Archives pour l'étiquette Mercure

Croissant de Lune sur le château des Évêques à Chauvigny

Le 25 juillet un jeune croissant de Lune passait derrière le château des Évêques à Chauvigny, jolie commune dans le département de la Vienne.

Quatrième agglomération du département de la Vienne (après Poitiers, Châtellerault et Loudun), Chauvigny est une commune d’un peu plus de 7.000 habitants qui est connue pour son important patrimoine médiéval. Un ensemble fortifié constitué de plusieurs châteaux occupe en effet un promontoire rocheux qui domine les vallées creusées par deux cours d’eau, la Vienne et le Talbat.

C’est à partir du XIe siècle que cet éperon rocheux stratégique est occupé et rapidement fortifié. Plusieurs châteaux y seront construits successivement, protégés par des remparts. Un bourg se développe au pied de cette cité forte qui changera de main à plusieurs reprises.

Le château le plus ancien est le château baronnial ou château des Évêques de Poitiers qui fut édifié au XIIe siècle. C’est en effet peu après l’an 1000 que les évêques de Poitiers deviennent seigneurs de Chauvigny (puis barons à partir du XIVe siècle), car ils ont hérité d’une seigneurie qu’ils occuperont jusqu’à la Révolution française. Ils y font construire un château qui tombera en ruines après 1789 et qui sera en partie restauré aux XIXe et XXe siècles.

C’est la silhouette de cet ouvrage qui se détache sur ce cliché réalisé dans la soirée du 25 juillet, alors qu’un jeune croissant de Lune âgé d’une soixantaine d’heures est en train de se coucher, tout comme la discrète planète Mercure que l’on devine en zoomant sur l’image (légèrement au-dessus de l’extrémité droite du château).

Ce weekend vous avez rendez-vous avec les Nuits des étoiles

Les 28, 29 et 30 juillet de très nombreux clubs d’astronomie vous accueilleront à l’occasion d’une nouvelle édition des Nuits des étoiles.

Juillet et août sont traditionnellement des mois dédiés à la pratique de l’astronomie : avec les congés annuels et la douceur des nuits d’été, chacun peut en profiter pour admirer le ciel nocturne, en particulier à l’occasion des Nuits des étoiles 2017 qui se tiendront les 28, 29 et 30 juillet un peu partout en France à l’initiative de l’Association Française d’Astronomie (consultez la carte des manifestations).

Les clubs d’astronomie vous ouvriront leurs portes et leur coupoles pour deux ou trois soirées de découverte du ciel (avec animations et observations du Soleil en journée), un peu comme le fait chaque année le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) en organisant au printemps la  Nuit de l’Équinoxe (vidéo ci-dessus) dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière. Continuer la lecture

29 mars : le retour du jeune croissant de Lune sur l’horizon

La quatrième lunaison de l’année a débuté avec un jeune croissant qui surplombait l’horizon dans la soirée du 29 mars, 40 heures après la Nouvelle Lune.

Comme à chaque début de lunaison, c’est un spectacle enchanteur qui attend les observateurs quand la nuit tombe. Entre deux et quatre jours après la Nouvelle Lune, un petit croissant lunaire nous adresse un sourire lumineux, accompagné d’une délicate lueur sur le reste du disque lunaire, la lumière cendrée ou clair de Terre. Imaginez un astronaute placé sur la Lune à cette époque : il verrait dans le ciel la Pleine Terre presque cent fois plus lumineuse que la Pleine Lune lorsque nous l’admirons depuis notre planète !

On pouvait en théorie tenter de repérer le premier croissant de cette nouvelle lunaison (la quatrième de l’année) à partir du 28 au soir, environ 16 heures seulement après la Nouvelle Lune. Continuer la lecture

La discrète planète Mercure est de retour au crépuscule

Vous avez quelques jours pour repérer Mercure (la première planète du Système solaire) sur l’horizon OUEST après le coucher du Soleil.

Plus proche planète du Soleil, Mercure est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule (les premiers Égyptiens ont d’ailleurs longtemps cru qu’il s’agissait de deux astres différents : un le soir, un autre le matin). Mais si vous savez à quel moment et dans quelle direction regarder, vous trouverez Mercure assez facilement en raison de son éclat en général assez élevé. C’est d’ailleurs sa luminosité qui avait permis aux Sumériens de la repérer dès l’Antiquité.

