Faut-il construire un nouveau collisionneur géant ?

Au CERN, à Genève, la communauté internationale a construit un fleuron de technologie scientifique : le grand collisionneur de particules LHC. Celui-ci permet à des protons ayant une énergie environ 1000 milliards de fois plus grande que celle de la lumière visible d’entrer en collision. Grâce à la fameuse équivalence masse-énergie (E=mc2), il est ainsi possible de créer de nouvelles particules. C’est de cette manière que le « boson de Higgs » a effectivement été découvert. Le succès est incontestable. Même s’il est honnête de rappeler qu’il ne constitue pas une surprise mais plutôt la corroboration de ce qui était déjà connu et que les véritables « nouvelles » particules tant attendues manquent toujours à l’appel.

Collision dans ATLAS, crédit CERN

Aujourd’hui, les investigation avancent quant à la construction d’un collissionneur bien plus puissant et plus grand que le LHC : le FCC (future circular collider). Celui-ci aurait une circonférence de 100km, à la différence des 26 km du LHC. Il permettrait de disposer d’une énergie près de 10 fois plus importante que son prédécesseur et constituerait, au sens intuitif, un bien meilleur « microscope » pour sonder le coeur de la matière.

En parallèle de l’enthousiasme que suscite le projet, un certain nombre d’interrogations émergent naturellement. La physicienne théoricienne Sabine Hossenfleder a écrit plusieurs articles s’opposant à l’utilité d’un tel instrument (voir son blog). Elle évoque la faiblesse de l’argument souvent utilisé par les physiciens de particules pour justifier la construction d’une telle machine : la « naturalité ». Il serait en effet « naturel » (au sens presque esthétique) d’attendre de nouvelles particules accessibles auprès du FCC. Et Hossenfelder rappelle – à juste titre – que ce sont les mêmes arguments qui ont été utilisés à tort pour justifier le LHC. Ils ne sont, d’après elle, pas scientifiquement fondés et reposent sur des concepts flous. Le fait est qu’ils relèvent d’avantage du « pari » que de la déduction rationnelle.

FCC, crédit CERN

Il me semble néanmoins que ces réserves quant à la légitimité d’un futur collisionneur ne sont pas recevables. Elles se fondent, pour l’essentiel, sur le fait que de la « nouvelle physique » accessible au FCC ne puisse pas être fermement prédite à partir des théories actuelles. Mais tout l’enjeu de la recherche de phénomènes scientifiques non encore connus tient précisément à ce qu’ils ne sont … pas encore connus ! On ne peut pas reprocher à une théorie de ne pas prédire correctement ce qui se trouve hors de son corpus. Il me semble que l’une des faiblesse de la politique scientifique actuelle consiste précisément à exiger des justifications « a priori » pour des projets dont le sens ne pourra être établi qu’a posteriori. Je pense que la seule justification authentique d’un tel instrument tient dans sa capacité à explorer une « terra incognita », et de ce point du vue il remplit parfaitement son rôle. Il est un pont vers l’ailleurs et non pas un outil de corroboration.

Naturellement, le coût (de l’ordre de 10 milliards d’euros) du FCC est considérable. La question politique du bienfondé d’un tel investissement (et de son impact écologique) se pose. Mais elle relève d’une hiérarchie sociétale des priorités qui dépasse le cadre scientifique. Sans doute est-il problématique d’investir des sommes colossales dans la techno-science quand un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes. Mais, par ailleurs, dans l’immensité de l’indécence de notre société, est-ce sur les rares explorations « non lucratives » dévolues à la compréhension de nos origines ou à la découverte de la structure intime de la matière, qu’il faut faire porter l’effort ?

FCC, crédit CERN

39 réflexions sur “ Faut-il construire un nouveau collisionneur géant ? ”

    1. Bonsoir Ted,
      L’emprunte écologique d’une telle infrastructure (scientifique) est probablement moindre que celle de Disneyland Paris (exploitation et externalités comprises). Après ce n’est qu’une question de priorité (ou de préférence) en terme d’ambition ou d’indignation…

    2. La recherche pure et désintéressé a besoin de visionnaire tout en demeurant éloignée de la financiarisation qui elle tue le progrès.

