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En images : les superbes nuages noctiluques

Chaque été des nuages noctiluques de très haute altitude de couleur bleu électrique apparaissent au-dessus des pôles après le coucher du Soleil.

Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 km d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) la vapeur d’eau se condense autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires. On les observe traditionnellement du début du mois de juin jusqu’à la mi-août.

Pourquoi de tels nuages apparaissent-ils (les premiers ont été signalés en 1885) et pourquoi de plus en plus tôt (on en voit désormais en mai, un mois plus tôt que par le passé) ? Les scientifiques ont encore du mal à répondre à ces questions même s’ils ont remarqué que le phénomène s’amplifie avec le réchauffement climatique.

Peut-on voir de tels nuages en été depuis la France ? C’est assez difficile (puisqu’ils se forment au-dessus des régions polaires) mais pas impossible : chaque année quelques photographes parviennent à enregistrer ces draperies bleues au-dessus de notre pays. Si vous êtes l’heureux témoin de ce spectacle, n’hésitez pas à faire des photographies en utilisant un objectif de courte focale. Posez plusieurs secondes avec une sensibilité élevée en ayant pris soin de fixer solidement votre boîtier photo sur un trépied.

En images : les RAP 2017, un très grand cru

La dix-neuvième édition des RAP, les célèbres Rencontres Astronomiques de Printemps, s’est achevée. Retour sur 4 jours et 3 nuits d’astronomie.

Ils étaient plus de 200 passionnés d’astronomie venus de tous les coins de France et même des pays limitrophes à se retrouver du 25 au 28 mai à Craponne sur Arzon en Haute-Loire pour la dix-neuvième édition des RAP. Ces Rencontres Astronomiques se déroulent toujours lors du pont de l’Ascension au moment de la Nouvelle Lune qui tombait cette année le 25 mai (la nouvelle lunaison qui allait suivre était d’ailleurs celle du Ramadan).

Le site des RAP bénéficie d’un ciel préservé de la pollution lumineuse et la commune  de Craponne sur Arzon éteint l’éclairage public pendant les 3 nuits d’observations, ce qui lui a permis de décrocher cette année le label Villes et Villages étoilés décerné par l’ANPCEN, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes.

Qui dit astronomie dit météo clémente. Cette édition aura été marquée par un temps particulièrement agréable et les participants n’ont pas beaucoup dormi, partagés entre les observations solaires en journée et l’étude du ciel nocturne. La qualité de cette manifestation doit également beaucoup aux bénévoles qui se chargent de son organisation.

Fin croissant de jeune Lune, passages de l’ISS avec à son bord le spationaute Thomas Pesquet, présence des planètes Jupiter et Saturne, nébuleuses, galaxies, amas d’étoiles, comètes…, il y en avait pour tous les goûts. Observateurs, astrodessinateurs et astrophotographes ont ainsi fait le plein de spectacles célestes et certains ont déjà prévu de se retrouver à Toulouse lors de l’opération Ciel en fête du 2 au 4 juin ou aux Rencontres des Observateurs Solaires les 24 et 25 juin à Serbannes.

Il ne reste plus qu’à espérer que la vingtième édition des RAP soit aussi ensoleillée !

 

En images : les Terriens ont admiré la Super Lune

Les photographes ont rivalisé d’imagination pour immortaliser la Super Lune exceptionnelle que l’on pouvait admirer les 13 et 14 novembre.

En raison de son orbite elliptique, la Lune n’est pas toujours à la même distance de la Terre. Au plus loin (c’est l’apogée), la Lune est à plus de 406.000 km de nous alors qu’au plus près (c’est le périgée) sa distance n’est plus que de 356.400 km.  Ces variations de distance se traduisent par un diamètre lunaire apparent qui va de de 29,4 à 33,5 minutes d’arc. Le 14 novembre notre satellite naturel se trouvait à 356.546 km de nous à l’occasion de la Pleine Lune du castor (ou du gel), et son diamètre apparent était de 33’52. Une aussi courte distance ne s’était pas produite depuis le 26 janvier 1948 et n’aura plus lieu avant le 25 novembre 2034.

Mais quelle différence perçoit-on entre une Pleine Lune à l’apogée et une Super Lune au périgée ? Sachez que dans le second cas le disque lunaire est environ 14 % plus grand et 30 % plus lumineux.

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Sur toute la planète les photographes ont essayé d’immortaliser cette Super Lune quand la météo leur en a offert la possibilité. Certains avaient choisi de zoomer au maximum avec la Lune derrière un premier plan éloigné, d’autres ont préféré intégrer notre satellite naturel dans un plan large, plus proche de ce qu’on percevait à l’œil nu.

Si vous n’avez pas pu profiter de ce spectacle, sachez que nous aurons droit le 14 décembre prochain à une autre Super Lune légèrement plus petite mais sans aucun doute aussi belle !

En images : Harvest Moon, la Pleine Lune des récoltes

Retour sur la Pleine Lune des récoltes le 16 septembre (Harvest Moon) accompagnée en Europe d’une discrète éclipse par la pénombre.

Presque un an après la superbe éclipse totale de Lune du 28 septembre 2015, les astrophotographes avaient de nouveau rendez-vous avec la Pleine Lune des récoltes (Harvest Moon). Cette fois-ci la plus proche Pleine Lune de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord (qui tombe cette année le 22 septembre) était accompagnée d’une éclipse beaucoup plus discrète, notre satellite naturel ne faisant que passer dans la pénombre terrestre, cette dernière étant produite par notre atmosphère qui atténue les rayons solaires allant éclairer la surface lunaire.

L’éclipse par la pénombre n’était visible qu’en Asie (haute dans le ciel) et en Europe au lever de la Pleine Lune dont la moitié NORD était un peu moins lumineuse au moment du maximum du phénomène vers 19h T.U. (21h heure de Paris).

Cet assombrissement est bien perceptible sur quelques-unes des images ci-dessous, en particulier celle de Dennis Anastassiou prise en Grèce, celle de Allan Renan Acosta obtenue au Philippines ou encore sur le chapelet réalisé par Miguel Claro avec la Lune en train de se lever sur les remparts de la forteresse de Sesimbra au Portugal.

Quant à ceux qui n’étaient pas dans la zone d’observation de l’éclipse par la pénombre, ils se sont quand même une nouvelle fois régalés du spectacle de ce lever de Pleine Lune, comme l’a fait Scott Kelly, l’ancien commandant de la Station spatiale internationale.

En images : les rotations d’étoiles

La Terre tourne et le ciel nocturne nous en apporte une nouvelle preuve. Voici un florilège de rotations d’étoiles qui vont vous donner le tournis !

Si vous pointez le ciel nocturne avec votre appareil photographique en direction du nord et que vous effectuez une longue pose (en général plusieurs minutes) vous remarquerez que les étoiles laissent des arcs de cercle lumineux centrés sur Alpha Ursae Minoris, l’étoile la plus brillante de la constellation de la Petite Ourse.

C’est en effet cette direction que pointe actuellement l’axe de rotation de la Terre mais cela n’a pas toujours été le cas. Cet axe variant sur une période d’environ 26.000 ans (un phénomène appelé la précession des équinoxes), les étoiles situées dans son prolongement ne sont pas toujours les mêmes : il y a 5.000 ans par exemple c’est Alpha Draconis, une modeste étoile de magnitude 3,7 qui se situe dans la queue de la constellation du Dragon qui indiquait le pôle nord céleste.

En pointant votre appareil photo dans d’autres directions, les longues poses vous donneront des traînées d’étoiles plus ou moins longues.

En images : Cassini-Huygens explore Saturne et ses lunes

Depuis 2004 la sonde américaine Cassini nous fait découvrir Saturne et ses lunes, dont Titan qui a reçu la visite du module Huygens en 2005.

C’est une exploration qui dure depuis plus d’une décennie. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine Cassini poursuit inlassablement ses observations scientifiques, nous envoyant régulièrement d’incroyables images de la planète, de ses anneaux et de ses satellites. Cassini est l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle pèse 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. La sonde mesure près de 7 mètres de haut et 4 mètres de largeur et emporte 12 instruments scientifiques.

Quant au module Huygens (un peu plus de 300 kg), il a été largué le 14 janvier 2005  sur l’un des satellites de Saturne, Titan. C’est à ce jour le record d’atterrissage le plus éloigné de la Terre (1,2 milliard de km). Au cours de sa descente sous un parachute, le module Huygens n’a cessé de nous transmettre des données sur cet étonnant satellite naturel glacé sur lequel on a découvert des lacs de méthane et d’éthane liquide. Le module Huygens s’est posé sur un sol à -180°C, dont la consistance s’apparente à du sable gorgé de liquide, et a encore fonctionné pendant deux heures.

En images : la majestueuse constellation d’Orion

La constellation d’Orion fascine les hommes depuis des millénaires et les photographes depuis que leurs capteurs sont assez sensibles pour l’immortaliser. 

La constellation d’Orion, sans conteste la plus belle de toutes, nous raconte l’histoire d’un chasseur arrogant qui mourut foudroyé par le venin d’un scorpion. Dans la mythologie grecque le chasseur géant Orion passait son temps à se vanter de ses prouesses, ce qui avait le don d’exaspérer Héra, sœur et femme de Zeus. Elle lui envoya un scorpion qui le piqua et le tua.

Pour savoir quand la constellation est observable, je vous conseille de regarder la carte du ciel de Stelvision correspondant à votre site et à votre heure d’observation.  Différentes étoiles délimitent le vaniteux chasseur : ses épaules sont représentées par Bételgeuse et Bellatrix, sa taille par trois astres alignés (Alnitak, Alnilam et Mintaka qui forment le baudrier du chasseur) et ses pieds par Saïph et Rigel. Le glaive suspendu au baudrier contient la célébre nébuleuse d’Orion (Messier 42), une nébuleuse diffuse visible à l’œil nu qui ressemble à une aile de papillon quand on l’observe dans une paire de jumelles ou une petite lunette astronomique.

Voici la liste des images de gauche à droite et de haut en bas :

En images : l’éclipse solaire du 9 mars 2016

Grâce aux images réalisées par les photographes du ciel, revivez la première éclipse solaire de l’année 2016 observable en Indonésie.

Ils y étaient et ils l’ont vue : de nombreux astrophotographes avaient fait le déplacement en Indonésie le 9 mars 2016 pour assister à la disparition temporaire de notre étoile en plein jour à l’occasion de la première éclipse solaire de l’année (la prochaine, une éclipse annulaire, se déroulera le 1er septembre 2016 au-dessus des îles de Madagascar et de la Réunion).

Dans une étroite bande traversant les îles de Sumatra, Bornéo et Célèbes on pouvait profiter aux premières heures du 9 mars 2016 de quelques minutes d’éclipse totale pour découvrir les perles de Baily (un bref diamant lumineux provoqué par un rayon de Soleil qui se glisse dans une plaine entre deux montagnes sur le bord du disque lunaire juste avant et après la totalité), les protubérances (sortes de flammes roses qui trahissent la présence de filaments de plasma) et la couronne solaire (une enveloppe autour de notre étoile dont la température oscille entre 1 et 3 millions de degrés).

En dehors de la bande terrestre balayée par l’ombre lunaire les observateurs ont assisté à une éclipse partielle de Soleil qui ressemblait à celle du 20 mars 2015 en France.

En images : les phénomènes lumineux atmosphériques

Petit tour d’horizon des phénomènes lumineux que l’on peut observer dans notre atmosphère de jour comme de nuit.

Les astronomes le savent bien : l’atmosphère terrestre est un filtre dont les propriétés (densité, température, présence de gouttelettes ou de cristaux de glace…) changent régulièrement, ce qui est à l’origine de nombreux photométéores (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs »). Voici donc une liste non exhaustive des phénomènes lumineux que l’on peut observer dans le ciel.

