Volcans de boue en Azerbaïdjan

Des « volcans » de boue existent dans différents pays : Italie, Roumanie (voir mon blog du 11/5/2014 et du 14/11/2014), Ukraine, Pakistan, Indonésie, Caraïbes, etc., ainsi que dans plusieurs mers ou océans. Ils ne sont pas liés à des phénomènes magmatiques mais résultent de la conjonction, en profondeur, d’une couche argileuse, d’eau et de gaz sous pression, en contexte de compression. Parfois, un mélange boueux jaillit en surface. S’édifie alors un cône, de quelques dizaines de centimètres à plusieurs centaines de mètres de haut, avec un « cratère » sommital rempli par une mare de boue qui libère de grosses bulles et déborde en « coulées ». On dénombre un millier de volcans de boue de par le monde dont environ la moitié en Azerbaïdjan, sur terre et en mer Caspienne.
Les plus fameux se situent dans la province du Gobustan, en bordure de mer, à 65 kilomètres au sud-ouest de Bakou. Le site Pilpilya à Alat rassemble une dizaine de « volcans » de plusieurs mètres de hauteur.

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Volcan de boue Pilpilya au Gobustan (© J.M. Bardintzeff).

L’autre site, celui de Akhtarma-Karadag à Dasgil, distant de 5 km, est plus impressionnant encore : il s’agit d’une colline de boue séchée de plusieurs dizaines de mètres de haut et d’environ un kilomètre de diamètre, au sommet de laquelle plusieurs bouches vomissent des coulées boueuses.

Le gaz émis, à température ambiante, est constitué de méthane en très grande majorité (au moins 95 %), de gaz carbonique et de gaz rares. Parfois, il s’enflamme spontanément. En octobre 2001, un volcan de boue, situé à 15 km de Bakou, a littéralement explosé, libérant une flamme de 300 (?) mètres de hauteur pendant quelques minutes puis un brasier d’une quinzaine de mètres de haut pendant trois jours !

4 réflexions sur “ Volcans de boue en Azerbaïdjan ”

  1. Bonjour, blog très sympa ! Merci de partager votre passion 🙂
    Je me rends en Azerbaidjan au début du mois de septembre, et j’aimerais beaucoup voir ces volcans de boue des sites Pilpilya et Akhtarma-Karadag (ou d’autres si + simples d’accès, et qui restent assez intéressants pr se déplacer). Mais je trouve très peu d’informations à ce sujet, à part des articles scientifiques en anglais et votre page de blog, ainsi qu’un court récit de voyageur qui dit avoir pris le taxi pour y aller, que le chauffeur ne savait pas s’y rendre et que la voiture a failli finir enlisée… Du coup, je ne sais ni si c’est un lieu dangereux en raison des flammes spontanées qui peuvent se créer dans l’air ou autre phénomène naturel, ni si c’est facile de s’y rendre. Y avait vous été ? Que me recommandait vous pour y aller et une fois sur place quel comportement adopter ?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse et vous souhaite une excellente semaine !

    1. Bonjour Estelle,
      Le site Pilpilya à Alat rassemble une dizaine de « volcans de boue » de plusieurs mètres de hauteur. Il est assez facilement acessible.
      L’autre site, celui de Akhtarma-Karagag à Dasgil, distant de 5 km, est plus impressionnant encore : il s’agit d’une colline de boue séchée de plusieurs dizaines de mètres de haut et d’environ un kilomètre de diamètre, au sommet de laquelle plusieurs bouches vomissent des coulées boueuses. Le gaz émis, à température ambiante, est constitué de méthane en très grande majorité (au moins 95 %), de gaz carbonique et de gaz rares. Il est effectivement plus difficile à trouver et les chemins sont parfois très boueux.
      Il y a aussi Yanardag, la montagne de feu, sur la péninsule d’Absheron, au Nord de Bakou : ce dégazage naturel de méthane au pied d’une colline offre le spectacle surprenant d’une torchère naturelle. Au pied de la colline, sur une fracture longue de 5 à 6 mètres, le gaz brûle continuellement produisant des flammes d’un mètre de hauteur environ.
      Bon voyage et bien amicalement.

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