En raison de son déplacement très rapide (la planète met seulement 88 jours pour faire le tour du Soleil), les Romains lui avaient donné le nom du dieu du commerce alors que chez les Grecs Mercure était assimilée à Hermès, le Messager des Dieux. Continuer la lecture

Une comète croise une planète dans le coronographe de SOHO

Mercure et la comète 2P/Encke sont actuellement visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory. Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, de façon à pouvoir observer ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles et parfois des planètes et des comètes. Continuer la lecture

Atlas Virtuel des Planètes : le Système solaire à portée de clic

Fruit du travail de deux passionnés d’astronomie et d’informatique, l’Atlas Virtuel des Planètes est un formidable outil d’exploration du Système solaire.  

En 2008 je vous avais présenté l’excellent Atlas Virtuel de la Lune (AVL), un logiciel gratuit conçu pour partir à la découverte de notre satellite naturel. Grâce à de nombreuses fonctionnalités permettant d’exploiter des milliers de photographies prises depuis la Terre ou l’orbite lunaire, l’AVL mettait alors la Lune à la portée de tous.

Capture d’écran montrant l’aspect de Jupiter d’après l’Atlas Virtuel des Planètes.

Forts de leur succès, Christian Legrand et Patrick Chevalley, les auteurs de l’AVL, ont mis en ligne en 2015 l’Atlas Virtuel des Planètes (AVP).       Continuer la lecture

En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois de mars

Que nous réserve le ciel en mars 2017 ? Réponse avec une jolie vidéo que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.

La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.

Depuis quelques mois Substratum s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques : des séquences filmées de manière ludique accompagnées d’explications accessibles à tous. Continuer la lecture

Admirez le retour de la lumière cendrée à l’aube

La lumière cendrée ou clair de Terre n’est jamais aussi belle que 2 ou 3 jours avant la Nouvelle Lune. C’est le moment de l’admirer à l’aube.

Avez-vous déjà entendu parler de la lumière cendrée ? Cette douce clarté, environ 10.000 fois plus faible que la Pleine Lune, permet de distinguer le reste du disque lunaire juste avant ou après la Nouvelle Lune, quand le croissant est assez fin pour ne pas trop nous éblouir.

Alors que ce croissant reçoit directement les rayons solaires, le reste de la surface lunaire est très légèrement éclairé par la lumière solaire que la Terre renvoie dans l’espace (les océans et les nuages terrestres jouent un peu un rôle de miroir). Le disque lunaire semble gris clair comme de la cendre, ce qui explique le nom de lumière cendrée.

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Trafic sur l’écliptique : 3 planètes se bousculent à l’ouest

Mars, Neptune et Vénus sont actuellement regroupées dans une petite portion de l’écliptique, cette bande céleste dans laquelle circulent les planètes.

Le ciel du soir rassemble actuellement plusieurs planètes : Vénus, la plus brillante et Mars la rouge sont les plus visibles. Des jumelles ou une petite lunette astronomique vous dévoileront également Neptune. Mars et Neptune se sont croisées le premier jour de l’année 2017, un rapprochement apparent que Neptune renouvellera avec Vénus le 12 janvier.

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Pour trouver les autres planètes il faut suivre l’écliptique dans le sens OUEST-EST en partant de Mars : Uranus est un peu plus haut dans la constellation des Poissons, Jupiter se trouve dans la Vierge, Saturne dans Ophiuchus et Mercure dans le Sagittaire. Continuer la lecture

Admirez la planète Vénus dans le ciel du soir

Pendant les semaines qui viennent vous aurez tout le temps d’admirer l’éclatante Vénus qui trône majestueusement au crépuscule.  

Peut-être avez-vous déjà remarqué qu’un astre très brillant étincelle au-dessus de l’horizon OUEST bien avant la nuit noire. Ce n’est pas un OVNI mais Vénus, la seconde planète du Système solaire (juste après Mercure), l’astre nocturne le plus brillant après la Lune en raison de sa relative proximité et surtout de la couche nuageuse qui l’entoure en permanence et qui renvoie la lumière solaire.

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Vénus va briller ainsi de mille feux au crépuscule jusqu’au début du mois de mars 2017. Continuer la lecture

Sept planètes au palmarès d’un astronome amateur

L’astronome amateur américain Charles Chiofar a tiré le portrait de toutes les planètes du Système solaire avec une lunette astronomique. 

Les astrophotographes qui immortalisent les surfaces planétaires savent combien il est difficile de composer avec la turbulence atmosphérique.  L’atmosphère est en effet constituée d’une multitude de bulles de température et d’humidité différentes qui font subir aux rayons lumineux qui les traversent des réfractions variables et imprévisibles. Après leur traversée de l’atmosphère, les rayons lumineux venus de l’espace finissent dans nos télescopes avec des angles d’incidence aléatoires, donnant des images de médiocre qualité.

