Monde : art contemporain, nature et changement climatique

Une galerie au sujet de la rencontre entre l’art contemporain et l’environnement. Une passerelle nécessaire entre deux mondes s’ignorant trop souvent. Mon neveu Sami Yacoub, étudiant, m’a « branché » sur l’art japonais contemporain qu’il goûta d’abord en tant qu’amateur éclairé de mangas mais dont il a approfondi ultérieurement sa connaissance. Toutefois, je ne me limiterai pas au Japon. Ainsi je vous présenterai outre-mer, dans le Monde entier, d’autres artistes, à travers une œuvre significative, inspirés par la rencontre entre l’art et l’environnement de nos jours et à la fin du siècle dernier.

« La Vague » (1830-31) est la plus célèbre des estampes profanes (ukiyo-e ou « images du monde flottant ») de l’artiste japonais Hokusai (1760-1849). Elle inspira les plus grands peintres tels Van Gogh et Monet, « La Mer » au musicien Debussy, « Der Berg » au poète Rilke, etc. Pour les plus jeunes, il faut ajouter que Hokusai fut le père du manga.

En décembre 2016 à Varese en Lombardie, j’avais vu, partout placardée sur les espaces publicitaires, l’annonce de la grande l’exposition milanaise au sujet des œuvres de Hiroshige, Utamaro et Hokusai. Ici, l’actualité est un prétexte à l’insertion de cette galerie au sujet de l’environnement dans l’art contemporain avec une référence autour le changement climatique en cours, l’Anthropocène. C’est aussi une manière de continuer de faire la fête et de partager de belles choses, au-delà de la fermeture récente de cette exposition à Milan le 29 janvier 2017. Continuer la lecture

Iquique, Antofagasta et El Hierro : la quête des eaux du brouillard

Horacio Larrain, anthropologue émérite basé à Iquique (grande ville du nord du Chili), blogueur et fin connaisseur du désert d’Acatama, a participé l’an dernier à une action de terrain qui a permis aussi de rendre hommage à Carlos Espinosa, le père des attrape-brouillard chiliens. Bien évidemment, dans la zone côtière, sur les contreforts andins entre le Pacifique et le désert perché d’Atacama et pas si loin de l’Universidad Católica del Norte (UCN) d’AntofagastaCarlos Espinosa enseigna et travailla pendant des décennies à partir de 1957.

Attrape-brouillard de l’Universidad Católica del Norte (UCN) de l’époque de Carlos Espinosa. Nord du Chili, années 1960-70. ©Tapia y Zuleta, UCN (1980).

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