Archives pour l'étiquette SOHO

Une comète croise une planète dans le coronographe de SOHO

Mercure et la comète 2P/Encke sont actuellement visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory. Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, de façon à pouvoir observer ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles et parfois des planètes et des comètes. Continuer la lecture

Suivez Mercure dans le champ du coronographe de SOHO

Mercure, la première planète du Système solaire,  est visible dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : une gracieuse éruption solaire filmée par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, descomètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

Deux grosses taches solaires font face à la Terre

Apparues depuis quelques jours, deux imposantes taches solaires viennent nous rappeler que notre étoile n’est jamais calme bien longtemps.

L’ activité solaire a été faible ces derniers mois mais les choses pourraient bientôt changer. Après AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur que je vous invitais à suivre au mois d’avril, voici deux grands groupes de taches qui sont actuellement bien visibles au milieu du disque solaire, comme le montrent les images réalisées par l’astronome amateur Alain Brodin le 17 juillet à l’aide d’un télescope de 150 millimètres de diamètre : il s’agit de AR 2565 à droite et AR 2567 dont une partie s’est séparée.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par laNOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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N’oubliez pas que comme à l’occasion d’une éclipse de Soleil, l’observation des taches nécessite une filtration particulièrement efficace pour ne pas subir de graves lésions oculaires. On trouve des filtres solaires à installer à l’avant d’une lunette astronomique, d’un télescope ou d’un appareil photo dans tous les magasins de matériel astronomique.

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Vous pouvez également suivre l’évolution de ce groupe de taches sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

Les Pléiades et Vénus visibles dans le coronographe de SOHO

Très proches du Soleil, l’amas des Pléiades et Vénus sont visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : le transit de Mercure vu par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (Lasco signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, des comètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

Suivez AR 2529, la belle tache solaire en forme de cœur

Apparue depuis quelques jours, une très grosse tache solaire en forme de cœur numérotée AR 2529 est visible à l’œil nu avec un filtre.

Observée pour la première fois sur le bord de notre étoile le 9 avril, la tache AR 2529 est actuellement surveillée par de nombreux télescopes solaires. C’est d’abord sa taille qui attire l’attention : actuellement cinq fois plus grande que la Terre, AR 2529 est visible sans instrument à l’aide d’un filtre.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Si l’horizon est assez absorbant vous la verrez peut-être même au lever ou au coucher du Soleil sans filtre. Mais attention, c’est une observation à tenter uniquement si la lumière solaire est considérablement atténuée et que l’éclat de notre étoile ne vous éblouit pas !

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Notez que depuis le 13 avril cette tache a une jolie forme de cœur qui va sans doute se modifier progressivement.

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Rappelons que les taches solaires (numérotées dans l’ordre d’apparition par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration, AR signifiant Active Region) sont des anomalies magnétiques moins chaudes que le reste de la surface du Soleil, ce qui les rend plus sombres. Ces taches sont à l’origine d’éjection de matière solaire dans l’espace qui se traduit sur Terre par de très belles aurores boréales.

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Vous pouvez suivre sans danger l’évolution de la tache AR 2529 sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory).

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AR 2506, un petit groupe de taches solaires

Même si le Soleil est actuellement assez calme, on peut y voir quelques taches comme le groupe AR 2506 photographié le 28 février.

Depuis 2013, date du dernier pic d’activité solaire (pic considéré par les scientifiques comme le plus faible depuis un siècle), les taches sur le Soleil se font de plus en plus discrètes. On peut suivre actuellement un petit groupe nommé AR 2506 (AR signifie Active Region, les numéros étant attribués par ordre d’apparition des taches par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration).

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

Les taches sur le Soleil sont des régions d’intense activité magnétique pouvant générer des éruptions solaires avec éjection de masse coronale qui s’achèvent en beauté sur Terre par des aurores boréales.