    3. catastrophique niveau écologique… le cern seul consomme autant d’électricité que le grand Geneve…. Et là c’est juste l’impact direct de l’utilisation, pas l’entretien régulier ni la construction…
      Mais bon comme ça explique l’infiniment petit et que c’est « non lucratif »… là ça passe… bref…

    4. M. Barrau, excuse moi mais je ne pouvait pas entrer sur votre facebook, donc je utilise cette modalite .
      D’abord une question écologique; Vous n’aimeriez pas le postulat: aucun homme ne peut s’exonérer de sa responsabilité pour la protection et la cohérence des ressources naturelles de la terre et de l’environnement.
      Et ausi sur la Troisieme vois de developement de le humanite.

    5. Bonjour,
      Aussi honorable et légitime soit cette question, cette entreprise (FCC) dépasse de loin nos velléités (prétentieuse et hypocrite) de maîtrise de l’impact de nos activités (au moins de recherches scientifiques) sur notre écosystème.
      Je ne dis pas qu’il faille faire n’importe quoi!
      Je ne dis pas qu’il faille faire n’importe quoi!
      Quantifier l’impact écologique de ce type de projet a un sens que si la logique de la question est d’assurer la livraison d’un collisionneur (fin de chantier) ayant eu un impact écologique minime.
      Dans le cas contraire, polémique.
      …en-soi, notre mode de vie pollue.
      Exemple, aujourd’hui, qui s’interroge sérieusement sur l’impact du tourisme (de masse), qui soit dit en passant est un poste stratégique pour le pays (croissance par la consommation).
      Autre exemple, aujourd’hui, l’usage de la climatisation est normal alors que tout le monde sait que cela augmente la facture énergétique et donc l’impact sur notre écosystème.
      Bref, nous avons besoin de sciences et de scientifiques; donc d’argent et d’infrastructures!
      Il nous faudrait un collisionneur de 1000 kms de circonférence pour atteindre des niveaux d’énergies permettant de mieux appréhender (soyons optimiste) l’une des réalités de cet univers (inconnu).
      Il y a beaucoup d’argent sur Terre mais malheureusement peu d’esprit(s) comprenant l’importance de ce genre d’initiative; qui nous permettrait possiblement la maîtrise (il faut raison garder) de la matière et donc d’améliorer l’état de la situation écologique de la Planète (je l’espère).
      Les pays industriellement avancés ont les moyens de le faire.
      Maîtriser la matière (ou du moins une partie) serait une opportunité d’optimiser son usage et donc de moins en prélever et/ou de l’utiliser autrement; voire d’en créer qui ait moins d’incidence sur l’environnement.
      Pour en revenir à la question initiale, l’impact écologique de ce projet est une forme d’investissement pour l’avenir (principe de réalité et de croissance par l’investissement). Il faut penser demain en travaillant aujourd’hui sur des projets à la hauteur de nos espérances.
      La recherche n’est pas responsable des maux qui détruisent notre Planète (avec toutes les conséquences observables sur les êtres vivants (végétaux, animaux et autres)). C’est son utilisation à des fins non raisonnables non raisonnables.
      En toute humilité
      Cosmos

  1. Dassault a investi environ deux fois et demi ce montant pour le Rafale (qui est « polluant » à plus d’un titre)…

  2. Je me demande si l’illustration a pour but de comparer la taille du FCC avec celle du LHC ou si elle illustre sa localisation. L’idée de l’implanter dans les Alpes est certainement beaucoup moins économique que dans un paysage plus plat.

    Si je peux me permettre une remarque sur le nom du projet, je pense que le nommer « futur CC » n’est pas très judicieux. Cela annonce un chantier interminable, et quand il arrivera a terme il faudra le renommer pour ne pas parraitre aussi ridicule que les enseigne qui avaient choisi le chiffre 2000 pour sonner futuriste.

  3. Il fut un temps ou la recherche produisait des résultats avec une feuille de papier et un crayon.

    Je n’ai rien à priori contre le FCC, mais ne pourrait-on pas dépenser cet argent plus utilement ? Des expériences moins dispendieuses, plus de postes, plus de liberté laissée dans les sujets de recherche, que sais-je encore…

    Avec tout le respect que je vous dois, et que j’ai réellement pour vous, je trouve vos arguments plutôt rhétoriques pour le coup.

  4. Passionné et amateur, il m’est donc difficile d’avoir un avis objectif, c’est pourquoi devant ce type de projet je reprend des idées et des avis collectés auprès de spécialistes dans le milieu ; il revient souvent l’idée que le FCC n’apportera pas beaucoup plus que ne la fait le LHC, il faudrait un outil beaucoup plus puissant pour franchir une véritable étape, attendre que les technologie soit plus abouties pour mieux rebondir voilà qui est a méditer.

