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Le Monde : la Nature, les Prix Pictet, Andy Goldsworthy et Arte Sella

C’est l’été en France soit la saison propice afin d’organiser des manifestations culturelles dans le Midi, vu l’afflux des touristes, et inversement pour sortir des films pointus, tel Penché par le vent, au sujet d’Andy Goldsworthy  et de son œuvre dans le land art. Deux événements estivaux qui nous permettent d’évoquer la Nature avec un grand N, afin de la défendre et de l’illustrer, en reprenant le motto (la devise en italien) ou le titre le plus fameux de La Pléiade du XVIe siècle, comme Joachim du Bellay le faisait pour la langue française.
Ici, d’abord, je parlerai des Rencontres Photographiques d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. En leur sein, se trouve abritée la rétrospective partielle des Prix Pictet sur le développement durable qui prolonge une précédente exposition, s’étant tenue en 2014. Ce prix photographique fut créé en 2008, par le Groupe suisse Pictet, opérant dans le secteur de la banque privée, et il est décerné, chaque année, depuis dix ans. Quoi de mieux que le choc des images pour montrer la dégradation de l’environnement par l’homme afin de sensibiliser les masses (mais maintenant on dit le grand public) à la prégnance d’une écologie roborative, éloignée des petites fleurs.

Le Dust Bowl chinois de 2006-2008. Oasis de Wuwei, Corridor de Hexi, Gansu, Chine. © Benoît Aquin, Prix Pictet 2008, tiré de son livre Far East, Far West de 2009.

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Batteries lithium (LiFePO4) ou plomb sur une motocyclette

Dans ce blog, je parle beaucoup d’El Hierro et de sa centrale hydro-éolienne (11 mW en crête fournis par l’hydraulique et de 11 en crête par le parc des moulins à vent), sans oublier sa centrale thermique (toujours environ 11 mW au fioul).
Toutefois, rien ne m’empêche de développer son moyen de transport et, ici, ma motocyclette à l’alcool (bioéthanol soit une EnR nationale plus 15% d’essence sans plomb) de seulement 106 ch  (chevaux-vapeur) au vilebrequin. Pour rester dans la même unité que précédemment  le watt (W), ma moto fait, après conversion, 78  kW à 10 500 tours  (tours/minutes) mais je ne dépasse guère la moitié de cette puissance en usage normal.
Cette motocyclette avait été déjà allégée avec l’usage de fibre de carbone, l’une des voies pour gagner du poids et donc faire baisser la consommation en carburant du parc automobile selon l’écologiste Amory B. Lowins (en anglais), le père du concept négaWatt. Lowins développe, depuis des décennies, des scénarios d’efficacité énergétique avec, au centre de sa pensée et de son action, l’émission par les activités humaines de moins de CO2. Ainsi, l’idée d’utiliser massivement la fibre de carbone a été industrialisée pour développer la nouvelle BMW électrique afin de compenser le surpoids du grand nombre d’accumulateurs nécessaires. La BMW i3 utilise largement la fibre de carbone pour sa carrosserie dans l’usine de Dresde construite ad hoc pour un modèle qui casse volontairement son image de marque, en étant orienté vers un public plus féminin.
Dans cet article, l’idée est de gagner ensuite sur le poids de la batterie
avec des accus ou accumulateurs de type LiFePO4  pour Lithium, Fer et Phosphate, proches mais pas forcément identiques de ceux utilisés par les ordinateurs et téléphones portables qui sont de type lithium-ion. La firme américaine Tesla est la plus avancée dans le développement de ce dernier type batteries – des lithium-ion – pour une large autonomie de ses automobiles 100% électriques et la nouvelle batterie domestique Powerwall. Nous serons bien plus modestes en parlant de la petite batterie LiFePO4 qui s’ajoute aux véhicules à moteur à explosion pour leur démarrage et leur gestion électronique.
Ce n’est pas cher vraiment les batteries lithium par rapport à la fibre de carbone, quant au gain de poids sur un véhicule motorisé, et éliminer le duo plomb-acide est aussi un gros avantage pour combattre la pollution. Fabriquer du plomb est extrêmement polluant. Continuer la lecture