Avec le mulching, les déchets de tonte deviennent une véritable ressource pour le jardin. Cette méthode respectueuse de l’environnement demande toutefois de suivre quelques règles : quand la pratiquer, comment procéder et que faire lorsque les résidus de tonte sont trop abondants ?
Cette technique de tonte permet non seulement de réduire les corvées du jardinier, mais aussi de fertiliser naturellement le gazon et de lui apporter les éléments nutritifs nécessaires pour rester vigoureux. Avant de vous lancer, mieux vaut donc connaître les avantages et les limites de cette pratique.
Qu’est-ce que le mulching ?
Le principe consiste à tondre le gazon très finement sans ramasser l’herbe coupée. Les résidus restent directement sur le sol et forment un paillis naturel qui nourrit progressivement la pelouse en se décomposant. Plus besoin de vider le bac de ramassage : les éléments nutritifs contenus dans l’herbe sont directement restitués au sol.
Avec le temps, le gazon peut ainsi devenir plus dense, plus vert et plus vigoureux. Cette technique n’est cependant réellement efficace que si les tontes sont régulières, idéalement tous les 6 à 8 jours, et si la coupe reste modérée, en retirant environ un tiers de la hauteur de l’herbe. Si les tontes sont trop espacées, les brins coupés deviennent trop longs et trop nombreux. Ils risquent alors de pourrir au lieu de se décomposer correctement, ce qui peut empêcher la pelouse de respirer et entraîner son jaunissement.
En pratiquant le mulching, vous réduisez considérablement le volume de déchets de tonte envoyé en déchetterie, alors que celles-ci sont souvent très sollicitées dès le printemps. Cette méthode limite également les trajets en voiture ou les déplacements des camions chargés de leur collecte, tout en permettant de réutiliser cette matière précieuse pour nourrir les végétaux du jardin.
Quand pratiquer le mulching ?
La première tonte du printemps permet généralement de ramener l’herbe à une hauteur raisonnable. Les tontes suivantes peuvent ensuite être réalisées en mulching.
L’automne constitue également une période adaptée à cette pratique. Il est notamment possible de passer la tondeuse sur une pelouse recouverte de feuilles mortes afin de les déchiqueter finement et de les laisser se décomposer sur place.
En revanche, évitez le mulching sur une pelouse fraîchement semée. Les jeunes brins d’herbe sont encore fragiles et pourraient être arrachés avec leurs racines lors du passage de la tondeuse.
Quels outils utiliser pour réussir son mulching ?
De nombreuses tondeuses classiques peuvent recevoir un kit spécialement conçu pour le mulching. Celui-ci comprend généralement un déflecteur qui redirige et répartit l’herbe coupée sur le sol au fur et à mesure du passage de la machine.
La lame est également conçue pour hacher très finement les brins d’herbe. Certains modèles de tondeuses disposent directement de ces équipements.
Une fois par an, pensez également à vérifier l’affûtage des lames afin de conserver une coupe nette et efficace. Cette opération doit toujours être effectuée lorsque la tondeuse est complètement éteinte.
Comment mulcher une surface engazonnée ?

Il est préférable de tondre lorsque la pelouse n’est pas trop humide. Dans le cas contraire, les brins d’herbe risquent de s’agglomérer et de former des paquets qui se décomposeront difficilement.
La pelouse ne doit pas non plus être trop haute afin d’éviter une quantité excessive de résidus. Le mulching doit idéalement être pratiqué chaque semaine.
Si vous adoptez régulièrement cette technique, prévoyez au moins deux séances de scarification par an, au printemps et à l’automne. Elles permettent d’aérer la surface du gazon, qui peut progressivement se couvrir d’un feutre formé par l’accumulation de matières végétales, et d’éliminer les éventuelles mousses.
Les passages de la tondeuse restent similaires à ceux d’une tonte classique. Il est conseillé de croiser les passages afin d’obtenir une coupe plus uniforme. Portez également des bottes ou des chaussures fermées, car de nombreux brins d’herbe peuvent être projetés pendant la tonte.
Que faire en cas de surplus de tontes de pelouse ?
Les tontes constituent une matière gratuite particulièrement intéressante pour enrichir le sol. Il serait donc dommage de se priver de cet amendement naturel.
Fraîchement coupés, les brins en excès peuvent notamment servir de paillis. Disposés au pied des arbustes, des arbres fruitiers, des légumes ou des fleurs, ils se décomposent progressivement et libèrent notamment de l’azote, du potassium ainsi que d’autres éléments nutritifs.
Cette décomposition fournit de la nourriture aux plantes tout en améliorant la fertilité du sol. La couche de paillis contribue également à limiter le développement des mauvaises herbes et à conserver l’humidité dans la terre. En répartissant les tontes au pied des végétaux, le jardinier peut ainsi réduire à la fois les besoins en désherbage et en arrosage.
Les tontes excédentaires peuvent enfin être utilisées comme matière verte pour alimenter le tas de compost. Vous pouvez les stocker à proximité afin d’en ajouter régulièrement et d’enrichir progressivement le mélange.
