Qui suis-je ?

Géologue de formation, spécialiste des planètes et du volcanisme dans le système solaire, je suis devenu au fil du temps écrivain scientifique, ce qui correspond à mon tempérament : croiser le plaisir de la recherche et de la communication.

Né à Paris d’un père français et d’une mère américaine, j’ai également eu la chance de pouvoir croiser deux cultures. Après mon baccalauréat en France, j’ai émigré aux Etats-Unis pour étudier la volcanologie et la planétologie. À terme, mon plan de carrière consistait à rejoindre le corps des astronautes de la NASA et participer à la conquête de Mars.

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Le destin en décida autrement. Avec l’élection de Ronald Reagan en 1980, le programme spatial fut entraîné dans une impasse, et le vol piloté vers Mars rejeté aux calendes grecques. Ce fut l’occasion pour moi de prendre un peu de recul et de me consacrer à la vulgarisation scientifique, l’écriture et l’audiovisuel me passionnant de longue date, le temps que le programme spatial reparte dans la bonne direction.

J’eus la chance de me trouver au beau milieu d’énigmes scientifiques fascinantes à étudier et à raconter. Ce fut d’abord une hypothèse que je présentai à l’Unesco en 1980, postulant que la naissance du grand rift africain et l’assèchement résultant du climat avaient joué un rôle dans l’émergence chez nos ancêtres australopithèques de la station bipède et de l’intelligence. Je pris part ensuite dans deux débats d’avant-garde : la découverte qu’un impact d’astéroïde était responsable du massacre des dinosaures à la fin du Crétacé ; et le postulat qu’une forme de vie primitive existe bel et bien sur Mars, cachée dans son sous-sol.

La reprise de l’exploration martienne, à l’aube de l’an 2000, mit une fin temporaire à mes activités d’écrivain, car la perspective d’un vol piloté vers la planète rouge se dessinait enfin à l’horizon. Ainsi, lorsque la toute naissante Mars Society, épaulée par des membres de la NASA, mit sur pied des simulations de débarquement sur Mars dans ses bases de l’Arctique et de l’Utah, je fus sélectionné comme géologue des premières équipes de travail, en 2001 et 2002. Plus tard, lorsqu’il s’est agi de préparer l’étape intermédiaire de retour sur la Lune, je fus invité de nouveau à participer à une simulation dans l’Arctique avec la NASA en 2008. Une chance immense, puisqu’à défaut d’avoir réellement pu voyager vers les astres, j’ai pu au moins en rêver debout…

Le nouveau coup d’arrêt des projets pilotés vers Mars m’a ramené sur Terre. Je me suis rabattu sur mes volcans favoris, sur la géologie de la France que je connaissais mal, et sur celle des terroirs viticoles, une intéressante échappée qui m’a beaucoup apporté. Désormais, lorsque j’enseigne la géologie aux Etats-Unis (en tant que professeur associé à Middlebury College), mes étudiants entendant beaucoup parler de vin !

Finalement, si la vie suivait une logique irréprochable, mon destin consisterait à planter un vignoble sur un volcan martien…

29 réflexions sur “ Qui suis-je ? ”

  1. Bonjour,
    Bravo pour votre blog et aussi pour votre humour.
    Nous nous sommes rencontrés à Montpellier lors d’une  » soirée
    martienne « . J’ai bien apprécié votre talent de vulgarisateur aussi bien lors de conférences qu’à travers vos ouvrages. Je lis en ce moment  » Embarquement sur Mars « . j’ai vu que vous avez participé à cette belle synthèse.
    Ancien du projet ITER, je visite bénévolement les scolaires dans leurs établissements, pour éveiller les jeunes aux sciences dans un sens large. Avec un club d’astronomie cévenol, nous avons été sollicité par un collège. J’ai pense évoquer l’homme sur Mars à une classe de 5° et souhaite avoir des images pour introduire le sujet et donner ensuite envie aux jeunes et à leurs enseignants d’aller plus loin. Pouvez vous m’indiquer l’existence d’un DVD ou autre qui pourrait m’aider de support
    pédagogique.
    Merci de votre aide.
    Bien cordialement.
    Mario RUBINO

    1. Bonjour Mario,
      Le mieux est de télécharger des images (libres de droits) des principaux sites de la NASA qui traitent de la planète Mars, le vol piloté étant abordé sur certains sites (on y arrive d’une autre façon par un moteur de recherche images, en mettant comme mots clés « manned mission to Mars » par exemple). Vous devriez également contacter l’Association Planète Mars (cliquer sur le lien en haut de ma page d’accueil, ou directement http://www.planete-mars.com) et posez leur la question d’un document powerpoint sur le vol piloté martien accessible aux jeunes, ils ont sans doute cela. N’hésitez pas à revenir vers moi pour tous autres détails. Amitiés, Charles

      1. Bonjour

        Je m’appel Vincent je suis ingénieur télécom et passionné de Mars

        A quelle adresse email puis-je vous écrire?
        J’ai envoyé un projet « Speed Mars » à la Lunar and palnetary institute suite a un appe à idées mais n’ai pas eu de réponse favorable. J’aimerai vous en parler si ça vous interesse.

