le désir est-il nostalgie d’une étoile ou défascination ? Aussi impossible que cela puisse paraitre, il faut considérer (encore un mot de la même famille) les deux à la fois. Proprement sidérant !
            Le « rendez-vous en terre inconnue » de l’homme et du ciel étoilé, est, ni plus ni moins, « rendez-vous en terrain connu » ! Merci, monsieur Luminet, de m’autoriser cette digression(*) sur votre blog.

            (*) Digression : définition du Larousse
            – Action de sortir de son sujet dans un discours ou un écrit ; développement parasite dans un discours structuré.
            – Distance angulaire d’un astre (étoile ou planète) par rapport à un autre ou à un plan de référence.

          2. Je vous « permets » d’autant plus cette intéressante digression que moi-même, dans mon gros ouvrage « Le destin de l’univers » (Fayard, 2006, p. 252), me suis laissé aller à écrire ceci : « Le Desiderium (qui est l’étymologie du mot désir) signifie « disparition
            de l’astre » et se déroule en trois étapes ; la première, l’astre est présent (on possède l’objet du désir) ; la deuxième, l’astre disparaît (on a détruit l’objet du désir) ; la troisième, l’astre réapparaît. Certains psychologues qualifient
            le désir de cette manière, c’est-à-dire que la possession de l’objet du désir entraîne sa destruction. C’est l’exemple du chocolat : on en désire, mais pour le manger on est obligé de le détruire, ce qui provoque un manque, et à la fois la volonté de le combler. Dans Vie secrète, l’écrivain Pascal Quignard soutient que, chez les Anciens, les constellations (sidera), ces groupes d’étoiles qui sidèrent le regard, furent les premières lettres lues par les hommes, qui leur donnèrent les noms totémiques des animaux dont ils faisaient le guet. Au solstice d’hiver, quand les sidera disparaissaient sur l’écliptique, la dé-sidération (desiderium) de la figure zodiacale convoquait le désir du printemps et sa promesse de retour de la chasse. Car désirer, c’est chercher ce qui manque, c’est chercher les astres qui brillent par leur absence ».

    1. Certes, la communication est un combat. J’ai pu donner la fausse impression d’être frustré par le fait que les journalistes ne m’aient pas cité. C’est doublement faux; d’une part mon but était de signaler que des simulations plus réalistes avaient été faites bien avant Interstellar (par moi ou d’autres, peu importe), d’autre part beaucoup de journalistes m’ont interviewé sur le sujet sans que j’aie sollicité qui que ce soit! Merci en tout cas de m’avoir lu.

  3. J’ignorais totalement qu’en 1979, les prouesses scientifiques ( vos prouesses, en l’occurrence ) avaient permis de décrire avec une telle précision les effets engendrés par un trou noir.
    Pourquoi ne devanceriez-vous pas Kip Thorne, Hollywood et Nolan, en modélisant votre propre conception du trou noir ou bien d’une fontaine blanche au goût du jour?
    Une dernière question. A ma connaissance, il existe trois sortes de trous noirs ( stellaire, intermédiaire et super-massif ), les représenteriez-vous de manière identique ou les décririez-vous différemment avec quelques similitudes communes?

    1. En ce qui concerne la modélisation des disques d’accrétion, elle ne dépend pas de la masse du trou noir, par conséquent qu’il s’agisse de trous noirs stellaires, intermédiaires ou supermassifs, la visualisation est la même. En revanche, les forces de marée dépendent fortement de la masse, de sorte que seuls les trous noirs supermassifs (pour lesquels elles sont beaucoup plus faibles) permettraient à un vaisseau de s’approcher sans être détruit avant même de franchir l’horizon.

  4. Bonjour

    Juste un petit commentaire pour vous rendre justice. je suis illustrateur, et j’ai eu la chance, en 2003, de travailler un petit poil pour la revue Science et vie Junior, dans lequel il y avait une belle tentative de vulgarisation et d’explication des trous noirs. par ailleurs, c’est en travaillant dans cet ouvrage qu’on pouvait y voir une représentation graphique d’un trou noir publiée pour le grand public. Dans les visuels explicatif, la source a été citée : « Source : Jean-Pierre Luminet, Observatoire de Paris-Meudon »

    Il s’agissait du Science et Vie Junior N°55 Hors Série daté de Janvier 2004 : « La voie Lactée. Voyage au cœur de notre galaxie »

  5. Bonjour,

    j’ai adoré votre article, et je trouve votre site très intéressant.
    Je voudrait savoir si je peux réutiliser la première image de trou noir de cet article.

  6. C’est un film hein, ça implique toujours des choix et des compromis. La personne que vous prétendez être, en haute estime, serait en mesure normalement de faire la part des choses par elle-même.

    1. je trouve que monsieur luminet fait très bien la part des chose justement. ce n’est pas comme s’il s’offusquait et pleurait comme quoi, on n’a pas fait appel à lui ou rendez à jean pierre luminet ce qui est à jean pierre luminet.

      il explique juste que les médias nous vantent le réalisme jamais atteint du rendu d’un trou noir alors que ce n’est absolument pas le cas puisque des phénomènes comme l’effet doppler ont été omis pour cause de rendu « artistique » ou pour ne pas décontenancer le public parce que ca lui paraitrait « bizarre ».

      alors après, oui, ce n’est qu’un film et il doit être considéré comme tel. donc raison de plus pour ne pas faire en sorte que tout le monde pense qu’un trou noir est réellement comme dans le film et encore moins qu’il est responsable d’une avancée scientifique majeure.
      prétendre qu’un film est génial et magnifique visuellement est une chose. mais prétendre que ce que l’on voit dedans est LA réalité et qu’il a permis de faire progresser la science quand ce n’est pas du tout le cas en est une autre. et cela se doit d’être rectifié, et rapidement, à l’heure ou les gens ne cherchent plus à savoir ce qui est vrai ou pas et s’empressent de répandre partout autour d’eux tout et n’importe quoi. surtout n’importe quoi.