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Si vous ne disposez pas d’un instrument astronomique protégé par un filtre (n’observez JAMAIS le Soleil sans un filtre protecteur), il vous est possible de suivre l’évolution de cette tache solaire sur la page des satellites solaires SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) ou SDO (Solar Dynamics Observatory). Continuer la lecture

En vidéo : l’observatoire solaire SOHO fête ses 20 ans

Lancé le 2 décembre 1995, SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) nous permet d’étudier la structure du Soleil et ses environs depuis 2 décennies.  

Souvenez-vous de 1995 en France : on inaugurait le Pont de Normandie, les cendres de Pierre et Marie Curie étaient transférées au Panthéon et Jacques Chirac devenait président de la République.  Le 2 décembre l’agence spatiale européenne (ESA) et la NASA lançaient SOHO, un observatoire solaire, depuis la base de Cap Canaveral en Floride, à l’aide d’une fusée de type Atlas II.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. SOHO fournit chaque jour un bulletin de santé du Soleil dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Prévu initialement pour fonctionner deux ans, SOHO est entré dans le cercle très fermé des engins spatiaux d’une autre époque encore en service, au même titre que le télescope spatial Hubble ou les sondes Voyager. Il a ainsi pu suivre en totalité le cycle solaire n° 23 (image ci-dessus) et une bonne partie du cycle n°24 en cours.

Avec LASCO (Large Angle and Spectrometric Coronagraph), SOHO a non seulement imagé la couronne solaire au quotidien, mais a également découvert 3000 comètes qui s’approchaient, piégées par le champ gravitationnel de notre étoile (comme C/2015 D1). Une grande partie de ces astres chevelus est issue du groupe de Kreutz (du nom de l’astronome allemand Heinrich Kreutz qui en confirma l’existence en 1901).

Deux planètes dans le champ du coronographe de SOHO

Très proches du Soleil, les planètes Mercure et Saturne sont dans le champ du coronographe Lasco C3 de l’observatoire solaire SOHO.

L’observatoire solaire SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) est un satellite de 1,8 tonne. Placé sur son orbite en 1996, il surveille depuis 19 ans l’activité du Soleil.

En vidéo : une gracieuse éruption solaire filmée par SDO

Les coronographes Lasco C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (Lasco signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également les étoiles et parfois des comètes kamikazes.

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Lorsque les planètes sont en conjonction avec le Soleil elles sont invisibles pour les observateurs terrestres mais il est possible de suivre leur déplacement dans le coronographe Lasco C3 pendant quelques jours. C’est le cas pour Mercure (conjonction supérieure le 17 novembre, soit un alignement Terre-Soleil-Mercure) et Saturne (conjonction supérieure le 30 novembre, alignement Terre-Soleil-Saturne). Continuer la lecture

AR 2396, une nouvelle tache solaire géante

Si vous possédez une paire de lunettes destinée à observer les éclipses, c’est le moment de les chausser pour admirer AR 2396, une superbe tache solaire.

Le 20 mars dernier avait lieu une très belle éclipse de Soleil, partielle en France et totale au niveau du cercle polaire. Peut-être faites-vous partie des heureux propriétaires de lunettes filtrantes qui ont pu suivre ce phénomène astronomique sans danger. Vous pouvez les ressortir sans attendre la prochaine éclipse pour observer une gigantesque tache solaire, AR 2396.

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Apparue très discrètement sur le bord solaire le 4 août, la tache AR 2396 n’a cessé de s’étendre, atteignant le 8 août la bagatelle de 150 000 km d’une extrémité à l’autre, ce qui la rend parfaitement visible sans instrument, en protégeant ses yeux bien entendu.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

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Le Soleil est à sa plus grande distance de la Terre

Bien que la chaleur estivale puisse nous faire croire le contraire, c’est bien début juillet que la distance entre la Terre et le Soleil est la plus grande. 

La Terre, comme toutes les planètes, circule autour du Soleil sur une orbite elliptique : en 2015 la distance entre ces deux astres était la plus petite (périhélie) le 4 janvier (un peu plus de 147 millions de km) et la plus grande (aphélie) le 6 juillet (un peu plus de 152 millions de km).

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Cette différence de 5 millions de km est perceptible quand on compare deux images du Soleil prises à ces deux dates extrêmes, comparaison qui n’est possible qu’en utilisant la même focale pour les deux prises de vues.

