Archives pour l'étiquette télescope spatial Hubble

U Camelopardalis, l’étoile qui crache une coquille de gaz

Photographiée par le télescope Hubble, une immense bulle de gaz entoure U Camelopardalis, une étoile en fin de vie dans la constellation de la Girafe. 

Située en bordure de la Voie lactée à proximité de l’étoile polaire, entre Cassiopée, Céphée et le Cocher, la constellation boréale de la Girafe est très discrète : les étoiles qui la composent sont particulièrement faibles, les plus brillantes se situant autour de la magnitude 4 (vous pouvez retrouver la constellation sur cette image). Attardons-nous sur U Camelopardalis, un astre de magnitude 7,35 sur lequel s’est penché le télescope spatial Hubble.

ucamelopardalis

Cette étoile en fin de vie toussote régulièrement, soufflant dans l’espace une coquille de gaz riche en carbone, d’où le nom d’étoile carbonée.   Continuer la lecture

Quand Ganymède passe derrière Jupiter

En observant Jupiter avec une longue-vue en 1610, le savant italien Galilée découvrit 4 satellites dont Ganymède, une lune qui cache un océan salé.

Le 7 avril prochain la planète gazeuse géante Jupiter sera à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à une distance de 666,3 millions de km, avec un diamètre apparent de 44,3″ et une magnitude -2,5.

Cette planète est toujours très suivie par les astronomes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et ce pour deux raisons : d’une part son diamètre apparent est le plus important de toutes les planètes du Système solaire et d’autre part il y a toujours quelque chose à admirer à sa surface (bandes gazeuses et passage de la Grande Tache Rouge comme sur l’image ci-dessous) ou autour (ballet des 4 principaux satellites qui sont Io, Europe, Ganymède et Callisto).

Cette image réalisée par le télescope spatial Hubble nous donne l’occasion de nous intéresser aujourd’hui à Ganymède. Continuer la lecture

Hubble détaille NGC 248, une nébuleuse dans une autre galaxie

La puissance d’observation du télescope spatial Hubble lui permet de sonder des objets nébuleux hors de notre Galaxie. Exemple avec NGC 248.

Les observateurs du ciel nocturne ont à leur dispositions plusieurs catalogues qui recensent les objets célestes fixes (étoiles, amas, nébuleuses, galaxies). Le plus célèbre d’entre eux est le catalogue Messier rédigé par l’astronome français Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle (110 objets). Beaucoup plus imposant avec 7.840 références, le New General Catalog of Nebulae and Clusters of Stars (NGC) a été établi par John Dreyer à la fin du XIXe siècle.

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Intéressons-nous à NGC 248, une nébuleuse en émission découverte par l’astronome britannique William Herschel en 1834. Continuer la lecture

Zoom sur un Sombrero céleste, la galaxie Messier 104

Le télescope spatial Hubble nous entraîne dans la constellation de la Vierge à la découverte de Messier 104, la fameuse galaxie du Sombrero.

Observée sous un bon ciel dans un télescope d’amateur, loin de toute pollution lumineuse, la galaxie Messier 104 fait immédiatement penser à un sombrero, ce célèbre chapeau de haute taille dont les larges bords protègent les Mexicains du Soleil. Située à une trentaine de millions d’années-lumière de la Terre, la galaxie a été observée pour la première fois indépendamment dans la constellation de la Vierge par les astronomes Pierre Méchain et Charles Messier en 1781 puis par William Herschel en 1784, mais il faudra attendre 1921 pour que l’écrivain et scientifique Camille Flammarion l’incorpore dans La suite du catalogue Messier, un additif au catalogue de 1781 dans lequel il ajoute dix-huit nouveaux objets célestes.

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Messier 104, dont la magnitude est de 8, se présente à nous presque par la tranche (son plan équatorial n’est incliné que de 6 degrés) tout en s’éloignant à la folle vitesse de 1.000 kilomètres par seconde. L’image ci-dessus a été réalisée par le télescope spatial HubbleContinuer la lecture

Juno enregistre une aurore polaire australe sur Jupiter

La sonde Juno commence à livrer ses premières observations de Jupiter, dont une aurore polaire australe photographiée en infrarouge.