        Cordialement

  2. Bonjour,
    Je viens d’écouter une émission sur france culture : « Sur quelles planètes vivrons-nous au temps du réchauffement climatique ? ». Vous y êtes intervenus pour parler d’un future possible de l’humain sur Mars.
    Je me suis toujours demandé dans quel mesure la terraformation de Mars était elle possible, je me suis toujours demandé si le projet Mars-One n’était pas une belle action commerciale avant tout. Ceci pour une simple et bonne raison : l’état d’activité du cœur de la planète Mars et sa composition. De fait Mars est non seulement plus petite que la Terre mais aussi moins dense (normale en même temps). Au delà de ça nous savons aujourd’hui que Mars n’a pas (je dirais : n’a plus) de champs magnétique protecteur, peut être du fait de sa masse trop petite (moins d’inertie, pas de tectonique des plaque, hyper-volcanisme, qui sait ?). Comment alors terraformer cette planète et comment recréer une atmosphère martienne proche de celle de la Terre, lorsque les vents solaires n’arrêterons pas de « souffler » cet atmosphère. Il me semble (je me trompe peut être) que plusieurs caractéristique observables justifient ce propos : Des traces d’eau liquide en surface, mais pas d’eau liquide. De possible formes de vie primitives en profondeur, mais pas en surface. Et enfin la couleur et la texture de la surface martienne, qui me semble être le résultat d’un long bombardement de protons et de photons à haute énergie : poussiéreux et oxydé. Comment l’homme vivrait-il sans atmosphère stable, et enfin comment se protégerait-il des particules solaires ionisante? Si l’un de ces propos est faux merci de me le faire entendre (avec sources ou explications) sinon je resterais éternellement sceptique sur la terraformation martienne. Merci d’avance.

    1. Bonjour Matthieu,
      Vos commentaires sont tout à fait justes : de par sa petite taille, Mars ne saurait contenir très longtemps une dense atmosphère, laquelle « s’effilocherait » dans l’espace ; et son volcanisme est essoufflé, peu d’éruptions étant attendues à l’avenir pour renouveler cette atmosphère. En revanche, Mars possède une atmosphère gelée (surtout de l’eau aux pôles, mais aussi du dioxyde de carbone gelé) que sa faible température a préservé — ironie du début autrefois de sa perte d’atmosphère qui a coupé l’effet de serre et abaissé la température. En vaporisant artificiellement ces volatiles gelés aujourd’hui, on réinsufflerait une atmosphère de CO2/H20 substantielle autour de Mars. Celle-ci se remettrait à s’effilocher dans l’espace, mais avec une demi-vie de dizaines de millions d’années, c’est-à-dire que dans un futur prévisible, l’humanité en profiterait largement pour terraformer Mars…
      Amitiés,
      Charles

  3. Bonjours,

    Je suis un jeune passionné en aéronautique et plus généralement, à tous ce qui touche le domaine du Spatial et le lot d’émerveillement qu’il peut apporter. Je suis élève de 1ère S et nous avons cette année l’épreuve du TPE. Ayant visionné vos nombreuses apparitions sur FuturaSciences, je me suis dit que vous pourriez peut-être m’aider. En effet, ma problématique est la suivante : L’installation d’une base habitable sur Mars est-elle envisageable ? Aussi voulais-je savoir si il serait possible d’échanger avec vous au sujet, notamment des contraintes que l’on peut trouver sur la planète rouge ? Votre expérience de planétologue pourrait beaucoup m’aider ! 🙂

    Amicalement votre, Antoine

    1. Bonjour Antoine,
      Désolé de ma réponse tardive (j’étais en voyage, hélas pas vers Mars) et s’il est encore temps de participer au TPE ce sera avec plaisir. Je vous contacte directement à votre courriel.
      Très cordialement,
      Charles

  4. Stich!
    Greetings, Charles!
    Glad to see you are well and pursuing your dreams. The Rafts of God do surely float to Mars!

