Archives pour l'étiquette ESA

Mars Express survole le pôle nord de la Planète rouge

Une nouvelle mosaïque réalisée par l’orbiteur européen Mars Express détaille la structure en spirale de la calotte polaire nord martienne.

Dans la grande famille des sondes qui ont survolé la Planète rouge depuis Mariner 4 en 1965, l’orbiteur européen Mars Express tient une place tout à fait honorable. Lancé du cosmodrome de Baïkonour le 2 juin 2003, Mars Express se satellise 6 mois plus tard autour de la Planète rouge. Plus de 13 années se sont écoulées depuis et la sonde poursuit toujours son travail : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.

L’ESA nous propose de découvrir de nouveaux clichés du pôle nord de la Planète rouge, obtenus à partir des images réalisées au cours de 32 survols effectués entre 2004 et 2010. Continuer la lecture

En vidéo : l’orbiteur Mars Express survole Mawrth Vallis

Grâce à une animation vidéo, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) nous offre la possibilité de survoler la région martienne de Mawrth Vallis.

Dans la grande famille des sondes qui ont survolé la Planète rouge depuis Mariner 4 en 1965, l’orbiteur européen Mars Express tient une place tout à fait honorable. Lancé du cosmodrome de Baïkonour le 2 juin 2003, Mars Express se satellise 6 mois plus tard autour de la Planète rouge. Plus de 13 années se sont écoulées depuis et la sonde poursuit toujours son travail : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.

L’ESA nous propose un survol virtuel de la région de Mawrth Vallis rendu possible par le traitement de nombreuses photographies (dont la résolution moyenne est de 14 mètres par pixel), réalisées par la caméra stéréoscopique de la sonde. Continuer la lecture

Hubble détaille NGC 248, une nébuleuse dans une autre galaxie

La puissance d’observation du télescope spatial Hubble lui permet de sonder des objets nébuleux hors de notre Galaxie. Exemple avec NGC 248.

Les observateurs du ciel nocturne ont à leur dispositions plusieurs catalogues qui recensent les objets célestes fixes (étoiles, amas, nébuleuses, galaxies). Le plus célèbre d’entre eux est le catalogue Messier rédigé par l’astronome français Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle (110 objets). Beaucoup plus imposant avec 7.840 références, le New General Catalog of Nebulae and Clusters of Stars (NGC) a été établi par John Dreyer à la fin du XIXe siècle.

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Intéressons-nous à NGC 248, une nébuleuse en émission découverte par l’astronome britannique William Herschel en 1834. Continuer la lecture

Klim Churyumov, le papa de la comète Tchouri, est mort

L’astronome Klim Churyumov est mort le 15 octobre 2016. Il était le co-découvreur de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko explorée par la sonde Rosetta.

Né en 1937, l’astronome russe Klim Churyumov doit sa célébrité à une lointaine découverte. Le 23 octobre 1969 il remarque une petite tache floue sur des plaques photographiques réalisées à l’Institut d’astrophysique d’Alma-Ata par sa collègue Svetlana Ivanovna Gerasimenko. L’astre en question, qui s’est déplacé devant le fond des étoiles, est une nouvelle comète périodique qui prend le nom de 67P/Churyumov-Gerasimenko.

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Tout le monde ou presque oublie la comète 67P pendant plus de 30 ans. En 2003 l’ESA a prévu de lancer une sonde, Rosetta, en direction de la comète 46P/Wirtanen, un grand projet sur lequel l’agence européenne travaille depuis une décennie. Continuer la lecture

Le miroir du JWST se dévoile lentement

Les ingénieurs de la NASA sont en train de découvrir l’un après l’autre les dix-huit segments du miroir principal du JWST (James Webb Space Telescope).

Successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope (nommé en hommage à James Edwin Webb, administrateur de la NASA entre 1961 et 1968) est un instrument qui sera doté d’un miroir de 6,5 m de diamètre. Il doit être lancé en octobre 2018 par une fusée Ariane 5 depuis le centre spatial guyanais de Kourou.

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L’assemblage du télescope se poursuit dans la salle blanche géante du Goddard Space Flight Center à Greenbelt dans le Maryland. La monture du télescope est opérationnelle et le module ISIM (Integrated Science Instrument Module) qui regroupe les principaux instruments destinés à la bonne marche du télescope (caméra infrarouge, spectromètre, capteurs de guidage..) a été testé dans une enceinte à -254° C destinée à reproduire les conditions que subira le télescope dans l’espace.