Le samedi 27 août, alors que les Terriens admiraient le rendez-vous apparent Vénus-Jupiter, la sonde Juno réalisait la première de ses 36 orbites elliptiques autour de Jupiter à une vitesse de 208.000 km/h après un voyage de 2,7 milliards de km parcourus en 5 ans.

En vidéo : de nouvelles images de la Grande Tache Rouge

L’instrument JIRAM (Jovian Infrared Auroral Mapper) en a profité pour prendre des images à des longueurs d’onde allant de 3,3 à 3,6 microns, révélant ainsi la lumière émise par des ions d’hydrogène excités au niveau du pôle sud de la planète gazeuse géante.

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C’est la première fois qu’on observe une aurore polaire australe sur Jupiter. Alors que le télescope spatial Hubble enregistre régulièrement des aurores boréales,  le pôle sud de la planète reste très difficilement observable depuis la Terre en raison de son orientation. Continuer la lecture

Mars à l’opposition vue par le télescope spatial Hubble

Quand le télescope spatial Hubble pointe Mars au moment de son opposition, on obtient une incroyable image de la Planète rouge.

Emporté le 24 avril 1990 par la navette spatiale américaine Discovery, le télescope spatial Hubble, baptisé en hommage à l’astronome américain Edwin Powell Hubble, continue 26 ans plus tard à fournir de merveilleuses images de l’Univers.

En vidéo : les 25 ans du télescope spatial Hubble en images

Le 12 mai dernier les ingénieurs qui ont la charge de ce géant de 11 tonnes doté d’un miroir de 2,4 mètres de diamètre ont décidé de tirer le portrait de la planète Mars située alors à 80 millions de km de la Terre, dix jours avant son opposition.

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Voici les principales formations visibles sur cette image particulièrement détaillée : Continuer la lecture

Le miroir du JWST se dévoile lentement

Les ingénieurs de la NASA sont en train de découvrir l’un après l’autre les dix-huit segments du miroir principal du JWST (James Webb Space Telescope).

Successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope (nommé en hommage à James Edwin Webb, administrateur de la NASA entre 1961 et 1968) est un instrument qui sera doté d’un miroir de 6,5 m de diamètre. Il doit être lancé en octobre 2018 par une fusée Ariane 5 depuis le centre spatial guyanais de Kourou.

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L’assemblage du télescope se poursuit dans la salle blanche géante du Goddard Space Flight Center à Greenbelt dans le Maryland. La monture du télescope est opérationnelle et le module ISIM (Integrated Science Instrument Module) qui regroupe les principaux instruments destinés à la bonne marche du télescope (caméra infrarouge, spectromètre, capteurs de guidage..) a été testé dans une enceinte à -254° C destinée à reproduire les conditions que subira le télescope dans l’espace.

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Pour réaliser un miroir principal deux fois et demie plus large que celui du télescope spatial Hubble (soit 6,5 mètres de diamètre) sans qu’il soit plus lourd, les ingénieurs de la NASA on choisi d’utiliser du béryllium, un des métaux les plus légers au monde, dont les propriétés thermiques et mécaniques sont adaptées aux températures cryogéniques (- 223 °C) qui seront nécessaires pour que le JWST puisse également observer dans l’infrarouge et surpasse l’observatoire spatial Herschel de l’ESA. Continuer la lecture

Le fuseau poussiéreux de la galaxie lenticulaire NGC 5866

La constellation du Dragon héberge une curieuse galaxie, NGC 5866. Vue exactement par la tranche, elle révèle un long fuseau poussiéreux.

