Archives pour l'étiquette galaxie

L’origine de la Voie lactée peinte par Pierre Paul Rubens

L’artiste flamand Pierre Paul Rubens nous a laissé une représentation de la Voie lactée qui s’inspire de la mythologie gréco-romaine.

Les nuits sans Lune, loin de toute pollution lumineuse, il est possible d’admirer dans le ciel la Voie lactée. Nous savons aujourd’hui que cette bande laiteuse, constituée d’une multitude d’étoiles, représente notre Galaxie vue par la tranche depuis notre observatoire terrestre situé à la périphérie. Avant de connaître cette explication scientifique, les hommes ont imaginé bien d’autres origines à la Voie lactée.

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Dans l’Antiquité, les Grecs, dont l’existence était régie par une multitude de divinités, avaient imaginé un joli scénario : Zeus, après une relation adultérine avec une mortelle, se retrouva père d’un demi-dieu, Hercule. Continuer la lecture

En vidéo : l’accélération de l’expansion de l’Univers

L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet revient sur l’accélération de l’expansion de l’Univers, la plus importante découverte astronomique à ses yeux.

Jusqu’au début du XXe siècle, les astronomes classaient comme nébuleuses tous les objets diffus qu’ils observaient dans leurs télescopes, sans pouvoir déterminer si ces objets célestes se situaient à l’intérieur ou à l’extérieur de la Voie lactée.

La réponse fut donnée par Edwin Hubble  en 1925 quand il découvrit la nature extragalactique de la galaxie d’Andromède dont il mesura la distance en y observant des étoiles particulières, les Céphéides, à l’aide d’un télescope de 2,5 mètres de diamètre.

Quelques années plus tard, en s’appuyant sur les théories du physicien Georges Lemaître,  Hubble prouva que l’Univers  est en expansion.

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Découverte d’un anneau de galaxies géant

En traquant les sursauts gamma, des astronomes ont découvert un immense anneau de galaxies dont le diamètre avoisine 5 milliards d’années-lumière.

Détectés accidentellement par des satellites militaires à la fin des années 1960, les sursauts gamma (en anglais gamma-ray bursts ou GRB) constituent les événements les plus énergétiques connus dans l’Univers (après le Big-Bang), libérant autant d’énergie en quelques secondes que le Soleil ne le fera tout au long de son existence (10 milliards d’années).

Ces sursauts gamma sont émis lors de l’effondrement d’étoiles massives dans des trous noirs. Leur énorme luminosité permet aux astronomes de cartographier l’emplacement des galaxies lointaines à l’aide d’instruments dans l’espace comme Swift, ou au sol (en utilisant par exemple les antennes du VLA au Nouveau-Mexique).

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Comme le rapporte un papier de la Royal Astronomical Society, une équipe américano-hongroise dirigée par le professeur Lajos Balazs (Observatoire de Budapest) a découvert plusieurs sursauts gamma a environ 7 milliards d’années-lumière inscrits dans un cercle de 36° dans le ciel, plus de 70 fois le diamètre apparent de la Pleine Lune !

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Première découverte pour le radiotélescope NOEMA

Bien qu’il soit encore en cours de construction, le radiotélescope NOEMA a déjà découvert une nouvelle région de formation stellaire dans NGC 4194.

Si vous êtes amateur de randonnées et que vous arpentez les chemins qui quadrillent le massif du Dévoluy dans les Hautes-Alpes, vous apercevrez peut-être d’étranges antennes paraboliques à 2550 mètres d’altitude. Elles appartiennent à l’Observatoire du Pic de Bure, lequel dépend de l’IRAM, l’Institut de Radio Astronomie Millimétrique.

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C’est là qu’est développé le projet NOEMA, un réseau de 12 antennes de 15 mètres de diamètre équipées chacune d’un système de réception particulièrement performant. La synthèse par interférométrie des informations reçues par ces antennes est destinée à étudier les régions les plus reculées de l’Univers.

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Les Nuages de Magellan dans le ciel du Chili

C’est au cours de son grand tour de l’Amérique du Sud entre 1519 et 1522 que le navigateur portugais Fernand de Magellan mentionna dans son journal de bord l’existence de deux petites nébuleuses au milieu des étoiles du ciel austral. Ces nébuleuses prirent ensuite son nom, honneur qui aurait pu revenir à l’astronome perse Al-Soufi qui les avaient signalées 500 ans plus tôt.

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Les astronomes savent aujourd’hui que les Nuages de Magellan ne sont pas des nébuleuses mais des galaxies naines. Leur forme  irrégulière s’explique par les forces gravitationnelles exercées par la Voie lactée, leur imposante et plus proche voisine à moins de 200 000 années-lumière.

Le Grand Nuage de Magellan, à cheval entre les constellations de la Dorade et de la Table, se  situe à environ 160 000 années-lumière. Occupant dans le ciel une surface apparente équivalente à vingt fois la Pleine Lune, il a longuement été étudié par le télescope spatial Hubble, ce qui a permis d’estimer à 250 millions d’années son temps de rotation.

