Archives pour l'étiquette Bardintzeff

Glissement de terrain en Nouvelle-Zélande

Le 17 avril 2009, nous sommes en Nouvelle-Zélande, dans le cadre d’un voyage de l’association Atlace (Association Tous Loisirs, les Ambassades Culturelles et les Expéditions), co-encadré par Denice Moreau (logistique) et Jacques-Marie Bardintzeff (conseiller scientifique et pédagogique). Nous sommes arrivés la veille au soir dans la petite ville Fox Glacier, précisément située au pied du glacier Fox, dans l’île du Sud. Nous avions programmé pour ce matin une randonnée sur le glacier avant de rejoindre Greymouth plus au nord dans l’après-midi.

Mais le temps se gâte. Une pluie froide tombe en abondance. La rando glaciaire est bien sûr annulée. Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Un glissement de terrain a emporté une partie de la route côtière qui est coupée au nord de Fox Glacier.

Courageusement et munis de parapluies, nous programmons quand même une petite balade vers le Lac miroir (Lake Matheson) et revenons pour le déjeuner. Nous sommes donc bloqués sur place et même incertains de pouvoir rejoindre l’île du Nord comme prévu le surlendemain !

Aussi, quel soulagement d’apprendre, vers 14h30, le dégagement et la réouverture d’une voie en alternance. Merci aux Travaux publics qui se sont mobilisés en un temps record. Nous partons aussitôt pour une étape de 206 km, qui s’annonce difficile sous les intempéries.

Un peu au nord de Fox Glacier, dans l’île du Sud, en Nouvelle-Zélande, la route qui s’est effondrée pour moitié, est réduite à une seule voie, le 17/4/2009 (© J.M. Bardintzeff).

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Nouvelle-Zélande : images de l’île du Sud

La Nouvelle-Zélande est constituée de deux îles principales : l’île du Sud non volcanique et l’île du Nord très volcanique.

Près d’Alexandra, dans l’île du Sud, en Nouvelle-Zélande, la forêt prend des couleurs automnales… en plein mois d’avril ! car dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées (© J.M. Bardintzeff).

L’ile du Sud est traversée par une chaîne de montagnes : les Alpes néo-zélandaises (© J.M. Bardintzeff).

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Attention, traversée de « pingouins » en Nouvelle-Zélande

Quand on arrive à Oamaru, après 249 km de route depuis Christchurch, dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, nous sommes invités à ralentir nettement et à faire très attention à d’éventuelles « traversées de pingouins » !

Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, à Oamaru en Nouvelle-Zélande, devant un panneau indicateur « Traversée de pingouins (manchots en français), ralentir » (© J.M. Bardintzeff).

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Moeraki Boulders, Nouvelle-Zélande

Sur une plage de la côte est de l’île du Sud de la Nouvelle Zélande, entre Hampden et Moeraki, des dizaines de boules de roches : les fameux « Moeraki Boulders ».

Des sédiments calcaires se sont accumulés il y a 60 millions d’années. La calcite a cristallisé autour de germes (un gravier, un fragment de coquille, par exemple) au sein du sédiment, lentement et régulièrement, jusqu’à former, par concrétion, des boules de forme géométrique parfaite. Certaines boules se sont ensuite fissurées et les fissures ont été comblées, formant une « septaria ». Enfin, les boules, dégagées par l’érosion, ont roulé jusqu’en bord de mer. La mer a usé certaines boules et en a révélé la structure interne.

Les « Moeraki Boulders », au bord de la mer, en Nouvelle-Zélande (© J.M. Bardintzeff).

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Michel Siffre, confiné volontaire

En cette période particulière de confinement, j’ai eu envie de relire (pour la 3e fois, la première, c’était en 1989 lorsque j’étais à Kerguelen) l’étonnant livre de Michel Siffre « Hors du temps ».

