Archives pour l'étiquette Soleil

20 mars : le printemps débute dans l’hémisphère nord

C’est le 20 mars que débute le printemps dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.

Le changement de saison n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens SUD-NORD le 20 mars (c’est la même date depuis 2008 et ça le restera jusqu’en 2043) et se fera dans le sens NORD-SUD le 22 septembre 2017, date de l’équinoxe d’automne.

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Désormais le Soleil va traverser le ciel au NORD de l’équateur céleste : c’est le début du printemps dans l’hémisphère nord et de l’automne dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus haute le 21 juin prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’été dans l’hémisphère nord. Continuer la lecture

Double parhélie et halo pour un Soleil couchant

Parhélie et halo solaires sont des photométéores  (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs ») qu’on observe dans un ciel voilé par des cirrus.

C’est entre 7 et 12 km d’altitude que l’on rencontre des nuages fins appelés cirrus. Les gouttes d’eau qui les composent gèlent et se transforment en petits cristaux de glace en général de forme hexagonale. En traversant ces cristaux les rayons solaires subissent plusieurs réflexions et ressortent selon certains angles, produisant ainsi des halos solaires.

Celui que l’on observe sur cette image (volontairement contrastée) forme un cercle de 44° centré sur le Soleil ; on parle d’un halo de 22° (son rayon) ou petit halo. Il est beaucoup plus rarement entouré d’un halo de 46° (lui aussi centré sur le Soleil) appelé également grand halo. Continuer la lecture

Le croissant de Vénus, une observation facile à réaliser

Il est actuellement possible d’observer le croissant de Vénus avec une petite lunette astronomique ou même une simple paire de jumelles. 

Après avoir étincelé pendant des mois dans le ciel du soir, la seconde planète du Système solaire (que l’on voit ici au-dessus du phare de Sanary-sur-Mer) se rapproche désormais du Soleil avec lequel elle sera en conjonction le 25 mars prochain. Il s’agira d’une conjonction inférieure (la planète se trouve entre nous et notre étoile), Vénus passant à 8,3° au nord du disque solaire . Si l’orbite de la planète n’était pas inclinée nous aurions droit à un transit de Vénus devant le Soleil à chaque conjonction inférieure comme ce fut le cas les 5 et 6 juin 2012.

On peut en attendant admirer le croissant de Vénus qui ne cesse de s’affiner comme nous le prouve l’astrophotographe Shahrin Ahmad avec cette image réalisée le 6 mars. Elle révèle un croissant de Vénus qui est passé sous la barre des 12%. Le 14 mars il ne représentera plus que 6% de la taille totale de la planète (similaires aux phases de la Lune, les phases de Vénus découlent de la position de cette planète par rapport à la Terre et au Soleil). Continuer la lecture

Aurores boréales islandaises au-dessus du cratère Kerið

Voici une saisissante image d’aurores boréales dont les draperies vertes se reflètent sur les eaux du cratère volcanique islandais Kerið

Situé au SUD-OUEST de l’Islande, le cratère volcanique Kerið fait partie du Cercle d’or, une zone où sont concentrés les sites touristiques les plus visités du pays : le parc national de Þingvellir (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO), la chute de Gullfoss (l’une des plus belles cascades d’Islande) et le champ géothermique de Geysir avec deux geysers encore actifs, Geysir (qui projette de l’eau bouillante jusqu’à 70 mètres de haut) et Strokkur (projection d’eau à 20 m de haut toutes les 10 min).

Kerið est un cratère volcanique de 55 mètres de profondeur, 170 mètres de large et 270 mètres de long occupé par un petit lac d’une dizaine de mètres de profondeur alimenté principalement par l’eau de pluie et la fonte des neiges. On estime l’âge de cette formation géologique à 3.000 ans,  deux fois moins que Crater Lake aux États-Unis. Continuer la lecture

Gregor, le télescope allemand qui étudie la surface du Soleil

Depuis 2012 le télescope allemand Gregor étudie en haute résolution la surface du Soleil depuis l’Observatoire du Teide aux Canaries.