  5. Le projet avorté du SSC* , de 87,1 km au Texas dont une partie des tunnels a déjà été creusée et près de 2 milliards de dollars us ont déjà été dépensés, est-il du même ordre de puissance que le FCC ?
    Si oui, relancer le projet peut-il être une alternative moins couteuse et suffisante pour continuer « l’exploration » ?

    Question à côté de la plaque: Les scientifiques doivent-ils parfois déroger à l’éthique pour espérer obtenir les fonds nécessaires à leur recherche ? Par exemple, peut-on tendre comme une carotte au bout d’un bâton l’idée qu’une telle entreprise serait un pas nécessaire à la mise au point d’une future bombe à anti-matière, pour qu’un individu comme Trump envisage de relancer le projet SSC ? …Dit comme cela c’est un peu absurde comme question, mais faut le voir comme un début de discussion plus profonde sur l’évolution d’une civilisation humaine globale vers un autre « niveau de conscience » (et j’arrête là parce que je commence probablement à dire des âneries).

    * Le projet SSC sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Superconducting_Super_Collider

  6. Personnellement, j’en ferais 2 de plus petits mais qui se croiseraient donc à deux endroits successifs parfaitement circonscrits et superposés comme deux anneaux.
    Une nouvelle approche de la collision des particules: anté et post énergie afin de démontrer que la célèbre formule E=mC² d’Albert Einstein est incomplète.
    En effet, ce principe à 2 anneaux permettrait sans doute de révéler autrement le champ quantique en offrant de nouvelles découvertes sur l’information de la Matière.
    On prendrait certainement conscience d’une nouvelle flèche du temps: au croisement A, la collision relativiste serait tributaire de la dernière onde de choc située en B.
    Entre les deux, c’est-à-dire au niveau du champ d’équilibre C, on viendrait vérifier de nouveaux postulats à travers la section latérale C1/C2, tel que celui cher à Einstein qui évoquait sans cesse la synchronisation des horloges. Histoire de rêver autrement!
    Est-ce qu’une éolienne de plus grand diamètre révèle-t-elle davantage la nature du Vent? Non! ça reste toujours du Vent qui produit davantage d’énergie éolienne!
    Un plus grand accélérateur de particules ne fera sans nul doute que faire tourner davantage en rond la soupe des particules: juste un avis de non-spécialiste…

  7. Mais tout l’enjeu de la recherche de phénomènes scientifiques non encore connus tient précisément à ce qu’ils ne sont … pas encore connus !