Les astronomes professionnels ont résolu le problème de la turbulence atmosphérique en plaçant leurs instruments d’observation au-dessus de l’atmosphère (cas du télescope spatial Hubble par exemple) ou en équipant les télescopes terrestres d’optiques adaptatives qui compensent les effets néfastes de cette turbulence.

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Pour un astronome amateur il faut s’armer de patience s’il veut espérer obtenir des images planétaires de qualité. Continuer la lecture

Rendez-vous entre Mercure et la Lune le 29 septembre

Vendredi 29 septembre, de retour dans le ciel à l’aube, la planète Mercure était visible aux côtés d’un très fin croissant de vieille Lune.

Vous avez quelques jours pour observer la discrète Mercure. Plus proche planète du Soleil, elle est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule.

Le 29 septembre à l’aube le fin croissant de vieille Lune accompagné de lumière cendrée se trouvait à environ 2° de Mercure comme le montre la photographie ci-dessous. Il s’agit bien entendu d’un rapprochement apparent : la Lune se trouvait alors à un peu moins de 400.000 km de la Terre alors que Mercure était à une distance proche de 150 millions de km !

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Le 28 septembre elle s’est écartée au maximum de notre étoile (on parle d’élongation maximale) et nous disposons de quelques jours pour l’admirer au-dessus de l’horizon EST avec une magnitude tout juste négative (-0,2). Ensuite elle replongera rapidement en direction du Soleil et il faudra attendre les premiers jours de décembre pour espérer la revoir au crépuscule. Continuer la lecture

Suivez Mercure dans le champ du coronographe de SOHO

Mercure, la première planète du Système solaire,  est visible dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : une gracieuse éruption solaire filmée par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, descomètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

Les Pléiades et Vénus visibles dans le coronographe de SOHO

Très proches du Soleil, l’amas des Pléiades et Vénus sont visibles dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : le transit de Mercure vu par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (Lasco signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, des comètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

En vidéo : découvrez les reliefs de la planète Mercure

La NASA vient de présenter la première carte complète de la topographie de Mercure en combinant de nombreuses images prises par la sonde Messenger.

Le jeudi 30 avril 2015 la sonde Messenger s’écrasait sur la planète Mercure après 4 ans d’étude et 4103 orbites autour de la première planète du Système solaire. Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry and Ranging), un orbiteur de plus d’une tonne, avait été lancé par la NASA le 3 août 2004 et satellisé autour de Mercure le 18 mars 2011.

Alors que tout le monde avait les yeux rivés sur Mercure le 9 mai à l’occasion de son transit devant le Soleil, la NASA a publié une carte topographique détaillée de la surface de Mercure réalisée en combinant plus de 100.000 images fournies par l’imageur MDIS (Mercury Dual Imaging System) avec les données acquises par l’altimètre laser MLA (Mercury Laser Altimeter). Dans cette animation la coloration des reliefs va du rouge pour les plus élevés au violet pour les plus bas. Continuer la lecture

9 mai : suivez le transit de Mercure devant le Soleil

Le 9 mai vous pourrez observer pendant un peu plus de 7 heures le transit de Mercure devant le Soleil en prenant un certain nombre de précautions.

Le lundi après-midi 9 mai vous serez sans doute très nombreux à suivre l’un des rares passages de Mercure entre la Terre et le Soleil (on compte entre 13 et 14 transits de Mercure par siècle). Ce sera l’occasion d’admirer avec un filtre le petit point noir de la première planète du Système solaire devant le disque éclatant de notre étoile, un spectacle qui nous rappellera le transit de Vénus du 6 juin 2012.

En vidéo : revivez le transit de Vénus du 6 juin 2012

Mercure et Vénus circulant entre la Terre et le Soleil, il leur arrive de passer devant notre étoile. Si elles orbitaient autour du Soleil dans le même plan que la Terre, le plan de l’écliptique, nous assisterions à un transit lors de chaque conjonction inférieure, soit tous les 116 jours dans le cas de Mercure.

En vidéo : simulation du transit de Mercure le 9 mai 2016

Mais en raison de l’inclinaison de leurs orbites les transits sont plus rares. Le dernier transit de Mercure visible en Europe a eu lieu le 7 mai 2003 et le prochain se produira le 11 novembre 2019.