Coincée entre la Petite et la Grande Ourse, la constellation boréale du Dragon abrite une surprenante galaxie lenticulaire, NGC 5866. Située à 44 millions d’années-lumière de nous, NGC 5866 est à l’origine d’une incertitude dans le catalogue Messier. Son observation est rapportée par l’astronome français Pierre Méchain en 1781 et Charles Messier la classe alors dans son catalogue des objets nébuleux comme M 102 ; mais quelques temps plus tard Méchain signale qu’il s’est trompé et que son observation correspond en fait à une galaxie déjà connue, M 101 dite la galaxie du Moulinet.

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Même si l’image ci-dessus (prise par le télescope spatial Hubble en novembre 2005) semble assez inhabituelle, la finesse de ce disque galactique n’a rien d’exceptionnel. D’autres galaxies pourraient nous montrer le même profil mais nous ne les voyons pas exactement par la tranche comme c’est le cas avec NGC 5866. Continuer la lecture

Un flash Iridium à côté de la constellation d’Orion

Si vous êtes surpris par une lumière céleste brève et intense au cours d’une observation nocturne, c’est sans doute que vous assistez à un flash Iridium.

Iridium est un réseau de 66 satellites de communications dont la mise en service a débuté fin 1998. Chacun de ces satellites possède trois antennes rectangulaires de la taille d’une porte qui réfléchissent directement la lumière du Soleil vers la Terre, produisant un faisceau lumineux d’environ 10 km de diamètre.

Vu de la Terre, l’éclat du satellite apparaît d’abord assez faible, va augmenter progressivement jusqu’à un maximum d’intensité avant de diminuer jusqu’à extinction. Si vous tentez d’immortaliser le phénomène avec une longue pose photographique, le satellite en déplacement rapide devant les étoiles montrera un fuseau lumineux.

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Comme les paramètres orbitaux des satellites sont parfaitement connus, il est possible de prédire avec précision à la fois l’heure et la luminosité d’un tel événement pour un point quelconque à la surface de la Terre.

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Le mieux est de vous rendre sur Heavens-Above comme je l’ai fait pour préparer l’observation d’un flash prévu le 25 janvier en début de soirée. Une fois spécifiées vos coordonnées géographiques, vous pouvez visualiser de nombreux événements comme les flash Iridium, les passages de l’ISS, du télescope spatial Hubble et de nombreux objets volants artificiels.

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Zoom sur Messier 5, l’un des plus vieux amas globulaires

Avec des étoiles qui se sont formées il y a près de 13 milliards d’années, l’amas globulaire Messier 5 est l’un des plus âgés dans la Voie lactée.

Lorsque l’astronome français Charles Messier l’observe pour la première fois le 23 mai 1764, il prend cet amas globulaire de magnitude 5,6 pour une nébuleuse, ne parvenant pas à distinguer autre chose qu’une tache ronde dans son modeste télescope.

L’objet céleste qui va entrer en cinquième position dans son catalogue a déjà été découvert 62 ans plus tôt par l’astronome allemand Gottfried Kirch (1639-1710) mais il faudra attendre 1792 pour que William Herschel parvienne à résoudre une partie des étoiles de l’amas à l’aide de son puissant télescope.

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Comme tous les amas globulaires, Messier 5  se trouve dans le halo de notre Galaxie, et comme eux il perd une partie de ses étoiles chaque fois que son orbite elliptique allongée le fait s’approcher trop près de la Voie lactée.

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En vidéo : derniers tests pour le télescope spatial JWST

Une équipe d’ingénieurs de la NASA vient d’installer le cœur du futur télescope spatial JWST dans une chambre froide pour quatre mois de tests intensifs. 

Successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope, un instrument qui sera doté d’un miroir de 6,5 m de diamètre) doit être lancé en 2018. Son assemblage se poursuit dans la salle blanche géante du Goddard Space Flight Center à Greenbelt dans le Maryland. La monture du télescope est opérationnelle et les dix-huit segments en béryllium recouvert d’or qui vont constituer le miroir principal seront bientôt prêts.

Les ingénieurs de la NASA ont également terminé l’assemblage du module ISIM, le cœur du JWST. ISIM (Integrated Science Instrument Module) regroupe les principaux instruments destinés à la bonne marche du télescope (caméra infrarouge, spectromètre, capteurs de guidage..).

