Son efficacité repose sur les nombreux éléments minéraux contenus dans l’ortie, notamment l’azote, le potassium, le fer ou encore le magnésium. Bien utilisé, ce fertilisant naturel constitue un précieux allié pour les cultures, à condition de respecter quelques règles de préparation et d’utilisation.
Pourquoi le purin d’ortie est-il si apprécié ?
Le purin d’ortie est obtenu par la fermentation de feuilles d’ortie dans de l’eau. Cette macération libère progressivement les éléments nutritifs présents dans la plante.
Employé en dilution, il agit principalement comme un fertilisant naturel. Il favorise la croissance des végétaux et accompagne leur développement, notamment au printemps et en début d’été.
L’ortie renferme également de nombreux oligoéléments qui contribuent à maintenir des plantes vigoureuses. Si certaines propriétés répulsives lui sont parfois attribuées contre certains ravageurs, les preuves scientifiques restent limitées sur ce point. En revanche, son intérêt comme fertilisant est largement reconnu par les jardiniers.
Comment préparer un purin d’ortie ?
La recette est simple et ne nécessite que peu de matériel.
Récoltez environ un kilogramme d’orties fraîches, de préférence avant leur montée en graines, puis hachez-les grossièrement. Placez-les dans un récipient non métallique contenant une dizaine de litres d’eau de pluie ou d’eau peu calcaire.
Laissez ensuite fermenter plusieurs jours, en mélangeant une fois par jour. Selon la température extérieure, la fermentation dure généralement entre une semaine et deux semaines.
Lorsque les bulles disparaissent et que le liquide devient sombre, filtrez soigneusement la préparation afin d’éliminer les résidus végétaux.
Comment limiter les mauvaises odeurs ?
La fermentation dégage naturellement une odeur puissante qui rebute de nombreux jardiniers.
Pour limiter cette nuisance, installez le récipient à l’écart des espaces de vie, dans un endroit ombragé et bien ventilé. Un couvercle posé sans être complètement hermétique permet également de réduire les odeurs tout en laissant les gaz de fermentation s’échapper.
Certains jardiniers ajoutent une poignée de poudre de roche ou quelques poignées d’argile, mais leur efficacité pour limiter les odeurs varie selon les conditions de préparation.
À quelles plantes l’utiliser ?
Le purin d’ortie convient à la plupart des cultures potagères, aux arbustes, aux plantes ornementales ainsi qu’aux arbres fruitiers.
Les légumes gourmands comme les tomates, les courges ou les choux apprécient particulièrement cet apport nutritif pendant leur phase de croissance.
En revanche, il est préférable d’éviter les apports importants sur les légumes secs, comme les haricots ou les pois, qui fixent déjà naturellement l’azote grâce aux bactéries présentes sur leurs racines.
Pour accompagner efficacement la croissance des tomates, pensez également à installer un paillage, qui aide à conserver l’humidité du sol tout en limitant les arrosages.
Quelle dilution utiliser ?
Le purin d’ortie s’utilise rarement pur.
Pour un arrosage au pied des plantes, une dilution d’environ 10 % est généralement recommandée, soit un volume de purin pour neuf volumes d’eau.
En pulvérisation sur le feuillage, la dilution est souvent plus importante, autour de 5 %, afin d’éviter tout risque de brûlure des jeunes feuilles.
Ces applications peuvent être renouvelées toutes les deux à trois semaines pendant la période de croissance.
Les précautions à connaître
Comme tout fertilisant, même naturel, le purin d’ortie doit être utilisé avec modération.
Un excès d’azote favorise le développement du feuillage au détriment des fleurs et des fruits. Les plantes deviennent également parfois plus sensibles à certaines maladies ou aux attaques de pucerons.
Il est également préférable d’éviter les pulvérisations en plein soleil afin de limiter les risques de brûlure du feuillage.
Un allié du jardinage durable
Le jardinage naturel privilégie de plus en plus les solutions permettant de valoriser les ressources disponibles au jardin. Le purin d’ortie s’inscrit parfaitement dans cette démarche.
Facile à fabriquer, peu coûteux et issu d’une plante souvent considérée comme envahissante, il constitue un excellent moyen de recycler une ressource locale tout en limitant le recours à certains fertilisants de synthèse.
Associé à un sol vivant, à des apports de compost, à un paillage régulier et à des arrosages raisonnés, il contribue à maintenir des plantes vigoureuses tout au long de la saison. Une solution simple qui séduit toujours autant les amateurs de potager comme les jardiniers expérimentés.
