L’Homme sur Mars

Parmi la douzaine d’ouvrages de vulgarisation que j’ai écrits, L’Homme sur Mars (éditions Dunod, 2007) tient une place à part, parce qu’il pose les bases d’une aventure spatiale que j’appelle de mes vœux depuis bien longtemps, et qu’il m’a permis d’intégrer mes expériences personnelles de simulation sur Terre avec les données plus formelles des agences spatiales.

L’Homme sur Mars

Cela lui donne un peu de légèreté, d’autant que j’embarque le lecteur dans un véritable voyage virtuel vers la planète rouge, détaillant chaque étape comme la sélection des astronautes, l’architecture du vaisseau spatial, le vol, la vie et la survie à bord, et le type d’exploration que l’on conduira une fois arrivé sur Mars. Petit extrait : Continuer la lecture

Où est Curiosity ?

En ce début d’année 2014, l’automobile Curiosity a passé la barrière des 500 « sols » (jours martiens) passés sur la planète rouge. Le propre des missions robotiques martiennes, c’est qu’elles se déroulent à une allure de tortue, le but n’étant pas de battre des records de vitesse, mais de progresser sans risques à travers un terrain piégeux, alternant roches acérées et dunes de sable où il est facile de s’enliser. Malgré toutes les précautions, le rover a déjà détérioré ses roues avant (voir photo), poussées rudement contre les obstacles par la motricité des roues arrière. Les ingénieurs vont donc composer avec ce problème inattendu, en passant par exemple en régime 4-roues motrices plutôt que 6-roues motrices, pour diminuer la force exercée par la propulsion, voire retourner le rover et conduire en marche arrière pour répartir l’usure sur toutes les roues.

Curiosity use ses roues avant à un rythme inquiétant (notez la déchirure en haut à droite), en raison de roches particulièrement tranchantes. (NASA/JPL-Caltech/MSSS)
Curiosity use ses roues avant à un rythme inquiétant (notez la déchirure en haut à droite), en raison de roches particulièrement tranchantes. (NASA/JPL-Caltech/MSSS)

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Autoportrait dans la Station Spatiale Internationale avec Tracy Dyson

La Station Spatiale Internationale passe pratiquement tous les jours au-dessus de la France, mais pas nécessairement de nuit quand on peut la voir. À la mi-mars 2014, les passages ont lieu à l’aube, notamment le 16 mars à 6h11, le 17 mars à 5h23 et le 18 mars à 6h08, quand la station est aussi brillante que Jupiter (magnitude -3).

Image de la semaine fe´vrier #4 2014 (© NASA_Tracy Dyson)

Réciproquement, les astronautes à bord adorent passer leurs heures de loisir à regarder la Terre. Leur poste d’observation favori est le module Cupola, construit par la société italienne Alenia, qui sert d’ordinaire à visualiser les opérations d’arrimage des vaisseaux de ravitaillement ou à diriger le bras robotique Canadarm.

Ici, l’astronaute américaine Tracy Dyson, spécialiste de la physique de l’atmosphère, s’offre quelques heures de détente lors de sa dernière mission à bord de l’ISS (Expédition 24 en 2010). Elle a profité de ce moment d’intimité pour réaliser son autoportrait.

Crédit : NASA/Tracy Dyson

L’Islande en photos

L’Islande est l’un de mes lieux favoris sur Terre et une fabuleuse vitrine de la volcanologie. C’est aussi un terrain « analogue » de la planète Mars, où les planétologues peuvent observer l’interaction du volcanisme et de la glace, et venir y faire des séminaires et des études sur le terrain pour mieux comprendre la planète rouge…

La science ? Après tout, qu’est-elle, sinon une longue et systématique curiosité ? André Maurois