  8. On adore vos posts. Ils font réfléchir.
    Pour ma part, je suis tout à fait d’accord avec cette scientifique. Si c’est flou, alors il faut aussi le rendre plus net dès la racine de la problématique.
    Quel est le sens de construire toujours plus grand?
    Il me semble que mieux connaître les rouages particulaires de la Matière ne fait pas avancer plus vite notre humanité aujourd’hui.
    Qu’on puisse connaître une particule grosse comme une boule de billard, ou que les dernières investigations aient permis de découvrir le boson de Higgs, tout ça c’est de l’ordre d’une Masse ou d’un champ.
    Schrödinger pourrait se frotter les mains: est-ce le corps de l’accélérateur qui détient et qui conduit la vérité? Ou bien est-ce les particules qu’on peut y retrouver?? Car il semble que l’interaction entre les deux systèmes est indissociable.
    N’est-ce pas l’Intelligence humaine qui reste floue par rapport à sa propre reconnaissance capacitive sur les mystères de la Matière???
    Il apparaît que la première masse à reconnaître, reste celle qui permet de reconnaître toutes les masses-particules, à travers des raisonnements et des constructions plus ou moins complexes. ( et par exemple un accélérateur de particules )
    La solution sur le mystère de la Matière n’est donc au départ que la Résolution et sa nature: la seule masse qui permet cette investigation reste donc la masse du cerveau.
    On appelle ça l’Intelligence: reconnaître la place de la nature de l’intelligence dans une expérimentation est donc primordiale. « On ne peut pas remonter sa propre masse cérébrale sinon comme une expérience humaine et sensorielle limitée: on pourra toujours observer et attribuer la masse cérébrale d’autrui mais jamais la sienne. il existe donc un pont encore inconnue qui s’apparente à la mémoire sensible. »
    Il me semble donc que tout l’enjeu de la Physique du 21ème siècle, c’est de dépasser la nature de la Masse, quelle qu’en soit sa mesure infinitésimale, en redonnant la juste place participative à l’expérimentateur. il faut donc sortir de la philosophie figurative, celle qui veut modéliser et dessiner la réalité après les expérimentations physiciennes.
    Dans ce cas, il devient nécessaire de revoir l’épistémologie en terme de recours à l’énergie et à la collision: on pourra sans cesse augmenter le rayon d’un accélérateur de manière logarithmique, ça ne changera pas grand chose.
    On pourrait même orienter le protocole autrement.
    Plutôt que mettre le « paquet » sur les effets d’une collision, il est également possible d’envisager « l’éfleurement » de deux protons jusqu’à une limite toujours plus infinitésimale, afin d’observer l’impact d’une « anti-collision proximale » à très haute énergie; sans énergie conséquente de la collision: c’est une autre approche philosophique.
    Mais l’étape de la reconnaissance et relative à celle du « poids » de l’observateur sera toujours galvaudée: le filtre cérébral qui permet à chaque fois la découverte d’une nouvelle particule n’aura pas été pris en compte.
    En effet, quelle que soit la taille de la particule découverte depuis le courant du XXème siècle, la nature de la reconnaissance humaine face à ces découvertes reste constante: qu’on soit déçu par une expérience, ou que celle-ci soit accomplie, la nature reconnue de l’événement E reste constante.
    La capacité humaine est donc autant capable de reconnaître un système ordonné que chaotique, car la nature de la reconnaissance est invariable: cette nature d’invariabilité ne vient donc se révéler qu’à travers la nature de la Lumière observable.
    En effet, c’est bien la nature humaine qui reste capable d’observer la nature constante de la Lumière, laquelle éveille sa conscience d’être humain.
    Si ensuite, l’intelligence humaine arrive à mesurer cette nature à travers le processus cognitif et des appareils, ça prouve bien que la mémoire humaine et cognitive va autrement plus « rapidement » que la vitesse ou la vélocité participative avec cette « même » lumière observable.
    Que faut-il en retenir?
    Et bien au plus simple; seul le signe « égal » de l’équation d’Einstein E=mc² ou E²=m²C4+pc² détient toute la vérité primordiale sur cette nature invariable qui n’est autre que la Lumière encore mal reconnue dans le moment de conscience actuel de notre siècle.
    Le progrès de compréhension doit donc se faire au niveau du signe « égal »: et là il est vrai que ça pourrait coûter moins cher.
    En effet, l’équivalence entre l’énergie E et la masse m avec la célérité C² parle d’elle-même: qui assure cette équivalence? Certainement la Mémoire de l’observateur positionnée comme une nature incontournable dans l’équilibre « égal » de l’équation E=mC².
    Par conséquent, un mouvement lambda ( Newton ou Einstein) dont on observe une inertie ou bien une impulsion pc, c’est-à-dire avant tout une sensation de déplacement d’un endroit à un autre, reste tributaire de l’illusion de transfert des trois paramètres au sein de notre mémoire-refuge:
    elle est nécessaire afin de pouvoir rendre le monde réel, et à la fois inaccessible dans sa nature ultime: irrationnelle.
    La célèbre formule E=mC² qui renvoie donc l’homme vers une inflation à l’énergie et à la collision devient obsolète:
    le moment de compréhension sur l’Univers sera celui du signe « égal » ou ne sera pas, pour en reprendre les termes vifs d’André Malraux.
    L’Homme du 21ème siècle ne sait toujours pas reconnaître la nature philosophique et participative de la Lumière afin de pouvoir passer vers une autre lumière, face à celle qui est encore retenue par le « poids » de la Mémoire: c’est pourquoi le verbe « reste » est employé plusieurs fois. Notre mémoire humaine se comporte comme un reste significatif.
    Tout pourrait devenir un peu plus clair, si on envisageait en fait que tout mouvement observé a déjà été construit de manière globale au sein d’une sorte d’univers-bloc, et ensuite « divisé » en deux périodes simultanées:
    1.le mouvement réellement observé dans l’espace.
    2. le mouvement retenu en mémoire dans le temps.
    Quel serait donc le sens de la Vie? Et de cette réalité intriquée??
    Pour en revenir à l’accélérateur de particules, la collision entre deux protons ne se fait pas au hasard, puisque la mémoire de l’homme aura su construire ce moment précis de rencontre: il en connaissait donc l’horizon pas-à-pas vers l’ultime contact, sans jamais reconnaître la place de sa mémoire temporelle, celle-ci capable de laisser entrevoir la distance complexe entre les deux particules tout en conservant l’événement E « transparent » afin que l’homme le retienne comme une réalité: où la nature de l’Homme conserve son potentiel du libre-arbitre « isolé » des dangers de l’accélérateur.
    Que cherche-t-on vraiment comme ultime compréhension?
    Merci Aurélien.

