Entre Terre & Ciel : sur les traces d’Isaac Newton

La longue et riche vie d’Isaac Newton (1642-1727) mérite d’être contée de diverses manières. De nombreux auteurs l’ont fait sous forme de très sérieuses biographies historiques, la référence en la matière étant l’ouvrage de Richard Westfall. Pour les lecteurs intéressés, je recommande tout particulièrement deux livres en français bien moins connus, mais passionnants car ils éclairent des aspects méconnus  du savant anglais : La Malle de Newton par Loup Verlet, et Newton ou le triomphe de l’alchimie par Jean-Paul Auffray. Ces ouvrages et bien d’autres m’ont servi de documentation pour mon propre récit de la vie de Newton, qui prend toutefois la forme d’un roman : La Perruque de Newton.

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Voici une interview télévisée que j’avais faite lors de la parution du livre en 2010, dans l’émission d’Olivier Barrot « Un livre un jour » sur FR3:

C’est grâce à ce livre que les créateurs de la série télévisée Entre Terre et Ciel ont eu la bonne idée de me demander d’être l’intervenant principal dans le documentaire de 26 minutes qu’ils consacrent au génial savant anglais (en occultant toutefois sa « face cachée », sur laquelle je reviendrai dans d’autres billets).

Rappellons que cette remarquable série a été commanditée par la chaîne Arte à l’excellent astronome amateur et photographe Serge Brunier, déjà bien connu des auditeurs de France Info, par ailleurs un vieil ami à moi. Une première saison de 20 épisodes a été diffusée en septembre, voir le descriptif et la liste complète ici, sur l’excellent blog de Guillaume Cannat. Mais une seconde saison a d’ores et déjà été commandée, et l’épisode Newton en fera partie.

Fin septembre nous sommes donc allés tourner une petite semaine en Angleterre, sur les traces d’Isaac Newton. Successivement la Royal Society à Londres, que Newton présida de 1703 jusqu’à sa mort en 1727,  sa maison natale à Woolsthorpe près de Grantham dans le Lincolnshire (avec le fameux pommier), la belle plage d’Hunstanton Beach dans le Norfolk, et pour finir le Trinity College de Cambridge, où Newton fit ses études puis fut professeur de Mathématiques. Je reviendrai sur chacune de ces péripéties dans des billets à venir.TournageNewton

Pour voir l’épisode il faudra toutefois patienter : sa diffusion est prévue à l’automne 2015…

2 réflexions sur “ Entre Terre & Ciel : sur les traces d’Isaac Newton ”

  1. Il est tout à fait passionnant de voir comment les choses peuvent parfois se télescoper.

    Un ami vient d’écrire pour notre petit blog un papier sur Interstellar faisant écho à vos recherches et mettant en avant les « trous noirs » de cette super-production hollywoodienne (film que je trouve pour ma part des plus passionnants, non pas parce qu’il est scientifiquement réaliste et novateur, puisqu’il ne l’est apparemment en rien, mais parce qu’il est à mes yeux un des plus merveilleux rêves vus au cinéma – le rêve : la matière même travaillée par Christopher Nolan) .

    Je vois donc votre article concernant Kip Thorne et sa contribution au film de Nolan, puis allant plus avant sur votre site, je tombe sur Newton et l’alchimie. Je précise que j’ai deux passions, le cinéma et l’alchimie (dis comme ça c’est toujours un peu bizarre) et de les voir évoqué sur un même site, cela m’a paru pour le moins incongru (le télescopage annoncé).

    De là, je n’ajouterai qu’une référence (sans être toutefois spécialiste de la question alchimique pour l’époque moderne ; mes recherches ne portent que sur l’alchimie médiévale -des recherches de fac ! pas de laboratoire ! cette précision pour ne pas laisser croire à un obscur adepte de la cornue et de l’alambic), car il me semble que sur l’intérêt de Newton pour l’alchimie, William Newman de l’université d’Indiana est le principal spécialiste du sujet. Voir son excellent site The Chymistry of Isaac Newton (avec consultations possibles de manuscrits numérisés, analyses, glossaires…).

    1. Merci pour le lien sur le blog SF de votre ami, son analyse du film est remarquable et je l’ai signalée sur mon mur facebook.
      Pour Newton alchimiste, il y a de nombreuses références (sur lesquelles je me suis appuyé pour l’écriture de ma « Perruque de Newton »), comme Verlet et Auffray, mais c’est vrai que le site de Newman est précieux.

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