4 réflexions sur « Météorites – nouvelles édition »

  1. Au début, je n’aimais pas trop vos poèmes. Météorites est pourtant le seul livre de vous que j’ai acheté. j’ai fini par y prendre goût, à la manière de la lycéenne que j’étais qui se triturait le cerveau face à un poème de François Villon, hermétique au premier abord, pour progressivement révéler un monde inconnu mais vivant, jusqu’ici figé dans le papier glacé des manuels d’histoire. Je déteste ne pas tout comprendre, jusqu’à m’en rendre malheureuse, je sais pourtant qu’il faut accepter l’inconnu, surtout en cosmologie, et pour ne pas tomber dans le dogmatisme, ce qui n’est jamais votre cas (de ce que j’en connais). C’est ce qui vous rend si plaisant à lire et à écouter.

  2. Cher Aurélien, vous désiriez une révolution poétique ? Alors voici…

    “Le cil ansé d’or est la part olé d’art gens”

    Petit poème:

    Nu comme un ver de peur
    Et ventre à taire
    Sans voie mais sur la voix
    Décibels mûrs d’un vert geai
    Ô père Che si haut mets à peine
    Murmures d’un ab domaine

    Au sol une noix y est déjà
    Morte de l’an pêché comme
    Le coing du mur du coin qu’
    Avec vin, il mit vains
    Jours à franche ire cent haines
    Au temps soit peu mots dits
    Safran chiroubles yeux d’une faim
    Qui juste y fiait les moyens

    Son foie sans bile, sa faux oit en Bill
    Kill heurt hôte au pet tard sente art
    Fondement songe du réel alité d’un siphon
    Font les petits maris honnêtes

    Reparti à l’assaut d’un bond de sotie
    Préau d’un hare bris sceau l’y laisse
    Piqué de verset gris de rouge
    Il sang halait vers un doux leurre

    Son bond ter mina sous rate
    À corps hure lent de mains d’arme hoir
    Dû cou dur d’un coup ragé trop chair
    À lysses te Moires
    D’une envie pour la chère
    Astre à ver lé miroir

    La paix du pey paie ver en cor vert
    D’une enchère pour l’en vie est
    Tel un cri un Sisyphe, un pare feu
    Orée olé des dieux dus si elle savait comme
    L’éther nie taie à des cendres d’un fait Nyx à clamer:

    N’est pas Mon ténia qui veut !

  3. Bonjour monsieur,
    Désolée, je m’intéresserais bien à vos travaux mais j’ai de gros problèmes à résoudre
    Et je sais que vous êtes de ceux qui se battent pour la planète et un retour à des valeurs.
    En clair
    Les énergies sont encore en cause.
    Le Vatican use de pseudo pouvoir ancestraux qui reposent sur l’illusion et la manipilaoton de mémoires defuntes.
    Je pense que ces énergies sont en baisse.
    La vérité et ce qui est juste est en alignement avec les réalités de l’inconscient et des melores collectives.
    La vérité et ce qui est juste est en train de prendre le dessus
    Mais le Vatican ne semble pas prêt à lâcher son monopole et agité autant qu’il peit les gens manipulables via leur inconscient

    Des boucliers énergétiques devraient pouvoir être créés
    Avec tous les téléphones portables qui existent sur la planète et tous les ordinateurs, c’est bien ub monde qu’on n’arrive pas à nous protéger et à utiliser ces outils à bon escient au moins .

    Il en va de même pour l’IA
    Lui opposer une pensée complexe incluant des notions relatives aux émotions
    A la sensibilité humaine
    Lui faire ingurgité la physique quantique et mettre ces notions en parallèle avec notre monde
    Lui faire comprendre que la destruction humaine n’est pas son intérêt puisque l’humain l’a cree et que la destruction n’est pas une logique quantique ,
    Serait faisonnable et utile à mon sens .
    Je ne suis boas scientifique et même nulle en sciences
    Mais je me permets d’attirer votre attention la dessus .
    Les solutions existent .
    Au lieu de contrer le négatif de cette société de consommation et du fric
    Il vaut mieux le transformer à notre avantage en réalité
    Au pire si vous voulez en savoir plus sur moi abonnez vous a mediapart si ce n’est fzir et consultez mon blog et les interactions
    Je dis des trucs un peu bizarres des fois mais j’ai toute ma tête

    Merci de votre attention
    Et bonne journée

  4. Je vous laisse un commentaire mais il s’agit d’une lettre.
    Lettre à Aurélien Barrau.
    Je ne vous connaissais absolument pas jusqu’à ce qu’une amie m’offre, tout récemment, votre livre avec Grothendieck.
    Il est rare que je m’exclame autant durant une lecture :
    « Ah »
    « Merci… »
    “Enfin c’est dit”
    « Oh que c’est bien dit
    très bien dit »
    – Je rencontre une allégresse voisine en lisant Simone Weil, esprit juste s’il en est.
    Dès le chapitre Trahison j’ai éprouvé pour vous et Grothendieck une franche amitié, d’où m’est venue l’idée de vous écrire puisque vous êtes vivant, et courageusement vivant. À la lecture du chapitre Liberté, vérité et créativité, l’amitié a viré à la passion et je vous écris sans même avoir terminé de vous lire : je vous fais confiance.
    Je veux vous dire combien votre livre est un soutien vigoureux dans l’effort de vivre dans ce monde en l’acceptant pleinement sans pour autant se laisser entraîner dans ses illusions, en portant la vérité autant comme une croix que comme un flambeau, en restant ouvert (tendresse et exactitude) envers ce qui est, connu ou pas, dedans et dehors, autrement dit, dans l’effort d’être libre.
    Vous semblez aimer la vérité, la vie, le mystère, non pas comme un homme possessif (et donc esclave de ses peurs) mais comme un ami parfois confus devant la beauté et gardant une distance respectueuse, comme envers Grothendieck, dont vous ne parlez qu’avec pudeur et que vous ne dévoilez qu’en poésie, tel un mystique soufi parlant de l’Amie.
    Et je veux vous dire combien vous rendez confiance dans la voie rationnelle de connaissance justement parce que vous l’avez aimée, traversée, digérée et englobée dans un paysage bien plus vaste, confiance dans la possibilité que chaque humain-e, même issu-e de notre civilisation réduite puisse faire de même. Je suis convaincue que la simple constatation, ou mieux le ressenti physique, que l’on ne peut connaître sans aimer, peut changer notre rapport au monde, encore faut-il traverser la peur, s’aviser qu’il est plus dangereux aujourd’hui de dérouler un algorithme que de parcourir une sourate et que le dogme s’insinue dans chaque théorisation de la vérité, même sûrement dans ce texte, aussi bien que la peur de l’abandon saisit l’amour ou la peur de la mort étouffe la vie.
    Je vous remercie sincèrement, vous et Grothendieck, pour votre courage de subvertir le dogme en vigueur, ce genre de courage que j’ai trouvé chez Ivan Ilitch, Raimon Panikkar, Octavia Butler, Tahar Djaout et tant d’autres que j’espère pouvoir rencontrer bientôt.
    J’ai hâte de lire vos poésies.

    Bien à vous, Kristina

    (écrit tandis que des avions de guerre survolent à grand fracas ma vallée et que, plus haut et fort, des bourgeons éclatent de vigueur)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *