Archives pour la catégorie Actualités

El Hierro 27 juin : inauguration de la centrale hydro-éolienne

NOUVELLE FLASH : inauguration officielle le 27 juin avec la cérémonie (en espagnol).

Panneau explicatif de la centrale 100% ENR El Hierro installé au niveau du réservoir supérieur. © A. Gioda, IRD.

Cette cérémonie sera précédée, les 25 et 26 juin à El Hierro, par un colloque Unesco. Pour plus d’informations à ce sujet, vous liriez sur le site de l’Unesco l’article correspondant sur www.renforus.net.
La société mixte, dans laquelle les autorités insulaires ont le premier rôle et qui est derrière la centrale dès sa conception depuis la fin de l’année 2004, a pris le nom de Gorona del Viento en hommage aux bergers de l’île. Ces derniers, tout comme sur les autres îles hautes des Canaries, sont célèbres dans l’histoire pour leurs acrobaties, faites avec un long bâton d’appui de la taille et de la forme d’une lance, face aux abimes des volcans afin de regrouper leurs chèvres égarées,  leur langage sifflé maintenant reconnu, protégé et diffusé, et ils bâtissaient traditionnellement des abris circulaires en pierre sèche (les goronas) pour se protéger du vent. La société de la nouvelle centrale hydro-éolienne a repris ce dernier nom afin de s’inscrire durablement dans l’histoire et aussi parce que les goronas sont liées au vent et que leur forme ronde, telle une couronne, se retrouve dans le cercle décrit par les éoliennes sans oublier le dessin des turbines hydrauliques.

Une gorona en ruine au premier plan. C'était un abri des anciens bergers contre le vent de forme circulaire et monté en pierre sèche. Celui-ci s'appuie en partie sur la roche en place. El Julian,  El Hierro. Cliché : A. Gioda, IRD.
Une gorona en ruine au premier plan. C’était un abri contre le vent des pasteurs, de forme circulaire, et monté en pierre sèche. Cette gorona s’appuie en partie sur la roche en place. El Julian, El Hierro. © A. Gioda, IRD.

 

 

El Hierro 2011 : éruption sous-marine du volcan par Villalba Moreno

Cette éruption, restée sous-marine mais très spectaculaire vue du ciel, mit El Hierro en avant sur tous les médias du monde et donc mobilisa un Collègue gravitant autour de Futura-Sciences. A son époque en 2011-2012, El Hierro était l’un des sept ou huit volcans en activité critique du globe.
Les répercutions économiques négatives de ce phénomène paroxystique mais bref se font encore sentir aujourd’hui ; le tourisme, même choisi comme sur l’île, a horreur des crises et, si ces dernières sont amplifiées par les médias, leur impact est durable.

Un grand merci pour le don des photos à « Quique » dont le dernier livre de 2014 développe le thème des crises sismiques dans l’archipel.  « Quique » est l’alias de Eustaquio Villalba Moreno de Tenerife, professeur universitaire, animateur de radio,  homme-orchestre de la protection de la nature aux Canaries et auteur de livres de vulgarisation de haute tenue.

Souvenir d’El Hierro : avancement du chantier 02/2012

Des vues montrant l’avancement du chantier de la centrale hydro-éolienne d’El Hierro en février 2012 alors que celle-ci devrait démarrer le mois prochain en juin. Des images valent mieux qu’un long discours.

La plupart des constructions (l’ancienne centrale au fioul et les nouveautés tels les stations de pompage et de contrôle, la centrale hydraulique et le réservoir inférieur) sont toutes regroupées sur le même site ou à proximité immédiate des Llanos Blancos afin d’en limiter l’impact visuel et écologique. S’y ajoute la proximité du seul port de transbordement de l’île, celui de La Estaca. Il en va de même pour le site amont où le barrage supérieur et le parc éolien sont proches avec, de plus, un parcours parallèle et partiellement enterré des deux conduites : celle du pompage et celle de la chute d’eau forcée.

El Hierro : les arbres fontaines modernes de Don Zósimo

L’important est de comprendre que l’espèce importe peu pour obtenir un arbre fontaine.
Ainsi, sur El Hierro, on trouve parmi les arbres fontaines des lauriers endémiques, des genévriers de Phénicie, des pins de Monterey, etc.  Ailleurs, ce seront des oliviers (au sultanat d’Oman), des taras (une légumineuse d’Amérique du Sud), etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

ACTUS AFP : deux fois l’exemple d’El Hierro mis en avant

Réservoir supérieur et parc d'éoliennes. El Hierro, mars 2014. © A. Gioda,IRD.
Réservoir supérieur et parc d’éoliennes de la centrale hydro-éolienne. El Hierro, mars 2014. © A. Gioda,IRD.