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Pour réaliser un miroir principal deux fois et demie plus large que celui du télescope spatial Hubble (soit 6,5 mètres de diamètre) sans qu’il soit plus lourd, les ingénieurs de la NASA on choisi d’utiliser du béryllium, un des métaux les plus légers au monde, dont les propriétés thermiques et mécaniques sont adaptées aux températures cryogéniques (- 223 °C) qui seront nécessaires pour que le JWST puisse également observer dans l’infrarouge et surpasse l’observatoire spatial Herschel de l’ESA. Continuer la lecture

En vidéo : l’observatoire solaire SOHO fête ses 20 ans

Lancé le 2 décembre 1995, SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) nous permet d’étudier la structure du Soleil et ses environs depuis 2 décennies.  

Souvenez-vous de 1995 en France : on inaugurait le Pont de Normandie, les cendres de Pierre et Marie Curie étaient transférées au Panthéon et Jacques Chirac devenait président de la République.  Le 2 décembre l’agence spatiale européenne (ESA) et la NASA lançaient SOHO, un observatoire solaire, depuis la base de Cap Canaveral en Floride, à l’aide d’une fusée de type Atlas II.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. SOHO fournit chaque jour un bulletin de santé du Soleil dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Prévu initialement pour fonctionner deux ans, SOHO est entré dans le cercle très fermé des engins spatiaux d’une autre époque encore en service, au même titre que le télescope spatial Hubble ou les sondes Voyager. Il a ainsi pu suivre en totalité le cycle solaire n° 23 (image ci-dessus) et une bonne partie du cycle n°24 en cours.

Avec LASCO (Large Angle and Spectrometric Coronagraph), SOHO a non seulement imagé la couronne solaire au quotidien, mais a également découvert 3000 comètes qui s’approchaient, piégées par le champ gravitationnel de notre étoile (comme C/2015 D1). Une grande partie de ces astres chevelus est issue du groupe de Kreutz (du nom de l’astronome allemand Heinrich Kreutz qui en confirma l’existence en 1901).

En vidéo : le survol du pôle sud de la planète Mars

Grâce à une animation vidéo, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) nous offre la possibilité de survoler la région d’Atlantis Chaos au sud de la planète Mars. 

Dans la grande famille des sondes qui ont survolé la planète Mars depuis Mariner 4 en 1965, l’orbiteur européen Mars Express tient une place tout à fait honorable. Lancée du cosmodrome de Baïkonour le 2 juin 2003, Mars Express se satellise 6 mois plus tard autour de la Planète rouge.

Plus de 11 années se sont écoulées depuis et la sonde poursuit toujours son travail : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.

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Le robot Philae s’est réveillé sur la comète Tchouri

Le robot européen Philae, largué par la sonde Rosetta sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre 2014, vient de se réveiller.

« La bonne nouvelle est arrivée dans le milieu de la nuit (le 14 juin vers 23 h, ndlr) puisque Philae a répondu à nos sollicitations. On a eu environ 2 minutes de liens entre Rosetta et Philae et 40 secondes de données. Maintenant, il faut dépouiller tout cela, mais Philae est vivant ». C’est en ces termes que Jean-Yves Le Gall, président du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) a annoncé le réveil de Philae.

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Après un incroyable atterrissage le 12 novembre dernier sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko, le robot Philae avait rapidement cessé de communiquer avec la sonde Rosetta (chargée de relayer vers la Terre les informations transmises par le robot).

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En vidéo : science et poésie pour fêter le télescope Hubble

Le 24 avril 1990 la navette spatiale américaine Discovery décollait de Cap Canaveral avec dans sa soute un télescope de 11 tonnes doté d’un miroir de 2,4 m de diamètre. Baptisé du nom de l’astronome Edwin Powell Hubble, cet instrument qui avait coûté près de 3 milliards de dollars aux agences spatiales américaine (NASA) et européenne (ESA), emportait tous les espoirs de la communauté astronomique.

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Les premiers tests du télescope Hubble en orbite révélèrent une erreur de montage qui rendait le télescope myope. Il fallut alors attendre 1993 et l’installation d’un correcteur optique par une équipe d’astronautes pour que l’instrument retrouve toute ses capacités.

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Rosetta survole la comète Tchouri en rase-motte

Depuis plusieurs semaines la sonde européenne Rosetta effectue des passages à basse altitude (moins de 30 km) au-dessus de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sur laquelle s’est posé le robot Philae le 12 novembre dernier.