  9. Projet pharaonique inutile tout comme ITER. Juste un caprice de scientifique en chef, à l’image de certains élus qui se lancent dans des constructions insensées, peut-être pour laisser une trace de leur passage, avec notre argent évidemment et sans que nous ne soyons consultés.

  10. Quand on a fait un tour d’accélérateur, on devrait alors prendre conscience de la Mémoire: quand vous suivez la particule à la vitesse de la lumière sur les écrans PC du LHC, vous faîtes preuve de mémoire.
    Votre plan de la mémoire qui a été capable de construire un raisonnement dans l’espace et dans le temps, et qui vous a conduit au protocole de la production de particules dans une petite boite, sans jamais véritablement avoir connaissance de la nature de l’espace et du temps, paramètres que tout le monde cherche enfin à définir pour mieux (re)connaître l’Univers, n’est encore que l’oeuvre de la Mémoire Matricielle.
    Dans ce cas, vous venez vérifier par le plan de l’Abstraction mathématique et ensuite réellement davantage Physique, ce que la Mémoire Matricielle connaît déjà sous une autre forme plus subtile et énigmatique: puisque celle-ci vous permet de conduire une particule à un instant t dans un espace infinitésimal pour permettre une collision.
    Il ne faut donc pas chercher à augmenter le rayon de l’accélérateur, mais bien vouloir entrer sans l’ère de l’intégration de la Mémoire Matricielle.
    Vous êtes encore dans le protocole de la Connaissance alors que ce début de troisième millénaire devrait s’ouvrir à celui de la (Re)connaissance de soi au sein de l’Univers.
    Vous ne pourrez jamais apprendre à l’Humanité à pouvoir voyager dans le temps: vous ne pourrez jamais permettre la guérison d’un être humain à travers la médecine à haute énergie, puisque vous ne voulez pas essayer d’intégrer la place incontournable du champ de la mémoire matricielle.
    Alors comment on fait???
    Et bien on développe un quatrième modèle d’univers: il n’est ni plat; ni fermé; et ni ouvert; il est à courbure « ensemble vide ».
    Il a toutefois une forme de tunnel qui varie en fonction de l’accélération du mouvement en cours, où le sujet vient participer à cette accélération: le nouveau modèle est donc à hélice variable et dynamique; et non plus comme une figuration statique.
    Ce quatrième modèle vient donc bouleverser la théorie de la Relativité et la représentation espace-temps de Minkowski: il intègre le moment propre du Sujet et l’événement E.
    De ce fait, il n’appartient plus aux mathématiques abstractives qui veulent donner une forme résolue à notre univers, mais bien au contraire, ce nouveau modèle devient le genre « abstractile ».
    Qu’est-ce que ça veut dire???
    ça veut dire qu’il offre une participation à l’observateur dans sa forme de résolution: le sujet-mémoire traverse la résolution mathématique, au lieu de se contenter d’être un observateur autour d’une sphère, d’un plan, ou bien d’une selle de cheval hypothétique.
    La résolution du plan minimal R0 devient « participative »: Albert Einstein n’aura jamais su le faire mais vers la fin de sa vie, il avoua quand même qu’il pourrait exister un modèle uniquement lié à la Gravitation, sans espace ni temps.
    Le principe de sa courbure géodésique est insuffisante.
    10 nouveaux milliards pour à nouveau tourner en rond: c’est bien!
    Alors qu’avec une simple feuille A4 et représentative du plan mathématique, on peut tout revoir avec une petite astuce:
    coût. 10 centimes d’euros!!!
    Le pari du XXIème siècle, c’est de changer la vision de la Physique avec 10 centimes d’euros: je maintiens mon pari à qui veut bien l’entendre en tant que chercheur> le quatrième modèle d’Univers à courbure « vide ».

