Archives pour l'étiquette comète

Surveillez l’essaim météoritique des Quadrantides

Si le ciel est dégagé, l’essaim météoritique des Quadrantides devrait nous offrir un joli spectacle pour bien commencer cette nouvelle année.

Le début du mois de janvier est traditionnellement propice à l’observation des étoiles filantes. C’est en effet durant les cinq premières nuits de l’année que la Terre traverse l’essaim météoritique des Quadrantides.

essaim

Les météores portent le nom de la constellation dont ils semblent jaillir, la constellation du Quadrant Mural qui n’existe plus aujourd’hui (entre les constellations d’Hercule, du Bouvier et de la Grande Ourse). Continuer la lecture

C/2011 W3 Lovejoy, l’étonnante comète de décembre 2011

Parmi les comètes qui ont marqué les esprits ces vingt dernières années, C/2011 W3 Lovejoy est la plus étonnante. Retour sur son passage en décembre 2011.

C/2011 W3 a été découverte le 2 décembre 2011 par l’astronome amateur australien Terry Lovejoy (qui a également débusqué C/2014 Q2). Elle fait partie du groupe de Kreutz du nom de l’astronome allemand Heinrich Kreutz qui en confirma l’existence en 1901. Ce groupe est constitué de petits astres chevelus (restes de la dislocation probable d’une comète géante au XIIe siècle) qui s’aventurent régulièrement à proximité du Soleil.

eso2

Dans la nuit du 14 au 15 décembre 2011 la comète C/2011 W3 Lovejoy est passée à 140.000 km seulement de la surface du Soleil, ce qui lui laissait très peu de change de survivre. Mais contre toute attente la comète est réapparue quelques heures plus tard sur les images fournies par le coronographe de l’observatoire solaire SOHO.

En vidéo : le passage de la comète C/2011 W3 Lovejoy dans le champ du coronographe de SOHO du 14 au 16 décembre 2011

Continuer la lecture

La comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est de retour

45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova est une jolie comète qui devrait occuper les astrophotographes de l’hémisphère nord dans les prochaines semaines.

Découverte le 3 décembre 1948 par l’astronome japonais Minoru Honda (auteur de 12 découvertes cométaires) puis indépendamment par Antonin Mrkos et Ludmila Pajdusakova, la comète périodique 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova a un noyau dont la taille est estimée à moins d’un kilomètre et circule sur une orbite à courte période qui la ramène à proximité du Soleil (et de la Terre) tous les 5,25 ans.

comete

Il ne s’agit pas d’un astre chevelu à la portée du grand public comme l’ont été Hyakutake en 1996 et Hale-Bopp en 1997 puisque lors de sa plus belle apparition en 2011 (un passage à seulement 0,06 Unité Astronomique de la Terre le 15 août, soit 9 millions de kilomètres, immortalisé par l’astrophotographe autrichien Michael Jäger) sa magnitude n’a pas dépassé 6,5 (elle n’était donc pas visible à l’oeil nu). Continuer la lecture

Août, le mois idéal pour admirer les étoiles filantes

Avec la douceur de ses nuits, le mois d’août est dédié à l’observation des étoiles filantes, ces petites poussières qui encombrent le Système solaire.

Vous voilà enfin en vacances, prêts à savourer un repos bien mérité. Vous avez prévu de longues heures de détente dans une chaise longue en début de soirée, le regard tourné vers le ciel qui s’assombrit, et vous vous surprenez à compter les étoiles qui apparaissent une à une. Il y en a bientôt beaucoup trop pour que vous puissiez les dénombrer, alors qu’une bande laiteuse, la Voie lactée, fait lentement son apparition selon un axe NORD-SUD. quand soudain une étoile filante traverse à toute vitesse une portion de la sphère céleste avant de disparaître.

etoile_filante1

Circulant sur son orbite à près de 30 kilomètres par seconde, la Terre fonce à travers le Système solaire et heurte en permanence de minuscules particules appelées météoroïdes. Ces poussières (à l’origine de la lumière zodiacale), pénètrent à grande vitesse dans notre atmosphère : elles s’échauffent et deviennent lumineuses une fraction de seconde avant de se vaporiser. C’est ce qu’on appelle les étoiles filantes (sporadiques) ou météores.

etoile_filante2

Parfois notre planète traverse aussi des nuages de poussières abandonnées par les comètes sur leur orbite : le nombre d’étoiles filantes augmente sensiblement et forme un essaim qui prend le nom de la région du ciel (appelé le radiant) d’où les météores semblent jaillir.   Continuer la lecture

La grande comète Hale-Bopp a été découverte il y a 20 ans

Elle a été l’une des plus belles comètes du XXe siècle. Zoom sur Hale-Bopp (C/1995 O1), un astre chevelu découvert le 23 juillet 1995.