Les îles Canaries sont connues pour la qualité astronomique de leur ciel. Le sommet de l’île de La Palma accueille l’Observatoire du Roque de Los Muchachos dont le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array).

Quant à l’île de Ténérife, si ses plages sont très prisées des touristes, son sommet est réservé à l’Observatoire du Teide. Continuer la lecture

Un morceau de ciel vieux de 3.600 ans sur le disque de Nebra

Le disque de Nebra, une découverte archéoastronomique majeure, nous montre un morceau de la voûte céleste représenté il y a 3.600 ans.  

C’est un disque de bronze d’environ 30 cm de diamètre qui pèse près de 2 kg. Découvert en 1999 à proximité de la ville allemande de Nebra par des pilleurs de trésors, il a été saisi lorsque ces derniers ont cherché à le vendre et se trouve depuis 2002 au Musée régional de la Préhistoire de Halle.

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D’après l’analyse microscopique de la patine du disque et l’ étude isotopique du plomb radioactif qu’il contient on peut dater approximativement sa réalisation vers l’an 1.600 av. J.-C. ce qui en ferait l’une des plus vieilles représentations de la voûte céleste. Continuer la lecture

21 décembre : solstice d’hiver dans l’hémisphère nord

Le 21 décembre le Soleil atteint sa déclinaison la plus basse. C’est le solstice : l’hiver commence dans l’hémisphère nord, l’été dans l’hémisphère sud.

En raison de l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre, notre planète ne présente pas toujours le même hémisphère au Soleil. Au moment du solstice d’hiver l’hémisphère sud connaît l’été et le pôle Sud est éclairé alors que l’hémisphère nord ne reçoit que des rayons rasants qui ne nous chauffent pas beaucoup et qui n’atteignent même pas le pôle Nord plongé dans le noir. Ce sera la situation inverse lors du solstice d’été le 21 juin 2017.

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Cette année le Soleil (qu’on peut voir sur cette image du photographe grec Loukas Hapsis) atteint sa position la plus méridionale par rapport à l’écliptique le 21 décembre, passant à la verticale du tropique sud, le tropique du Capricorne. Le 21 juin 2017 notre étoile sera à la verticale du tropique du Cancer (les noms de Cancer et Capricorne ont été attribués il y a environ 2.000 ans en tenant compte de la position qu’occupait alors le Soleil dans le zodiaque au moment des solstices).

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Un nouveau trou coronal déclenche des aurores polaires

Un trou coronal à la surface du Soleil a libéré une bouffée de particules à l’origine d’une nouvelle série d’aurores polaires.

Les astrophysiciens savent que la surface du Soleil est parcourue par des champs magnétiques. La plupart sont des champs fermés qui sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin,  formant ainsi une boucle. Mais sans que l’on ne sache encore vraiment pourquoi, certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas et laissent place à un trou coronal qui libère des gaz chauds.

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Ce vent solaire s’échappe alors à des vitesses de 600 ou 700 km/sec, trois fois plus vite qu’en temps normal. Si le trou coronal fait face à la Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique qui déclenche des aurores polaires. Continuer la lecture

Admirez la planète Vénus dans le ciel du soir

Pendant les semaines qui viennent vous aurez tout le temps d’admirer l’éclatante Vénus qui trône majestueusement au crépuscule.  

Peut-être avez-vous déjà remarqué qu’un astre très brillant étincelle au-dessus de l’horizon OUEST bien avant la nuit noire. Ce n’est pas un OVNI mais Vénus, la seconde planète du Système solaire (juste après Mercure), l’astre nocturne le plus brillant après la Lune en raison de sa relative proximité et surtout de la couche nuageuse qui l’entoure en permanence et qui renvoie la lumière solaire.

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Vénus va briller ainsi de mille feux au crépuscule jusqu’au début du mois de mars 2017. Continuer la lecture

En vidéo : la réfraction atmosphérique fait son show

Le photographe Babak Tafreshi a filmé le coucher des étoiles, mettant en évidence la déviation de la lumière provoquée par la réfraction atmosphérique.