  7. Bonjour,
    J’ai lu cet article qui m’a beaucoup intéressé après être sorti de la salle de cinéma avec des étoiles plein la tête.
    Peu de temps après, je me rue sur Wikipédia, où je suis d’ailleurs utilisateur, pour avoir plus d’informations sur le film et je constate que la partie montrant la vraisemblance scientifique du trou noir est peu imagée et donc difficile à comprendre.

    Wikipédia demandant une autorisation explicite de l’auteur pour la diffusion de quelconque œuvre, je me demandais si vous pouviez me donner une autorisation de diffusion sur Wikipédia votre simulation de trou noir entouré d’un disque de gaz de 1979 afin de rendre cette partie plus compréhensible à la communauté.

    Merci d’avance,
    Pixmaip

    1. Bonjour,
      Comme répondu à un autre commentaire, mes simulations sont disponibles pour tous, et je serais ravi qu’elles figurent sur Wikipedia, dont j’apprécie le sérieux.

  8. Je viens de tomber sur votre blog par hasard (disons plutôt après des recherches pour en apprendre plus sur les black holes et les whormholes suite au visionnage d’Interstellar au cinéma) et je découvre avec enchantement que la première simulation de trou noir est française ! Cocorico !
    En regardant votre vidéo « d’où vient l’idée de trou de ver », je me posais une question : Le big bang pourrait-il résulter d’une de ces particules passées par un trou noir/trou de ver et sorties d’une fontaine blanche ? Peut-être est-ce pour cela que nous ne voyons pas de fontaine blanche ? Car notre galaxie étant créé, il n’est plus utile d’avoir un passage de matière ou de particule. Il serait peut-être possible que ces trous noirs/trous de ver, mènent donc à des « lieux vierges » de notre univers ?
    Cela correspondrait de plus à l’idée de Wheeler comme quoi un trou noir se referme au bout de 10 -43 seconde.
    Qu’en pensez-vous ?

    1. Dans certains modèles, certes spéculatifs, notre big bang pourrait être la fontaine blanche d’un trou noir formé lors d’une ère pré-big bang. Cf. mon ouvrage « Le destin de l’univers », Folio/Essais

  9. Bonjour,
    Ce point particulier du film Interstellar vous concerne particulièrement parce qu’il correspond à un article que vous avez écrit il y a plusieurs décennies, mais y a t’il d’autres points concernant le traitement des trous noirs dans ce film qui vous choque ?
    Par exemple, à part si j’ai mal compris la chose, un objet en chute libre vers un trou noir se figerait sur l’horizon au bout d’un temps infini pour un observateur suffisament loin du trou noir (nous par exemple). Donc le temps pour atteindre l’horizon de notre point de vue est infini, partant de là il ne peut pas envoyer le module avec le robot « TARS » récolter des données de l’autre côté de l’horizon et les faire fuiter par effet tunnel quantique -je m’imagine que c’est le rayonnement Hawking dont le film parle- et les renvoyer vers la terre pour analyse.

    1. Il y a beaucoup d’erreurs scientifiques dans le film, la simulation de trou noir étant de très loin la moindre ! Je prépare un billet de blog sur le sujet, patience… Ceci dit, je ne suis pas contre les extrapolations ou impossibilités scientifiques dans les oeuvres de fiction, c’est même le principe même de la fiction. Dans le cas d’Interstellar (fiction en outre assez médiocre), j’ai juste été agacé par la promo du film insistant lourdement sur le réalisme scientifique du film, ce qui est une tromperie.

      1. D’où la question suivante : est-il possible de réaliser une bonne fiction qui soit vraiment réaliste scientifiquement ? J’ai bien peur que ce ne soit pas vraiment le soucis ni des producteurs, ni de la majorité des spectateurs. Inversement, une bon doc scientifique peut-il être une bonne fiction ? To bee or not to bee. Merci pour tout JP, pour moi t’es le meilleur.

  10. Un ami m’a transmis cet article, c’est très intéressant. Mon domaine est la biologie/exobiologie et je dois avouer que je suis très naïve en physique. Sachez que je ferai tourner votre article aux appréciateurs.

    Bonne journée.

  11. Si j’ai bien compris, le trou noir d' »Interstellar » est parfaitement réaliste d’un point de vue scientifique si ce n’est la dissymétrie du disque d’accrétion due à l’effet Doppler qui à été négligée pour, de l’aveu même de Kip Thorne, des raisons scénaristiques. Ce qui vous ennuie, c’est que vos travaux ne soient pas cités par les médias qui promeuvent le film.
    Comprenez-moi bien : je ne cherche pas à dévaloriser votre travail, remarquable sous bien des aspects, mais je fais remarquer que les médias ne relaient que les informations en rapport au film, c’est-à-dire que Kip Thorne en est le consultant scientifique afin que le film reste aussi proche que possible de la réalité physique. Ce n’est pas leur job de parler de tous les acteurs de la physique des trous noirs comme Hawking, Rosen, Einstein ou vous-même. Thorne s’est bien sûr appuyé sur tous ces auteurs ainsi que sur ses travaux pour fournir une image réaliste du trou noir, sous les contraintes du réalisateur, qui est, il faut bien l’avouer, beaucoup plus réaliste que la version du film « Le Trou Noir » des studios Disney (1979).

    1. Je vous comprends bien, Mixoupe! Evidemment que les médias de promotion ne peuvent citer les travaux scientifiques autres que celui du consultant, on ne le fait que dans les articles publiés dans les revues spécialisées! Mais cela n’interdit nullement, pour le bien de la culture générale des populations, de rectifier des petites erreurs (celle du disque d’accrétion étant de loin la moindre), surtout lorsque la promo du film insiste lourdement sur le caractère hautement réaliste du film. Encore heureux que la simulation d’Interstellar soit sans commune mesure avec celle du « Trou noir » des studios Disney, un navet total à tous égards. Par ailleurs, Kip Thorne connaît parfaitement mes travaux, je n’ai aucune frustration et vous avez mal interprété mon propos !