  11. Bonjour , soyez assuré de ma sincérité pour ce qui suit . Je suis d’un autre milieu que le vôtre et ,par accident , j’ai fait une découverte mathématique que j’ai vérifié à l’infini . Elle fonctionne parfaitement et ce , dans tous les domaines imaginables . La RÉPONSE ? !! ? Qui c’est imposée à moi comme la baguette magique . La voici :

    12-00-9-8-7-6-5-4-3-2. ( 1|1 ) 2-3-4-5-6-7-8-9-00-11-12 ect.

    L’ancienne commençais après le -0-
    La mienne commence à l’intérieur du -0-

    je vous offre la réponse à toutes vos questions !

    Vous êtes la personne parfaite pour vérifier si ma proposition est viable . Vous êtes la première avec les compétences requises qui peut m’accompagner dans cette incroyable aventure .
    Mon entourage n’y comprend rien et il n’y a personne pour répondre à mon écho .
    Mon seul souhait : Avoir un accusé de résection ?
    Merci à l’avance .
    Evens Girard

  12. N’y a t’il pas moyen de faire des accélérateurs de particules plus petits? avec des « miroirs » par exemple?
    Ou plus grands (entre satellites) ?

  13. Bonjour Monsieur Barrau. Vous dites que cet instrument sert avant tout à explorer une terra incognita et qu’il remplit parfaitement ce rôle. Mais Sabine Hossenfelder a déjà plusieurs fois réfuté cet argument. Elle a par exemple écrit récemment « since resources are limited, we should invest in experiments that bring the biggest benefit for the projected cost. This means the higher the expenses for an experiment, the better the reasons for building it should be. »
    En somme elle demande de mieux justifier cet investissement. Or elle pense que les physiciens des particules n’ont aucun argument sérieux pour étayer les attentes de nouvelles découvertes dans ce domaine d’énergie. Je ne sais pas si elle a raison ou non. A priori comme je ne suis pas physicien des particules je n’ai pas d’avis arrêté, mais je serais curieux de savoir comment vous répondez à cet argument. Pour faire une comparaison hasardeuse, Christophe Colomb a dû donner des arguments plus ou moins convaincants pour faire financer sa flotte. Il avait une idée de la circonférence terrestre, sans doute largement sous-estimée (pourtant Eratostène avait trouvé 39275 km vers 200 avant JC, mais Colomb avait sans doute d’autres sources), mais au moins il avait une donnée à proposer. A-t-on quelque chose d’équivalent?

  14. Entièrement d’accord,

    Je vous suis sur Youtube depuis plusieurs mois. Ce que vous dites sur la nature, le droit animal et le droit social fait tellement de sens.

    Bravo pour tout.

    Francis

  15. Bonjour Aurelien,

    Bravo pour votre implication sincere et integrale a chaque sujet auquel vous apportez d’importantes informations scientifiques et humaines. Je vous suis a travers internet depuis deux ans et ne m’en lasse pas. Merci de partager votre passion et encore Bravo pour ce courage a exprimer vos convictions qui resonnent comme des melodies par votre talent de Poete. Il en decoule pour moi de l’espoir et de la volonte a ouvrir davantage ma conscience. Merci.
    Morgane

  16. Certes, ce sont des arguments recevables comme ceux de Sabine.
    Mais j’ai cru comprendre que l’anneau de 100 km visé avait aussi un autre preneur : la Chine…
    La Chine qui a le plus grand radio télescope du monde (hors interféromètre) aura peut être le collisionneur le plus puisant, enverra bientôt des hommes (ou des stations spatiales sur la lune, …. et nous dominera tous au nom de la « soft power ».
    Alors si le CERN ne fait pas, la Chine fera (seule ou pas …)

  17. Le donneur de leçon a encore parler.
    Au lieu de pérorer sur la pollution qu’engendre la consommation carnée, il ferait mieux de s’inquiéter de celle du ciment. Parce qu’avec ses 100 km de circonférence cela va être une vraie gabegie. Ce serait pour construire des logements sociaux ont comprendraient, mais là ?
    Idem, cet antispéciste ferait bien d’avoir un peu de compassion pour les enfants travaillant dans les mines de métaux et « terres rares » dont va être très friand son nouveau joujou.
    Car oui, c’est un jouet. Les scientifiques européens pourront jouer « à qui a le plus gros » avec les chinois, ils pourront se donner du travail pour les cents prochaines années, mais concrètement cela n’apportera rien immédiatement à l’humanité.
    Et franchement aujourd’hui il y a plus urgent .