Il faut distinguer les photométéores produits par la réflexion de la lumière solaire sur des objets (passage de la Station spatiale internationale et flash Iridium), les phénomènes optiques qui apparaissent dans l’atmosphère quand la lumière solaire ou lunaire y subit une modification (réflexion, réfraction, diffraction, interférences…) et les phénomènes de combustion, ionisation et de chimiluminescence (aurores boréales, étoiles filantes et airglow).

Les images suivantes représentent de gauche à droite et de haut en bas :

En images : le Grand Télescope des Canaries

Avec son miroir de 10,4 mètres, le Grand Télescope des Canaries (GTC) est l’un des instruments les plus puissants actuellement en service. Visite guidée.

Les espagnols l’ont surnommé Gran Tecan (pour Gran Telescopio Canarias) : situé à 2.400 m d’altitude sur l’île de La Palma aux Canaries, le GTC est un télescope géant (300 tonnes monture comprise) qui fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos, adossé à la caldeira vertigineuse de Taburiente.

Au-dessus des nuages et de la pollution lumineuse, le Grand Télescope des Canaries bénéficie du meilleur ciel de l’hémisphère nord avec moins de 20 jours de pluie par an. Inauguré en 2007 par le Roi d’Espagne, le GTC est l’un des plus grands télescopes du monde : abrité sous une coupole de 32 m de diamètre, son miroir primaire est composé de 36 miroirs hexagonaux d’une surface collectrice totale de 75,7 m² ; cela représente l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,4 m de diamètre.

Pour ne pas interrompre les observations, 6 miroirs hexagonaux «de secours» permettent de prendre régulièrement la place de ceux qu’on enlève du Gran Tecan pour les réaluminer dans une cuve de 12 000 litres située à l’étage inférieur. Le GTC dispose d’une optique adaptative pour corriger les effets néfastes de la turbulence atmosphérique : on trouve au dos de chaque miroir hexagonal de nombreux vérins actionnés plusieurs centaines de fois par seconde par des moteurs, les ordres étant donnés par des ordinateurs depuis la salle de commandes.

En images : la planète Vénus

Quel est donc ce point étincelant dans le ciel du soir ou du matin, qui parfois accompagne le croissant de Lune ? Il s’agit de Vénus, la seconde planète en partant du Soleil, dont la surface recouverte de nuages renvoie si efficacement la lumière, au point que l’éclat de Vénus peut atteindre la magnitude -4,6.

Malgré ses ressemblances avec la Terre (même diamètre et présence d’une atmosphère nuageuse), Vénus est une planète peu accueillante : trop près du Soleil, elle connaît des températures très élevées. Au sol les pressions infernales et les pluies acides viennent rapidement à bout des rares sondes qui s’y sont posées.

Pour le photographe du ciel, Vénus est une source d’inspiration à l’aube ou au crépuscule, comme vous pourrez le découvrir dans cette collection d’images.

En images : les télescopes des amateurs

Malgré le choix pléthorique de matériel astronomique proposé aujourd’hui aux astronomes amateurs, certains passionnés n’hésitent pas à construire leur instrument et à le personnaliser à leur goût.  D’autres choisissent de modifier certaines parties des télescopes du commerce, comme par exemple la monture, quand ils ne vont pas jusqu’à en inventer une nouvelle beaucoup mieux adaptée.

Petit florilège de ces étonnantes constructions vues à l’occasion des Rencontres Astronomiques de Printemps, un rassemblement annuel qui a lieu en Haute-Loire.

 

En images : la lumière cendrée

C’est l’un des plus beaux spectacles que nous offre le ciel chaque mois. Deux ou trois jours avant et après la Nouvelle Lune, on peut observer à côté du fin croissant lunaire le reste du globe légèrement éclairé. C’est la lumière cendrée ou « clair de Terre » : notre planète renvoie dans l’espace assez de lumière pour éclairer la Lune, un phénomène qu’on ne perçoit que lorsque le croissant n’est pas trop lumineux.