Archives pour l'étiquette énergie fossile

El Hierro : un mix énergétique de 45 % d’EnR en 2017 et de 61 % au premier semestre 2018

Voici le mix ou le bouquet énergétique de l’île d’El Hierro, aux Canaries, selon les informations de Tomás Padrón (le père de la centrale EnR Gorona del Viento). Par conséquent, ce ne sont pas des données officielles que je vous transmets. Toutefois, je pense que nous soyons fort près de la vérité car il est possible de suivre, quasiment en direct, la production électrique instantanée sur El Hierro ou plus exactement la demande et donc d’en faire l’intégrale, jour après jour. Une version pour téléphone portable est même disponible.
– année 2017 complète sur El Hierro : EnR 45,3 % versus énergie fossile (fuel) 54,6 % ;
– premier semestre 2018 : EnR 61,4 % versus énergie fossile (fuel) 38,5 %.
Dans le détail et toujours à l’échelle insulaire, le nombre d’heures à 100 % EnR croît régulièrement sur El Hierro, au fil des années.

El Hierro : un mix énergétique avec 67 % d’EnR en janvier 2018

La puissance électrique du mois de janvier 2018 produite sur l’île d’El Hierro aux Canaries fut de 3 405 MWh (Méga Watts heure) dont plus des deux-tiers (67 %) fournis par la seule centrale hydro-éolienne de Gorona del Viento inaugurée en 2014 et qui a pris sa vitesse de croisière en 2016.
Ce bon résultat de 2 270 MWh produit à partir d’EnR dépend en partie du bridage volontaire qu’effectue, dans sa feuille de route, le Réseau électrique espagnol (REE) qui met avant tout le thème de la sécurité de l’approvisionnement afin d’assurer le service de distribution. Le réseau dans une zone non interconnectée (ZNI dans le jargon technique), telle l’île d’El Hierro, ne cherche pas d’obtenir  de nouveaux records mais bien à assurer une transition énergétique en douceur. La part congrue du mix énergétique (33 %) a été produite par la centrale thermique au fioul de Llanos Blancos (1 135 MWh) qui fournissait encore 100 % de l’énergie électrique insulaire en 2014. Continuer la lecture

Tchernobyl : La supplication de Svetlana Alexievitch Prix Nobel

Le Prix Nobel 2015 de littérature vient d’être attribué à l’écrivain et femme biélorusse Svetlana Alexievitch qui nous a offert « une œuvre forte et cohérente, cheminant à la lisière du documentaire », selon les mots du journal Le Monde – qui doit reprendre ceux du comité qui l’ont distinguée.
Svetlana Alexievitch est l’auteur de peu d’ouvrages mais très violents et entre autres de « La Supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l’Apocalypse ». Un texte difficile à supporter, un récit à mille voix,  au sujet des conséquences physiques et mentales de la catastrophe du 26 avril 1896 sur les techniciens,  les « liquidateurs » et leurs proches de Tchernobyl (République d’Ukraine, alors en URSS).  Les dommages de la catastrophe de Tchernobyl sont particulièrement graves en Biélorussie (un pays qui n’avait pas, ironie de l’Histoire, de centrale nucléaire), surtout dans sa partie orientale, celle de Gomel, où vécut et travailla l’auteur en tant que journaliste débutante. Ils touchent, dans une moindre mesure, l’Ukraine (région de Kiev), la Russie puis le reste de l’Europe.  Toutefois, le livre est essentiellement la chronique « des sentiments face de l’inconnu » bien que les dégâts en Biélorussie soient, selon Svetlana Alexievitch en terme d’abandon de maisons, hameaux et villages, seulement comparables aux destructions massives de la Seconde guerre mondiale. Et Dieu sait si cette dernière fut cruelle dans ces mornes plaines ! Continuer la lecture