  5. Bonjour Charles,
    Quel bel enthousiasme vous habite! Être prof. c’est super! Votre science aussi… Il y a un plus grand bonheur parfois à porter un projet dans son coeur que de le voir se réaliser… Et un trésor caché lorsque l’on partage avec d’autres sa passion.. Et cela, vous ne pouvez pas savoir ce que la VIE vous réserve au-delà de vos espérances!!
    Je vous le dis,
    Au revoir!

  6. Bonjour Charles,
    Nous sommes actuellement au lycée et nous travaillons sur une possible future vie sur Mars. Nous aimerions avoir votre avis sur quelques questions telles que : serait-il possible d’imaginer une colonisation de Mars et comment ou encore quel serait selon vous le meilleur processus de terraformation de Mars.
    Meci de votre reponse,
    Ines et Louis.

    1. Bonjour Inès et Louis,
      Désolé de ma réponse tardive, j’ai été débordé et hors blog ces dernières semaines. Une colonisation de Mars passe d’abord par la création d’abris sous la forme de dômes géodésiques et de structures souterraines (pour la protection contre les rayons cosmiques notamment). Ce serait possible dans les décennies à venir, dans le cadre notamment des arrivées de colons préconisés par Elon Musk (voir un sujet sur la question dans ce même blog).Le terraformage est une autre histoire, encore du domaine de la science-fiction, et je l’aborde dans mon livre de 2008, L’Homme sur Mars (éditions Dunod). N’hésitez pas à me poser des questions, directement sur mon mail csfrankel@aol.com.
      Très cordialement,
      Charles

  7. Bonjour,
    Je vous ai rencontré il y a quelques années lors de votre conférence très intéressante sur la relation vins-terroirs dans le cadre du Millésime de Grenoble, à l’institut de géographie alpine.
    J’ai acheté deux de vos ouvrages, très intéressants eux aussi.
    Je n’ai pas réussi à trouver votre e-mail.
    Venez-vous quelquefois dans la région de Grenoble ? Pourriez-vous faire une conférence analogue devant notre atelier de géologie(Paléos) de l’UIAD (Université inter-âge du Dauphiné) ?
    En vous remerciant par avance.
    Avec mes salutations
    Christine Fruchart

    1. Bonjour Christine,
      Je serais heureux de revenir à Grenoble et vous réponds en parallèle depuis mon adresse mail perso.
      Très cordialement,
      Charles

  8. Bonjour MR FRANKEl j ai quasi fini votre excellent livre extinctions . Je me présente je suis diplômé guide de peche sportive également designer 3d pour mon unité de production de leurre de peche sportive mer et eau douce et suis donc tres concerne par vos sujet d extinctions d espèce ou justement maintenant 90% des pêcheurs aux leurres Français font du no kill on arme nos leurres avec des hameçons simple single hook parfois sans ardillon pour remettre à l eau nos poissons après le combat dans les conditions les meilleurs afin de préserver notre cheptel de reproducteur carnassiers et salmonidé (brochet , BASS, sandre, silure , truite , perche ,…) néanmoins j ai un petit soucis lorsque vous citez que le fera (plus connu sous le nom de coregone ) est éteint depuis 1958 . On Continue de pecher avec de micro leurre le « fera » ( coregone ) sur le Léman tout autant qu a Annecy . Il me semblait pour la beauté de votre ouvrage apporter ma contribution de speicaliste halieutico ichtyologique . Bien à vous . R

    1. Bonjour ami pêcheur !
      Tout d’abord félicitations pour la promotion du « no kill » avec des hameçons sans ardillon, ce qui permet de relâcher les poissons en bon état. Pour ce qui est du fera, c’est un sujet intéressant, puisque j’avais également connaissance qu’on en pêchait et qu’on en mangeait encore. Mais en fait le véritable coregone fera a bien disparu en 1958: celui que vous pêchez désormais est une réintroduction d’une espèce cousine du même genre coregone: le coregonus albula, voire le coregonus palea. Les différences sont sans doute minimes et on a gardé le nom fera pour le plus grand bonheur des restaurateurs, mais l’espèce originelle du Léman a bel et bien disparu par surpêche et apparemment aussi par expansion des lottes qui mangeaient leurs oeufs. Intéressant, non ?

  9. Bonjour Mr Frankel,
    Dans le cadre de la réalisation d’un projet scolaire ayant pour thème le voyage sur Mars, J’aimerais prendre contact avec vous. Est-il possible que vous me donniez votre adresse email afin que je vous explique cela plus en détail.
    Cordialement,
    Un jeune passionné d’astrologie

    1. Comme pour Alexandre (vous êtes dans la même équipe?) je n’ai pas pu vous contacter à temps concernant votre projet. J’espère qu’il s’est bien passé et si je peux encore être utile, n’hésitez pas à me recontacter.