Michel est spéléologue. Le 16 juillet 1962, il a l’idée extraordinaire de descendre, pour deux mois (et sans montre !) camper au fond du gouffre de Scarasson dans le massif du Marguareïs, à la frontière franco-italienne. Il en profite pour étudier un glacier souterrain, situé entre -100 et -130 m de profondeur. Il raconte dans son livre sa vie dans ces conditions si difficiles : température de trois degrés, humidité proche de 100 %, isolement, quasiment aucun stimuli visuel, auditif, olfactif, etc., ponctuée par des éboulements parfois terrifiants. Sa seule compagnie est celle d’une araignée. Il donne de ses nouvelles « à sens unique » par radio vers la surface. Petit à petit, il perd la notion du temps. Quand, le 14 septembre, on lui annonce que « l’expérience » est finie, il se croit seulement au 20 août ! Paradoxalement, le temps passe plus vite sous terre qu’en surface. Sa remontée, le 17 septembre, s’avère héroïque car il est véritablement à bout de force. C’est un apport majeur à la « chronobiologie » (l’étude des rythmes biologiques). Michel refera deux autres expériences de ce type : plus de six mois (205 jours) dans le Midnight Cave au Texas en 1972, puis 2 mois (69 jours) dans la grotte de Clamouse dans l’Hérault, en 1999, à soixante ans.

« Hors du temps » par Michel Siffre, Julliard, 1963.

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Les trovants de Boziaru en Roumanie

À Boziaru, en Roumanie, d’étonnantes pierres rondes sont appelées « trovants », dans le site « Trovantii din Ulmet ». Elles sont constituées de sable aggloméré (grès) en anneaux sphériques autour d’une pierre jouant le rôle de noyau (ou nucleus).

Non ce ne sont pas des soucoupes volantes mais les trovants (« Trovantii din Ulmet ») à Boziaru, Roumanie (© J.M. Bardintzeff).

Jacques-Marie Bardintzeff, géologue et volcanologue, admiratif devant un trovant, à Boziaru, Roumanie (© J.M. Bardintzeff).

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Patrimoine géologique du Limousin

Un livre fort intéressant : Patrimoine géologique du Limousin – De la roche au paysage

par H. Bril et J.P. Floc’h

Pulim, Limoges, 2018, 1 vol. rel. 18 x 24 cm, 244 p., ill., ISBN : 9782842877859. Prix : 25 €.

J’en ai écrit l’analyse dans le numéro 153, de mars 2020, p. 53, de la revue Géochronique (une co-édition BRGM – Bureau de Recherches Géologiques et Minières et SGF – Société Géologique de France) :

Voici un livre de 244 pages qui va vous faire aimer le Limousin, partie ouest du Massif Central, et sa géologie.

Dans un premier temps, le Limousin est présenté et replacé dans le cadre de l’Europe et plus précisément celui de la chaîne varisque, formée puis érodée avant d’être à nouveau soulevée lors de la surrection des Pyrénées et des Alpes. Son histoire géologique est expliquée (30 pages) à l’aide de nombreux schémas, cartes, coupes.

La visite d’une sélection de soixante sites géologiques remarquables, dans les trois départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne, constitue la partie principale du livre (156 pages). De la description des roches et la compréhension des processus géologiques, découle l’interprétation des paysages qui évoluent sans cesse.

Chaque site est présenté sur une double page. Pour chacun : la localisation précise (coordonnées GPS), une description détaillée, une photo principale et une ou deux photos annexes, un original curseur chronologique (qui affiche les dates de mise en place, de mise à l’affleurement, d’altération, d’érosion, etc.), le signalement d’autres curiosités des environs, les routes et chemins à prendre pour s’y rendre.

Sans surprise, l’ère primaire (avant et après l’orogenèse varisque) constitue la majorité des affleurements, où les roches plutoniques et métamorphiques (la fameuse série Brive-Tulle !) du socle cristallin dominent largement. D’autres sont datés des ères secondaire et tertiaire, correspondant plutôt à la couverture sédimentaire. Soit l’ensemble des 500 derniers millions d’années de l’histoire géologique régionale. En filigrane, les ressources utiles voire nécessaires à nos sociétés humaines, sont évoquées : eaux souterraines, thermalisme, exploitations minières (kaolin, uranium, or), pierres ornementales (grès de Collonges-la-Rouge), granulats.

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