      1. Cher Monsieur Luminet,

        J’applaudis votre billet qui rectifie les faits.

        Aussi, je salue votre modestie et votre candeur car je n’ai pas beaucoup d’estime pour des gens qui se gargarisent de réalisme scientifique, qui prétendent des découvertes et qui négligent l’effet Doppler soi-disant par choix artistique!

        Scientifiquement vôtre!

        Claude Coulombe

        1. Encore plus louche quand on prétend :

          « des images réalistes à 100% n’auraient pas été comprises par le grand public » »

          Oups!

  12. Très Intéressant, merci pour ce rappel Jean-Pierre.

    Je viens de voir Interstellar. Quand le vaisseau entre dans le trou noir, la représentation qui en est faite m’a rappelé celle qui avait été réalisé par Alain Riazuel me semble-t-il et à laquelle vous aviez d’ailleurs peut-être participé?

    Par contre je ne connaissais pas cette représentation vu de l’extérieur, avec un disque de gaz.

    D’ailleurs en parlant de ce disque, une question m’est venue pendant le film: la matière qui gravite autour d’un trou noir, tel que celui présenté dans le film, peut-elle rayonner suffisamment pour pouvoir éclairer une planète qui tourne autour et donc provoquer un côté jour et un côté nuit sur la planète? Le film répond oui, mais qu’en est-il dans la réalité?

    1. C’est l’une des aberrations du film que de montrer une planète éclairée comme si elle tournait autour d’une étoile, alors qu’elle gravite autour d’un trou noir géant, qui plus est dans le voisinage d’un disque d’accrétion émettant des jets de rayons X.

      1. Dans le film « interstellar » l’équipage d’Endurance arrive dans un système solaire binaire composé d’un soleil et d’un trou noir. Le trou noir qui arrache la matière gazeuze de son étoile . C’est de là que vient le disque lumineux de gaz autour du trou noir.
        Je suis profane en Astronomie et physique (pas le bac).
        Ce film à le mérite de m’intéresser à la science .

        Coté film, il est visuellement réussi : vu en bluray sur mon home cinéma (projecteur full hd ,écran 2m40. La claque

        1. Cher monsieur Luminet, J’ai oublié de préciser que je ne voit pas l’intérêt pour une expédition censée sauver l’humanité , aller coloniser un système solaire sans Soleil. Pas de soleil pas de vie.

  13. Bonjour,

    Merci pour cet article. En le lisant, il m’est revenu une question à laquelle je n’avais pas trouvé réponse il y a quelques années : quel ouvrage de relativité générale recommanderiez-vous à un étudiant en physique ?
    J’avais trouvé deux beaux ouvrages avec une formulation mathématique très didactique concernant la mécanique quantique, rédigés par un prix nobel français Claude Cohen-Tannoudji ; mais rien de vraiment convaincant en relativité générale … ? (trop vulgarisé ou trop peu didactique)

    Merci d’avance de votre précieuse réponse !

    1. Je recommande tout particulièrement « Théories de la Relativité » de Jean-Philippe Uzan et Nathalie Deruelle, paru cette année aux Editions Belin. L’image de couverture est d’ailleurs issue d’une simulation de trou noir faite par notre collègue Alain Riazuelo.

  14. Est-ce qu’il ne serait pas plus rapide de lister ce qui a été correctement représenté dans le film ?
    Par exemple la chute de McConaughey dans le trou noir a l’air de bien correspondre à ce que décrit Kip Thorne dans son classique « Trou noirs et distorsions du temps », avec les étoiles environnantes qui semblent se ramasser en un point derrière l’observateur (dommage d’ailleurs que le réalisateur n’ait pas plus insisté sur cet effet visuel).
    Sinon j’ai été un peu déçu de ne pas voir notre héros spaghettifié 😉 (même si les forces de marée sont négligeables en passant l’horizon d’un trou noir supermassif, cela doit bien arriver au bout d’un moment, non ?)

    Et comme c’est mon premier post ici, félicitations pour votre partage sur internet, très chouette blog.
    (D’ailleurs une petite question : vous qui semblez avoir une bonne opinion de Wikipedia, vous est-il déjà arrivé d’y contribuer ?)

    1. En effet ce serait beaucoup plus bref de lister les images correctes (mais comme c’est une fiction cela me paraît normal). Les images de chute dans le trou noir sont sans doute les meilleures qui aient été montrées jusqu’ici dans un film de fiction, mais il en existe encore des meilleures (du point de vue de l’exactitude) calculées par mon collègue Alain Riazuelo. J’en parlerai dans un futur billet. Pour la « spaghettisation », si le trou noir est suffisamment massif (ce qui est le cas dans le film) et en rotation, il est possible de survoler la singularité annulaire sans être trop étiré par les forces de marée. cf. mon bouquin sur le sujet. Je n’ai jamais pris le temps de contribuer à Wikipedia. Dieu sait pourtant si, malgré son excellence, il y aurait des choses à rajouter, sinon à corriger!

      1. Merci de prendre le temps de répondre à vos lecteurs !
        Je suis bien d’accord avec vous en ce qui concerne Wikipédia. De même, les pages françaises sont souvent bien loin de leur équivalent anglo-saxon au niveau quantitatif (et pas qu’en astrophysique). J’essaie d’ailleurs de contribuer à mon modeste niveau, en faisant quelques traductions par-ci, par-là.

        En attente de lire votre prochain billet assassin sur Interstellar 😉 (qui malgré toutes ses tares aura eu le mérite de rapprocher un peu astrophysique et grand public).

