Archives pour l'étiquette environnement

Le Monde : la Nature, les Prix Pictet, Andy Goldsworthy et Arte Sella

C’est l’été en France soit la saison propice afin d’organiser des manifestations culturelles dans le Midi, vu l’afflux des touristes, et inversement pour sortir des films pointus, tel Penché par le vent, au sujet d’Andy Goldsworthy  et de son œuvre dans le land art. Deux événements estivaux qui nous permettent d’évoquer la Nature avec un grand N, afin de la défendre et de l’illustrer, en reprenant le motto (la devise en italien) ou le titre le plus fameux de La Pléiade du XVIe siècle, comme Joachim du Bellay le faisait pour la langue française.
Ici, d’abord, je parlerai des Rencontres Photographiques d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. En leur sein, se trouve abritée la rétrospective partielle des Prix Pictet sur le développement durable qui prolonge une précédente exposition, s’étant tenue en 2014. Ce prix photographique fut créé en 2008, par le Groupe suisse Pictet, opérant dans le secteur de la banque privée, et il est décerné, chaque année, depuis dix ans. Quoi de mieux que le choc des images pour montrer la dégradation de l’environnement par l’homme afin de sensibiliser les masses (mais maintenant on dit le grand public) à la prégnance d’une écologie roborative, éloignée des petites fleurs.

Le Dust Bowl chinois de 2006-2008. Oasis de Wuwei, Corridor de Hexi, Gansu, Chine. © Benoît Aquin, Prix Pictet 2008, tiré de son livre Far East, Far West de 2009.

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Monde : appel « Scientists’ Warning for Humanity  » 1992-2017 et son partage

Avant la date limite du 23 octobre, j’avais signé l’article en fait la tribune ou l’appel Scientists’ Warning for Humanity en septembre 2017. C’était la seconde édition, ici en français et bien sûr mise à jour, d’un texte publié il y a 25 ans, en 1992,  par l’Union of Concerned Scientists (UCS) et plus de 1 500 scientifiques y avaient adhéré dont mon Collègue chilien de l’IRD Francisco Veas. Au total, plus de 15 000 signataires issus du monde entier approuvèrent cette seconde mouture sous la forme d’un texte bref – quelque 1 000 mots – et qui ne prenait que 6 minutes pour sa lecture, selon ses rédacteurs qui étaient essentiellement des biologistes australiens et américains. Le texte était par conséquent un minimum dénominateur commun entre les scientifiques. Il fut porté par William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud et William F. Laurance.

Le dauphin de Chine qui habitait les eaux du grand fleuve chinois Yangtsé, depuis 20 millions d’années, est officiellement considéré comme éteint depuis 2006. Cette année-là une expédition scientifique internationale de 39 jours sur le fleuve n’avait permis de retrouver aucun spécimen de l’espèce. Copyright inconnu.

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Monde : art contemporain, nature et changement climatique

Une galerie au sujet de la rencontre entre l’art contemporain et l’environnement. Une passerelle nécessaire entre deux mondes s’ignorant trop souvent. Mon neveu Sami Yacoub, étudiant, m’a « branché » sur l’art japonais contemporain qu’il goûta d’abord en tant qu’amateur éclairé de mangas mais dont il a approfondi ultérieurement sa connaissance. Toutefois, je ne me limiterai pas au Japon. Ainsi je vous présenterai outre-mer, dans le Monde entier, d’autres artistes, à travers une œuvre significative, inspirés par la rencontre entre l’art et l’environnement de nos jours et à la fin du siècle dernier.

« La Vague » (1830-31) est la plus célèbre des estampes profanes (ukiyo-e ou « images du monde flottant ») de l’artiste japonais Hokusai (1760-1849). Elle inspira les plus grands peintres tels Van Gogh et Monet, « La Mer » au musicien Debussy, « Der Berg » au poète Rilke, etc. Pour les plus jeunes, il faut ajouter que Hokusai fut le père du manga.

En décembre 2016 à Varese en Lombardie, j’avais vu, partout placardée sur les espaces publicitaires, l’annonce de la grande l’exposition milanaise au sujet des œuvres de Hiroshige, Utamaro et Hokusai. Ici, l’actualité est un prétexte à l’insertion de cette galerie au sujet de l’environnement dans l’art contemporain avec une référence autour le changement climatique en cours, l’Anthropocène. C’est aussi une manière de continuer de faire la fête et de partager de belles choses, au-delà de la fermeture récente de cette exposition à Milan le 29 janvier 2017. Continuer la lecture