Dans la nuit du 23 juillet 1995, deux astronomes amateurs américains qui ne se connaissent pas scrutent le ciel avec leur télescope : Alan Hale depuis le Nouveau-Mexique et Thomas Bopp en Arizona. Ils découvrent dans la constellation du Sagittaire une petite tache diffuse qui n’est pas répertoriée dans leurs atlas célestes et en informent le Minor Planet Center. Il s’agit bien d’une nouvelle comète qui va prendre leur nom.

hale-bopp

Il s’avère très rapidement que C/1995 O1 est une grosse comète très active (le télescope spatial Hubble permet d’estimer le diamètre de son noyau à 40 km).

Continuer la lecture

Le grand radiotélescope de Nançay fête ses 50 ans

C’est en mai 1965 que le Général de Gaulle inaugura à Nançay dans le Cher un grand radiotélescope décimétrique (construit pour recevoir les longueurs d’ondes comprises entre 8 et 30 cm). Ce radiotélescope se compose d’un miroir orientable de 200 m par 40 (à droite sur la photo) qui renvoie les ondes célestes en direction d’un miroir fixe de 300 m par 35.

nançay1

Les « miroirs » des radiotélescopes n’ont pas besoin d’avoir une surface réceptrice aussi parfaite que les miroirs de télescopes ; ils sont réalisés avec du grillage, ce qui permet d’en concevoir de gigantesques. Le grand radiotélescope de Nançay était en 1965 le plus grand instrument de ce type dans le monde, il est aujourd’hui le quatrième.

Continuer la lecture

C/2015 D1, la comète qui défie le Soleil et les astronomes

Le 18 février dernier, une comète a fait son apparition dans le champ du coronographe de l’observatoire solaire SOHO.  Fruit d’une collaboration entre l’ESA et la NASA,  SOHO (SOlar and Heliospheric Observatory) observe l’activité solaire en continu depuis son lancement le 4 décembre 1995.

soho

Il dispose notamment d’un coronographe Lasco (Large Angle and Spectrometric Coronagraph) dont le disque occulteur masque notre étoile, ne laissant voir que les régions environnantes pour y suivre le développement des éruptions solaires (image ci-dessus).

Continuer la lecture

Swan et Lovejoy, deux comètes qui se ressemblent

Pour les astronomes, le début de cette année 2015 est marqué par le passage d’une jolie comète, C/2014 Q2 Lovejoy, un astre chevelu qui ressemble beaucoup à C/2006 M4 Swan. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les images réalisées à 8 ans d’intervalle par l’astrophotographe Gerald Rhemann.

comete-swan-lovejoy

La comète C/2006 M4 Swan a été découverte le 20 juin 2006 par Robert D. Matson en Californie et Michael Mattiazzo en Australie en analysant des images réalisées par la caméra Swan du satellite solaire SOHO. Elle est passée au périhélie (sa plus courte distance au Soleil) le 28 septembre 2006 avant de s’en éloigner définitivement.

Continuer la lecture

Cabu, Charb, Tignous et Wolinski, des noms d’astéroïdes ?

Les quatre dessinateurs du journal hebdomadaire satirique Charlie Hebdo tués lors d’un attentat le 7 janvier 2015 vont peut-être donner leur nom à des astéroïdes.

astero1

C’est en tout cas la proposition faite par Jean-Claude Merlin, un  astronome amateur français qui traque depuis 40 ans les comètes et surtout les astéroïdes : il en a déjà découvert plus de 150 à l’aide de son télescope ou à distance via des télescopes robotisés.

Continuer la lecture

Comète C/2014 Q2 Lovejoy : du côté d’Orion

L’astronome amateur australien Terry Lovejoy doit être ravi : sa cinquième comète, C/2014 Q2, fait le bonheur des observateurs en ce début d’année 2015.

terry-lovejoy

Même si C/2014 Q2 n’est qu’une faible petite tache verte pour qui l’observe sans instrument, elle offre de belles possibilités aux astronomes armés d’un télescope et aux astrophotographes.

