El Hierro : genévriers sculptés par le vent vus par Akim Pavageau

Photographié par Akim Pavageau lors de notre mission d’avril-mai, dans un noir et blanc qui fait ressortir son port étrange et son ancienneté, voici l’arbre, le genévrier de Phénicie, qui symbolise l’île d’El Hierro(*).
Pour reprendre la belle expression de la botaniste Véronique Mure du Sud de la France (où il est aussi présent), c’est « un dur de dur ». Pourquoi ? Parce que le genévrier de Phénicie réussit à pousser là où l’aridité est à son paroxysme : dans les cailloux, sur les falaises, sur les dunes, dans les embruns, etc. Bref, il pousse aussi dans les endroits les plus inhospitaliers et, dans le cas d’El Hierro, également dans des localités rocailleuses et presque toujours ventées tel le Sabinar. De croissance forcément lente vu l’âpreté de son environnement, cet arbre remarquable peut vivre largement plus de 1 000 ans. Pour sourire, c’est plus longtemps que Mathusalem, un autre « dur à cuire », avec ses 969 ans (selon la Bible).

A gauche, rameau de genévrier de Phénicie avec sespetites baies et à droite cyprès de Provence. Si le feuillage en écailles est très proche, le cône du cyprès est facile à distinguer. Cliché : A. Gioda, IRD.CAMERA
A gauche, rameau de genévrier de Phénicie avec ses petites baies (vertes au printemps) et, à droite, celui d’un cyprès de Provence. Leur feuillage en écailles est très proche mais le gros cône du cyprès permet de les distinguer. Cliché : A. Gioda, IRD.

Ce genévrier et le Sabinar, nous les retrouvons dans le récent reportage sur l’île par le journal britannique de référence The Gardian (en anglais) et abondamment dans le reportage photographique de l’office du tourisme espagnol.

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