  10. Bonjour Monsieur,
    J’ai eu connaissance de votre spécialité dans un article que j’ai récemment vu sur Internet, concernant la colonisation de la planète Mars et j’ai également pu parcourir votre blog avec grand intérêt.
    Je vous contacte afin de savoir si vous pourriez m’apporter quelques éclaircissements dans un domaine qui semble vous concerner particulièrement.
    Je suis scolarisé en classe de 1ère S et, dans le cadre de notre travail personnel encadré à remettre en début d’année prochaine, j’ai choisi de travailler sur le thème de la terraformation de la planète Mars.
    Le sujet de mon étude est le suivant : Dans quelle mesure l’atmosphère de Mars pourrait-elle être terraformée pour la rendre habitable ?
    La question qui me bloque en ce moment, et pour laquelle je sollicite votre aide, si cela vous est possible, est la suivante :
    Quels pourraient être les moyens autres que la photosynthèse naturelle ou artificielle pour :
    – soit créer de l’O2
    – soit transformer du CO2 en O2 ?
    N’ayant pas trouvé d’adresse mail, je passe donc par votre blog en espérant pouvoir échanger avec vous sur cette question encore utopique de la terraformation de Mars.
    Aymeric

    1. Bonjour Aymeric
      Utiliser le CO2 de l’atmosphère martienne est en effet une façon de créer de l’oxygène sur Mars. Diverses réactions chimiques sont possibles, mais couteuses en énergie. Il y a aussi l’eau en grande quantité sur Mars sous forme de glace et une fois rendue liquide on peut obtenir par électrolyse O2 et H2 : là aussi cela demande beaucoup d’énergie. Mais Rome ne fut pas bâtie en un jour… Vous pouvez donc faire quelques recherches dans ces deux directions.. N’hésitez pas à me relancer si vous avez d’autres questions ou précisions à demander. Je ne serai peut-être pas immédiatement réactif, mais j’essayerai…

  11. Bonjour,
    Je travaille chez Etre&Savoirs une agence qui conçoit et réalise des rencontres inspirantes dans les entreprises pour l’ensemble des collaborateurs.
    Je souhaiterais savoir si vous seriez d’accord pour intervenir chez l’un de nos clients, notamment sur le thème d’un voyage sur Mars (sujet à préciser).
    Merci pour votre retour.
    Mathilde Biscay

  12. Vous vous trompez si vous pensez que l’homme ira sur Mars dans un futur proche; vous n’avez absolument aucune idée de la difficulté d’une telle entreprise.
    Il faut être un ingénieur aérospatial pour s’en rendre compte.

    1. J’ai une petite idée des difficultés, en fait, puisque j’échange avec les ingénieurs qui travaillent sur la question. Poser des hommes sur la Lune ne fut pas facile non plus, mais l’homme l’a fait.

  13. J’ai bien apprécié l’anecdote sur le trafic philatélique qui a valu leur place à la NASA aux astronautes d’Apollo 15. En effet, je suis philatéliste et je ne connaissais pas cette histoire. Auriez-vous des précisions, en particulier sur ce que sont devenues ces enveloppes ayant voyagé jusque la Lune ? Ou un site ou un ouvrage de référence où je pourrais en apprendre plus ? Merci d’avance !

    1. Bonne question ! Ces enveloppes se vendent sur internet, généralement dans le cadre de vente aux enchères, à des prix tournant autour de 5 000 dollars. Dans un moteur de recherche, mettez les mots « Apollo 15 stamp cover »

  14. Bonjour Charles,

    Je suis actuellement étudiante à l’Institut de la Vigne et du Vin à Dijon avec comme spécialisation l’étude des terroirs en lien avec la dégustation.
    Dans le cadre de ces études, je suis en train d’élaborer un mémoire et j’ai choisi de traiter les vins des terroirs volcaniques.
    J’ai évidemment acquis votre livre « Vins de Feu » qui est pour moi une excellente source d’informations et de réflexions mais j’aurai également aimé échanger avec vous sur des questionnements parallèles et plus spécifiquement, sur la géologie des sols volcaniques.
    Je me permets donc de vous écrire afin de savoir s’il serait possible que nous discutions par mail de cette thématique?
    Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite une bonne journée.

    Roselyne.

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La science ? Après tout, qu’est-elle, sinon une longue et systématique curiosité ? André Maurois