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L’image ci-dessus (qui a été publiée sur le blog de Rosetta) a été prise le 28 mars alors que l’orbiteur se trouvait à 14 km au-dessus de la comète.

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C/2015 D1, la comète qui défie le Soleil et les astronomes

Le 18 février dernier, une comète a fait son apparition dans le champ du coronographe de l’observatoire solaire SOHO.  Fruit d’une collaboration entre l’ESA et la NASA,  SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) observe l’activité solaire en continu depuis son lancement le 4 décembre 1995.

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Il dispose notamment d’un coronographe Lasco (Large Angle and Spectrometric Coronagraph) dont le disque occulteur masque notre étoile, ne laissant voir que les régions environnantes pour y suivre le développement des éruptions solaires (image ci-dessus).

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On a retrouvé Beagle 2 sur Mars

25 décembre 2003 : alors que chacun fête Noël autour du sapin, les membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) attendent eux aussi un cadeau venu du ciel. La sonde Mars Express doit en effet larguer Beagle 2, un petit atterrisseur de 60 kg (dont 30 kg d’instruments scientifiques).

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Beagle 2, baptisé du nom du bateau qui transporta Charles Darwin autour du monde entre 1831 et 1836, doit analyser le sol de la planète Mars et y rechercher d’éventuelles traces de vie.

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Incroyables images de Philae au-dessus de sa comète

Alors que l’atterrisseur Philae s’est endormi sur la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko après avoir épuisé sa pile, les ingénieurs de l’ESA continuent de dépouiller les informations scientifiques collectées ces derniers jours. Ils nous proposent aujourd’hui une mosaïque d’incroyables images montrant la descente et le premier rebond de l’atterrisseur.

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Il s’agit de clichés pris par la caméra Osiris depuis l’orbiteur Rosetta à une distance de la comète d’environ 15 kilomètres avec une résolution de 28 centimètres par pixel. Les heures sont en GMT (Greenwich Mean Time), il faut ajouter 1 heure pour avoir l’heure de Paris. Pendant sa descente l’atterrisseur se déplace d’ouest en est à une vitesse d’environ 0,5m/sec. Deux images permettent de voir la zone du premier rebond (touchdown point) avant et après.

La position définitive de Philae n’est toujours pas connue mais les ingénieurs de l’ESA sont confiants : l’analyse en cours d’autres images prises par Rosetta et Philae pendant ses rebonds devraient permettre de localiser l’atterrisseur.

Philae : son premier atterrissage en image

L’aventure de l’atterrisseur Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko se poursuit. Après la journée du 14 novembre pleine de surprises et d’incertitudes, la nuit qui a suivi a livré son lot de bonnes nouvelles.

L’ESA a d’abord présenté des images prises le 12 novembre par l’orbiteur Rosetta sur lesquelles on distingue le premier contact de l’atterrisseur Philae avec le sol de la comète. Rosetta se trouvait alors à 15 kilomètres de 67P et la résolution est d’environ 1 mètre par pixel.

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L’image ci-dessus a été faite 3 min 34 sec avant l’atterrissage de Philae, alors que l’atterrisseur était environ 250 mètres au-dessus de la surface.

L’image ci-dessous a été prise 1 min 26 secondes après le premier contact de Philae avec le sol de la comète. La marque sombre correspond très probablement au nuage de poussière soulevé par l’atterrisseur, dont le point théorique de contact a été matérialisé par un carré vert.

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Alors que Philae avait interrompu ses communications hier en fin de journée, il a redonné signe de vie vers 23h30 heure française, confirmant qu’il avait bien réussi son forage, le premier jamais réalisé sur une comète. Les instruments Cosac et Ptolémée ont commencé la recherche de gaz et de molécules organiques dans l’échantillon collecté.

Ayant épuisé toute son énergie, Philae s’est mis ensuite en mode « veille », éteignant la quasi-totalité de ses instruments. Avant cela les ingénieurs de l’ESA étaient parvenus à faire légèrement pivoter l’atterrisseur, un mouvement destiné à mieux orienter les panneaux solaires, seule source d’énergie possible désormais (la pile de Philae est entièrement déchargée).

Il faudra attendre les prochains créneaux d’ensoleillement pour voir si Philae reçoit assez d’énergie pour émettre à nouveau et donner de ses nouvelles. En attendant l’équipe du CNES a souhaité bonne nuit à l’atterrisseur !

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