  15. Avez-vous pris en compte le fait que le trou noir dans le film est en rotation extrêmement rapide, et donc que la métrique de Schwarzschild n’est pas la bonne pour le modéliser précisément? Pourtant vous citez un article de Jean-Alain Marck qui s’intitule « Shortcut method of solution of geodesic equations for Schwarzschild black hole ». J’imagine donc que l’image extraite du travail de Jean-Alain Marck que vous affirmez être « bien plus précise et réaliste que celle d’Interstellar » (http://blogs.futura-sciences.com/luminet/wp-content/uploads/sites/2/2014/11/TN-equateur.jpg) représente un trou noir statique et non un trou noir en rotation rapide. Et donc peut-être que ces images sont très différentes tout simplement parce que vous comparez des pommes et des oranges.

    1. Cher Leo, je ne confonds pas les pommes et les oranges, et encore moins les trous noirs de Schwarzschild et ceux de Kerr, sur lesquels j’ai tant travaillé. Certes les références que je donne ont été calculées pour des trous noirs statiques (Schw) et non pas en rotation (Kerr). Mais les différences dans le schéma des courbes isoradiales (celles montrées dans le film) sont minimes (du moins tant que l’observateur est dans le plan équatorial). L’effet de rotation du disque d’accrétion (négligé dans le film) est beaucoup plus important, c’est pourquoi je me suis permis de dire – à juste titre – que l’image de JA Marck, qui néglige la rotation du trou noir mais pas celle du disque d’accrétion, est plus précise et réaliste que celle du film…

  16. Merci pour ces clarifications, pas facile de vulgariser des notions de physiques aussi… extrêmes.
    Je me suis penché sur les trous-noirs lors de mes études en sciences à Luminy. J’ai pu prendre connaissance, effleurer les conditions physiques et je me suis intéressé particulièrement aux simulations visuelles déjà produites (merci pour cela aussi donc !).

    Je suis un grand fan du travail de Christopher Nolan: il fabrique des films grandioses et ambitieux comme peu de gens peuvent le faire aussi bien: il fait un bon cinéma, tel qu’il doit l’être aujourd’hui selon moi. J’étais donc impatient de découvrir son nouvel opus.

    Des spoilers vont suivre.
    J’ai été déçu pour plusieurs raison mais avant tout parce que mes maigres connaissances m’ont fait remarquer les nombreuses incohérences scientifiques. J’ai presque regretté d’avoir l’information… J’ai surtout trouvé étrange cette séparation entre les effets du trou de vers de ceux du trou noir.

    Cependant, je suis curieux de savoir ce que vous avez pensé de la scène de voyage au travers du wormhole: cette scène m’a scotché car je l’ai trouvé beaucoup plus proche des simulations que j’avais vu auparavant: celles d’un trou noir. La lentille gravitationnelle et la déformations de l’espace autours du vaisseau: j’ai trouvé cela absolument superbe et relativement ‘cohérent’. Peut-être existe-il des simulations de ce qu’un observateur pourrait voir en traversant un de ces pont d’Einstein-Rosen?

    Pour ce qui est du second passage clé: le trou noir.
    Il est évident que de montrer notre brave sauveur de l’humanité être spaghettisé (c’est bien comme cela qu’il faut le dire ?) par les effets de marée pour finalement s’écraser sur la singularité n’est pas très vendeur…

    Et je trouve que la solution très poétique et philosophique du temps en 3 dimensions est assez maline est plutôt ambitieuse. Nolan aurait-il voulu mettre en image les paradoxes de la mécanique quantique vis à vis de l’observateur et le problème de la gravité ? En effet, il est clairement dit que c’est l’homme ou du moins l’esprit humain qui construit cet espace de vision et d’appréhension de la gravité comme d’une dimensions observable et modifiable… Intriguant.

    1. Il existe de splendides simulations numériques, les plus réalistes possibles, de la plongée dans un trou de ver, faites il y a quelques années par Alain Riazuelo, à l’Institut d’Astrophysique de Paris, et il est évident que Kip Thorne s’est appuyé sur ce travail. Si j’ai le temps j’écrirai un billet à ce sujet.
      Comme dit dans un autre commentaire, à partir du moment où le trou noir est supermassif, la spaghettisation est évitable.
      L’idée finale du tesseract pentadimensionnel où le temps devient une dimension spatiale est inspirée d’un modèle de la théorie des cordes dit de Randall-Sundrum (qui ne tient pas la route, mais c’est une autre histoire).

    2. « J’ai surtout trouvé étrange cette séparation entre les effets du trou de vers de ceux du trou noir. »

      Effectivement c’est l’une des (nombreuses) simplifications du film qui m’a frappé : trous noirs et trous de ver semblent être présentés comme deux phénomènes complètement distincts (sûrement pour ne pas embrouiller les spectateurs).

  17. Il me semble que l’horizon des événements d’un trou noir est finalement de très petite dimension, de l’ordre de quelques kilomètres, si le trou noir n’a que quelques masses solaires comme ce devrait être le cas dans le film.
    Le disque d’accrétion ne devrait-il pas être largement prédominant par rapport au noir proprement dit, quasiment invisible ?

    1. Le rayon de l’horizon des événements d’un trou noir en rotation rapide est de l’ordre de 15 km pour un trou noir « ordinaire  » de 10 masses solaires. Un disque d’accrétion autour aurait en effet une taille largement prédominante. Mais dans le film le trou noir est censé être un « Gargantua » de quelques millions de masses solaires, sa taille (proportionnelle à la masse) est donc de quelques millions de kilomètres, et le disque d’accrétion n’est pas forcément gigantesque.

  18. Article très intéressant, toutefois sans vouloir vous offenser je vous trouve un peu pointilleux notamment sur la représentation du trou noir dans le film, aussi je trouve important de préciser que les recherches scientifique de Kip Thorne sont allés plus loin que votre article le laisse entendre.
    A ce sujet, un lire entier y est consacré « The Science of Interstellar » écrit par Kip Thorne (disponible sur Amazon) et je serais curieux d’avoir votre regard sur les détails offerts par l’ouvrage sur la science du film.