Continuer la lecture

La comète C/2014 Q2 Lovejoy arrive

Le 17 août 2014, l’astronome amateur Terry Lovejoy découvrait une comète (surnommée C/2014 Q2 Lovejoy) depuis son observatoire situé non loin de Brisbane, dans l’état du Queensland. Terry Lovejoy, qui a réalisé cette découverte à l’aide d’une caméra CCD et d’un simple télescope de 20 centimètres de diamètre, n’en est pas à son coup d’essai.

comète

C’est la cinquième fois qu’il découvre un astre chevelu, et son nom est tout particulièrement associé à C/2011 W3 Lovejoy, l’une des plus belles comètes qui illumina le ciel de l’hémisphère sud début janvier 2012, après avoir résisté à son survol du Soleil entre le 15 et le 16 décembre 2011 (à une distance de 140.000 kilomètres).

Continuer la lecture

Lumière rouge pour les astronomes

Vous avez peut-être remarqué que les observateurs nocturnes utilisent une lumière rouge pour éclairer cartes célestes et instruments astronomiques. Savez-vous pourquoi ?

DSCF6353

Lorsqu’on observe la nuit, on cherche à optimiser au maximum les capacités oculaires de façon à percevoir des astres peu lumineux (galaxies, comètes …ou tout astre de faible magnitude).

Continuer la lecture

André Brahic en conférence à Dijon

Le mardi 9 décembre, André Brahic était l’invité de la Société Astronomique de Bourgogne (SAB). Né en 1942 à Paris, André Brahic est actuellement professeur à l’Université Paris Diderot et au Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) à Saclay. Il a participé aux deux principales missions d’exploration du Système solaire, la mission Voyager dans les années 1980 (aux côtés de l’exobiologiste Carl Sagan) et l’actuelle mission Cassini-Huygens autour de Saturne. Il est célèbre pour avoir découvert avec son équipe les 5 anneaux de Neptune en 1984, baptisés Galle, Le Verrier, Lassell, Arago et Adams. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « De feu et de glace » (2010) et « La science, une ambition pour la France » (2012).

brahic3

Enfants du Soleil : à la recherche de nos origines et de la vie dans l’Univers. L’idée d’une vie dans l’Univers n’est pas nouvelle, puisque Epicure l’évoquait déjà en 300 avant J-C, mais c’est au cours du vingtième siècle qu’elle est devenue un grand sujet de discussion.

Continuer la lecture

La comète 67P est-elle vraiment rouge ?

L’American Geophysical Union vient de publier la première image en couleurs de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Il s’agit d’un compositage de 3 clichés noir et blanc pris à l’aide de différents filtres par la caméra Osiris qui se trouve à bord de l’orbiteur Rosetta. Ce dernier poursuit en effet sa mission autour de la comète, sur laquelle l’atterrisseur Philae (toujours pas localisé) s’est endormi.

comet

Cette image présente une étonnante couleur rouge, bien loin de ce que nous avons l’habitude de voir : les comètes, mélange de glace et de poussière, sont des astres dont la surface est d’un gris très sombre. Alors d’où vient cette teinte ?

Pour les scientifiques, cette couleur a deux origines :

  • un décalage vers le rouge du spectre de la lumière solaire renvoyée par la surface de 67P. Ce décalage est provoqué par la forte altération de la couche de matériau qui compose la surface de la comète, couche qui subit le bombardement incessant des particules énergétiques transportées par le vent solaire
  • le traitement numérique destiné à accentuer les contrastes des images prises par la caméra Osiris

Il est fort probable qu’un hypothétique observateur placé à bord de la sonde Rosetta verrait la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko aussi noire qu’un morceau de charbon !

Philae : son premier atterrissage en image

L’aventure de l’atterrisseur Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko se poursuit. Après la journée du 14 novembre pleine de surprises et d’incertitudes, la nuit qui a suivi a livré son lot de bonnes nouvelles.

L’ESA a d’abord présenté des images prises le 12 novembre par l’orbiteur Rosetta sur lesquelles on distingue le premier contact de l’atterrisseur Philae avec le sol de la comète. Rosetta se trouvait alors à 15 kilomètres de 67P et la résolution est d’environ 1 mètre par pixel.

comet1

L’image ci-dessus a été faite 3 min 34 sec avant l’atterrissage de Philae, alors que l’atterrisseur était environ 250 mètres au-dessus de la surface.

L’image ci-dessous a été prise 1 min 26 secondes après le premier contact de Philae avec le sol de la comète. La marque sombre correspond très probablement au nuage de poussière soulevé par l’atterrisseur, dont le point théorique de contact a été matérialisé par un carré vert.

comet2

Alors que Philae avait interrompu ses communications hier en fin de journée, il a redonné signe de vie vers 23h30 heure française, confirmant qu’il avait bien réussi son forage, le premier jamais réalisé sur une comète. Les instruments Cosac et Ptolémée ont commencé la recherche de gaz et de molécules organiques dans l’échantillon collecté.

