Le mouton domestique, dont le nom scientifique est Ovis aries, appartient à la grande famille des bovidés, au même titre que les chèvres et les bovins. Cet herbivore ruminant figure parmi les premiers animaux domestiqués par l’être humain, il y a environ 10 000 ans au Moyen-Orient.
Mais comment appelle-t-on précisément la femelle du mouton ? Il s’agit de la brebis. Le mâle reproducteur est appelé bélier. Quant au petit, il porte le nom d’agneau lorsqu’il est mâle et d’agnelle lorsqu’il est femelle.
Dans l’usage courant, le terme « mouton » sert néanmoins souvent à désigner l’ensemble de l’espèce, sans distinction de sexe. À l’origine, ce mot possède pourtant un sens plus précis : il désigne un mâle châtré, principalement élevé pour sa viande.
Les moutons accompagnent les sociétés humaines depuis très longtemps. Ils sont notamment élevés pour leur laine, la fibre animale la plus utilisée au monde. Cette matière peut d’ailleurs connaître d’autres formes de valorisation, notamment au jardin. Les moutons sont également élevés pour leur lait, utilisé dans la fabrication de nombreux fromages, ainsi que pour leur viande et leur peau.
Brebis ou chèvre : quelles différences ?
La confusion entre la brebis et la chèvre est fréquente. Pourtant, la chèvre est la femelle du bouc et appartient à une autre espèce. Plusieurs caractéristiques physiques permettent de distinguer ces deux animaux.
La chèvre présente généralement une silhouette plus fine et plus agile. Elle possède souvent une barbe sous le menton et peut également porter de petites excroissances de peau au niveau du cou, appelées pampilles. Son pelage se compose de poils plus ou moins longs, tandis que la brebis est recouverte d’une épaisse toison laineuse.
Leur comportement diffère lui aussi. Les chèvres sont notamment connues pour leur grande agilité et leur capacité à évoluer dans des endroits escarpés. Leurs pupilles horizontales leur procurent par ailleurs un champ de vision très étendu, y compris lorsqu’elles broutent la tête baissée.
La présence de cornes ne constitue en revanche pas un critère suffisamment fiable pour les différencier. Certaines races de moutons et de brebis en possèdent, tandis que d’autres en sont dépourvues, exactement comme chez les chèvres.

Un animal domestiqué depuis des millénaires
Aujourd’hui, Ovis aries représente l’immense majorité des ovins présents dans le monde. Cette espèce descend de moutons sauvages originaires du Moyen-Orient, probablement domestiqués dans les régions de l’Anatolie et du Zagros.
Les moutons sont désormais élevés sur tous les continents. L’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine et le Royaume-Uni comptent notamment parmi les grandes régions traditionnellement associées à l’élevage ovin.
Particulièrement rustiques, les brebis et les moutons peuvent s’adapter à des environnements très variés, depuis les plaines sèches jusqu’aux régions montagneuses. Ce sont également des animaux grégaires, qui vivent au sein de troupeaux très organisés. Ils communiquent entre eux grâce à leurs bêlements, mais aussi à l’aide de signaux olfactifs.
Même si le mot « mouton » reste couramment employé pour désigner tout un troupeau, vous saurez désormais que lorsqu’une femelle se trouve au milieu des ovins, il s’agit bien d’une brebis.