Lorsqu’ils sont proches de l’horizon, les rayons lumineux qui traversent l’atmosphère terrestre voient leur trajectoire modifiée en raison de la réfraction atmosphérique.

Nous avons déjà tous observé un des effets de la réfraction atmosphérique avec les disques de la Lune et du Soleil légèrement aplatis ou fortement déformés au moment du lever et du coucher de ces astres. Mais ce phénomène optique, qui trouve son origine dans les variations de densité entre les différentes couches d’air, s’observe aussi sur des sources lumineuses moins brillantes comme les étoiles.

La réfraction atmosphérique étant beaucoup plus importante à l’horizon qu’au zénith, les astronomes choisissent toujours d’observer les astres lorsqu’ils sont au plus haut dans le ciel. Babak Tafreshi a fait le contraire. Continuer la lecture

Le Soleil en vase étrusque dans la mer de Marmara

C’est un phénomène de réfraction à l’horizon qui produit le Soleil en forme de vase étrusque, une curiosité photographiée sur la mer de Marmara.

Le photographe Ender Gökçebay est l’auteur d’une photographie originale sur laquelle le Soleil apparaît sous la forme d’un vase étrusque. L’image a été prise au téléobjectif de 400 millimètres de focale depuis Istanbul, l’ancienne Constantinople, la plus grande ville de Turquie, alors que notre étoile était juste au-dessus de la mer de Marmara, une étendue d’eau qui relie la mer Noire à la Méditerranée.

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Un vase étrusque (qui fait partie des phénomènes lumineux atmosphériques) est un mirage inférieur qui se forme lorsque les rayons lumineux du Soleil (ou de la Lune) à l’horizon traversent une couche atmosphérique d’air froid. Continuer la lecture

Non, la Lune n’est pas blanche à l’horizon !

De nombreuses photographies de la Super Lune qui ont circulé sur les réseaux sociaux sont en réalité des montages maladroits. Explications.

Vous avez sans doute vu passer beaucoup d’images de notre satellite naturel le 14 novembre. Les médias faisant leur une en annonçant la plus grosse Pleine Lune depuis 1948, chacun a voulu immortaliser le phénomène. Mais comme la météo n’était pas très favorable, certains photographes ont créé leurs propres images en intégrant une photo de notre satellite naturel dans un cliché de paysage, souvent en plaçant sur l’horizon une Lune photographiée en plein ciel à une autre occasion. Petit problème : à l’horizon la Lune n’est pas blanche, et voici pourquoi. Continuer la lecture

SDO observe depuis son orbite une éclipse partielle de Soleil

Le 30 octobre 2016, l’observatoire spatial solaire SDO a photographié une éclipse partielle de Soleil inobservable sur Terre.

L’observatoire solaire SDO (Solar Dynamics Observatory) a été lancé il y a plus de 6 ans (le 11 février 2010 exactement) par la NASA depuis Cap Canaveral en Floride par une fusée Atlas V. Placé ensuite sur une orbite géosynchrone (à 36.000 km d’altitude environ), ce satellite de plus de 3 tonnes (il mesure 2 m par 4,5 m) observe en continu le Soleil dans différentes longueurs d’onde. Il peut ainsi étudier l’activité de notre étoile, comme l’apparition d’un filament géant ou le développement de taches gigantesques.

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Le 30 octobre cet observatoire solaire a capturé les images d’un transit lunaire devant le Soleil pendant une heure, un phénomène qui ne pouvait s’observer que depuis son orbite. Il ne s’agissait pas d’une éclipse totale puisque au maximum du phénomène notre satellite naturel ne masquait que 59% du Soleil. Les images de SDO ont été prises dans l’ultraviolet (une longueur d’onde invisible pour l’œil humain) puis colorisées en rouge. Continuer la lecture

Coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi

En choisissant bien son emplacement, un photographe a immortalisé le Soleil couchant  en train de passer derrière l’Observatoire du Pic du Midi.