Par deux fois, l’exemple de l’île d’El Hierro aux Canaries (Espagne) a été mis en avant par l’AFP ces derniers temps : le 20 mars et le 5 avril. La large couverture de l’agence de presse et ses nombreux clients lui ont donné une forte lisibilité.

Dans l’espace francophone,  la part des ENR – les énergies renouvelables y compris l’hydraulique – reste faible  (de l’ordre de 20,7% en 2013 de la production énergétique française) mais elle est en hausse sensible.

Ce chiffre est à comparer toutefois avec l’Espagne où l’éolien seul a fourni 21,1% de la demande en 2013 et les ENR 42,4% de celle-ci.

El Hierro : ombres et lumières du développement durable

Je suis rentré d’El Hierro ce mois de mars 2014 après une autre mission sur l’île.  C’était ma dixième, au moins depuis l’été 1991, sans compter quelques-unes sur les autres îles des Canaries et un séjour sur l’archipel du Cap Vert.

Quelles sont les ombres sur El Hierro ? De mon point de vue, il y a un retard préjudiciable et trois ombres ou trois problèmes sur l’île.

Le retard du démarrage de la centrale hydro-éolienne
Maintes fois reporté, son démarrage vient d’être encore renvoyé à l’été 2014. Toutefois les essais des turbines de la centrale hydraulique ont commencé en février dernier alors que les éoliennes sont déjà prêtes depuis largement plus d’une année.

Réservoir supérieur et parc d'éoliennes. El Hierro, mars 2014. © A. Gioda,IRD.
Réservoir supérieur de la centrale hydro-éolienne et parc de moulins (au 2ème plan et à gauche). El Hierro, mars 2014. © A. Gioda, IRD.

Continuer la lecture

Mimétisme et homochromie des attrape-brouillard

La nature prise tel un modèle, mimétisme et homochromie nous ont guidé, Carlos Recio, Arnaud Bouillon et moi, afin d’obtenir une large acceptation des attrape-brouillard dans des localités protégées et sensibles, ainsi les Réserves de la biosphère.

Les attrape-brouillard du projet européen Dysdera

Les attrape-brouillard : deux PME partenaires

Deux entreprises à caractère familial me témoignent, depuis de nombreuses années, leur fidélité afin de construire et de diffuser des attrape-brouillard pour recueillir de l’eau à des fins agricoles dans les zones arides.
Pour leurs filets, c’est Bouillon SA de Caudry dans le Nord. Cette PME avait fabriqué des couleurs de filets différentes telle la sable adaptée au désert de Fuerteventura aux Canaries.

Attrape-brouillard de NAC avec filets de couleur sable de Bouillon SA dans le désert du Morro Veloso, Fuerteventura. Projet européen Dysdera 2006. © Carlos Recio, NAC.

Pour la construction et l’installation des attrape-brouillard, c’est  Naqua qui est basée à Tenerife, toujours aux Canaries, et qui, encore il y a peu, s’appelait Natural Aqua Canarias.

Attrape-brouillard : deux PME partenaires
Attrape-brouillard installé avec le projet européen Dysdera en 2006. El Hierro. Cruz de los Humilladeros. ©  Carlos Sanchez Recio, NAC.

Natural Aqua avait été primée, en tant que meilleure PME des Canaries en 2008, par le concours national, organisé par la banque catalane La Caixa, sous les auspices du grand Ministère de l’industrie, du commerce et du tourisme espagnol.
Sa dernière opération en janvier 2013 a été l’installation des attrape-brouillard dans le parc « Las Cacelitas » sur l’île d’El Hierro, pas bien loin du réservoir supérieur de la nouvelle centrale hydro-éolienne.

Attrape-brouillard : deux PME partenaires
Attrape-brouillard de Natural Aqua Canarias installés par la société Tragsa dans le Parc « Las Cancelitas », El Hierro, janvier 2013. © A. Gioda, IRD.

El Hierro 24/02/2014 : nouveau site de la Réserve de la biosphère

9672e61396c5328e26ff706a47a5cacc
Leoncio Morales Rodriguez (fondateur  de Radio Garoé), un homme de médias qui fit beaucoup pour faire connaître et apprécier El Hierro y compris au-delà des mers.

Le 24/02/2014, le nouveau site Internet de la Réserve de la biosphère, se couplant à un observatoire, est en place (en espagnol).
A ce côté institutionnel, se somment les trois journaux numériques suivants qui montre la vitalité d’une île de seulement quelque 10 000 habitants :
– El Diario El Hierro qui a repris la suite du journal papier homonyme;
– El Hierro Digital;
– El Bimbache.

Il ne faut pas oublier Radio Garoé qui émet depuis 1992 et dont le responsable et fondateur Leoncio Morales vient de nous quitter.  Sa photo est mise en avant dans cet article en son hommage.