Le Petit Nuage de Magellan quant à lui se situe à environ 197 000 années-lumière dans la constellation du Toucan. Les deux Nuages sont séparés d’environ 20 degrés apparents dans le ciel et ils sont considérés à raison comme les deux plus beaux objets célestes observables sans instrument.

Cette très belle image a été réalisée le 15 mars 2015 par J. Colosimo pour le compte de l’ESO. L’astrophotographe se trouvait à côté des 4 télescopes auxiliaires de 1,8 mètre de diamètre associés au VLT. Ces instruments sont installés sous le ciel le plus noir du monde, au sommet du Cerro Paranal, une montagne dans le désert d’Atacama au nord du Chili.

Avec MUSE, le VLT surpasse le télescope spatial Hubble

Pour mieux reconstituer l’histoire de notre Voie lactée, les astronomes ont besoin d’observer de très jeunes galaxies aux confins de l’Univers, à plus de dix milliards d’années-lumière : un véritable défi car à de telles distances les galaxies sont minuscules et très faiblement lumineuses.

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Par le passé on a utilisé à plusieurs reprises le télescope spatial Hubble pour réaliser des images de ciel très profond en cumulant des poses sur plusieurs jours. Les images fournies révélaient une multitude d’astres dont les astronomes devaient ensuite réaliser le spectre, un long travail qui n’est toujours pas terminé.

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Une image époustouflante de la comète C/2014 Q2 Lovejoy

Que se passerait-il si une caméra conçue pour observer le ciel à des milliards d’années-lumière pointait accidentellement une comète située à 80 millions d’années-lumière ? C’est ce qui est arrivé le 27 décembre dernier quand la comète C/2014 Q2 Lovejoy est entrée dans le champ de la DEC (Dark-Energy Camera) et cela nous vaut une superbe image de l’astre chevelu.

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C’est à la fin de l’année 2012 qu’est entrée en service la plus puissante  caméra astronomique du monde dédiée à la recherche de l’énergie sombre.

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Les Antennes, une paire de galaxies en interaction

En 1785 l’astronome germano-britannique William Herschel découvrit depuis l’hémisphère sud un objet nébuleux faisant penser aux antennes d’un insecte. Situées dans la constellation du Corbeau à un peu plus de 60 millions d’années-lumière de la Terre, les Antennes sont le résultat d’une collision entre deux galaxies (NGC 4038 et 4039) ayant débuté il y a 100 millions d’années environ et qui se poursuit toujours.

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Ce genre de rencontre cosmique pourrait bien concerner un jour lointain notre Voie lactée et sa plus proche voisine, la grande galaxie d’Andromède.

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Le télescope Vista rend la nébuleuse Trifide transparente

Les amoureux du ciel nocturne auront bien du mal à reconnaître sur cette image la célèbre nébuleuse Trifide, numéro 20 dans le catalogue des objets nébuleux réalisé par l’astronome français Charles Messier à la fin du dix-huitième siècle.

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La nébuleuse Messier 20 est pourtant bien présente (nuage bleuté légèrement sur la droite) sur ce cliché que nous propose l’ESO (European Southern Observatory). Si elle ne ressemble pas du tout aux images que nous connaissons d’elle, c’est tout simplement parce qu’elle a été réalisée dans l’infrarouge par le télescope Vista (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy).

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Une supernova dans la galaxie NGC 4666

Le 9 décembre 2014 le télescope automatisé du ASAS-SN a découvert une supernova dans NGC 4666 (sa nomination dans le New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars), une galaxie spirale située à environ 80 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation de la Vierge.

Cette galaxie est connue pour son fort taux de production de nouvelles étoiles, qui s’allument au passage d’un puissant courant de gaz prenant naissance au centre de la galaxie.

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Mais ce qu’a photographié l’astronome Gregor Krannich ci-dessus n’est pas la naissance, mais la mort spectaculaire d’une étoile. Une supernova est en effet l’explosion phénoménale d’un soleil mourant qui va d’un seul coup multiplier son éclat de plusieurs millions de fois, rendant l’astre moribond aussi brillant que la galaxie qui l’héberge.

Les astronomes attendent avec impatience l’explosion d’une supernova dans notre propre galaxie, la Voie lactée, un spectacle qui ne s’est pas produit depuis 1604, donc avant l’invention des lunettes et télescopes.

Le 24 décembre, date de la photographie réalisée par Gregor Krannich, la supernova avait une magnitude de 12. Comme toutes les supernovae, celle de la galaxie NGC 4666 a vu ensuite son éclat diminuer progressivement. L’explosion a projeté dans l’espace des gaz et de la matière stellaire qui donneront naissance à une nébuleuse

Lumière rouge pour les astronomes

Vous avez peut-être remarqué que les observateurs nocturnes utilisent une lumière rouge pour éclairer cartes célestes et instruments astronomiques. Savez-vous pourquoi ?

