Appréciés au jardin pour leurs chants agréables et mélodieux, les oiseaux deviennent parfois moins populaires lorsqu’ils s’attaquent aux premières fraises de la saison. Si vous ne souhaitez pas partager votre récolte avec eux, quelques précautions s’imposent. Ces visiteurs à plumes peuvent en effet provoquer des pertes importantes. Reste à comprendre ce qui les attire et quelles solutions permettent de les dissuader efficacement.
Quels avantages les fraises offrent-elles aux oiseaux ?
Les fraises comptent parmi les premiers fruits à apparaître au jardin. Leur couleur rouge particulièrement visible signale généralement des fruits mûrs et riches en sucres. Très hydratées, avec une quantité de jus qui varie selon les variétés, elles constituent donc une nourriture particulièrement attractive.
Les oiseaux ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’y intéresser : limaces et escargots peuvent également venir les dévorer. Cette gourmandise explique pourquoi les jardiniers ont intérêt à protéger leurs fraisiers suffisamment tôt, idéalement dès l’apparition des fleurs, afin de préserver les futures récoltes.
Comment éloigner les oiseaux des fraisiers ?

Le filet anti-oiseaux à mailles très fines, installé au-dessus des rangs de fraisiers, reste l’une des solutions les plus efficaces pour empêcher les volatiles d’accéder aux fruits. Il existe dans de nombreuses tailles et couleurs et peut également être utilisé pour protéger les framboisiers, les groseilliers et d’autres petits fruits.
Peu coûteux et réutilisable d’une année sur l’autre, ce filet forme une véritable barrière physique. Installé sur des tasseaux ou des arceaux puis fixé au sol à l’aide d’agrafes, il empêche les oiseaux de venir picorer les fraises. Il faut néanmoins rester vigilant : certains oiseaux trop curieux peuvent se coincer les pattes dans les mailles, se retrouver prisonniers, s’épuiser en essayant de se libérer ou se blesser.
D’autres solutions peuvent également être envisagées :
- Le traditionnel épouvantail, fabriqué à partir de vieux vêtements et destiné à éloigner les oiseaux, perd généralement rapidement son efficacité. En l’absence de mouvement, les volatiles comprennent vite qu’il ne représente aucun danger et peuvent même finir par l’utiliser comme perchoir.
- Il existe également des effaroucheurs visuels à installer dans les rangs de fraisiers ou dans les arbres fruitiers. Souvent fabriqués avec des matériaux brillants et réfléchissants, ils sont fixés sur des piquets et laissés libres de bouger avec le vent afin d’effrayer les oiseaux. Certains jardiniers fabriquent leurs propres dispositifs à partir de vieux CD ou de papier aluminium. Malheureusement, les oiseaux finissent souvent par s’habituer à ces leurres lorsqu’ils constatent qu’ils ne présentent aucun danger.
- Les dispositifs d’effarouchement sonores utilisant des ultrasons pour éloigner les animaux sont déconseillés. Certaines fréquences peuvent être perceptibles ou gênantes pour l’oreille humaine et provoquer des nuisances pour les habitants comme pour le voisinage. Même lorsque la fréquence est réglée, des perturbations peuvent subsister. Il est donc préférable de bien se renseigner avant d’en acheter. Une alternative plus écologique consiste à installer un carillon près des fraisiers : il produit des sons agréables dès qu’un coup de vent le met en mouvement.
- Les jardiniers adeptes de méthodes biologiques utilisent parfois des huiles essentielles végétales comme répulsifs naturels. Certaines odeurs, notamment celles de la menthe poivrée, de l’ail ou du lavandin, sont peu appréciées des oiseaux. L’inconvénient est qu’il faut renouveler régulièrement la pulvérisation du mélange d’eau et d’huiles essentielles autour des rangs de fraisiers, notamment après chaque pluie.
Toutes ces solutions doivent idéalement être mises en place dès que les fraises encore vertes commencent à se développer. Il est ensuite conseillé de maintenir les dispositifs de protection jusqu’aux dernières récoltes de la saison.