Ayant épuisé toute son énergie, Philae s’est mis ensuite en mode « veille », éteignant la quasi-totalité de ses instruments. Avant cela les ingénieurs de l’ESA étaient parvenus à faire légèrement pivoter l’atterrisseur, un mouvement destiné à mieux orienter les panneaux solaires, seule source d’énergie possible désormais (la pile de Philae est entièrement déchargée).

Il faudra attendre les prochains créneaux d’ensoleillement pour voir si Philae reçoit assez d’énergie pour émettre à nouveau et donner de ses nouvelles. En attendant l’équipe du CNES a souhaité bonne nuit à l’atterrisseur !

cnes

Philae envoie ses premières images

Les 12 et 13 novembre resteront célèbres dans l’histoire de la conquête du Système solaire.

Après un voyage d’une décennie, l’atterrisseur Philae s’est en effet séparé de la sonde Rosetta le 12 novembre pour rejoindre la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (du nom des deux astronomes soviétiques qui ont découvert cet astre chevelu en 1969 et qui étaient présents au siège de l’ESA pour suivre l’événement).

esa

Le 6 novembre la sonde Rosetta avait photographié la comète 67P à une distance de 30 kilomètres (image ci-dessus). Cet astre chevelu parcourt son orbite en un peu plus de 6 ans et tourne sur lui-même en 12h30.

12 novembre : Philae a envoyé sa première image (ci-dessous) juste après sa séparation de Rosetta en milieu de matinée (9h35 heure de Paris). On distingue en haut de l’image un panneau solaire et une partie de Rosetta à droite.

phil3

Un peu plus tard Rosetta a photographié Philae (images ci-dessous), confirmant que les pieds de l’atterrisseur s’étaient correctement déployés et que les instruments scientifiques fonctionnaient. La sonde a poursuivi sa trajectoire de façon à assurer les futures liaisons entre l’atterrisseur et la Terre.

phil1

esa7

Image suivante : la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko vue par la camera ROLIS (ROsetta Lander Imaging Systemde Philae alors que l’atterrisseur est à 3 kilomètres de sa cible. La zone d’atterrissage prévue a été surnommée Agilkia (Agilkia est le nom d’une île sur le Nil, en Egypte, où les ruines antiques de l’île de Philae ont été déplacées suite à la construction du barrage d’Assouan dans les années 1970). La résolution de l’image est de 3 mètres par pixel.

phil2

Image suivante : dernière image reçue avant que l’atterrisseur ne touche le sol après une descente de 7 heures à environ 3 km/h.

La surface à cet endroit semble recouverte d’une couche de poussière et de quelques rares cailloux, une information rassurante pour les scientifiques de la mission.

phil4

Le montage ci-dessous permet de voir la zone d’Agilkia photographiée au cours de la descente de l’atterrisseur.

ros

12 novembre, 20h30 : selon les informations communiquées par Stephan Ulamec, responsable de Philae au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) au cours du dernier point de presse de la journée, les deux harpons n’ont pas permis d’ancrer l’atterrisseur qui a peut-être rebondi sur la comète pour y retomber deux heures plus tard, un délai qui s’explique par la faible gravité à sa surface.

Mise à jour du 13 novembre

10h30 : selon l’astrophysicien Francis Rocard l’atterrisseur a bien mis deux heures à se stabiliser après s’être posé sur la comète 67P vers 16 h30 (heure de Paris) le 12 novembre, comme le confirment les images floues obtenues à ce moment-là par Philae. L’atterrisseur s’est enfoncé de 4 centimètres, confirmant que le sol d’Agilkia est assez mou. Pour le moment les scientifiques de l’ESA ne savent toujours pas si les harpons ont fonctionné mais ils sont optimistes car Philae et Rosetta communiquent entre eux et l’orbiteur peut donc continuer à nous envoyer des informations.