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Le coronographe de SOHO dévoile l’amas des Pléiades

Comme la planète Mercure au mois d’avril, l’amas d’étoiles des Pléiades (Messier 45) est actuellement observable dans le champ de LASCO C3, l’un des coronographes de l’observatoire solaire SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory).

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L’image ci-dessus a été acquise le 19 mai, 5 jours après l’entrée de M 45 dans le champ de LASCO C3 ; l’amas d’étoiles en sortira le 28 mai.

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Le beau groupe de taches solaires AR 2339

L’activité solaire est toujours à un niveau important ; en témoigne l’apparition depuis le 6 mai d’un nouveau groupe de taches, numéroté AR 2339 ( AR signifie Active Region, 2339 est le numéro d’apparition attribué par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration).

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Le 9 mai, jour où cette image a été réalisée à l’aube avec un boîtier Finepix HS 20, ce groupe de taches s’étirait sur une longueur supérieure à 100 000 km.

Ce groupe de taches (dont vous pouvez suivre l’évolution sur la page Sunspots du satellite solaire SOHO) est susceptible d’éjecter dans les jours qui viennent de la matière coronale qui se répandra dans l’espace et pourra provoquer sur Terre un regain d’aurores boréales.

Je vous rappelle que la photographie et l’observation du Soleil nécessitent l’utilisation de filtres, comme lorsqu’on observe une éclipse solaire.

AR 2321, un important groupe de taches solaires

C’est un beau groupe de taches qui vient de faire son apparition sur le bord du Soleil. Les scientifiques l’on surnommé AR 2321, AR signifiant Active Region, suivi du numéro d’apparition attribué par la NOAA, National Oceanic and Atmospheric Administration.

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L’image que je vous propose a été  réalisée le 12 avril au moment du coucher du Soleil avec un boîtier Finepix HS20 et son zoom de 720 mm de focale protégé par un filtre ND 400.

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Mercure passe dans le champ du coronographe de la sonde Soho

Le 10 avril Mercure, la première planète du Système solaire, sera en conjonction supérieure avec le Soleil (alignement Terre-Soleil-Mercure). Cela signifie que Mercure est inobservable pour les astronomes (malgré une magnitude de -2) puisqu’elle passe derrière le Soleil qui nous aveugle. Il existe malgré tout un moyen pour suivre le déplacement de cette planète : il suffit de se rendre sur la page du coronographe Lasco C3 qui se trouve à bord de la sonde Soho.

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L’observatoire solaire Soho (SOlar and Heliospheric Observatory) est un satellite de 1,8 tonne. Placé sur son orbite en 1996, il utilise depuis ses 12 instruments pour étudier l’activité du Soleil.

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C/2015 D1, la comète qui défie le Soleil et les astronomes

Le 18 février dernier, une comète a fait son apparition dans le champ du coronographe de l’observatoire solaire SOHO.  Fruit d’une collaboration entre l’ESA et la NASA,  SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) observe l’activité solaire en continu depuis son lancement le 4 décembre 1995.

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Il dispose notamment d’un coronographe Lasco (Large Angle and Spectrometric Coronagraph) dont le disque occulteur masque notre étoile, ne laissant voir que les régions environnantes pour y suivre le développement des éruptions solaires (image ci-dessus).

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Swan et Lovejoy, deux comètes qui se ressemblent

Pour les astronomes, le début de cette année 2015 est marqué par le passage d’une jolie comète, C/2014 Q2 Lovejoy, un astre chevelu qui ressemble beaucoup à C/2006 M4 Swan. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les images réalisées à 8 ans d’intervalle par l’astrophotographe Gerald Rhemann.

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La comète C/2006 M4 Swan a été découverte le 20 juin 2006 par Robert D. Matson en Californie et Michael Mattiazzo en Australie en analysant des images réalisées par la caméra Swan du satellite solaire SOHO. Elle est passée au périhélie (sa plus courte distance au Soleil) le 28 septembre 2006 avant de s’en éloigner définitivement.

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