C’est depuis le village d’Esperce, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse, que le photographe Michel Boutet (membre du club d’astronomie Les Pléiades) a saisi le 1er novembre le coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi (OMP) situé à un peu plus de 100 km à vol d’oiseau.

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Construit à 2.877 mètres d’altitude, au sommet du pic du Midi de Bigorre, l’observatoire est né à la fin du XIXe siècle de la volonté de deux hommes, Charles du Bois de Nansouty et Célestin-Xavier Vaussenat qui décident dans les années 1870 de créer une station météorologique dont les premiers bâtiments sont achevé en 1882.

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En 1901 le directeur de l’Observatoire de Toulouse, Benjamin Baillaud, séduit par la qualité du ciel du Pic du Midi, lance l’idée d’un observatoire astronomique et le fait équiper progressivement en lunettes et télescopes.

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Festival d’aurores polaires après une tempête géomagnétique

Des aurores polaires ont illuminé les cieux nocturnes de l’Arctique et de l’Antarctique le 25 octobre suite à une tempête géomagnétique de niveau G3. 

Les astrophotographes installés dans les régions polaires étaient en alerte après l’avis de tempête géomagnétique lancé par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) pour les 25 et 26 octobre (le spectacle pourrait dont se répéter pendant quelques nuits). L’arrivée sur Terre d’une bouffée de vent solaire (échappé d’un trou coronal observé à la surface du Soleil) se déplaçant à plus de 700 km/sec a provoqué une série d’aurores polaires.

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Elles ont été observées aux deux extrémités de notre planète comme le prouvent les images obtenues en Alaska par Marketa S. Murray et en Tasmanie par Rebecca Brogan.

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Cette tempête géomagnétique était de niveau G3 sur une échelle d’intensité définie par la NOAA et qui s’échelonne de G1 (mineure) à G5 (extrême). Continuer la lecture

Changement de saison le 22 septembre, jour de l’équinoxe

C’est le 22 septembre que débute l’automne dans l’hémisphère nord. Il s’agit de l’équinoxe, moment où le Soleil traverse le plan équatorial terrestre.  

L’équinoxe du 22 septembre annonce un changement de saison qui n’a rien d’arbitraire ; il est dicté par le mouvement apparent du Soleil. Au cours de l’équinoxe notre étoile coupe l’équateur céleste (qui n’est que la projection sur la voûte céleste de notre équateur terrestre). Le franchissement de l’équateur céleste par le Soleil s’effectue dans le sens nord-sud aujourd’hui et se fera dans le sens sud-nord le 20 mars 2017, date de l’équinoxe de printemps.

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Désormais le Soleil (que l’on voit ici se lever presque dans l’axe du beffroi de Nuits-Saint-Georges en Côte-d’Or) va traverser le ciel au sud de l’équateur céleste : c’est le début de l’automne dans l’hémisphère nord, du printemps dans l’hémisphère sud. Le Soleil atteindra sa déclinaison la plus basse le 21 décembre prochain : ce sera le solstice qui marquera le début de l’hiver dans l’hémisphère nord. Continuer la lecture

Un nouveau filament géant observable sur le Soleil

Astronomes amateurs et observatoires professionnels suivent depuis quelques jours le développement d’un très grand filament solaire.

Les  filaments se composent de matière solaire (hydrogène, calcium et quelques métaux sous forme gazeuse), environ 100 fois plus froide et plus dense que le reste de la couronne solaire, cette dernière n’étant visible qu’au moment d’une éclipse totale.

Ces filaments sont maintenus en suspension par de puissants champs magnétiques, de telle sorte qu’un hypothétique observateur placé à la surface du Soleil verrait ces filaments comme un mur.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

On ne peut observer les filaments solaires que dans certaines longueurs d’onde, comme la célèbre raie H alpha (centrée sur 656,3 nanomètres), caractéristique de l’hydrogène ionisé. C’est ce que fait en continu l’observatoire spatial SDO (Solar Dynamics Observatory) qui photographie notre étoile dans différentes longueurs d’onde depuis qu’il a été placé en février 2010 sur une orbite géosynchrone (36.000 km au-dessus de la Terre).