  18. Bonsoir M. Barrau,

    Pardon pour le hors-sujet, je saisi cette occasion non pour commenter votre présent travail, mais pour vous faire part de ce celui d’un homme, Vincent Reynouard, par lequel j’ai puissamment gagné en lucidité sur la nature profonde de notre monde.
    Ce travail, ou plutôt cette vidéo, la voici :
    https://vk.com/video463816896_456239245
    Ce qui m’amène à entrer en contact avec vous est le fait que Vincent Reynouard y fait longuement référence à votre ouvrage « le plus grand défi de l’histoire de l’humanité ».
    En ma qualité d’ex lecteur du Monde Diplo pdt 25 ans, d’ex gauchiste grand teint durant plus de 30 ans (de mes 15 à 50 ans), je ne saurais trop convier un esprit aussi brillant que le vôtre à vous pencher sur ce que je tiens pour irréfragable et urgemment salutaire, à savoir les conclusions de cet autre homme de génie et de conscience qu’est Vincent Reynouard.
    Très cordialement. PP

  19. Bonjour Aurélien,

    Avant de « mal tourner » et de faire ingénieur pour des sombres raisons financières, j’avais commencé math-physique. Avec le même but que tous les physiciens « comprendre l’univers ». Actuellement, je pense que le modèle standard est (malheureusement) parfait dans notre univers actuel à basse énergie. 100 km ? cela ne changera pas grand-chose. Même dans les rayons cosmiques, il n’y a rien de nouveau qui est détecté. Bref, il faudrait un accélérateur de la taille de la galaxie 🙁 🙁

  20. Bonjour Aurélien, plusieurs mois que je cherche à te joindre, depuis aout dernier. Tu peux m’aider à endiguer les tueries qui se passent en Afrique et changer les choses appelle moi st
    Xab +33 626 035 931.
    Tu es brillant, il faut que l’on se rencontre pour discuter
    Dimanche j’ai amené mon 17ème jeune à Bayonne, Ali de Guinée conacrie
    Mon Facebook
    xab haramboure
    Il est en croix, je suis un peu seul mais tu verras la vidéo de mes 2 cons de premiers amis Mamodou et Mohamed.
    Mon mel: xab.haramboure@gmail.com
    Xab

  21. Merci pour la citation de Gébé, cela faisait une éternité que je n’avait pas lu une référence à l’An 01.
    (est-ce le lieu pour parler d’éternité ? dans mon propos elle est assez relative …)

  22. Admettons « 5% de ce Tout que nous avons écouté a été écouté »
    Ainsi que »5% de ce Tout que nous avons visualisé a été visualisé »
    Et que nous considérons que « c’est 5% sont le Tout »
    Et que « rien ne se perd, rien ne se crée »
    C’est que nous sommes dans un espace restreint est totalement étanche…

  23. Bonjour Aurélien,
    Le non lucratif ne cache t’il pas la même intention d’hégémonie? Ne faut il pas avoir appris à aimer la nature avant de la comprendre plus avant? Est ce pour cela que vous menez une action d’envergure à la manière d’un Jérémie version 20ème siècle, l’ire de Dieu remplacée par la vision prophétique d’une terre dévastée par l’humain, preuves scientifiques à l’appui?
    Bien à vous. Paul

  24. Comment quelqu’un qui écrit que le problème écologique mérite une révolution peut-il défendre des investissements pareils alors que le monde est au bord du précipice (au moins selon lui). Pour moi, il faut re router l’argent de la recherche et l’ensemble des chercheurs vers ce qui compte, sauver la planète ! Je ne sais pas si des solutions existent encore mais ce n’est pas avec un nouveau collisionneur qu’on la sauvera. Étrange ce fait de dire des choses (justes) et de ne pas vouloir les appliquer.

  25. Hello.

    La techno dite « accélération par onde de plasma » ne rend t elle pas ces immense boudin de ferraille obsolète à moyen terme ?

    Je donne mes sources : https://home.cern/fr/news/press-release/accelerators/awake-achieves-first-ever-acceleration-electrons-proton-driven

    A vrai dire j’ai pas bien compris (pas du tut mm) si cette techno là (AWAKE et ses futurs successeurs) a la mm vocation que la techno type LHC et s’il elle peut elle aussi partir à la recherche des hypothétiques particules super-symetriques.