  19. Je le sais bien. Je n’ai pas encore reçu le livre de Kip, mais lui-même a demandé à ce que je sois le referee de l’article technique qu’il a soumis à Classical & Quantum Gravity. Nul doute, comme il me l’a écrit, que ses travaux sont plus détaillés que ce qui est montré dans le film (simplifié pour Hollywood).

  20. Jean-Pierre, savez-vous que dans un filet au sujet d’Interstellar et les tous noirs, le dernier Télérama cite votre blog (page 75) ?
    Le début de la gloire ! 😉

  21. Bonjour Monsieur LUMINET,

    Je me permets de vous écrire suite aux propos tenus sur votre blog relatif au Film « Interstellar ». Quand bien même ce film vise le grand public ou les profanes, il y a fort à parier que l’image du trou noir telle que décrite dans le film interpellera sans nul doute, les professionnels ou les profanes intéressés.

    Juriste de métier, je puis vous assurer que si l’opportunité de remonter le temps m’était donnée, je choisirais sans hésitation une formation scientifique, ne serait-ce que pouvoir interagir avec vous sur ces sujets. Vos analogies avec la musique basées sur les fréquences (acoustiques / électromagnétiques) sont une pure preuve de votre bon sens. Me passionnant de sciences depuis 2 ans, je tenais à vous apporter mon soutien (bien que non nécessaire). A un niveau « quantique » comparaît au vôtre, dans mon travail je suis victime du vol d’idée ou de l’appropriation d’idée quasi quotidiennement. Avec un poil de recul et d’éducation, j’ai pu comprendre du haut de mes trente ans qu’il fallait continuer de réfléchir pour ceux qui le méritent.

    Sachez que selon ma modestement opinion 75 % des gens qui verront le film ne s’attarderont pas à connaître « la limite entre fiction et réalité scientifique actuelle ». Ces derniers ne jugeront que la qualité des images et seront ponctuellement impressionnés par le ralentissement du temps issu des équations de la relativité générale. 24 % tenteront certainement de comprendre en fonction des possibilités subjectives (intelligence, bon sens, ou temps) les notions relativistes à une échelle vulgaire. Les 1% de personnes s’y intéressant et ayant la faculté de comprendre (professionnels ou amateurs intéressés dotés du simple bon sens) vont réagir. Pendant la projection du film, lors de la première scène laissant entrevoir le trou noir dans sa globalité, j’ai murmuré à l’oreille de mon épouse « Oh ! Ils ont pompé les simulations de LUMINET ».

    Les 1% étant déjà acquis, je vous laisse imaginer l’impact d’un tel film sur les 24 % qui tenteront de comprendre ? Le taux est mince mais l’assiette est énorme. Avec le temps ils commenceront par les documentaires sur le net, visionneront ensuite des conférences, achèterons des livres … « La connaissance appelle la connaissance »

    En d’autres termes, ce genre de film va susciter de l’intérêt et des vocations, quand bien même, Monsieur Kip Thorne oublierait d’apporter certaine précision. A l’heure ou la toile et la technique nous permettent de suivre l’avancée technologique sans pour autant être des astrophysiciens, il est essentiel que des gens comme vous continuent de tirer la masse des gens vers le haut.

    Par votre clarté et vos connaissances vous êtes investi d’une mission de service public non pas envers les seuls administrés mais envers les générations présentes et futures.

    Très respectueusement,

    Un profane désormais concerné par l’univers dans lequel il vit.

    1. Merci pour votre aimable commentaire. Je précise cependant que Kip Thorne, en homme de science rigoureux et intègre comme il se doit, a apporté toutes les précisions et références nécessaires dans l’article technique et le livre « The Science of Interstellar » qui accompagnent le film. Ce n’était pas le rôle de la promotion du film de le faire. Et tant mieux si le film, malgré ses défauts, pouvait aller jusqu’à susciter des vocations.

  22. Bonjour, j’ai lu ce billet avec attention et intérêt.
    Cependant, le cinéma nécessite toujours un certain recul.
    J’ai été voir ce film et j’en suis ressorti ravi. Je l’ai trouvé visuellement bluffant, le jeu des acteurs très bon. Enfin bref, un très bon film de SF. j’ai été le voir parce que j’aime la science fiction, et je savais qu’il y’avait une documentation scientifique solide derrière le film, ce qui apporte la plausibilité chez le spectateur. Je savais cependant qu’il yaurait des compromis et des inexactitudes scientifiques. C’est un film. Si je veux voir quelque chose d’exact je regarde des documentaires avec interviews de scientifiques ou j’ouvre une encyclopédie. Si les gens prennent pour argent comptant ce qui n’est qu’une fiction, c’est leur problème. Peut être même le film aura suscité la curiosité chez certains spectateurs qui auront ouvert une encyclopédie après le visionnage du film… Bref, M. Luminet, la physique est un domaine où vous êtes brillant, c’est un fait, mais laissez la critique de cinéma aux autres. Vos connaissances vous empêchent d’apprécier un film pour ce qu’il est, un simple divertissement.

    1. Merci pour votre commentaire. Cependant je ne vois pas en quoi mon billet s’apparente à une critique de cinéma … Ce que j’ai critiqué est la façon dont la promotion insistait sur l’exactitude scientifique de la représentation du trou noir, chose sur laquelle, me semble-t-il, je suis habilité à commenter! Pour le reste de votre commentaire, sachez que j’ai vu plusieurs milliers de films dans ma vie car je suis cinéphile passionné, je sais parfaitement faire la différence entre la science et la fiction, entre le documentaire et le divertissement. Et je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas donner mon avis sur Interstellar, non pas de scientifique, mais de cinéphile, pour ceux que cela pourrait intéresser (le comble dans votre commentaire étant que je ne l’ai même pas fait!).

