L’éruption de Fagradalsfjall – Geldingadalir en Islande est spectaculaire.
Importantes coulées de lave à Fagradalsfjall – Geldingadalir en Islande, 30/5 – 6/6/2021 (© J.M. Bardintzeff).
L’éruption de Fagradalsfjall – Geldingadalir en Islande est spectaculaire.
Importantes coulées de lave à Fagradalsfjall – Geldingadalir en Islande, 30/5 – 6/6/2021 (© J.M. Bardintzeff).
L’éruption volcanique de Fagradalsfjall – Geldingadalir sur la péninsule de Reykjanes en Islande (mon blog du 7/6/2021) libère des flots de lave.
Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, devant une rivière de lave à Fagradalsfjall – Geldingadalir en Islande, 30/5 – 6/6/2021 (© J.M. Bardintzeff).
Une éruption volcanique spectaculaire a débuté en Islande, sur la péninsule de Reykjanes, le 19 mars 2021. Nous sommes allés nous rendre compte sur place (30/5-6/6/2021) avec un groupe de « 80 Jours Voyages » (guide : Sylvain Chermette, conseiller scientifique et pédagogique : Jacques-Marie Bardintzeff) (voir mon blog du 9/4/2021).
Cela se passe plus exactement à Fagradalsfjall – Geldingadalir.
Un spatter cone (cône de laves soudées), correspondant à la bouche n°5, d’une centaine de mètres de hauteur, éjecte périodiquement (toutes les 5-10 mn) des fontaines de lave de plus de 100 mètres de haut qui retombent en alimentant des cascades de lave nourrissant des coulées qui s’épanchent dans les vallées avoisinantes.
Fontaines et cascades de lave à Fagradalsfjall – Geldingadalir, Islande, 30/5 – 6/6/2021 (© J.M. Bardintzeff).
Onioshidashi est un parc aménagé dans les coulées de lave pétrifiées de l’éruption de 1783 du volcan Asama. On déambule alors dans un décor lunaire, entre des rochers aux formes étranges…
Rochers étranges dans le parc Onioshidashi, au pied du volcan Asama, Honshu, Japon (© J.M. Bardintzeff).
Quoi de mieux pour un volcanologue que de commencer l’année 2017 devant un volcan en chocolat et sa coulée de lave en noisettes, amandes et fruits confits !
Jacques-Marie Bardintzeff volcanologue, admiratif devant le volcan en chocolat (© J.M. Bardintzeff, merci à Isabelle Bardintzeff).
Un film réalisé par Roland Cros (6 mn 24 s), dans le cadre de la série « Au tableau », Cité des sciences et de l’industrie / Universcience.
Sur son tableau blanc, crayons feutres en main, le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff nous décrit nuées ardentes, coulées de boues et projections de lave et autres colères de la Terre.
Voir le film :
Comme son nom l’indique, le Cerro Negro (“Colline noire”) est constitué de l’accumulation de tephra volcaniques de tailles variées (bombes, lapillis, cendres).
Ce volcan, tout jeune, est né en… 1850 (du 13 avril au 27 mai) ! De nombreuses éruptions plus tard (la dernière les 5-7 août 1999), le cône basaltique mesure aujourd’hui environ 250 mètres de haut, soit une altitude de 728 mètres. Il a émis des coulées de lave.
Le Cerro Negro au Nicaragua (© J.M. Bardintzeff).
Le volcan Fogo, situé dans l’archipel du Cap-Vert en Afrique, au large du Sénégal, se réveille assez brusquement le 23 novembre 2014, après un sommeil de 19 ans. De nombreux séismes ont été ressentis la nuit précédente. Immédiatement, un cône latéral émet d’importantes fontaines et coulées de lave qui s’épanchent sur plusieurs kilomètres dans la caldeira (Chã das Caldeiras) à la vitesse de 50 m/h.
Explosion nocturne du Fogo et projection de bombes volcaniques incandescentes le 13 janvier 2015 (© J.M. Bardintzeff).
L’éruption fissurale se poursuit depuis plus d’un mois en Islande. 46 km2 sont maintenant recouverts de lave.
La sismicité baisse au niveau de la fissure éruptive mais demeure élevée sous le volcan sous-glaciaire Bardarbunga (un séisme de magniture 5.0, à une profondeur de 7.9 km, enregistré le 3/10 à 12h42, par le Nordic Volcanological Center. Au total 185 séismes au cours des dernières 48 h).
La pollution est significative selon le sens des vents (35 000 tonnes de dioxyde de soufre émis quotidiennement !).
L’état d’alerte pour l’aviation reste au orange.
Activité intense dans la fissure éruptive (© J.M. Bardintzeff)
Fontaines de lave atteignant 60 m de hauteur (© J.M. Bardintzeff)
Mon livre « Volcanologue. De la passion à la vocation », Éditions Vuibert, 2009
Un extrait (suite):
La lave issue de la fissure inférieure a parcouru plus de dix kilomètres, sur une largeur moyenne de 500 mètres à un kilomètre. Relativement visqueuse, elle avance lentement mais inexorablement, à quelques mètres à l’heure. Le front mesure plusieurs centaines de mètres de large et, selon les endroits, d’une dizaine à une trentaine de mètres d’épaisseur. Des blocs de plusieurs mètres s’effondrent, roulent et se brisent en révélant la lave incandescente. Une fois refroidie, Il s’agit d’une roche sombre, basique, à gros cristaux d’olivine et de pyroxène. En contrebas, j’entends le coassement pathétique des grenouilles d’une petite mare, condamnée à brève échéance.
Le 10 avril, le front se situe dans Green Valley Estate, à 120 m d’altitude et à 600 m de la route longeant la côte atlantique entre Limbe et Idenau, et plus précisément entre Batoke et Bakingili. Le 13 avril, il s’en approche à 260 m et le 15 avril au matin, à 5 m seulement. Dans la population, je perçois des sentiments contradictoires : de l’inquiétude, certes, mais aussi une indéniable fascination.
Durant toute la journée du 15 avril, le front se situe tout prêt de la route mais ne progresse pas significativement. La coulée a développé des lobes latéraux. Si la route est coupée, toute une région sera isolée. On assiste à un ballet incessant de voitures surchargées. L’armée essaye de gérer tout cela. À 19 heures, le premier bloc incandescent tombe sur la route, qui est coupée dans la nuit du 15 au 16.
Le 16 au matin, je survole la zone en hélicoptère avec Pierre Wandji. Sur cent mètres, la route est recouverte par une épaisseur de 10 m de lave.
Vue d’hélicoptère, le 16 avril 1999 : la coulée de lave a traversé la route (© J.M. Bardintzeff).