    Et pardon d’avance si mes interrogations ne sont pas pertinentes, j’ai juste pas le niveau mais bon ça m’intéresse tout de mm 😛

    Après j’ai rien contre un boudin de 100 km au contraire je préfère que mes impôts aillent là plutôt que dans du homard géant 😀

  26. Bonjour à vous, Aurélien,
    et merci pour tout ce que vous faite.

    Comment puis je connaitre les dates de vos futurs conférences?
    Je ne trouve que les conférences passées.

    Continuez comme ça.
    Patrick

  27. Je me répète peut-être !
    Tu laisses entendre qu’il faut construire cet instrument et on verra après son utilité. Il n’est pas possible de considérer que s’il y a quelque chose à voir on le verra automatiquement. Pour voir quelque chose il faut que notre pensée puisse se poser sur cette chose pour lui donner du sens, sinon on est aveugle. On peut parier qu’au LHC, il y a dans la boite des événements nouveaux mais notre intelligence n’est pas prête à les voir car incapable de les discriminer de la masse car notre regard est transparent. Nous sommes des êtres pensants, pas simplement voyants.
    Vouloir toujours des instruments de plus en plus puissants sans pensée scientifique préalable prospective est une position paresseuse. Le concept de naturalité est inquiétant. La physique est le fruit d’un dialogue entre le physicien et la nature si ce lien est rompu, il faut avant tout le rétablir.
    Amicalement

  28. Sur ce sujet que j’ai abordé précédemment, je me souviens maintenant l’avoir traité dans un article de mon blog du 16/01/2016. Je cite l’introduction:
    « Et si notre pensée était mal placée !
    … si notre pensée était mal placée et trop restrictive, trop déterminée, pour rencontrer la nouvelle physique que nous appelons ! C’est l’interpellation qui m’est venue spontanément à l’esprit lorsque j’ai lu le premier article d’arrivée en responsabilité de Fabiola Gianetti an tant que Directrice Générale du Cern. « If new physics is there we can discover it, but it is in the hands of nature. » (Si une nouvelle physique est là, nous pouvons la découvrir, mais c’est entre les mains de la nature.) »
    Il me semble qu’il n’est pas possible de tourner en rond étant donné les enjeux pour les progrès de la connaissance.
    Mon article complet peut se lire avec mon nom de domaine: Philip.maulion sur overblog. article du 16/01/2016. Titre: ‘Et si notre pensée était mal placée’
    Amicalement

  29. « Et en même temps » comme dirait l’autre, à chaque secteur d’activité sa part des efforts et des renoncements.
    Il semblerait que ce type de projet technoscientifique soit actuellement absent du paysage des imaginaires du bien-vivre. Autrement dit, il n’est guère compliqué d’imaginer de possibles sociétés émancipatrices et à la mesure de l’homme sachant néanmoins composer avec le doute sur l’origine et la nature de notre monde.
    Puisqu’un FCC ne nous apporterait d’ailleurs probablement pas de réponse plus définitive, alors où se poseront les limites à ces projets pharaoniques? Faudra-t-il ensuite en construire un de 500km de diamètre pour des arguments similaires, et puis..?
    Il y aurait beaucoup plus à apporter à la curiosité humaine par le partage et l’appropriation des connaissances actuelles qui ne sont aujourd’hui le privilège que d’une infime partie de la population (les spécialistes en astronomie), que part la poursuite de la progression d’un savoir toujours plus spécialisé et inaccessible, réservé à un petit groupe de spécialistes.
    En celà, je pense qu’il serait plus souhaitable aujourd’hui, compte tenu de la situation écologique, énergétique, socioéconomique (en particulier inégalitaire) de notre monde, que les resources (temporelles et matérielles) soient affectées au partage et à l’appropriation des connaissances existantes plutôt qu’à leur accroissement. (indéfini, et qui sera donc toujours sujet à la frustration intellectuelle)

    Le même pourrait s’appliquer à bon nombre de champs scientifiques, dans lesquels il me semble (par expérience pour certains, par intuition pour la pluspart) que la poursuite de l’accroissement des connaissances scientifiques nécessite une spécialisation qui devient contreproductive dans la mesure où la société qui produit cette connaissance n’est plus en mesure de se l’approprier (par manque de temps, etc.).

    Bref, comme en bien d’autres domaines, le partage aurait plus à apporter que l’accumulation et la croissance…

    Le jour où l’on considèrera que la situation écologique, socio-économique et cognitive de notre monde est satisfaisante alors nous pourrons peut-être nous permettre le luxe de ces projets. Pour l’heure, l’urgence existe, et elle est ailleurs.

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