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Il existe des lunettes équipées de filtres H alpha qui permettent aux astronomes de suivre ces filaments. Celui qu’a photographié  Mike Taormina le 3 septembre dernier mesure 450.000 kilomètres de long, bien plus que la distance qui nous sépare de la Lune.   Continuer la lecture

Une éclipse annulaire de Soleil pour l’île de la Réunion

Ce jeudi 1er septembre une éclipse annulaire de Soleil sera observable depuis une petite partie de l’Afrique et quelques îles de l’océan Indien. 

Qu’est-ce qu’une éclipse annulaire ? Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés, il se produit une éclipse de Soleil pour les Terriens placés dans le cône d’ombre de la Lune. Mais le jeudi 1er septembre la Lune sera proche de son apogée et donc un peu trop éloignée de nous pour masquer complètement notre étoile. On pourra donc observer au mieux une éclipse annulaire, notre satellite naturel étant entouré d’un anneau de Soleil.

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Pour observer cette éclipse annulaire les astronomes devront se rendre en Afrique (les pays concernés sont le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Mozambique) ou dans les îles de Madagascar et de la Réunion.

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À la Réunion, qui n’a pas connu d’éclipse totale depuis 1902, on se prépare à admirer le phénomène qui plongera l’île dans la pénombre en début d’après-midi et qui ne se reproduira pas avant 2267.

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L’observation d’une éclipse annulaire nécessite de prendre les mêmes précautions que dans le cas d’une éclipse partielle puisque le Soleil n’est jamais totalement occulté : au maximum de cette éclipse annulaire 94 % du Soleil sera caché par la Lune mais les 6 % restants seront très dangereux pour les yeux. Continuer la lecture

27 août : Vénus et Jupiter ont rendez-vous au crépuscule

Ce soir le ciel nous offre un nouveau rendez-vous planétaire à repérer dans les lueurs du Soleil couchant, un baiser entre Vénus et Jupiter.

Souvenez-vous : il y a un peu plus d’un an, le 30 juin 2015 exactement, les planètes Vénus et Jupiter passaient à 22 minutes d’arc l’une de l’autre au crépuscule, une distance inférieure au diamètre apparent de la Pleine Lune. Un spectacle que les astrophotographes avaient immortalisé aux quatre coins du monde (voir les plus belles images du rapprochement Jupiter-Vénus) pendant que je faisais de même depuis la cour du domaine de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée (entre Dijon et Nuits-Saint-Georges), au pied d’une statue.

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Ce soir les deux planètes les plus brillantes du Système solaire se donnent à nouveau rendez-vous au crépuscule (simulation sur l’image ci-dessus) mais cette fois-ci beaucoup plus bas sur l’horizon ce qui compliquera un peu leur repérage. Continuer la lecture

Levez les yeux pour admirer les rayons crépusculaires

Ils nous surprennent parfois après le coucher du Soleil (ou avant son lever). Les rayons crépusculaires nous offrent un étonnant spectacle.

Regardez le Soleil se coucher : si aucun obstacle n’entrave leur déplacement, les rayons solaires sont diffusés dans toutes les directions et nous ne les remarquons pas. Mais ils rencontrent parfois des obstacles (nuages, montagnes) : on observe alors une alternance de bandes sombres (qui correspondent aux rayons lumineux bloqués) et d’autres rendues lumineuses par la réflexion de la lumière solaire sur les particules en suspension dans l’atmosphère (poussières volcaniques ou industrielles, aérosols, gouttes d’eau…).

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Ces bandes lumineuses qui émanent toutes d’un seul point, le Soleil, sont appelées des rayons crépusculaires. Ils sont imprévisibles, ce qui rend leur observation aussi aléatoire que spectaculaire. Pour espérer les voir scrutez régulièrement le ciel quand le Soleil est sous l’horizon et/ou qu’il joue à cache-cache avec les nuages… et gardez toujours à portée de main un appareil photo ! Continuer la lecture