Simulation martienne à Hawaï

 

Le dôme de la simulation sur le volcan Mauna Loa (hi-seas.org)
Le dôme de la simulation sur le volcan Mauna Loa (hi-seas.org)

Une nouvelle simulation de séjour sur Mars est en cours sur la base Hi-Seas de Hawaï dans le Pacifique, six volontaires s’étant enfermés pour une année dans un dôme géodésique de 12 mètres de diamètre, installé à 2500 mètres d’altitude sur le flanc du volcan Mauna Loa. C’est la plus longue simulation conduite sur cette base, conçue à l’initiative de l’Université de Hawaï à Manoa (Honolulu) avec le soutien de la NASA. Elle a débuté le 28 août et s’achèvera en août 2016 avec un équipage international de six hommes et femmes, dont le Français Cyprien Verseux.

L'équipage de Hi-Seas IV, avec au centre le biologiste français Cyprien Verseux (hawaii.edu)
L’équipage de Hi-Seas IV, avec au centre le biologiste français Cyprien Verseux (hawaii.edu)

Cette simulation de séjour sur Mars s’inscrit dans la lignée des premières expériences lancées par la Mars Society (avec le concours de sa branche française, l’Association Planète Mars), à partir de 2001 dans le Grand Arctique Canadien (FMARS) puis dans le désert de l’Utah. D’autres projets ont suivi, comme l’expérience Mars 500 à Moscou en 2010/2011.

Le coin cuisine, zone centrale d'une simulation qui met l'emphase sur l'alimentation (photo Sian)
Le coin cuisine, zone centrale d’une simulation qui met l’emphase sur l’alimentation (photo Sian)

Dans le Hi-Seas (Hawaii Space Exploration Analog and Simulation), l’accent est mis sur les aspects nutritionnels d’un séjour sur Mars, comme l’alimentation et la culture maraîchère en serre et les systèmes de support-vie en général. C’est notamment le champ d’étude de Cyprien Verseux, doctorant en astrobiologie à l’université de Rome et qui s’intéresse à la culture des cyanobactéries en milieu martien ; tout comme s’intéresse à la production de nourriture martienne Carmel Johnston, spécialiste de la géologie des sols et du permafrost. Tristan Bassingthwaighte, doctorant en architecture à l’université de Hawaï, s’intéresse quant à lui à l’architecture d’habitats en milieux extrêmes… comme la planète Mars.

La Française Lucie Poulet (Association Planète Mars) a fait partie d'une simulation de 120 jours en 2014 (photo rocketstem.org)
La Française Lucie Poulet (Association Planète Mars) a fait partie d’une simulation de 120 jours en 2014 (photo rocketstem.org)

Pour les sorties en scaphandre, les apprentis Martionautes pourront explorer un environnement qui n’a rien à envier à la planète rouge, avec cônes de scories et tunnel de lave à proximité…
Une expérience à suivre sur le site de la mission : http://hi-seas.org/

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