  23. Bien que beaucoup moins réaliste, je trouve le trou noir d’interstellar beaucoup plus beau! En tout cas merci pour le partage de tes connaissances 🙂 et j’ai adoré le film.

  24. Ah Sir I found you, good day!
    As an illustrator I want to accurately depict this. From my understanding, if a black hole accretion disk is rotating clockwise (point of reference), the right side coming towards is blue shifted and very much brighter. The left side is receding red shifted and very dim. This Doppler effect causes the asymmetrical appearance.

    My question is as follows, does the shifted disk actually take on the hues of doppler ( blue, green, yellow, orange and red ), instead of only blue and red, due to it’s relative distance from point of observation? Creating a rainbow of sorts on the disk?
    Am I correct in this way?
    Also any part of the accretion disk that is behind the black hole ( point of view ) that is gravitational lensed, how would Doppler affect it, if any, the hue and brightness?

    I want to get this right and presented in a « correct » manner. Any help would be greatly appreciated!

    1. yes, the colours (i.e. light frequencies) are Doppler shifted and gravitationally shifted, but not in the same way depending on the position on the photograph. This has been exactly calculated by many researchers.

  25. Je pourrais écrire un long texte décrivant tout le respect et l’admiration que j’ai pour vous. Etudiant, le temps me manque, ou plutôt, je choisi d’utiliser cette ressources si rare pour vous adresser les quelques mots de ce commentaire.

    Merci pour tout. Pour tout ce que vous faites, ce(ux) que vous représentez et celui que vous êtes.

  26. Je suis doublement touché par ce que j’apprends car je suis à la fois grand fan de Nolan, de son incroyable style et de la poésie de son esthétique, et à la fois un passionné de science et particulièrement de physique. D’ailleurs j’ai lu deux fois votre livre Le Destin de l’Univers et j’en ai beaucoup appris !

    Du coup si l’équipe promotionnelle était au courant de votre article (ce qui est fort probable) c’est assez malhonnête. Pourtant ceux que j’aurais tendance à pointer du doigt, c’est une majorité des journalistes scientifiques, particulièrement sur internet, qui pour la plupart relayent les infos sans les vérifier (ce qui a été fait dans le cas d’Interstellar, du coup), expliquent des concepts délicats avec des métaphores grossières et font de la moindre petite avancée ou mesure « une révolution scientifique qui balaye les fondements-mêmes de la physique », comme si très peu d’entre eux avaient réellement la passion de la science. D’ailleurs le simple fait que, malgré cet article, peu aient pris la peine de corriger ce qu’ils avaient écrit le montre bien, et je trouve ça réellement dommage.
    Cela dit il est à noter que certains journalistes scientifiques font bien leur travail, mais ils sont hélas en minorité.

    Et en tant que cinéphile je trouve plutôt étrange l’idée de ne pas avoir pris en compte l’effet Doppler-Fizeau sous pretexte que cela crée de l' »assymétrie », et surtout que « le public aurait du mal à comprendre ». De toute façon en voyant ce trou noir on arrive pas à comprendre tout les mécanisme physiques (sauf pour les spécialistes, qui eux connaissent l’influence de l’effet Doppler) ! En fait c’est même ce côté mystérieux et exotique qui fait toute la beauté de la scène et de la représentation, c’est à couper le souffle. Je trouve qu’une assymétrie du trou noir aurait renforcé ce côté étrange, donc je trouve ces arguments un peu vides.

    Bonne continuation !

  27. Le Coran parle beaucoup des étoiles et de l’espace,
    les trous noir sont présentent un type des étoiles comme plein d’autre types.

    Un trou noire est une grande étoiles des centaine ou des milliers de fois plus
    grande que notre soleil, a la fin de sa vie elle ne supporte plus sa gravité
    après avoir brûler presque la totalité de son carburant (hydrogène), alors sous
    la puissance de sa gravité elle s’effondre sur elle même et toutes ça matière
    tombe dans sont propre centre comme le fait de tomber dans un
    trou, ainsi elle devient un trou noire.
    Un trou Noire est une étoile se forme de trou dans l’espace avec une gravité
    monstrueuse qui avale tout ce qui il
    trouve, des planètes, d’autre étoiles et même la lumière.

    il y a beaucoup de vidéos et documentation sur les trou noire sur le net, voila
    quelque uns :
    http://www.youtube.com/watch?v=vRZeyGH-PHk
    http://www.youtube.com/watch?v=HyhSsSGXKhw

    la 53 sourate (L’étoile النجم) parle du voyage du prophete Mohammed (SWS) appelé dans le
    Coran (المعراج) voyage (dans l’espace temps) a travers les cieux jusqu’au frontière
    de l’univers appelé (سدرة المنتهى) dans le Coran et dans cette même sourate verset 14. près de la Sidrat-ul-Muntaha , (سدرة المنتهى).
    Ce voyage spacieux temporelle qui fait partie du grand miracle de notre prophete
    (SWS) est arrivé dans la même nuit du voyage appelé dans le Coran (الإسراء) dans
    le quelle notre Prophète a voyagé de la Mecque a Jérusalem en quelque minute ce
    voyage (الإسراء) est connu en Français sous le nom de voyage nocturne de prophète
    (SWS).

    Cette histoire tout les musulmans la connaissent bien, mais ce que je vous
    souligner ici la plus part des musulmans ne le connaissent pas c’est une
    miracle scientifique du premier verset de cette sourate qui parle en
    particulier du (المعراج) (voyage spacieux temporelle du prophète (sws)),

    Voila le premier verset du sourate 53 (L’étoile النجم) :
    S53-v1 وَالنَّجْمِ إِذَا هَوَى
    S53-v1 Par l’étoile à son déclin!