Comme le montre la vidéo ci-dessus, le module ISIM vient d’être placé pour quatre mois dans une énorme enceinte de 8 m de diamètre et 12 m de haut.

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La monture du télescope spatial James Webb est prête

La construction du James Webb Space Telescope se poursuit avec la livraison de la structure qui va supporter le miroir de 6,5 mètres de diamètre.

Alors que les dix-huit segments en béryllium recouvert d’or qui vont former le miroir principal du JWST sont en cours de réalisation, c’est la monture de ce futur télescope spatial qui est arrivée au Goddard Space Flight Center à Greenbelt  dans le Maryland, là où la NASA dispose de la plus grande salle blanche du monde (1200 m²) pour assembler et tester ses systèmes spatiaux.

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Successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope (nommé en en hommage à James Edwin Webb, administrateur de la NASA entre 1961 et 1968), sera équipé d’un miroir trois fois plus grand dont le revêtement de surface permettra d’étudier le rayonnement infrarouge des astres les plus lointains de l’Univers, comme l’a fait avant lui le télescope spatial Herschel.

Comme l’a rappelé l’ancien astronaute John Grunsfeld (qui est désormais administrateur associé à la Direction des missions scientifiques de la NASA), « le JWST peut remonter beaucoup plus loin dans le temps et dans l’espace que le télescope Hubble, de façon à nous montrer les premières étoiles et galaxies formées dans l’Univers ».

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Financé principalement par les Etats-Unis, le James Webb Space Telescope (dont on voit une représentation d’artiste ci-dessus)devrait coûter la bagatelle de 10 milliards de dollars. Cet instrument de plus de 6 tonnes dont la température doit être maintenue à -223°C pour permettre les observations en infrarouge sera lancé en 2018 depuis la base de Kourou en Guyane à l’aide d’une fusée Ariane 5. Le JWST sera placé sur une orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre pour mener à bien ses observations.

L’écharpe cosmique laissée par la supernova SN 1006

La constellation australe du Loup héberge les restes d’une étoile qui explosa il y a plus de 1000 ans (SN 1006). Elle fut la plus brillante des supernovae.  

Le 1er mai 1006, une étoile explosa dans la Voie lactée, atteignant un éclat qu’aucune autre supernova ne dépassa (magnitude d’environ -7, l’équivalent lumineux  d’un gros croissant de Lune), ce qui explique que son apparition soit mentionnée dans des textes européens, chinois, japonais, égyptiens et irakiens.

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Elle resta visible sans instrument pendant des mois puis son éclat faiblit et on l’oublia.

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Herbig-Haro 110, un geyser de gaz chaud dans Orion

Nébulosités gazeuses échappées de jeunes étoiles, les objets Herbig-Haro prennent parfois une drôle d’apparence, comme le prouve HH 110.

C’est à la fin des années 1940 que les astronomes George Herbig et Guillermo Haro s’intéressèrent à une série de petites nébulosités qui se trouvaient systématiquement à côté de très jeunes étoiles (âgées de seulement quelques centaines de milliers d’années).

George Herbig et Guillermo Haro avaient été précédés par leur compatriote Sherburne Wesley Burnham qui avait déjà observé à la fin du XIXe siècle une petite nébulosité à proximité d’une jeune étoile dans la constellation du Taureau, T Tauri.

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Herbig et Haro remarquèrent que ces nébuleuses présentaient les mêmes spectres inhabituels et qu’elles étaient invisibles en infrarouge.

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En vidéo : science et poésie pour fêter le télescope Hubble

Le 24 avril 1990 la navette spatiale américaine Discovery décollait de Cap Canaveral avec dans sa soute un télescope de 11 tonnes doté d’un miroir de 2,4 m de diamètre. Baptisé du nom de l’astronome Edwin Powell Hubble, cet instrument qui avait coûté près de 3 milliards de dollars aux agences spatiales américaine (NASA) et européenne (ESA), emportait tous les espoirs de la communauté astronomique.

