Bonnes feuilles au-delà du développement durable

Des livres et un entretien récents puisque remontant à novembre 2011 pour les plus anciennes feuilles, que je vous encourage à lire.

Tout d’abord, il y a l’ouvrage de Gunter Pauli à propos de L’économie bleue (2011) qui est une commande du Club de Rome – ce dernier est fameux depuis son rapport de 1972  fait par le MIT  (Massachusetts Institute of Technology) dit rapport Meadows. Mais revenons à  L’économie bleue, l’ouvrage dans lequel  Gunter Pauli présente de nombreux succès d’alternatives dans le monde et notamment l’exemple d’El Hierro.

Ensuite, il y a le livre, publié en France en 2013, Réinventer le feu d’Amory Lowins, un des grands anciens des « Amis de la Terre » et sur la brèche des énergies alternatives depuis les années 1970.  Amory Lovins est  l’inventeur du concept négaWatt, mettant en avant la sobriété énergétique, qui a fait des émules en France avec l’association et l’institut homonymes. Maintenant il est l’un des promoteurs du carbone. Oui, mais de la fibre de carbone afin d’alléger tous les véhicules, pour qu’ils consomment beaucoup moins de carburants, pas de l’usage du charbon! Voici une de ses présentations orales récentes (en anglais).

L'utilisation de fibre de carbone est un bon moyen pour les véhicules du fait de sa légèreté, de faire tomber les émissions de CO2 par le gain de poids des 4 et 2 roues.
La fibre de carbone est un bon moyen pour les véhicules du fait de sa légèreté, de faire tomber les émissions de CO2  par le gain de poids des 4 et 2 roues. L’usage de certains biocarburants, tel l’E85 ou superéthanol, va dans le même sens. © A. Gioda, IRD.

Enfin, je vous recommande chaudement un travail, concernant spécifiquement la France, soit le nouveau livre de Jean-Marie Chevalier et de ses deux co-auteurs au sujet de La transition énergétique. Les vrais choix chez Odile Jacob, sorti à la fin de 2013.

Sur le fond, un Collègue de l’ONERC (Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique) du MEDDE (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie) m’a confié d’être gêné par la différence entre l’ampleur des efforts des scientifiques de par le monde et la faiblesse des mesures de conservation et de prévention prises au niveau politique au sujet de lutte contre le réchauffement climatique. Vous savez peut-être déjà que certains Collègues, tel le célèbre Dennis Meadows le premier auteur du rapport MIT fait pour le Club de Rome de 1972, travaillent pour limiter, sur les communautés végétales, animales et humaines, les effets du réchauffement climatique qu’ils considèrent irréversibles ; ce dernier étant quasiment impossible à arrêter à ce stade. Ils travaillent par conséquent sur la résilience et non plus sur le développement durable et autre économie bleue. Pour plus à ce sujet, afin de pas les trahir, voici une interview (en anglais) de Dennis Meadows  de 2012 .

Pour conclure, voici ma petite contribution dans la presse française pour avancer dans le dialogue avec la société civile, un écrit plus ancien car en date déjà de décembre 2009.

2 réflexions sur “ Bonnes feuilles au-delà du développement durable ”

  1. Et, de manière peut-être complémentaire, sur des aspects plus politiques, notamment sur la conception du développement durable comme incitation à agir et gouverner « en pensant systématiquement aux conséquences » : Y. Rumpala, Développement durable ou le gouvernement du changement total, éditions Le Bord de l’eau, collection « Diagnostics », 2010.

    1. Bonjour et un grand merci de cet ajout d’autant plus intéressant que je connaissais pas le travail autour du développement durable de cet auteur. L’actualité est la sortie du livre d’Alain Grandjean et d’Hélène Le Teno ces jours derniers : « Miser (vraiment) sur la transition énergétique » aux Editions de l’Atelier.
      Pour ma part, ce nouveau blog, ouvert depuis février dernier, est d’abord consacré à des réussites illustrées de la transition écologique et énergétique, sachant que Futura-Sciences m’a offert de l’espace et son assistance. Un autre blog plus politique, au sens de mon intervention dans la cité, a été ouvert en 2013 chez Mediapart, un site où j’avais aussi collaboré, parmi « Les invités de Mediapart », de 2010 à 2013.

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