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En France métropolitaine le  transit de Mercure du 9 mai 2016 débutera à 13 h 15 et s’achèvera aux alentours de 20 h 40 (heures locales). Remarquez comme notre pays est bien placé sur la carte de visibilité proposée par l’IMCCE. Mercure représentera un point noir environ 160 fois plus petit que le disque solaire qu’un montage de Pete Lawrence permet de comparer à la tache  AR 2529.

transit_mercure Continuer la lecture

Festival de planètes dans le ciel du Haut Beaujolais

Retour sur une image réalisée à l’aube du samedi 30 janvier depuis les hauteurs de Cenves dans le Haut Beaujolais : 5 planètes accompagnent la Lune.

Cela faisait 11 ans que le ciel ne nous avait pas offert un tel spectacle : pendant quelques jours nous allons pouvoir observer à l’œil nu les 5 planètes les plus brillantes du Système solaire. Il faudra pour cela se lever à l’aube, avoir un ciel sans nuage et disposer d’un site d’observation sans obstacle du côté EST.

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Cette photographie a été prise le 30 janvier à 7 h du matin dans le Haut Beaujolais sur une crête entre le village de Cenves et la ville de Mâcon (dont on voit les lumières au fond). Continuer la lecture

Les plus beaux rendez-vous astronomiques de 2016

Si la météo est aussi clémente en 2016 qu’en 2015, les amoureux du ciel nocturne profiteront d’une nouvelle série de rendez-vous astronomiques.

L’année 2015 est terminée, vive 2016 ! Le ciel va nous gâter cette année encore avec de nombreux spectacles astronomiques observables pour la plupart à l’œil nu. En voici un petit aperçu :

Janvier : maximum d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Quadrantides le 4 janvier

Conjonction serrée le 9 janvier avant l’aube entre Vénus et Saturne (séparation apparente de seulement 0,1°) non loin de l’étoile Antarès

La comète C/2013 US10 Catalina passe au plus près de la Terre le 17 janvier ; elle se situe alors dans la constellation de la Grande Ourse (magnitude entre 5 et 6)

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Mars : opposition de Jupiter le 8 mars ; la planète gazeuse géante se trouve à 664 millions de km de la Terre, son diamètre apparent est de 44,4 sec d’arc

Eclipse totale de Soleil le 9 mars visible depuis l’océan Pacifique

Avril : occultation de Vénus par un très fin croissant lunaire le 6 avril au matin, observation délicate avec le Soleil distant de 16°

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Deux planètes dans le champ du coronographe de SOHO

Très proches du Soleil, les planètes Mercure et Saturne sont dans le champ du coronographe Lasco C3 de l’observatoire solaire SOHO.

L’observatoire solaire SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) est un satellite de 1,8 tonne. Placé sur son orbite en 1996, il surveille depuis 19 ans l’activité du Soleil.

En vidéo : une gracieuse éruption solaire filmée par SDO

Les coronographes Lasco C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (Lasco signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également les étoiles et parfois des comètes kamikazes.

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Lorsque les planètes sont en conjonction avec le Soleil elles sont invisibles pour les observateurs terrestres mais il est possible de suivre leur déplacement dans le coronographe Lasco C3 pendant quelques jours. C’est le cas pour Mercure (conjonction supérieure le 17 novembre, soit un alignement Terre-Soleil-Mercure) et Saturne (conjonction supérieure le 30 novembre, alignement Terre-Soleil-Saturne). Continuer la lecture

Les pluies d’étoiles filantes existent aussi sur Mercure

Les Terriens observent régulièrement des pluies d’étoiles filantes. La sonde MESSENGER vient de prouver que le même phénomène existait sur Mercure.

Si vous sortez régulièrement observer le ciel nocturne, vous avez déjà observé des étoiles filantes, des petites particules qui se consument en traversant rapidement notre atmosphère, provoquant un phénomène lumineux très bref appelé météore. La plupart sont des météores sporadiques, des poussières errant dans le Système solaire (la meilleure façon de visualiser ces poussières est d’admirer la lumière zodiacale, voir image ci-dessous).

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Parfois le nombre de météores semblant jaillir de la même région céleste (le radiant) augmente considérablement : la Terre coupe alors l’orbite d’une comète qui a laissé dans son sillage un grand nombre de particules.

Ces essaims d’étoiles filantes portent le nom de la constellation d ‘où ils s’échappent ; on peut citer par exemple les Perséides (associées à la comète 109P/Swift-Tuttle, radiant dans la constellation de Persée) et les Taurides (poussières abandonnées par la comète 2P/Encke, radiant dans la constellation du Taureau).

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C’est au cours de la 47e rencontre de la Division des sciences planétaires de l’AAS (American Astronomical Society) que des chercheurs qui dépouillent les résultats amassés par la sonde MESSENGER ont annoncé l’existence de pluies d’étoiles filantes sur Mercure. Continuer la lecture