Archives pour l'étiquette énergie fossile

El Hierro : un mix énergétique avec 67 % d’EnR en janvier 2018

La puissance électrique du mois de janvier 2018 produite sur l’île d’El Hierro aux Canaries fut de 3 405 MWh (Méga Watts heure) dont plus des deux-tiers (67 %) fournis par la seule centrale hydro-éolienne de Gorona del Viento inaugurée en 2014 et qui a pris sa vitesse de croisière en 2016.
Ce bon résultat de 2 270 MWh produit à partir d’EnR dépend en partie du bridage volontaire qu’effectue, dans sa feuille de route, le Réseau électrique espagnol (REE) qui met avant tout le thème de la sécurité de l’approvisionnement afin d’assurer le service de distribution. Le réseau dans une zone non interconnectée (ZNI dans le jargon technique), telle l’île d’El Hierro, ne cherche pas d’obtenir  de nouveaux records mais bien à assurer une transition énergétique en douceur. La part congrue du mix énergétique (33 %) a été produite par la centrale thermique au fioul de Llanos Blancos (1 135 MWh) qui fournissait encore 100 % de l’énergie électrique insulaire en 2014. Continuer la lecture

Tchernobyl : La supplication de Svetlana Alexievitch Prix Nobel

Le Prix Nobel 2015 de littérature vient d’être attribué à l’écrivain et femme biélorusse Svetlana Alexievitch qui nous a offert « une œuvre forte et cohérente, cheminant à la lisière du documentaire », selon les mots du journal Le Monde – qui doit reprendre ceux du comité qui l’ont distinguée.
Svetlana Alexievitch est l’auteur de peu d’ouvrages mais très forts et entre autres de « La Supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l’Apocalypse ». Un texte difficile à supporter, un récit à mille voix,  au sujet des conséquences physiques et mentales de la catastrophe du 26 avril 1896 sur les techniciens,  les « liquidateurs » et leurs proches de Tchernobyl (République d’Ukraine, alors en URSS).  Les dommages de la catastrophe de Tchernobyl sont particulièrement graves en Biélorussie (un pays qui n’avait pas, ironie de l’Histoire, de centrale nucléaire), surtout dans sa partie orientale, celle de Gomel, où vécut et travailla l’auteur en tant que journaliste débutante. Ils touchent, dans une moindre mesure, l’Ukraine (région de Kiev), la Russie puis le reste de l’Europe.  Toutefois, le livre est essentiellement la chronique « des sentiments face de l’inconnu » bien que les dégâts en Biélorussie soient, selon Svetlana Alexievitch en terme d’abandon de villages, hameaux et maisons, seulement comparables aux destructions massives de la Seconde guerre mondiale. Et Dieu sait si cette dernière fut cruelle dans ces mornes plaines ! Continuer la lecture