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Lorsqu’on observe la nuit, on cherche à optimiser au maximum les capacités oculaires de façon à percevoir des astres peu lumineux (galaxies, comètes …ou tout astre de faible magnitude).

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Bien débuter en astronomie

Le ciel vous attire, vous souhaitez partir à sa découverte ? Voici quelques conseils pour vous guider.

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Pour débuter je vous invite à commencer l’observation de la voûte étoilée à l’oeil nu. Grâce à une carte du ciel, vous apprendrez à vous orienter et à reconnaître les principales constellations (comme la Grande Ourse ou Cassiopée) et les étoiles les plus brillantes visibles tout au long de l’année. Vous pourrez suivre les passages de l’ISS et les essaims d’étoiles filantes comme les Perséides.

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Le MAGIC télescope

J’ai eu la chance d’aller visiter l’Observatoire du Gran Tecan aux îles Canaries. Son instrument principal est un télescope géant de 10,40 mètres de diamètre mais le site abrite d’autres installations astronomiques comme par exemple le MAGIC télescope.

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MAGIC signifie Major Atmospheric Gamma Imaging Cherenkov. Il s’agit de deux télescopes identiques de 17 m de diamètre (chacun étant constitué d’une mosaïque de petits miroirs) destinés à étudier les sursauts gamma.

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Andromède et Pégase

Les constellations d’Andromède et Pégase se lèvent en seconde partie de nuit à cette époque de l’année, à l’est de la Voie lactée.

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Pégase, la septième constellation du ciel par la taille, est assez facile à identifier grâce à la forme caractéristique du grand carré de Pégase et s’étend un peu au-delà d’Enif.

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Perséides 2014

On s’en doutait un peu : le cru 2014 de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides ne restera pas dans les mémoires. La présence de la Lune (avec une Super Lune le 10 août) n’aura guère permis de profiter des poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août (avec un maximum autour du 12 août).

Si on ajoute des conditions météorologiques souvent désastreuses, on imagine aisément que les nuits dégagées  et sans éclairage lunaire n’ont pas été très nombreuses.

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Les amateurs d’étoiles filantes devront patienter jusqu’au mois de décembre pour profiter d’un autre essaim très actif : celui des Géminides du 7 au 17, le maximum le 14 décembre tombant avec le Dernier Quartier de Lune. D’excellentes conditions, donc, si la météo le veut bien !

L’image ci-dessus a été réalisée le 5 août vers 2 h 15 avec un boîtier Nikon D 3200 et un objectif Nikkor fisheye de 10,5 mm de focale ouvert à 2,8. Pose de 30 secondes à 3200 iso. Outre le radiant (d’où semblent s’échapper les étoiles filantes) on peut également voir la galaxie d’Andromède (Messier 31) et l’amas d’étoiles des Pléiades (Messier 45).

Le triangle d’été

L’été est l’occasion de découvrir la Voie lactée, cette bande laiteuse qui traverse le ciel du nord au sud et qui représente notre Galaxie vue par la tranche, le Système solaire étant situé à la périphérie de ce disque d’étoiles. Trois étoiles brillantes observables au zénith en début de nuit forment le triangle d’été.

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Deneb est la plus brillante étoile de la constellation du Cygne (magnitude 1,25). C’est une supergéante blanche de 110 rayons solaires, l’une des plus grosses étoiles connues. On estime sa distance à 1500 années-lumière.

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La Voie lactée et le château

Dans la mythologie grecque, cette bande laiteuse était le lait échappé du sein de la déesse Héra, femme de Zeus. Egyptiens, Chinois et Japonais y voyaient une rivière céleste, alors que les Mayas considéraient que c’était la voie que suivaient les âmes des morts pour se rendre dans l’au-delà.

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Les Arabes et les Perses furent sans doute les premiers à imaginer la Voie lactée composée d’étoiles, ce que confirmera l’astronome italien Galilée en l’observant avec sa lunette en 1610.

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Rencontres Astronomiques

Le jeudi de l’Ascension marque traditionnellement le début des Rencontres Astronomiques de Printemps.

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Pendant 4 jours et 3 nuits des centaines d’astronomes amateurs français et européens se retrouvent à Craponne sur Arzon, petite commune située en Haute-Loire, pour observer ensemble et échanger sur leur passion commune.

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Des milliards d’étoiles

Pour les découvrir, il faut vous éloigner des villes et de leur pollution lumineuse et profiter d’une nuit sans Lune comme en ce moment. Elles, ce sont les milliards d’étoiles qui composent la Voie lactée, cette bande blanche qui traverse le ciel du nord au sud.

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Son nom nous vient de la mythologie grecque : lorsque Héra arracha Héraclès de son sein, une giclée de lait se répandit dans le ciel.  Mais qu’est-ce que la Voie lactée ?

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