11h15 : voici la première image prise par l’atterrisseur Philae à la surface de la comète  67P/Churyumov-Gerasimenko ! Cette image qui est un assemblage de 2 clichés montre le sol environnant et l’un des pieds de Philae. Il semble que l’atterrisseur, après plusieurs rebonds, se soit finalement posé incliné à 1 kilomètre du premier point de contact avec la surface de la comète.

p1

15h30 : au cours d’une conférence de presse au siège de l’ESA, les scientifiques ont présenté la zone (B) dans laquelle devait se trouver l’atterrisseur Philae après son rebond au point A.

esa3

Ci-dessous gros plan sur la zone A, premier point d’impact de Philae sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre en milieu d’après-midi avant son rebond.

esa6

La mosaïque de 5 images (prises par la sonde Rosetta à une distance de 18 kilomètres) présentée ci-dessous montre la zone dans laquelle devrait désormais se trouver l’atterrisseur Philae.

esa8

Pour clore cette journée riche en émotions voici le premier panorama pris depuis le sol de la comète 67P. Il s’agit d’un assemblage des images transmises par Philae avec d’un côté le sol rocheux et de l’autre le ciel, l’atterrisseur (qui a été dessiné pour mieux comprendre l’orientation) étant penché (il a 2 pieds sur 3 en contact avec le sol).

esa

Un grand bravo à tous les ingénieurs, techniciens et scientifiques qui ont « porté » cette mission depuis 21 ans. Ci-dessous les membres de l’ESA réunis au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) pour la photo-souvenir (© ESA/J. Mai).

rosetta

 

La mise à jour du 14 novembre est ici.

Perséides 2014

On s’en doutait un peu : le cru 2014 de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides ne restera pas dans les mémoires. La présence de la Lune (avec une Super Lune le 10 août) n’aura guère permis de profiter des poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle qui viennent se consumer dans l’atmosphère terrestre entre le 17 juillet et le 24 août (avec un maximum autour du 12 août).

Si on ajoute des conditions météorologiques souvent désastreuses, on imagine aisément que les nuits dégagées  et sans éclairage lunaire n’ont pas été très nombreuses.

pers3

Les amateurs d’étoiles filantes devront patienter jusqu’au mois de décembre pour profiter d’un autre essaim très actif : celui des Géminides du 7 au 17, le maximum le 14 décembre tombant avec le Dernier Quartier de Lune. D’excellentes conditions, donc, si la météo le veut bien !

L’image ci-dessus a été réalisée le 5 août vers 2 h 15 avec un boîtier Nikon D 3200 et un objectif Nikkor fisheye de 10,5 mm de focale ouvert à 2,8. Pose de 30 secondes à 3200 iso. Outre le radiant (d’où semblent s’échapper les étoiles filantes) on peut également voir la galaxie d’Andromède (Messier 31) et l’amas d’étoiles des Pléiades (Messier 45).

Le ciel en août

Une énorme Pleine Lune, de belles étoiles filantes et un rapprochement planétaire très serré sont quelques-uns des spectacles que le ciel va nous offrir au cours de ce mois d’août où nombreux sont ceux qui seront en vacances.

aout1

Le 10 août aura lieu la plus grosse Pleine Lune de l’année. En début de soirée notre satellite naturel sera à 356 000 km de la Terre, sa plus courte distance de l’année (on parle de périgée) avec à son lever (vers 20 h 30 heure locale) un diamètre apparent supérieur à 33,5 minutes d’arc. Il ne faudra pas manquer ce spectacle d’autant plus que la chaude atmosphère de l’été donnera sans doute à Séléné une belle couleur orange.

aout2

Le 13 août marque le pic d’activité de l’essaim d’étoiles filantes des Perséides. La Terre croise chaque année du 17 juillet au 24 août cet essaim de poussières abandonnées par la comète Swift-Tuttle. Comme le maximum d’activité se produira cette année en même temps que la Pleine Lune, il sera préférable d’observer l’activité météoritique avant le 8 août et après le 15 pour disposer d’un ciel assez sombre.

aout3

Le 18 août à l’aube les planètes Vénus et Jupiter se frôleront juste au-dessus de l’horizon est-nord-est. 12 minutes d’arc seulement les sépareront, le point d’orgue d’une danse planétaire qui permettra de suivre à partir du 12 août et pour une dizaine de jours le rapprochement apparent puis l’éloignement des deux planètes les plus brillantes du Système solaire.

aout4

On termine le mois en beauté : le 31 août en soirée Saturne sera collée à un gros croissant de Lune. Les observateurs placés en Amérique pourront même assister à une occultation de la planète aux anneaux par Séléné.

Une étoile filante

En astronomie, certains noms relèvent plus de l’usage populaire que de la réalité scientifique. C’est par exemple le cas de « l’étoile du berger », qui est en fait la planète Vénus. Même chose pour le terme « étoiles filantes » : il ne s’agit nullement d’étoiles mais tout simplement de poussières abandonnées par les comètes sur leur orbite.

etoilfilant

Lorsque la Terre coupe la trajectoire de ces petites particules, elles pénètrent dans l’atmosphère à grande vitesse et s’y consument sous la forme d’une brève trace lumineuse.

Continuer la lecture