    Ici la traduction n’est pas correcte car c’est une interprétation du traducteur,
    le mot Arabe (هَوَى) signifier tombé dans un trou très profond comme dans un puits,
    la question est comment une étoile tombe dans un trou très profond, il y a une
    seule explication scientifique a ça, qui est très connu de nos jours, prouvé
    mathématiquement par la théorie de la relativité et par l’observation de
    l’espace, c’est ce que les scientifique appellent un trou noire.

    Ce qui est intéressant c’est que les équations d’Einstein prédit que les trous noire peuvent s’ouvrir d’ans un autre
    endroit de l’espace temps ou même dans un autre univers, passer par un trou
    noire et la façon la plus rapide de voyagé dans l’univers d’un bout a l’autre
    dans un clin
    d’œil et même dans le temps (théoriquement), et beaucoup d’autre pharisiens
    disent que pour voyager dans l’univers il faut maîtriser une technologie qui
    peut utiliser les trous noir et même en créer des trou noir artificielle appelé
    trou de ver, et ça ne peut être possible que
    par la maîtrise d’un énergie négative qui peut stabilisé les trous noir ou les
    trous de ver (qui crée des raccourci dans l’espace temps), Bref les physiciens
    parlent aussi des trous blanc mais seule les trous noir sont été observé dans
    l’univers.

    La je reviens au verset Coranique n°1 du sourate 53, comme déjà expliqué (وَالنَّجْمِ إِذَا هَوَى) signifie par l’étoile qui tombe dans
    un trou profond, ou plus scientifiquement  »par l’étoile qui tombe dans elle
    même et devient un trou noir’, ici Dieu il y a 14 siècles nous parle de ce phénomene naturelle qui est le trou noir puis il parle juste après du voyage du
    prophète dans l’espace temps a travers les cieux, alors il nous dit
    indirectement que les trous noir et les voyages a travers les cieux (espace
    temps) sont lier est c’est la même chose que les
    scientifiques du 21 siècle nous disent (en théorie). C’est
    extraordinaire !!!!

    Je souligne aussi que le nom de la sourate qu’est 53 (L’étoile النجم) n’est
    pas prit au hasard, car la sourate ne motionne le mot étoile qu’une seul fois
    (verset 1), alors la sourate parle beaucoup d’autres chose comme toute les
    sourates du Coran, mais le choix du nom est toujours très important, il nous
    montre sur quoi il faut médité dans la sourate, ici c’est le mot étoile qui
    tombe dans elle même sachant que ce mot étoile est utilisé dans d’autres
    sourates et se répété beaucoup de fois dans le Coran, mais c’est la seule sourate
    nome (L’étoile), et cette etoile ici est de type trou noir qui est
    théoriquement crée des racourcis dans l’espace temps, puis dans plusieurs
    d’autres versets qui suit Dieu nous raconte l’histoire du Voyage de notre
    prophete (sws) à travers l’espace temps, ça ne peut pas être une coïncidence.

    Dans le Coran on trouve une discription du tou noir dans la sourate 81 (التكوير) verset 15 et 16
    S81v15 فَلا أُقْسِمُ بِالْخُنَّسِ
    S81V16 الْجَوَارِ الْكُنَّسِ
    Ici je ne met pas de traduction car je nous trouve que des interpretatons totalement fausse, voila l’explication : le mot ( بِالْخُنَّسِ) signifie quelque chose d’invisible, le mot (لْجَوَارِ) signifie courir ou bouger très rapidement, le mot ( الْكُنَّسِ) signifie balayer ou aspirer comme un aspirateur, ramasser tout ce qu’il trouve autour de
    lui, et c’est ce mot qu’a été oublier dans les interprétation des traducteurs. alors
    le verset parle d’un astre dans l’espace qui est invisible qui bouge très
    rapidement et qui aspire et balayer tout ce qu’il trouve, c’est exactement une
    étoile de typa trou noir comme le science du 20 siècle le décrit, il est
    invisible car il avale même la lumière, tourne et bouge d’une vitesse
    extraordinaire et aspire tous dans son centre.
    Le Coran parle des trous noir dans une autre sourate :

    Sorate : الطَّارِقِ
    S86-1 وَالسَّمَاء وَالطَّارِقِ
    S86-2 وَمَا أَدْرَاكَ مَا الطَّارِقُ
    S86-3 النَّجْمُ الثَّاقِبُ

    Les traduction de ses verset ne sont que des interprétations loin de la réalité des mots, voila la signification des mots Arabe :

    le mot (وَالسَّمَاء) signifie l’espace
    le mot (الطَّارِقِ) signifie le bruit qu’on entend si quelqu’un frappe a la parte (tok tok …), ou frape sur un tombeur, ça ressemble aussi au battement du cœur
    le mot (النَّجْمُ) signifie l’étoile
    le mot ( الثَّاقِبُ) signifie qui fait un trou ou des trous

    voila la traduction base sur la signification des mots sans interprétation :

    Sorate : الطَّارِقِ
    S86-1 Par le ciel (espace) et par le bruit d’astre ‘qu’est comme de frapper à une porte’
    S86-2 et et t’en sais quoi concernant ce bruit ‘de battement’ d’astre
    S86-3 l’étoile qui troue l’espace

    le premier verset parle de ce phénomène qui nous fait entendre le bruit de certains type d’étoile qui ressemble ou battement de cœur ou plutôt comme de frappé à la porte comme le verset le précise, selon la science des 21 siècle il y a deux type d’étoiles qui produisent se son ( comme de frappé à la porte) les étoiles à neutron et les étoiles type trous noir.
    Sur ce lien vous pouvez entendre le bruit des étoiles à neutron :
    http://www.youtube.com/watch?v=-CDg_VuYBxY&feature=related

    Dans le cas d’une fusion de deux trous noir ça donne un bruit similaire au bruit « de frappé à la porte » , la fusion de deux trou noir est un phénomène qui touche ou moins 30% des trous noire, il arrive aussi quand deux galaxie fusionnent, avant la fusion les deux trous noir tournent l’un autour de l’autre pendant longtemps avant leurs fusion complete, pondant ce moment ils émettent le son de tombeur ou « de frappé à la porte » comme ce lui des étoiles à neutron, sachant aussi qu’il arrive qu’une étoile à neutron tournent une autour d’une autre étoile à neutron.

