C’est précisément cette contrainte que Dominique Chenais, installé dans la Sarthe, a voulu contourner. Son idée permet de profiter d’un feu de cheminée en utilisant des granulés de bois, sans transformer toute l’installation et sans renoncer au charme d’une vraie flamme.
Une invention née d’une simple question

Tout est parti d’une question très concrète, celle que beaucoup de propriétaires de cheminée ont probablement déjà eue en tête : peut-on brûler des granulés dans une cheminée classique ?
Pour Dominique Chenais, cette interrogation n’est pas restée une simple curiosité. Fort d’une longue expérience dans l’univers des poêles à pellets et des cheminées, il a imaginé un brasier capable d’accueillir des granulés dans un foyer existant. L’idée était simple : permettre à chacun de réduire la corvée des bûches, tout en gardant la possibilité de retrouver un feu traditionnel lorsque l’on en a envie.
Son entreprise, BFC Confort, commercialise ainsi un brasier à granulés destiné aux cheminées ouvertes, aux foyers fermés, aux inserts et à certains poêles à bois. Le dispositif se retire facilement, ce qui permet de revenir à une utilisation classique avec des bûches.
Les premiers modèles étaient fabriqués en fonte. La gamme s’est ensuite élargie avec des versions en acier réfractaire, plus légères à manipuler. Ce matériau, conçu pour résister aux hautes températures, répond à une exigence essentielle : durer dans le temps tout en conservant une bonne performance thermique.
Même si cette invention n’est pas toute récente, elle revient naturellement sur le devant de la scène dès que les températures baissent. Il faut dire qu’elle répond à un besoin très simple, mais très courant : profiter d’un feu sans subir toute la logistique du bois.
Un fonctionnement simple qui modernise le feu de cheminée

Le brasier ne cherche pas à remplacer un système de chauffage complet. Il s’agit plutôt d’un chauffage d’appoint, utile lors des soirées fraîches d’automne, des matinées de printemps un peu humides ou des moments où l’on veut simplement réchauffer le salon sans relancer toute l’installation de la maison.
Son fonctionnement est facile à comprendre. Le brasier se place dans le foyer, puis se remplit de pellets. Une fois allumés, les granulés se consument progressivement et peuvent produire de la chaleur pendant plusieurs heures, selon la capacité du modèle choisi.
Par exemple, un modèle pouvant contenir entre 3 et 7 kg de pellets peut offrir environ 3 à 6 heures de chauffe, avec une flamme bien visible pendant les premières heures. Dans un usage quotidien, cela change beaucoup de choses. On n’a plus besoin de réalimenter le feu aussi souvent, ni de manipuler de grosses bûches à chaque flambée.
L’autre avantage tient à l’installation. Le brasier est présenté comme une solution sans travaux et sans assistance électrique. Cette simplicité explique une partie de son intérêt : il permet de moderniser l’usage d’une cheminée existante sans se lancer dans une rénovation lourde.
Des granulés plus faciles à stocker au quotidien

L’usage des granulés apporte aussi un vrai confort pratique. Les sacs de pellets sont généralement moins encombrants qu’un stock de bûches, plus faciles à transporter et plus simples à ranger dans un garage, une buanderie ou un abri.
On imagine facilement la différence au quotidien. Plutôt que de rentrer plusieurs brassées de bois depuis l’extérieur, il suffit de verser la quantité nécessaire dans le brasier. Pour une personne seule, un couple âgé ou une famille qui manque d’espace, ce détail peut vite devenir un vrai argument.
Les granulés ont aussi l’avantage d’être réguliers dans leur format. Cela facilite leur combustion et rend l’usage plus prévisible qu’avec des bûches de tailles très différentes. Pour autant, le bon sens reste indispensable : il faut utiliser des pellets adaptés, respecter les consignes du fabricant et ne jamais oublier l’entretien du conduit.
L’ADEME rappelle que le chauffage au bois peut être une solution intéressante lorsqu’il est bien utilisé, mais qu’une mauvaise combustion augmente les émissions de polluants. France Rénov’ souligne également l’importance d’un équipement adapté et bien entretenu pour améliorer le rendement d’un foyer.
Des brasiers 100 % fabriqués en France
BFC Confort met aussi en avant la fabrication française de ses modèles. La version en fonte est associée à une production en Lorraine, tandis que les versions en acier réfractaire sont conçues dans la Sarthe.
Ce choix local fait partie de l’identité du produit. Dans un marché où beaucoup d’accessoires de chauffage se ressemblent, l’origine de fabrication peut devenir un vrai critère de confiance. L’entreprise indique également garantir ses brasiers pendant cinq ans.
Les prix varient selon la taille et le matériau. Les modèles en acier réfractaire se situent autour de 310 à 320 €, tandis que la version en fonte est annoncée autour de 420 €. Les modèles en acier semblent particulièrement appréciés, notamment parce qu’ils sont plus légers et moins délicats à manipuler.
Les brasiers sont disponibles à la vente sur le site de BFC Confort, avec livraison en France et en Belgique. Dominique Chenais présente aussi son invention sur plusieurs foires et salons, où les visiteurs peuvent voir concrètement le fonctionnement du dispositif.
À retenir
Cette invention française montre qu’une innovation utile ne naît pas toujours d’une technologie spectaculaire. Parfois, elle vient d’une question très simple, posée par des clients confrontés à une contrainte du quotidien.
Avec son brasier à pellets, Dominique Chenais propose une solution pratique pour utiliser une cheminée existante autrement. Elle ne remplace pas un chauffage central, mais elle peut rendre le feu plus accessible, plus simple et plus confortable à utiliser.
En permettant de profiter d’une cheminée sans bûches, sans gros travaux et sans électricité, ce brasier apporte une réponse concrète à ceux qui aiment l’ambiance du feu, mais beaucoup moins la corvée du bois.