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Les premiers tests du télescope Hubble en orbite révélèrent une erreur de montage qui rendait le télescope myope. Il fallut alors attendre 1993 et l’installation d’un correcteur optique par une équipe d’astronautes pour que l’instrument retrouve toute ses capacités.

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La nébuleuse du Crabe, premier objet Messier

En l’an 1054 une étoile nouvelle s’invita dans la constellation du Taureau (connue pour abriter le célèbre amas d’étoiles des Pléiades). Visible pendant des mois sans instrument, son apparition fut mentionnée par des observateurs chinois et arabes. Il s’agissait de l’explosion d’une étoile agonisante, une supernova qui entra dans l’histoire sous l’appellation SN 1054. Cette supernova a ensuite fait place à un pulsar et surtout à une nébuleuse en perpétuelle expansion, la nébuleuse du Crabe.

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700 ans plus tard, l’astronome français Charles Messier redécouvrit la nébuleuse par hasard, alors qu’il était à la recherche de la comète de Halley, dont on avait prédit le retour. Pour éviter de confondre les objets nébuleux avec la comète, Messier décida de faire la liste de ces objets. Ainsi naquit le célèbre catalogue Messier dont le premier objet est la nébuleuse du Crabe (M 1).

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Avec MUSE, le VLT surpasse le télescope spatial Hubble

Pour mieux reconstituer l’histoire de notre Voie lactée, les astronomes ont besoin d’observer de très jeunes galaxies aux confins de l’Univers, à plus de dix milliards d’années-lumière : un véritable défi car à de telles distances les galaxies sont minuscules et très faiblement lumineuses.

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Par le passé on a utilisé à plusieurs reprises le télescope spatial Hubble pour réaliser des images de ciel très profond en cumulant des poses sur plusieurs jours. Les images fournies révélaient une multitude d’astres dont les astronomes devaient ensuite réaliser le spectre, un long travail qui n’est toujours pas terminé.

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Discrète, la planète Uranus glisse entre Vénus et Mars

Dans le ciel des astrophotographes, certaines planètes tiennent une place de choix en raison de leur éclat : Vénus et Jupiter arrivent en tête, suivies de Mars et Saturne (par ordre de luminosité décroissante). Mercure, même si elle peut atteindre des magnitudes négatives, est toujours délicate à saisir en raison de sa proximité au Soleil.

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Beaucoup plus discrète, Uranus est rarement présente sur des clichés. Il faut dire que la septième planète du Système solaire, découverte en 1781 par William Herschel, brille avec une magnitude de 5,9 (10 000 fois moins que Vénus) : pas de quoi éblouir les capteurs de nos appareils photographiques.

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Les étonnants nuages géants de la planète Mars

La planète Mars a toujours fasciné les hommes tant elle leur rappelle la Terre, avec ses saisons, ses calottes polaires et sa rotation en un peu plus de 24 heures. Les humains ont reporté tous leurs fantasmes sur la quatrième planète du Système solaire : ils ont cru y voir des canaux artificiels à la fin du dix-neuvième siècle puis ils l’ont peuplée de créatures hostiles pendant les décennies suivantes, de terribles martiens ou petits hommes verts qui n’hésitaient pas à venir nous anéantir.

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Encore aujourd’hui certains interprètent de façon fantaisiste les images envoyées par les rovers comme Opportunity, qui aurait même photographié un cercueil sur Mars !

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Les Antennes, une paire de galaxies en interaction

En 1785 l’astronome germano-britannique William Herschel découvrit depuis l’hémisphère sud un objet nébuleux faisant penser aux antennes d’un insecte. Situées dans la constellation du Corbeau à un peu plus de 60 millions d’années-lumière de la Terre, les Antennes sont le résultat d’une collision entre deux galaxies (NGC 4038 et 4039) ayant débuté il y a 100 millions d’années environ et qui se poursuit toujours.

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Ce genre de rencontre cosmique pourrait bien concerner un jour lointain notre Voie lactée et sa plus proche voisine, la grande galaxie d’Andromède.

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