    Voila une image de synthèse qui montre la fusion de deux trous noir en émettant des vibration dans l’espace:
    http://www.youtube.com/watch?v=VSXYnzr-WC0&feature=related

    Alors le premier verset parle en général de tout les types d’étoile qui donne ce son (comme de frappé à la porte) il inclus les étoiles à neutron et les trous noir en phase de fusion.

    Le troisième verset parle d’un des cas de ces étoiles, ce sont des astre qui troue l’espace ce sont les étoiles de type trou noir,

    alors qui a enseigné au prophete Mohammed (sws) tous ça, une seul réponse possible c’est Dieu qui a crée ces étoiles

      1. Comme Einstein l’aurait dit, il y a deux choses qui sont infinis, l’Univers et la bêtise, mais l’Univers on est pas sur. Merci JP pour la lumière que tu diffuses dans ces ténèbres.

  28. Excusez moi , peut être que ma question va sembler absurde mais comment se fait-il que dans Interstellar Cooper et son équipage puissent recevoir des vidéos de leurs proches restés sur Terre alors qu’ils sont des des années-lumières de leurs proches , la vitesse des ondes radio est , si je ne m’abuse, celle de la lumière donc les vidéos sont censées arriver un nombre données d’années après leur envoi et non quasi directement comme dans le film.
    Merci de me répondre Mr Luminet
    Cordialement , CLG

  29. Bonjour Mr Luminet , j’aurais quelques quetions à vous poser à propos d’Intertellar : à quoi sont dûes les interférences à l’intérieur du trou noir lorsque Cooper entre dans ce même trou noir ?
    Comment se fait-il que l’on retrouve la chambre de Murphy (à l’intérieur du trou noir ) sous forme de Tesseract , que l’espace à trois dimensions se retrouve confiné dans un espace infini à quatres dimensions?
    En rapport avec la question précédente , comment se fait-il que le Tesseract soit infini dans le sens où il se reproduit indéfiniment , chaque bibliothèque symbolise t-elle un moment bien précis et donné ou chaque bibliothèque symbolise t-elle un même moment se répétant indéfiniment ?
    Comment se fait-il que Cooper se retrouve en quelque sorte expulsé du trou noir alors que toute information qui dépasse l’horizon des événements n’est censé sortir du trou noir ?
    Gargantua possède t-il une singularité et pourquoi Cooper se retrouve attiré vers le centre du trou noir et y découvre un espace à 4 dimensions au lieu de 3 ?
    À quoi est dû la gravité de la station Cooper , comment se fait-il que l’attraction gravitationnelle soit interne dans la station Cooper , est-ce dû à la rotation rapide de cette même station à la manière du film 2001 : l’odyssée de l’espace?
    Lors de leur voyage dans le trou de ver , comment se fait-il que l’aspect interne du trou de ver soit hétérogène , qu’il y ait des bosses et des trous , est-ce dû à une distorsion de l’espace – temps?
    Merci beaucoup Monsieur Luminet
    Cordialement CLG

  30. QU’EST-CE QU’UN VORTEX ESPACE – TEMPS ET UN TROU DE VER ?
    Un Vortex Espace – Temps ou Porte Spatio-Temporelle est un 4ème type de VORTEX qui permet de voyager à la fois dans l’Espace et dans le Temps :
    – Voyager dans l’Espace en reliant un Univers Multiple à un autre,
    – Voyager dans l’Espace en reliant un Univers Parallèle à un autre,
    – Voyager dans l’Espace en reliant 2 points au sein du même Univers Multiple ou du même Univers Parallèle.
    Il permet de voyager également dans le Temps :
    – Du Futur vers le Passé,
    – Du Passé vers le Futur.
    Certains Vortex qui permettent de voyager dans l’Espace Temps sont appelés TROU DE VER.
    Définition d’un Trou de Ver :
    Un trou de ver est, en physique, un objet hypothétique qui relierait deux feuillets distincts ou deux régions distinctes de l’espace-temps et se manifesterait, d’un côté, comme un trou noir et, de l’autre côté, comme un trou blanc. Un trou de ver formerait un raccourci à travers l’espace-temps. Pour le représenter plus simplement, on peut se représenter l’espace-temps non en quatre dimensions mais en deux dimensions, à la manière d’un tapis ou d’une feuille de papier. La surface de cette feuille serait pliée sur elle-même dans un espace à trois dimensions. L’utilisation du raccourci « trou de ver » permettrait un voyage du point A directement au point B en un temps considérablement réduit par rapport au temps qu’il faudrait pour parcourir la distance séparant ces deux points de manière linéaire, à la surface de la feuille. Visuellement, il faut s’imaginer voyager non pas à la surface de la feuille de papier, mais à travers le trou de ver, la feuille étant repliée sur elle-même permet au point A de toucher directement le point B. La rencontre des deux points serait le trou de ver. L’utilisation d’un trou de ver permettrait le voyage d’un point de l’espace à un autre (déplacement dans l’espace), le voyage d’un point à l’autre du temps (déplacement dans le temps) et le voyage d’un point de l’espace-temps à un autre (déplacement à travers l’espace et en même temps à travers le temps). Les trous de ver sont des concepts purement théoriques : l’existence et la formation physique de tels objets dans l’Univers n’ont pas été vérifiées. Il ne faut pas les confondre avec les trous noirs, dont l’existence tend à être confirmée par de nombreuses observations, dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière de s’en échapper.
    Alain Mocchetti
    Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes
    Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)
    UFR Sciences de Metz
    alainmocchetti@sfr.fr
    alainmocchetti@gmail.com
    @AlainMocchetti

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